‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 33 sur 224 · MAGNUS · texte numérisé non relu

MAGNUS

dore, s'attachèrent à Gall et demeurèrent jusqu'à sa mort ses disciples et ses compagnons fldèles. Il est très-vraisemblable que Magnoald n'était pas un Irlandais, mais un Allemand, et Théodore probablement r n Rhétien. Ce Magnoald n'est autre que notre Magnus ou Mang; car, abstraction faite de ce que des critiques tels que les Bollandistes, Mabilbon, Arx, dans Y Histoire de 5. Gall, et dans ses notes sur la Fie de S. Gall (1 ) , n'élèvent pas le moindre doute à cet égard , et de ce que les plus anciennes traditions des couvents de Saint-Gall, de Fùssen et de l'église d'Augsbourg, attestent clairement l'identité de Magnoald et de Magnus, — celui-ci, nonseulement dans la pseudo-biographie, mais dans tous les documents authentiques qui le concernent , est appelé habituellement non pas Magnoald, comme dans les deux biographies citées de S. Gall, mais Magnus, et désigné comme le compagnon et le disciple le plus éminent de S. Gall (2) , ce qui ne peut se rapporter qu'à Magnoald. En outre ce même Magnus, que les habitants de l'Algau vénèrent comme leur apôtre et le fondateur du monastère de Fùssen , et dont le corps est déposé dans ce monastère, était dès le neuvième siècle honoré par les moines de Saint-Gall comme un de leurs patrons (S. Gall , S. Magnus, S. Othmar). Une église lui fut dédiée, vers 890, dans le voisinage du couvent; on y apporta de Fùssen un de ses bras (cadeau d'Adalbéro, évéque d'Augsbourg) ; S. Ulric, évéque d'Augsbourg , aimait à la visiter (3), ce qui ramène de nouveau à Magnoald, principal disciple de S. Gall. Enfin l'identité de Magnus et Magnoald

(1) Dans Perla, II.

(2) Voir Nolkir, in Nartyrol, Vin Id.Sept. Ratprrt, in Hymn. de S, Magno. Mabill. . Jeta SS.t t. II, p. 509-519.

(S) PerU, II, 7», 108.

est encore garantie par l'antique union spirituelle existant entre le couvent de Saint-Gall et le couvent de Kempten (1), rapport qui ne peut provenir que de Théodore, disciple de S. Gall, le condisciple et le compagnon de Maguus en Souabe.

Les deux Vies de S. Gall que nous venons de citer racontent les détails suivants sur S. Magnus.

Il assista à la guérison de Frideburge, fille unique de Gunzo, duc d'Alémanie, opérée par S. Gall -, prit part avec ce saint au synode de Constance (613- 615); partit, à la demande de S. Gall, pour l'Italie, et se rendit au couvent de Bobbio pour obtenir des renseignements sur la mort de Co lu m ban. A son retour il rapporta la cambutta de Columban, et demeura après la mort de S. Gall (f 625, 646?) dans le couvent de son nom comme supérieur (2) , jusqu'à ce que, quarante ans après (3) , le couvent fut dévasté par les Franks et tous les moines furent dispersés, sauf Magnoald et Théodore, que l'évéque de Constance, Boson, s'empressa de secourir. A la fin de la Vita I. S. Galli le biographe dit : Hxc omnia comprobata sunt tbstimonio Meginaldi et Theodor, diaconorum electi Dei (4).

Mais les renseignements sur les travaux apostoliques de S. Magnus dans l'Algau sont loin d'être aussi authentiques. Nous n'avons à cet égard que la seconde partie de la biographie de Magnus , qui est cependant plus ancienne (elle appartient au dixième siècle), et, par conséquent, plus digne foi que la

(1) F oy. Kempten.

(2) An, Hùt. de Saint-Gall, I, p. St.

(S) Les deux biographies disent quarante ans ; la Fila S. Magni% trois ans ; Arx, dans ses notes, sur la Fila L S. Gntti de I* cnllectioo de Pertz, pense que le chiffre quarante est impossible, (ft) Voir PerU, II, p. 20.

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