MAI - MAIMBOURG
grand nombre de legs. Sa précieuse bibliothèque devait appartenir au gouvernement du Pape, s'il Tachetait la moitié de son prix d'estimation, ou elle devait revenir à sa paroisse natale de Schilpario. Le gouvernement romain en Ot l'acquisition.
Le cardinal Mai fut incontestablement le premier savant de son siècle, en (ait de paléographie et de diplomatique; critique et interprète plein de sagacité et d'adresse, il fat le digne émule des Montfaucon et des Manillon.
La théologie, la philosophie, l'histoire et la philologie lui doivent de précieux trésors ; les documents des Pères, publiés par ses soins, ont apporté de nouveaux et d'éclatants témoignages à beaucoup de dogmes de l'Église ; car il publia des écrits inédits de S. Augustin, de S. Cyrille d'Alexandrie, d'Eusèbe de Césarée, de S. Chrysostome, de Théodore de Mopsueste, de Polychronius, de S. Basile, de S. Grégoire de Nysse, de S. Grégoire de Nazianze, de S. Athanase, de Marinus Victorinus, de S. Paulin de Noie, de Ferrand Diacre, de Martin Florus de Lyon, de Photius et d autres écrivains byzantins postérieurs.
Les plus importants de ces ouvrages sont réunis dans quatre grandes collections :
L Veterum Scriptorum nom collectio, Rom», 1825 sq., 10 vol. grand in-8«\
IL Classici Script or es ex Codd.
Vatio. editi, 10 vol. terminés en 1838.
III. S pi ci h g ut m Roman uni, Rom», 1839 sq., in-8°, 10 vol. terminés en
IV. 55. Patrum nova Bibliotheca, commencée dans les dernières années de sa vie ; il a paru jusqu'à sa mort six volumes de cette riche collection, dédiée à Pie IX.
Peu de savants auraient été en état de lire tous les vieux manuscrits que le cardinal Mai non-seulement déchiffra,
mais examina, traduisit, éclaircit et interpréta.
IIbrgenbother.
mai m nom g (Louis), d'une famille noble de Nancy, naquit en 1610 et entra en 162G dans la Société de Jésus. Il professa d'abord pcndaut six ans la rhétorique et les belles-lettres , puis il prêcha pendant quatre ans avec beaucoup de succès dans les principales villes de France. Dans ses vieux jours (1682) il fut obligé de sortir, par les ordres du Pape. Innocent XI, de la Compagnie de Jésus, parce qu'il avait soutenu les principes d'un gallicanisme exagéré, malgré les instances que fit le roi de France pour qu'on ne l'exclût pas de la Compagnie. Le roi lui accorda une pension , et Maimbourg se retira dans l'abbaye de Saint-Victor, de Paris, où il continua à s'occuper de travaux littéraires. Il y mourut en 1686, à l'âge de soixante-dix-sept ans, d'une attaque d'apoplexie , tenant entre les mains un ouvrage sur le schisme de l'Église anglicane.
Maimbourg avait vivement critiqué la traduction française du Nouveau Testament de Mont; il s'était attiré par là la haine des Jansénistes, que, de son côté, avec la hardiesse et la vivacité de son caractère, il attaqua en toutes circonstances. Les oeuvres historiques de Maimbourg forment 14 vol. in-4°, 26 in-12. Avant de publier ses travaux d'histoire il avait fait paraître des homélies, des sermons, des panégyriques, des carêmes, la plupart imprimes à Paris. Par un contraste singulier , les écrits homilétiques de Maimbourg, ouvrages de sa jeunesse, sont, en général, d'un style froid et glacé, tandis que ses travaux d'histoire, fruits de son âge mûr, sont d'un style pompeux, ampoulé, exagéré, qui ébranle la confiance du lecteur. On lui doit : ///*toire de V Arianisme comparé à Vhè résie des Sociniens, Paris, 1672, 2 vol.