MAIMONIDES
in-4°; Histoire des Iconoclastes et de la translation de l'empire aux François ; Histoire de la décadence de l'empire après Charlemagne ; Histoire du Schisme des Grecs; Histoire des Croisades, 2 vol. in -4°, récit pittoresque et animé, mais entremêlé de faits incertains, tiré d'ailleurs de sources graves et souvent des auteurs contemporains ; Histoire de la Ligue; Histoire du pontificat de S. Grégoire le Grand et de celui de S. Léon; Traité historique des Prérogatives de l'Église de Rome.
Ces deux derniers ouvrages furent attaqués avec vigueur par le cardinal Sfondrati, dans sa Gallia vindicata, 2 vol. in-4°. Puis: Histoires du Luthéranisme (la réfutation par Seckendorf est intitulée Commentarius de Lutheranismo); Histoire du Calvinisme (réfutée par Jurieu et J.-B. Rocoles, etc.) ; Histoire du grand Schisme d'Occident; Histoire du Wiciéjianisme, travaux trèssolides, très-détaillés, quoique mélangés de quelques inexactitudes. Enfin l'infatigable écrivain publia aussi des ouvrages de controverse et d'autres écrits dans un esprit de paix et de conciliation, tels que : Sermons contre le Nouveau Testament de Mons ; Méthode pacifique pour ramener sans dispute les protestants à la vraie foi sur le dogme de l'Eucharistie; de la Vraie Église de Jésus-Christ ; de la Vraie Parole de Dieu, etc.
Dux.
MAIMONIDES, MoUe , p t\WD V
]m'D, Rabbi Mose ben Maimon, en
abrégé D3D1, Rambam , le plus grand savant juif du moyen âge, naquit à Cordoue, séjour de ses ancêtres, le 30 mars 1135. Son père, R. Maimon, juge pendant quarante ans à Cordoue, y avait acquis une haute considération et le renom d'un savant. On lui doit un commentaire 6ur Esther , un livre sur la prière et le jeûne, un commen-
taire sur le Talmud , et, suivant Abraham Zachuth, il initia lui-même son fils à la science rabbinique. Quant à l'arabe, aux mathématiques, à l'astronomie et à la médecine, Maimonides les apprit d'Averroës, d'Ibn Tophaïl et d'Ibn Saig (I). Il fit, dès sa jeunesse, de rares progrès dans la connaissance de l'hébreu et du Talmud , qui devint l'objet habituel de ses travaux. 11 avait déjà composé plusieurs écrits assez importants, rentrant tous dans le même cercle, tels que des commentaires sur certaines parties de la Gémara, des lois tirées du Talmud de Jérusalem, un commentaire sur la Mischna (qu'il n'a* chevaque plus tard, etc , etc.) (2), lorsqu'en 1160 sa vie fut profondément troublée, et une direction nouvelle fut, pendant un certain temps, imprimée à ses études. Mahomed - ben - Tomrut , maître de l'Afrique septentrionale et de l'Espagne, ordonna à tous les Israélites ou d'embrasser l'islamisme, ou de quitter, dans l'espace d'un mois, les pays de sa domination, sous peine de mort. A la suite de cet édit la communauté juive de Cordoue, et toute la famille de Maimon embrassèrent extérieurement l'islamisme. Cette conduite, vivement blâmée par un rabbin du temps, fut chaudement défendue par Moïse dans un écrit qui obtint les suffrages des autres rabbins. Dès lors non - seulement il professa publiquement l'islamisme, mais il apprit tout le Coran par cœur, s'occupa beaucoup des œuvres philosophiques des Moslémites, et donna même des leçons à quelques sectateurs de Mahomet. La preuve de son apostasie du judaïsme, que, de nos jours encore, beaucoup de savante juifs se plaisent à nier (3), est
(1) Jott, Hi*L des Israélites, Yl, 168.
(2) Cf. Annal, israélit., a un. 1839, p. SU sq.
(S) Cf. Rabbi Davidiê Kimchi Radicum liber, etc. , ed. Bieteolbai et Lebrecbt, Berol., 1847, p. XXXIV sq.