‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 57 sur 224 · MALDONAT - MALÉFICE · texte numérisé non relu

MALDONAT - MALÉFICE

viva(l). Aquaviva fit revoir tout l'ouvrage par les Jésuites de Pont-à-Moussoii, notamment en vue de la nouvelle édition de la Vulgate, publiée par les ordres de Clément, en 1592, et les fit paraître en 1596.

Il n'y a qu'une voix sur le mérite de cet ouvrage ; Richard Simon lui-même en parle dans les termes les plus honorables, malgré la haine qu'il porte aux Jésuites. Il eût été probablement plus achevé sous divers rapports si l'auteur avait pu lui-même y mettre la dernière main. Il lut imprime à plusieurs reprises. On prétend que depuis 1617 les éditions ont varié ; en 1840 Sauzen en a fait paraître une nouvelle en 5 volumes in-8°, à Mayence.

Maldonat laissa en outre un Commentaire sur Jérémie, Baruch , Ézéchiel et Daniel, imprimé en 1609, tn-4°; des Scolies sur les Psaumes, les Proverbes , le Cantique des cantiques , l'Ecclésiaste et haïe (Paris, 1643 et 1677)-, des Traités sur la Grâce, le Péché originel, les Sacrements, et d'autres Opuscules (Lyon, 1614 ; Paris, 1677) ; un Traité sur les Anges et les Démons, que François Arnault deLaborie publia dans une traduction française, et un Tractatus de Cseremoniis, que F. -A. Laccaria a publié dans sa Bibliotheca Htualis, Rome, 1781. La Summula casuum Conscientix , qui parut à Venise sous le nom de Maldonat , et dont on a trouvé la morale trop relâchée, lui a été faussement attribuée.

D'autres manuscrits de théologie do Maldonat doivent se trouver dans la bibliothèque ambrosienne de Milan.

Cf. RichardSimon, Histoire critique des principaux commentaires du Nouveau Testament, p. 618; Feller, Dictionnaire historique.

Reusch.

malédiction. Voye% Anathkmb.

(1) Foy. AQU.1V1VA.

maléfice (le) est une forme de la magie ou de la sorcellerie. La magie diabolique ou la magie noire (les anciens appelaient la magie naturelle magie blanche) est double, ou plutôt elle a un double but : ou elle est pratiquée par ostentation, pour obtenir certaines jouissances, certains avantages , ou elle est exercée pour nuire au prochain; dans ce cas elle se nomme maléfice , dans le sens le plus large. On distingue, parmi les espèces particulières de maléfices, le maléfice qui s'opère au moyen d'incantations , de certains caractères, de certains regards, fascina do, de certains liens ou nœuds, maleficium Ugaminis (nodatio, infibulatio, ligatura magica). La superstition a inventé des milliers de maléfices de ce genre; ainsi la ligatura neonymphorumt dans laquelle on noue trois fois un lieu pendant que le prêtre prononce certaines paroles d'union, ou bien l'on ferme une serrure pour enlever aux mariés ou à Tua d'eux la possibilité de la cohabitation.

Le venefkium est le sortilège par lequel on cherche à nuire à la santé des hommes ou des animaux , à entraver l'usage naturel de leurs membres, ou bien à gâter les produits des champs et des aliments en général. Une espèce particulière de veneficium est le philtre ou le breuvage d'amour. La pratique du maléfice est un péché grave , vu qu'au mal qu'on a l'intention de causer au prochain s'ajoutent d'ordinaire le blasphème et l'abus des choses saintes.

C'est pourquoi l'Église défend à ceux qui s'imaginent avoir été lésés par des influences diaboliques d'avoir recours à des sortilèges contraires ou de se servir de phylactères magiques (1), et ne permet comme remède que l'usage des sacrements, des choses saintes et bénites,

(I) C. 1, 5, c. 20, qu**t. 5, et c 1, 2, X, de Sortit. (5, 21).

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