MALINES
du signe de la croix , des reliques des saints, l'invocation du nom de Dieu, la prière avec le jeûne (1). L'ecclésiastique qui pratique la magie est, suivant les circonstances, passible de la suspension (2), de l'excommunication et de la déposition (S); le laïque, de l'excommunication (4). Le droit romain punit la magie à laquelle s'associe le dommage, cum noxa , suivant la gravité du cas, de la mort par le fer, le feu ou les bêtes, de la déportation, de la confiscation (5). Le code pénal de Charles- Quint, de 1532 , édicté la mort par le feu (6). La plupart des codes modernes punissent le maléfice comme un dommage causé au prochain avec des circonstances aggravantes.
malheur. Voyez Heu a bt Malheur.
malines (archevêché). Malines, sur la Dyle (ThUia seu Dilia), paraît de bonne heure dans l'histoire sous le nom de Machlinia% Mccfdinia. 11 est historiquement démontré que S. Lambert (7), et après lui Willibrord , annoncèrent l'Évangile à Malines et dans les environs. Mais le véritable apôtre de Malines fut S. Rumold (8). Le mot de Tertullien : Sanguis martyrum semen Christianorum, se confirma ici comme partout. Malgré les nombreuses et sanglantes invasions des barbares, la chrétienté implantée par Rumold et arrosée de son sang ne put plus être déracinée; elle alla se fortifiant de jour en jour.
Malines et ses environs furent d'abord sous la juridiction de l'évéque de
(1) Mttth., 16.
(2) <J. 5, c. 2G, qastt. 5 \ Cl, de Sortit. (S) c. a, G, U, 13 ; c. 26, qucst. S.
(4) C. 11, c 28, qasst. 5, et CoDit. Gregorii XV Omnipotente Dei.
(5) L. S, 5, 6. Cod. , de Malef. », 18.