MAMERT
ment murée. Là pouvait bien être la demeure d*un riche propriétaire de troupeaux, dont une partie se réfugiait pendant la nuit dans cette cour. Les environs de ce bâtiment sont des plus fertiles de toute la Palestine ; les collines sont couvertes d'arbres et de broussailles, et les plantes abondantes qui couvrent le sol dans la plaine prouvent que c'était autrefois une forêt. »
Eusèbe et S. Jérôme considéraient Mambré comme un nom ancien d'Hébron ; mais la Genèse, 23, 19, doit être expliquée par la Gen., 13, 18. La caverne de Machpelaz, où Abraham ensevelit sa femme, était hors de la ville d*Hébron, au déclin de la colline, en face de Mambré.
Schbog.
m a mer t (S.), archevêque de Vienne, auteur des Rogations. Il faut le distinguer de son frère Claudien Mamert(l).
Personne n'a pris le soin d'apprendre à la postérité quels furent ses parents, son jour de naissance, sa vie antérieure à son épiscopat, l'année où il fut revêtu de cette charge. Il y a quelques indices qui font croire qu'il naquit de parents riches et considérés, et qu'il avait été marié avant de s'engager dans les Ordres (2).
La première mention de Pévêque Mamert se trouve en 463, année dans laquelle le Pape Hilaire, successeur du Pape Léon le Grand, (f 450), avait partagé la province de Vienne entre l'archevêque d'Arles et celui de Vienne, et avait chargé l'archevêque d'Arles, Léontius, défaire une enquête synodale sur les affaires de Pévêque Mamert, qu'on accusait d'avoir ordonné un évêque hors de sa province, d'avoir occasionné par là de l'agitation (8), et que, par ce motif, le Pape s'imaginait être un prêtre
(1) Voy. Cludien Mamert, et Tillemont, Mém., XVI, p. 119-128.
(2) Voir Tillemont, Nem., XVI, p. 104.
(3) Voir Jtotf., l. c., p. 105, 100, 109.
ambitieux, irritable et violent. Léontius, obéissant au Pape, convoqua un synode de vingt évêques, lesquels envoyèrent au souverain Pontife un de leurs collègues avec une lettre synodale. Le Pape y répondit, en 464, que Pévêque Véranus devait donner un avertissement à Mamert, et obtenir de lui, au nom du souverain Pontif e, la promesse de s'abstenir à l'avenir d'ordinations illégales, sous menace d'être déposé et privé de toute espèce de privilèges. En même temps le Pape adressa à tous les évêques des provinces de Lyon, de Vienne, des deux Narbonnes et des Alpes, une lettre dans laquelle il se plaignait de Mamert, et les engageait à se garder de tout empiétement les uns à l'égard des autres, et à se soumettre à l'autorité de l'évéque d'Arles, auquel il accordait le privilège «Je réunir les conciles de cinq provinces (1).
Il est probable que Mamert obéit aux exigences du Pape.
Ce prélat apparaît sous un jour plus favorable en qualité de promoteur des Rogations. Son ami Apollinaire Sidoine dit à ce sujet (2) : Quidquid il- M est quod tel negotio va cas, in urbem tamen, nifatlimur, Hogationum contempla tione revocabere, quarum nobis soletnnitatem primus Mamertus pater et pontifex, rererentissimo exemplo , utilissimo experimento ,
INVKNIT, INST1TUIT, INVBXIT. Etant
quidem prius (quod sa ha fidei pace sit dictum) vagx, tepentes, infrequentesque, utque sic dixerim oscilabundœ supplicationes qux sxpe interpetlantum prandiorum obicibus hebetebantur, maxime aut imbres (sut serenitatem deprecaturx , ad quas, ut nihll ampllus dicam, figulo pariler atque hortulano non oportv.it convenlre. In his autem, quas supra*
(1) Tillemont, p. 106, 107.
(2) L. V, eplsL 10, ad Apium , ta Slrmood., Opp.t t. 1, Venet, 1128, p. 560.