‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 64 sur 224 · M A MEUT · texte numérisé non relu

M A MEUT

falus summus sacerdot et protulit pariteret contulit, jbjunatur, ORA-

TUR, PSALL1TUB, FLETUB. Ad tiXC te

festa cervicum humiliatarum et sternacium civium suspiriosa contubemia peto.

Ainsi ce n'est pas de Mamert que provint l'usage des Litanies (1), depuis longtemps introduit dans l'Église, mais c'est lui qui le premier établit les processions des Rogations durant la semaine dite de la Croix, comme le remarque Sirmond, dans la note ajoutée au texte cité : Supplicationum forma usitata sanctiorem augustioremque prxscripsit.

Nous apprenons en outre de Sidoine à quelle occasion les Rogations furent établies. Dans une lettre qu'il écrit à Mamert lui-même (2), Domino Papas Mamerto, il dit qu'à Clermont on avait adopté la dévotion des Rogations, qui avait été si salutaire à Vienne. II rappelle que Mamert, qui autrefois déjà avait miraculeusement éteint un incendie à Vienne en se jetant au-devant du feu, avait institué les Rogations en réveillant l'esprit de pénitence dans son clergé et dans son peuple, à l'époque où des tremblements de terre ébranlaient les murs de la ville, où de fréquents incendies réduisaient les maisons en cendres, où les cerfs en fureur quittaient les forêts pour venir se camper au milieu des marchés.

S. Avit, archevêque de Vienne après Mamert et après Isicius (père d'Avit), parle plus explicitement encore, dans son homélie sur les Rogations, de l'occasion qui en détermina l'établissement.

De nombreux incendies, dit-il à ses auditeurs, parmi lesquels il y avait encore des témoins oculaires des faits, de fréquents tremblements de terre, des bruits nocturnes et étranges, des ani-

(1) Foy. Litanies.

(2) L. VII, ep. i, dan* Sirmond, p. 585.

maux qui sortaient des forêts et couraient à travers la ville, jetèrent l'épouvante dans l'âme des Viennois. Les choses durèrent ainsi assez longtemps, et jusqu'à l'approche de la fête de Pâques. Alors on s'abandonna à l'espoir que la résurrection du Sauveur mettrait un terme au châtiment céleste ; mais, précisément dans la nuit de Pâques, tandis que le peuple assistait à l'office, un immense incendie éclata dans un bâtiment public. Le peuple se précipita en hâte hors de l'église ; Mamert seul y demeura et obtint l'extinction de l'incendie par les larmes qu'il versa devant Dieu. L'incendie apaisé, le peuple revint à l'église, qui brillait de l'éclat des lumières. Ce fut dans cette nuit épouvantable que Mamert conçut devant Dieu le projet des Rogations et régla les psaumes et les prières que le monde chrétien a, depuis lors, répétés duraut ces processions salutaires. Mais, pour réaliser son projet et en faire une coutume durable, il pria Dieu de disposer favorablement les esprits de ses fidèles, exposa son plan dans son sermon et trouva un assentiment unanime même de la part de l'aristocratie, dont on craignait l'opposition, vu qu'elle faisait à peine ce qui était établi par la tradition. Mamert fixa les Rogations aux trois jours qui précèdent l'Ascension du Seigneur. Bientôt plusieurs Églises des Gaules suivirent l'exemple donné, sans cependant observer toujours exactement la date marquée par Mamert ; mais au temps de S. Avit ces différences avaient déjà cessé, et la dévotion des Rogationsétait devenue une coutume générale, non-seulement dans toute la Gaule, mais dans toute l'Europe chrétienne (1). Ce que Grégoire de Tours raconte de l'origine des Rogations est emprunté à l'homélie de S. Avit et constate l'uni-

(1) FoirS. A.vlt, Homit. de Rogat.y dans Sirmond, Oper., t II, p. 90 , et dans Bolland., ad 11 roajl, in Fita S. Mamert.

MAMERT — MAN ASSÈS

versalitéde cette coutume (1). A Rome les Rogations de S. Mamert ne furent introduites que vers 801, par le Pape Léon III, à l'occasion d'un violent tremblement de terre ; elles s'étendirent par toute l'Italie et se nommèrent Litania Gallicana, ou Litania minor, par opposition à Litania major, du jour de S. Marc (2).

Du reste ou ne sait, pour ainsi dire, plus rien de S. Mamert. Il est à remarquer que S. Avit (3) nomme Mamert spiritualem a Baptismo patrem. Mamert bâtit à Vienne une nouvelle église en l'honneur de S. Ferréol, martyr, dont il y avait transféré le corps après Tavoir découvert (4). On voit un évêque Mamert au concile d'Arles de 475. C'est vraisemblablement le saint évêque dont nous nous occupons, ce qui fixerait à peu près le temps où il vivait encore.

Cf. Processions. Schrôdl.

MAMERT CI.AUDÊ. V Oyez CL4CDE

Mamert.

ai v m m i v julia. Voyez Origene.

MANAHEM (OMO; LXX, MxvaT.u),

roi d'Israël (5), fils de Gadi, probablement général en chef de l'armée israélite et cher à cette armée. C'est là ce qui explique le mieux la manière dont il renversa son prédécesseur Sallum, après un mois de règne, et comment il put lui-môme s'emparer du trône (0). Sou règne fut, comme celui de ses prédécesseurs, antithéocratique. Il fit le mal devant le Seigneur tous les jours de sa vie, et ne s'écarta pas des péchés de Jéroboam, du fils de Nabat qui avait entraîne Israël (7). Ce fut pendant son règne que, pour la première fois, les Assyriens, menés par leur roi

(1) Hist. Franc, 11, M.

(2) Voir Pagi, Brev. R. P. de Leone III.

(3) Hom. de Rogat.

(ft) Greg. Tur., Cl, M., II, 2. Sidot). Apoll. Sirmond, Opp., 1. 1, ep. VII, 1-

(5) f'oy. Heureux.

(6) IV «ou, 15, 1*.

ENOYCL. TIIEOL. CAUL — T. XIV.

Phul , entreprirent une expédition contre Israël, maisils se laissèrentapaiser par de l'argent. Phul, d'ennemi qu'il était, devint l'ami de Manahem, moyennant 1000 talentsd'argent, auxquelschaque homme dans Israël dut ajouter 50 sicles. On ne sait pas ce qui décida les Assyriens à cette invasion; peut-être fut-ce l'expédition de Manahem contre Thapsake (1), ou une invitation faite par Manahem invoquaut le secours des Assyriens pour s'affermir par leur puissance sur son trône.

Cependant cette dernière opiniun semble contraire aux textes de l'Écriture ; car le N2 avec S? désigne une invasion hostile (2), et le payement des 1000 talents eut pour conséquence le départ des Assyriens (3), et non la prolongation de leur présence.

Cf. Keil, Comment, sur le livre des Rois, p. 460.

M axasses (nuao , oubli; LXX,

RlavaiOT,;).

I. Premier -né de Joseph et d'Aseneth, fille d'un prêtre égyptien, Manassès était par conséquent le frère aîné d Rphraïm (4). Joseph donne lui-même l'explication de ce nom en disant à sa naissance : « Car Dieu m'a fait oublier tous mes travaux et la maison de mon père (5). » Jacob l'adopta, ainsi que son jeune frère fcphraïm, qu'il lui préféra, et c'est ainsi qu'il fut mis au niveau des fils de Jacob, des frères de son père, et devint le chef d'une tribu d'Israël à laquelle il donna son nom. Jacob lui prédit que sa postérité serait puissante et nombreuse, quoique inférieure à celle d'fiphraïm,et que la formule habituelle de la bénédiction serait : « Que Dieu vous bénisse comme Éphraïm et Mauassès (6). »

(I) lV.KotJ.15, 18.

(3) Vers. 20.

(&) Voy. El'lHUlM.

(5) Genèse, II, 50-52 ; M, 20 ; W, 1.

6) lbid.,h*t 5,1 '1-20.

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