‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 73 sur 224 · EL I · texte numérisé non relu

EL I

deux souverains. L'empereur euvoya des députés au troisième concile de Latran et se prononça toujours en faveur de l'orthodoxie. Il secourut même l'Italie envahie par Frédéric I", et, mal* gré cela, il rechercha et obtint l'alliance de Frédéric et des princes russes dans la guerre qu'il eut à soutenir contre les Hongrois.

Quant au gouvernement de l'Église grecque, Manuel voulut être maître absolu , et , comme beaucoup de ses prédécesseurs depuis Justinien, décider même dans les questions dogmatiques, par exemple dans la controverse élevée sur cette question : • Mon Père est plut grand que moi. »

Du reste il s'appliqua à embellir les églises et protégea les couvents et les moines. En 1158 il déclara les moines propriétaires légitimes de tous les biens qu'ils possédaient alors, les garantit par là contre l'avidité du fisc et la convoitise des particuliers, et mit un terme à une foule de procès; mais il leur défendit de faire de nouvelles acquisitions à l'avenir. Il désira aussi que les couvents fussent bâtis loin des villes et des villages, pour les garantir de la corruption, fit élever aux bords de la mer Noire un monastère modèle, et y plaça de pieux moines auxquels il assigna des revenus sur la caisse de l'État. Toutefois, la tyrannie qu'il exerçait dans l'État, il la transportait dans les affaires de l'Église. Son opinion devait avoir force de loi, et plus d'un évéque expia sa résistance par la déposition et l'exil. 11 décréta , en vertu de son autorité souveraine , l'abolition de toute une série de fêtes religieuses, et ordonna que la matinée seule de certaines fêtes fût réservée au culte, tandis que l'après-midi serait consacrée aux affaires civiles. Son administration devint si arbitraire et si mauvaise, la misère devint si grande que les pauvres, depuis longtemps esclaves des riches, finirent par aliéner

jusqu'à leur personne. Cependant l'em- | pereur avisa à ce mal , et, cédant à un bon mouvement, comme il en avait parfois au milieu de ses débordements, il ordonna par un édit que la liberté fût rendue à tous ceux qui étaient nés libres.

Cf. Lebeau , Hist. du Bas- Empire, Paris, 1834, t. XVI, p. 63-305, et les sources qu'il indique dans son ouvrage.

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MANUSCRITS DE LA BIBLE. Nous traiterons dans cet article des manuscrits de l'Ancien et du Nouveau Testament.

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