‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 9 sur 224 · LYCIE · texte numérisé non relu

LYCIE

Patara, capitale du pays, où aborda S. Paul venant de Rhodes (t) ; elle avait un temple et un célèbre oracle d'Apollon (2);

Phasolls (3), qui avait trois ports (4) ; Paul Servilius la détruisit dans la guerre des pirates (5) ; plus tard elle fut nommée Januensis port us ;

Myre (6), port de mer (7).

KômG.

LYDDF OU LOD (Ta Aû££a et r. Aûtôr),

îh, des Benjamites (8), non loin de Joppé (9), sur la route de Jérusalem à Césarée, à une journée de marche de Jérusalem, suivant les indications talmudiques, à trente-deux milles romains de cette ville d'après Y Itinér. d'Anton. Au temps du royaume de Syrie Lydde appartint d'abord- à la Samarie; puis Démétrius Soter l'attribua à la Judée et l'abandonna à Jonathas (10). Josèphe(ll) en parle comme d'un lieu important qui , sous la domination romaine, reçut le nom de Diospolis, et dans la dernière guerre judaïque fut détruite par Cestius (12). Lydde fut rebâtie et devint pendant un certain temps le siège d'une école judaïque, et à dater du quatrième siècle celui d'un évêché, auquel on donna le nom de S. Georges, mort martyr à Lydde sous Dioctétien. En 415 Pélage fut condamné par quatorze évêques réunis dans un synode à Lydde (13). C'est à Lydde que l'Antéchrist doit être mis à mort (14). LeLudd

(1) Act, des Ap., 21, 1.

(2) Strab., XIV, 065. Pline, V, ».

(S) I Mach., 15,25.

(4) Hérod., II, 178.

(5) Cic, rerr., VI. 10. Pline, V, 20.

(6) Ad. des Ap., 27, 5.

(7) d. Pline, XXXII, 8. Strab., XIV, 005.

(8) I Parai., 8, 12. Esdr. , 2, 52. MA*»., 11, 55.

(9) Act. des Ap., 9, 58.

(10) I Mach., 11, M. Cf. 10, 50, 58.

(11) Antiq., XX, 0, 2.

(12) Bell. Jud., II, 19, 1.

(13) fléander, Hist. de l'Église, II, 3, p. 1222. (M) Abulf., Tab. Syr., 7.

- LYON ai

actuel est un village assez considérable, où l'on voit les ruines de la célèbre église de Saint-Georges, bâtie par l'empereur J us t i n ion et restaurée par Richard Cœur-de-Lion (?). On en trouve la description, de même que des détails sur l'histoire de Lydde, dans Robinson (1).

LYOïf, évéché. La fille de Lyon, Lugdunum, fondée par Plancus, environ un siècle avant Jésus-Christ, au confluent de la Saône (Arar) et du Rhône , fut ruinée par un incendie cent ans après sa création. Les Romains la relevèrent rapidement de ses ruines, et elle recouvrit biéhtôt de nombreuses habitations les riantes collines au pied desquelles se marient les deux fleuves qui l'enserrent. Lyon devint promptement la ville la plus florissante des Gaules.

Les palais des Césars et des gouverneurs romains s'élevèrent dans la cité, ainsi que l'amphithéâtre habituel, et le Forum dit de Trajan, situé au nord de la ville. Parmi les édifices romains de la rive droite de la Saône on remarquait les maisons de commerce des négociants étrangers, en partie originaires de l'Orient, et les cabanes des pécheurs. Au confluent des deux fleuves s élevaient les monuments que soixante peuples gaulois avaient érigés en l'honneur de Home et du divin Auguste. L'an 14 av. J.-C. on y consacra un temple immense à cet empereur, dont les divinites gauloises admirent courtoisement la suzeraineté.

L'Église de France se nomme d'une manière toute spéciale la fille aînée de l'Église romaine. Les Églises d'Arles, de Vienne, de Limoges, de Marseille, de Narbonne, même celle de Paris, font remonter leur origine aux Apôtres ou aux disciples des Apôtres. Dès le premier siècle il y eut des Chrétiens à Lyon ; mais on ne peut déterminer par

MIAMUs*

LYON

qui le Christianisme fut apporté dans cette antique cité. Avant le milieu du second siècle elle n'eut pas d'hiérarchie ecclésiastique. S. Pothin, envoyé par Polycarpe de Smyrne, passe pour le premier évéque de Lyon (1). Les critiques placent l'arrivée de Pothin dans les années 140-150. Pothin mourut du-

177. Les actes des Églises de Lyon et de Vienne décrivent ainsi le dernier «combat du saint vieillard : « Le bienheureux Pothin, à qui avait été confié le soin du diocèse de Lyon, avait plus de quatre-viugt-dix ans* lorsqu'on le traîna devant le tribunal, où il parut avec toute la sérénité d'une âme héroïque, résolue d'obtenir la couronne du martyre. Il avait été, jusqu'au pied du tribunal, poursuivi par les hurlements du peuple, comme s'il avait été le Christ même. Le gouverneur lui demandant quel était le Dieu des Chrétiens : « Si tu en es digne, tu l'apprendras, » dit-il. Après cette réponse il Tut saisi par les soldats et accablé de coups ; ceux qui étaient le plus rapprochés le foulèrent aux pieds; ceux qui étaient plus éloignés lui jetèrent tout ce qui leur tombait sous la main, et tous se seraient crus coupables s'ils ne l'avaient assailli , frappé ou injurié. II ne respirait presque plus lorsqu'on le reporta dans sa prison, où, deux jours -après , il rendit lame (2). »

S. Pothin eut pour successeur S. Iré- ?née (3) , dont le martyre eut lieu en 202. Les deux évéques suivants furent, -dit-on, Zacharie et jfclius.

Le 6* évéque, Faustin , est incontes* tablement un personnage historique ; i\ était contemporain de S. Cyprien, •qui en parle.

Les anciens catalogues citent simple- • me n t les noms des trois évéques suivants:

(1) Jacques, Origine de l'Église de Lyon,

(2) Euièbe, Hist. eccl,% V, t.

(S) F oy. Irênke (S.), et S. Irénée, par PraL, Ifcau»boone, \m.

Vocius (le 0e) assista au premier concile d'Arles (en 314), tenu à propos des Donatistes.

Vérissimus (le 12e) prit part au concile de Sardiquc (en 347).

On raconte toutes sortes de prodiges de Juste (le 13*) ; il fut présent aux assemblées do Valence et d'Aquilée (en 374 et 381). L'église de Saint- Juste a son importance dans l'histoire de l'Église. S. Juste Tut de tout temps particulièrement vénéré dans le diocèse de Lyon.

S. Euchère fut le 19* évéque de Lyon (1). La Gallia ChrUtiana place sa mort en 450.

S. Rustique devint évéque vers 494.

Etienne (le 23e) fut, avec S. Avit, de Vienne (2), un des appuis des Catholiques contre les Ariens bourguignons.

Il présida à Lyon, en 499, une conférence religieuse dans laquelle les évéques ariens furent battus et les dispositions du roi Gondebaud (3) modifiées en faveur de l'Église.

Viventiolus, son successeur (le 24e), assista, en 517, au synode d'Épaon (4). Agobard vante ses écrits.

S. Nicétius (le 29«) est plus spécialement prôné par Grégoire de Tours (5).

Son tombeau fut illustré par de nombreux miracles (î 573).

Le célèbre Lcidrad (6) fut évéque (le 46e) dans les derniers temps de Charlemagne.

A Leidrad succédèrent des pontifes également connus daus l'histoire :

Agobard, eu 816-840 (7); Amolo, en 852; Kctni Ier, en 875; Aurélicu (50e), eu 895.

(1) Foy. Euchère (S.).

(2) F oy. AviT.

(S) Foy. BoiHCUCNOXS.

(•) Foy. Ët'AOX.

(5) Foir Grégoire de Tour*. Hist, Franc., IV, S6. De Glor. Conf,, c, 01 , daus Migtie, Putrol., t. LXXXI, 18*0.

(6) Foy. LOMAD.

17) Foy. Agobard

LYON

Humbert I« (64è) fut déposé par Grégoire VII pour crime de simonie

Ses deux successeurs, Gébuin et Hugues, exercèrent de l'influence dans l'Église et dans l'État.

Au temps du premier concile de Lyon, en 1245, Hugues (82«) était archevêque de Lyon ; il fut créé cardinal par le Pape Innocent IV (I).

Pierre II était archevêque de Lyon pendant le second concile oecuménique de cette ville ; le Pope Grégoire X le créa cardinal d'Ostie. 11 fut le premier moine de Tordre de S. Benoit qui devint Pape, sous le nom d' Innocent V, en 1276, année même de sa mort.

François-Paul de Villeroy fut le 1 18e évêque de Lyon (1714).

Parmi les archevêques modernes on distingue le cardinal Fesch (2) et l'archevêque actuel, S. Km. le cardinal de Bonald, archevêque depuis 1839, cardinal depuis 1842.

Lyon fut sinon la première Église de France, du moins l'une des premières.

La gloire de ses confesseurs et de ses martyrs remplit, dans les premiers siècles, tous les fidèles de la terre de joie et de respect. Les générations postérieures ne restèrent pas en arrière de leurs devancières. S. Bernard dit, à la louange de cette Église : « On sait que, parmi les Églises de France, Lyon s'est distingué jusqu'à ce jour, par la dignité de son siège épiscopal, par l'ardeur de ses fidèles, par Tordre qui règne au milieu d'eux; nulle part on ne trouve une discipline plus sévère, des mœurs plus sérieuses, plus de fermeté dans les résolutions; nulle Église n'a plus d'autorité, n'a une antiquité plus vénérable. »

Innocent IV la combla également de louanges.

L'Église de Lyon avait une triple su-

(1) Foy. IIi a- es DE Sunt-Caro.

(2) Foy. K [-x.il.

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