DOLBEAU
tées et contiennent les principes actifs de Teau de Dolaincourt. Cette eau esl donc à la fois bëchique, expectorante, diaphorétique et diiirëtique.
Ses eiïets physiologiques expliquent ses heureux résultats sur certaines dj»pepsies stomacales et intestinales, sur les maladies chroniques du pharynx, du larynx, de la trachée et des bronches, sur les affections cutanées qui n€ craignent pas d*être ramenées à Tétat aigu, dont le traitement réclame même une stimulation assez énergique, et sur les états pathologiques des voies uropoétiques, où il importe de modifier les sécrétions rénales ou yésicales, comme dans certaines grave! les et dans certaines cystites ancieunes avec augmeotatîoD notable de mucus ou fonnatiou de pus. Nous signalons enfin, comme indication secondaire, les effets toniques et reconstituants de l'eau chlorurée sulfureuse de Dolaincourtdans les accident schlorotiques, anémiques, lymphatiques et scrofuleux, qui sont promptement et favorablement modifiés par l'usage de cette eau minérale.
La durée de la cure est de vingt à trente jours.
On exporte sur une petite échelle l'eau de Dolaincourt, qui est froide, facilement Iransportable quand elle a été convenablement embouteillée et soigneuttment bouchée, et qui renferme des éléments salins et sulfureux qui lui donnaiit une bonne place dans le cadre hydrologique. A. Rotureau.
BiBLiOGRAMiiB. — GiRARBiM (pharmacîeii à Neurcbàteau). Notée manuêcriteê mr VanûltfH chimique de Veau de Dolaincourt ^ 1849. — De Brur. Analyse chimique de Ceau de Doieiih ixfurt (Voeges), faite dans te laboratoire de t École dee minée de Parist i^&O. — Hi». Méinoire êur les eaux miniralee du département dee Voegee, 1851. — RoiERT (Aimé). Gwée du médecin et du touriete aux bains de la vallée du Rhin, de la Forêt Noire et des Vosges* 2* édit., p. 215-217. Paris, Savy, 1869. — Du MteE. Notice sur Veau minérale naturelk sulfurée eodique, arêênicale, de Dolaincourtiprès de Neufchâteau (Vosges), Nancy, 1878.
DOLABIik. Voy, DoLlÀRlA.
DOLBEikU (Hkrri-Fbrdinànd). Né à Paris, le 2 avril 1830, d'un père qui» sans être riche, lui fit donner une soigneuse instruction ; il s'assit sur les bancs de la Faculté de médecine de Paris vers Tannée 1849, devint interne des hôpitaoi en 1853, aide d'anatomie en 1854, et docteur le 2 mai 1856. Les anné^ saivaules furent pour lui une suite de succès : il était, en effet, prosecteur en 1857» chirurgien des hôpitaux en 1858, agrégé eu 1860, et devint huit ou neuf soi plus tard professeur de clinique chirurgicale à l'École de Paris. 11 mourut k 10 mars 1877, n*ayant pas encore atteint sa cinquantième année. On na f» oublié le déplorable rôle qu'il joua dans son service de l'hôpital Beaujon, oà, entraîné par l'irascibilité de son caractère augmentée encore par Tétat de s> santé, il oublia que pour le médecin un malade de l'hôpital doit être un hôtect que la personne d'un hôte est sacrée. On se souvient encore du toile général (pi s'éleva contre Dolbeau lorsqu'on apprit qu'il avait facilité, après la défaite dak Commune, l'arrestation d'uu vengeur de Flourens, caché dans l'hôpital méinef et qu'il l'avait livré aux troupes de Versailles. La jeunesse des Écoles snrtooii aussi généreuse dans ses aspirations qu'aveugle dans ses amitiés et ses baioei» lit expier durement au professeur le fatal mouvement de colère du chirurgie*- H fallut toute, la volonté, toute l'énergie de ce dernier, pour résister au tumulte épouvantable qui se produisit alors à la Faculté. C'était un esprit sûr, JH" dicieux, voué surtout aux -notions pratiques et, en tout, de l'école de NélatoD' Dolbeau est auteur des ouvrages et mémoires suivants :
DOLIG. 557
L Éimie tur Uê grands kysteê de la iurfaee convexe du foie, Tbèses de Paris, 2 ma! 1856, in-4*. — II. De Cemph/Mème traumatique. Thèse pour l'agrég. Paris, 1860, in-4*. — m. De répufMdioê, ouFiuureurélhrale, etdeêon traitement. Paris, 1861, in-4*, 4 pi. — VI. Mémoire sur une variété do tumeur sanguine ou grenouilletie sanguine, Paris, 1857, io-S*. — Y. Mémoire sur les tumeurs cartilagineuses de la parotide. In Ga%, hebd.^ 1858. — VI. Mémoire sur les tumeurs cartilagineuses des doigts et des métacarpiens. In Arch, gén, de méd., 5*sér., t. XII, p. 448, 660, 1858. — VU. Des tumeurs cartilagineuses de la région paroiidienne. Paris, IfôO, in-8*. — VIII. Mémoire sur les tumeurs cartilagineuses des mâchoires. In Momit, d, hâp., 1850. — IX. Sur une nosnelle théorie de Vhémaloeèle rétroutérine. In Ga%, d, hdpit., 1860. — X. Mémoire sur les tumeurs cartilagineuses ou enchondrames du bassin. In Progrès médical, 1860. — XI. Mémoire sur les tumeurs cartilagineuses des glandes sébacées. In Ga% d. hôp.^ 1861. — Xlî. Etude sur la dilatation kystique des €on»it9de répididyme, des conduits des glandes sublinguales et des conduits galactophorex. la Gui, hebd., 1862. — XIII. Traité jnratiqiie de la pierre dans la vessie. Ouvrage orné de 14 gravures sur bois intercalées dans le texte. I^aris, 1804, in-8*. — XIV. Leçons de ciinique chirurgie professées à l'HAtel'Dieu de Paris, Paris, 1867, in-8*. — XV. Mémoire sur la réduction des luxations de la cuisse. Lu è l'Acad. de méd., 1868. — XVI. Mémoire sur les exostosos du sinus frontal. In Além. de PAcad. de méd., L XXX, p. 1, S pi., 1871- 1873. — XVII. De la lithotritie périnéale. Paris, 1872. in-8*, (ig. — XVIil. Uçons sur les plaies de la main et de ravant-ltras, in-8*, 01 pp. — XIX. f^eçon sur le diagnostic généra, éea ulcères de la bouche^ 10-8*, 6 pp. — Dans les Bull, de la Soc, de chir, un assez grand nombre de communications ; voy. surtout les t. III, 186S, et IV, 1863.
Enlin, un plus grand nombre encore de mémoires, d'observations et de discussions à la Société anatomique, que Ton trouvera dans les liuUetins de cette compagnie, années 1853 è 1804. Signalons, entre autres : Sur la structure des organes érectiles de la femme, p. 439, 1855. — Sur les kystes hydatiques du foie, p. 137, 1857. — Enchondromes de Panus, du bsusinet du tibia, p. 260, 338, 1850; p. 6, 1860. — Sur Vossification des enchondromes^ p. 310, 1862. A. C.
90L.Df U8 (Léonard). Ne à Haguenau, le 25 février 1565, fut reçu docteur I Bàle en 1594 et raniiée suivante agrège au Collège des médecins de Nuremberg. 11 mourut dans cette ville le 22 août 1611. On cite de lui :
I. Dis*, de omni sanguinis profluvio. Basileae, 1664, in-4*. — II. Il a traduit de rallemand tn latin ralchimie de Libayius et écrit plusieurs lettres qui se trouvent insérées dans le dsUs medica de Ilornung. L. Hir.
BOLÉE. Voy. DOLŒUS.
lARfA. G*est un Ficm qui a été mentionné à Tarticle Figuier. Le de GameUeira^ commun aux figuiers du Brésil, dont le bois sert à faire te grands vases pour l'usage domestique, s'applique notamment au ficus dolialît. Le latex de ces figuiers constitue le êuc de Gamelleira, auquel on attribue les méuies vertus qu*au suc de Papayer (voy, Papaknk et Papayer). D.
DOLIC {Dolichos L.). Genre de plantes, de la famille des Légumineuses- P^liooacéeset de la série des Pliaséolées. Ces plantes out en effet de très-étroites «fBnités avec les Haricots (Phaseolu^) et en ont à peu près la fleur. Seulement, leur calice subcampanulé a ses divisions obtuses : les deux supérieures unies en 1106 seule pièce entière ou émarginée. La corolle papilionacée a un étendard dont la btse épaissie est pourvue de deux auricules inflécliies formant api)endices. Les 4diessoQt adhérentes à la carène, et celle-ci est incurvée et le plus souvent atténuée en rostre, mais non tordue en spirale comme celle des Haricots. L*androcée est duMlelpbe (9-1), ainsi que dans les Phateolui^ mais non tordu en spirale. Le {foéeée ett formé d'un ovaire sessile et pluriovulé, surmonté d*un style dont rextrëmité supérieure est légèrement épaissie, souvent un peu comprimée et Jongueaietil biurbiie loogitudinalemeut ou supérieurement pénLcilléft ^>i% >^w
558 DOLIC.
sommet stigmatique terminai ou subterminal, non capité. Le fruit est une gousse falciforme ou linéaire, plus rarement assez large et fortement comprimée, comme il anive dans la section du genre qui a été nommée Lablab et dont Adanson avait môme fait un genre distinct, encore conservé par plusieurs auteurs modernes. Les « sutures i de la gousse, qui est bivalve, sont ordinairement épaissies, et ses valves sont planes ou convexes en dehors. Les graines sont épaisses, convexes on comprimées. Leur ombilic est plus ou moins allongé et souvent dilaté en un urille linéaire et légèrement charnu. Les Dolics sont des plantes herbacées on suffrutescentes, dressées, couchées ou plus souvent volubiles. Leurs feuilles alternes sont pennées-trifoliolées, pourvues de stipelles et de stipules petites on glanduliformes. Leurs fleurs, de couleur blanche, rosée, violacée ou jaunâtre, sont solitaires ou groupées en fascicules axillaires, mais plus fréquemment encore disposées en gi'appes axillaires, avec des bractées dont Taisselle est occupée, soit par une fleur, soit par un groupe de fleurs. Le rachis est, au niveau de Tinsertion de ces dernières, plus ou moins renflé en nœud. Les bractées et lesbractéoles qui accompagnent les fleurs sont petites, striées et d*ordinaire trèscaduques. On compte dans le genre une vingtaine d'espèces qui appartiennent » toutes les régions chaudes du globe et dont plusieurs sont quelquefois cultivées pendant la saison chaude dans nos pays tempérés. Les espèces les plus utiles » citer sont les suivantes :
Le Dolichos Lablab L. (Lablab vulgarisSkyi), espèce commune et universellement cultivée dans toutes les régions tropicales, vivace, ou annuelle dans les cultures, à fleurs en grappes longues de iO-20 centimètres, et à gousse oblonguerécurvée, contenant 2-4 graines, a des fleurs de taille moyenne, supportées par de courts pédicelles et pourvues d*une carène étroitement rostrée. C*est encore le D. lignoms de Linné (Lablab lignosus Grah.) et les D, leueocarpus, microcarpus, nankinensis et perennans de de CandoUe; les D. Curtitii G. Dos, cuspidatusGvLAH.f purpureus L., benghalensisixcQ., festivus Wall. ; espèce trèsvariable de forme, à corolle blanche ou rougeâtre. Ses grosses graines, souvent rouges ou noirâtres (semina Lablab) , sont comestibles en Egypte, dans rinde,elc.; on les mélange au safran comme remèdes de Taménorrhée, des angines, etc> Elles ont souvent reçu le nom de Haricots d'Egypte,
Les D, albm Loua. (Lablab perennam DG.), spicatus Kœn. (Lablab microcarpus DC.) , Lubia Forsk. , sphœrospermus DC. , glycinoides H. B. , melafwphtkal' mus Sàvi (le Fagiolodel Occhio des Italiens), niloticus Del., ont les mêmes prû* priétés. Le Haricot de moines du Portugal (D. monachalis Brot.) est dans le même cas, et Ton peut en dire autant des espèces, généralement cultivées dio^ TAsie et l'Afrique cliaudes, telles que D. gangeticusRoxB,, pilosus Kleir, Ae(^ rophyllus Hornem., pentaphyllus M. Hev, Jacquini DC. (vulg. Frijol), trampÊtbarictis Jacq. et sesquipedalis L., ce dernier très-répandu dans certaines portions de TAmérique du Sud.
Au Mexique, on emploie comme médicament le D, palmatilobus DG. L*écoite de ses racines sert à traiter les fièvres, les affections rhumatismales, lesdouleofs de tête, les maladies des reins et des poumons ; on se sert aussi de ses se* mences.
Le D. biflorus L. (D. uniflarus Lamk. — Glycine uniflora Dalz. — Joto>^ congesta Dalz. et Gibs.), plante de THimalaya, de la Birmanie et de Geylao, > folioles entières, à fleurs i-3 dans Taisselle des feuilles, à corolle jaune et à gousse linéaire, 2-6-8perme, commune dans tout TAncien monde tropical, sertdio^
DOLIGHOTIS. 599
riade d'aliment et de médicament. Ses graines et ses jeunes gousses sont comestibles. Les semences mêmes donnent une farine émolliente.
Le D.falcatus Klein (D. trihbatus Wall., nec L.), espèce indienne, à folioles entières oa l^rement trilobées, à fleui-s 2-8, portées sur un court pédoncule, à corolle jaune et à gousse linéaire et glabre, a une racine évacuante, qui s*adrainistre principalement aux enfants, dans TAsie méridionale.
Le D. filiformis L. est une espèce des Indes Occidentales dont la racine est diiirélique« purgative, et a été recommandée contrôles flux et les hydropisies.
Lb D. nnenm L., qui croit à la fois en Chine et dans l*Inde, a des graines comestibles et sert, dit-on, à Textraction d'une sorte de sagou. H. Bh.
ftnMWAAFm. — L., Gen., n. 867. — DC, Prodr., Il, 397. — Bektb. et Hooi., Gen., Il» 5f0. — lUMomi., Syn.pl, diaph,, 1020. — H. Bx« Hiêi. des pL, II, 242. H. Bw.
^•LICHOS. Voy, DoLic.
•OLiCHOCÉPHikIilE. Conformation du crâne dans laquelle la tête Tue pir en haut a la forme d*un ovale plus ou moins allongé, et dont le diamètre aitféro-postérieur est, relativement au diamèti-e bilatéral, plus long que chez d'antres individus appelés hrachycéphale%. Ces deux formes de la tète ont dû être étudiées simultanément à Tarticle Brachycéphalib. On devra en oul/e consulter les articles Antaropologie, 207; Crâne, 483; Crariologib, 487, et FiARGB (Ethnographie). Virchow range parmi les dolichocéphales les têtes enforme de coin (sphénocéphales) et les têtes étroites (septocéphales). Consultes CuxB, p. 486. D.
MlUCHOPLATTCÉPHikLE. Voy, Brachycéphalb ; Crâne (p. 486), Dou<» C8oc£pHALB et Plâttcéphale).
MILICHOTIS. Le genre Dolichotis fut établi en 1822 par Desmarest pour an Rongeur que don Félix d*Azara avait décrit précédemment sous le nom de Liebre patagona (Lièvre de Patagonie), et que Ton appelle vulgairement le Mara, Ce Rongeur appartient à la famille des Caviidés {voy. le mot Cabiai), oïds il se distingue de tous les autres représentants de ce groupe par le développement de ses oreilles. Sa taille est un peu supérieure à celle d*un Lapin et sa hauteur au garrot atteint 47 centimètres. Sa tête comprimée, au museau pomtu, est surmontée de longues oreilles dressées et animée par des yeux assez petits, mais très-brillants ; sa lèvre supérieure, fendue verticalement, laisse apparaître les incisives ; son corps mince, allongé et rétréci en avant, repose sur des pattes grêles qui se terminent, les antérieures par quatre doigts et les postérieures par trois doigts armés d*ongles bien développés ; ses pieds ont leur face plantaire entièrement couverte de poils, et ses dents molaires présentent des lobes cordiformes disposés comme chez les Cabiais. Quant au pelage du Mara, il est remarquable par sa douceur et par l'harmonie de ses teintes. Du brun roux couvre la région dorsale, passe au fauve sur les côtés, au gris sur les reins, au roux vif sur la tête, tandis qu'une tache noire placée sur le croupion contraste avec le blanc pur de la région postérieure ; enfin sur les membres du fauve et du gris se marient agréablement.
Dians son ensemble, le Mara {Dolichotis patagonica) ressemble un peu à un Uèvre ou à un Lapin sauvage ; mais il a les oreilles relativement moins longues
500 DOLIUM.
et les deux paires de membres moins disproportionnées : aussi, quand rien ne le presse, progresse-t-il plutôt par pa$ que par 9autê successifs. Mais, quand il est poursuivi, sa course devient fort rapide ; elle est toujours dirigée en ligne droite et se compose d*une série de bonds, que l'animal toutefois ne peut répéter au delà d*im certain temps, car il s*épuise assez ?ite. Vivant dans les déserts pierreux de la Patagonie, au sud du 75* degré de latitude, le Mara se nourrit suitoat d'herbes sauvages qu*il coupe adroitement et qu*il dévore silencieusement, assis sur son train de derrière. Pour dormir, il se retire dans un terrier qu*il a creusé dans le sol, mais pendant la journée il aime à rester au soleil avec ses compagnons. Naturellement très-défiant, il prend la fuite au moindre bruit et ne le Uissc que très-rarement approcher à portée de fusil. La chasse de ces Rongeurs est doue fort difficile ; néanmoins un cavalier bien monté peut les forcer à la course et les prendre au lasso ou les assommer avec les bolas. Grâce à ce procédé, les colons européens et les Indiens détruisent chaque année un grand nombre de Maras dont la chair n'a pas beaucoup de valeur, mais dont la fourrure sert à confectionner des tapis et des couvertures.
En dépit de la guerre qui lui est faite, le Dolichotig patagonica est encore très-commun sur les bords du Rio Negro, dans la Ilaute-Patagonie, ainsi qiie dans les provinces occidentales de San Luis et de Mendoza, où les habitants le connaissent sous le nom indiqué par d'Azara ; mais dans le grand désert <le Salina, qui occupe le centre de la République argentine, il est remplacé par une autre espèce, récemment décrite par M. Burmeisler, et appelée DoUduH» talinicola. E. Uostalbt.
BiBLioGRAPiiiB. — Don Félix dr Axara. K$8ai tur Vhiêtoire naturelle det Quadrupède» du Paraguay, trad. franc, de H. Noreau de Saint-Néry, 2 vol. in-8*. Parif, 1801, et Voyagtt dans l'Amérique méridionale, trad. de M. Soniiini» 4 vol. in-8*. Paris, 1800. — P. GitTAt*. Histoire naturelle des Mammifères, in-4*. Paris, 1854, t. 1, p. 310. — b' H. Bcrvei^tu. Description of a New Species of Doliihotis. In Proc, Zool. Soe. London, 1875, p. 651 et pi. 60. — Du NÊME. Addilional Notes on Dolichotis salinicola. Ibid., 1876, p. 401. — Brom. Vie des animaux^ trad. franc, de Z. Gerbe; Mammifères, t. II, p. 200. . £. 0.
miIilOIilJH. Voy. Salpes (Addenda à S, S"" série, t. XIV).
DOLIUM (Dolium Lamk) . Genre de Mollusques-Gastéropodes-Prosobranches, du groupe des Cténobranches, et type de la petite famille des Doliidôs.
Les Dolium, connus sous le nom vulgaire de Tonnes marines, sont caractériser par leur coquille mince, globuleuse, très- ventrue, cerclée par des cannelures transversales dccurrentes, jamais tuberculeuses, à spire très-courte. L*ouvertim' est oblonguc, très-ample, avec le bord columellaire canaliculé et le bord droil denté ou crénelé dans toute sa longueur.
L*animal possède une tête large et aplatie, pourvue de deux tentaculfê coniques assez allongés, à la base externe desquels sont insérés les yeux, et d'une grosse trompe très-allongée et rétractile. La radula porte sur cbaque rangée transversales sept dents aiguës dont les deux latérales sont eu forme de crocliets. Le pied^ très-large, très-épais, et muni antérieurement de deux lobes latéraux, n*oiïrc aucune trace d*opercule. Les glandes salivaires acquièrent nu développement considérable. Chacune d'elles se compose d*un lobe antérieur, de structure acineuse, et d*un lobe postérieur beaucoup plus volumineux, dont ks éléments tubuleux sout enveloppés par une membrane musculcuse. D*après Troschel, le lobe antérieur sécrète la salive proprement dite, tandis que le posté-
DOLLINGER (Les). 56!
rieor laisse échapper un li [uide corrosif renfermant une certaine quantité d*acide soUhrique et d*acide chlorhydrique (voy. dans ce Dictionnaire, 4* sér., vol. tf, p. 781).
Les DoOmm se rencontrent surtout dans les mers des régions chaudes. Seul, le D. qalea L. habite la Méditerranée. Sa coquille, de couleur fauve, atteint souvent de grandes dimensions. Ed. Lefèvrb.
XIKBK (Giorg). Médecin et botaniste, né à Ratschach, en Carniolc, le H avril 1794» mort h Idia le 16 avril i87â. Il vint à Vienne on 4818 pour y ^dier la chirurgie et la médecine, et y pratiqua la première de 1822 à 1842. A eette époque il alla occuper un poste de chirurgien à Adeisbcrg, puis en 1848 passa à Idria. Ce n*est qu'en 1851 qu'il prit le grade de docteur.
Dolliner s*est beaucoup occupé de botanique; il a publié un ouvrage trèsimportant sur la flore de la Basse-Autriche (Enunieralio planlarum phaneivjmicarum in Ausiria inferiori crescentium, Viennae, 1842), et rassemblé en Caroiole un vaste herbier qifil légua au Musée de la province. L. Un.
lèlXlKCiEB (Les).
Mniaiser (Johax!<(-Ig5atz-Joseph) . Médecin allemand, professeur à Bamkrg, médecin du prince-évéque Ludwig von Erthal, fut un praticien distingué, n mourut en 1800, laissant quelques opuscules académiques.
BèlliB^r (JoHAifR-lGiiATz-JofEPii). Fils du précédent, naquit à Bamberg leSi mai 1770, commença Télude des sciences naturelles et médicales dans sa ville natale, puis les continua à Wurtzbourg, a Vieime et à Pavie, grâce à la libéralité du prince-évéque de Bamberg. A Vienne, il apprit, sous Procliaska, à injecter les vaisseaux sanguins de petit calibre; à Pavie, il suivit renseignement diuique de J.-P. Frank et celui de Ant. Scarpa. A son retour, il soutint sa thèse intogurale sous la présidence de son père en 1794. Il fut nommé peu après professeur de physiologie et de pathologie à TUnivcrsité de Bamberg et conserva st ebaire jusqu'en 180 1 , en laquelle année sa ville natale fut annexée à la Bavière ^ rUniversité supprimée. En 1803 il devint professeur suppléant d*anatomie et <k physiologie à Wurtzbourg, en 1812, professeur titulaire. En 1818, il obtint ic grade de docteur en philosophie, puis en 1824 passa à Munich avec le titre ^professeur ordinaire d'analomie elde physiologie et devint, en 1826, directeur ^u Musée anatomique, et joignit à son enseignement celui de Tanatomie compa- ^. L'année suivante, il accepta les fonctions de secrétaire de la classe de mathématiques et de physique de TAcadémie de Munich. Il fut nommé conseiller médiat suprémey en 1836, et mourut à Munich le 14 janvier 1841.
Quoique partisan de la philosophie de la natui'e, Dôllinger était trop Télève ^ BarUi et de Prochaska à Vienne, et de J.-P. Frank et Scarpa à Pavie, pour ^icrifier la recherche expérimentale aux spéculations spécifiques. Il doit élre ^sidéré avec C.-F. Wolfl* et C.-H. Pander conmie le fondateur de Tembryo- H>gie moderne et comme Tun des micrograplies qui ont fait faire le plus de Progrès aux investigations histologiqnes. De plus, dès 1814, il fit i*cssortir dans ^ important programme la valeur et Timportance de Tanatoniie comparée Comme science auxiliaire de la médecine. Nous conuaissons de lui :
^ L Frmçmemim de eognoteendis et curandU quihusdam corporit humant timpliciOus affec- '^jii^Mt. Bambcrgae, 17^, iu-8*. — U. Fragmenta de doêibuê medicamenlorum et juêto