‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 2)Chapitre 48 sur 75 · L. Hx · texte numérisé non relu

L. Hx

DCBCC (Les deux).

Dnbno (Guillaume). Pharmacien de mérite, ^é â Sierville, près de Pavillj, le 29 janvier 1764, mort le 18 octobre 1837 à Rouen, où il était pharmacien de l'Hôtel-Dieu, membre de l'Académie, membre du Conseil de salubrité du d^rtement de la Seine-Inférieure, etc. Il a publié dans les Annales de chimie divers mémoires sur l'opium (1801), sur les^ sucres (1808 à 1811), sur les alcools (1815), etc., etc., des articles dans le Journal de pharmacie, un Mém. sur la falsificalion des farines lu à l'Acad. roy. des sciences le 29 sept. 1854, etexlr. dans Rev, médicale , t. IV, p. 264, nov. 1854, etc. Son fils a réuni la plupart de ses mémoires dans un volume publié à Houen (1857, in-8°).

Dubuo (Emile). Médecin, fils du précédent, s'est particulièrement occupé d'histoire naturelle. 11 exerça sou art à Rouen, sa ville natale, et fut envoyé eo 1851 en Angleterre par le Conseil sanitaire pour y observer le choléra. A son retour il publia un: Rapport adressé à V intendance sanitaire de Rouen sur le choléra'morbns observé à Sunderland, Newca^tle et les environs (Rouen, 1832. in^**, avec tableaux météorologiques). On a en outre de Dubuc des mémoires sur l'histoire naturelle. L. Hn.

DUBUISSOIV (J.-B.-Rémi-Jacquemn). Médecin français, né à Meulan, dans le département de Seine-et-Oise, en 1777, fit ses études à Paris, y prit le grade de docteur en 1812 et se fixa ensuite dans la capitale. 11 s'est fait connaître honorablement par des travaux sur l'aliénation mentale. Citons de lui :

I. Diss. inaug. sur la mante. Paris, 1812, in-8*. — II. Det vésanies ou maladies mentales. Paris, 1816, in-8*. — III. Observations d'une manie aiguë compliquée de syphilis. laJovn de méd. de Leroux, t. XX Vil, Bull, n» 5, p. 361, 1813. — IV. Dubuisson publia : J. B- Ciiomel. Plantes usuelhis, indigènes et exotiques. Paris, 1809, 5 vol. in-8*, fig., et Sic Venelte. Tableau de l'amour conjugal, Paris, 1810, et divers articles dans le Journal ^f médecine. L. Hs.

Dl'C (hibou). Le nom de Duc, presque toujours accompagne d'une

épithète (Grand- Duc ^ Moyen-Duc, Petit-Duc)^ désigne vulgairement des Rapaces nocturnes (voy. le mot Oiseaux de proie) qui sont représentés dans notre pa)*s par trois espèces de tailles très-diflërentes.

Le Grand-Duc ou Hibou grand-duc (Strix bubo L., Bubo maximus Fleni.), type du genre Bubo des ornithologistes modernes, atteint jusqu*à O^^^âO de long et, par sa force musculaire, peut rivaliser avec les Faucons. Il a un bec robuste, de couleur noire, des narines larges et arrondies, des conques auditives relativement petites, des disques faciaux irréguliers et médiocrement développés, une aigrette de plumes de chaque côté de la tête, de gros yeux d*un rouge orangé, des pattes courtes et solides, complètement emplumées, de même que les doigts, qui constituent de véritables serres et se terminent par des ongles acérés, des ailes et une queue de longueur moyenne et un plumage mou, léger et abondant. Ce plumage varie dans ses nuances suivant les localités et vivant Tâge des individus, mais offre toujours un dessin très-compliqué, formé par une multitude de raies, de stries et de taches grises, noires ou blanches, se détachant sur un fond jaune ou roussâtre. La femelle porte à peu près la même livrée que Je mâle, mais se distingue toujours, comme c'est la règle chez les Rapaces, par une taille notablement plus forte. Quant aux jeunes, ils ressemblent à la femelle, toutes proportions gardées, après avoirété revêtus primitivement d*un duvetd'un blanc sale.

Le Grand-Duc habite toute TEurope et TAsie septentrionale, et se rencontre aussi sur certains points de l'Afrique septentrionale; mais il n'est point partout sédentaire et, dans certaines contrées, il émigré à rapproche de la mauvaise saison. Il niche dans des creux de rochers, dans les crevasses des vieux murs, et pond deux ou trois œufs d'un blanc pur et de forme arrondie. A l'état snuvage il se nourrit de Lièvres, de Lapins, de Rats, d'Écureuils, de Perdrix, de Tétras, de reptiles et d'insectes, en un mot, de toute sorte d'animaux qu'il surprend dans leur sommeil ou qu'il poursuit d'un vol silencieux aussitôt que le soleil a disparu de l'horizon. Pendant le jour, il se tient d'ordinaire blotti dans quelque trou, les yeux mi-clos, les aigrettes rabattues et les plumes serrées contre le corps, et il ne quitte sa retraite que lorsqu'un danger le menace.

Le cri du Grand-Duc est une sorte de gémissement sourd et prolongé; il se fait entendre surtout au printemps, par les nuits claires, et a été pris souvent par les gens des campagnes pour l'aboiement d'une meute infernale.

Le Moyen-Duc (Strix olus L., Ottis vulgaris Flem., Asio otu» Sharpe ex L.) n'atteint guère que la moitié de la taille de l'espèce précédente, et appartient à un autre genre, appelé tour à tour Asio, Otiis et AUgolius, Ce genre diffère du genre Bubo par plusieurs caractères et entre autres parla grandeur des conques auditives qui s'étendent ici en demi-cercle, du niveau du bec au sommet de la tête, et qui sont munies d'un opercule membraneux, par la forme des disques périophthalmiques qui sont toujours irréguliers, mais plus nettement dessinés, et par la longueur des ailes dont la pointe dépasse Textrémitéde la queue. Chez le Moyen-Duc ou Hibou vulgaire, les adultes des deux sexes portent une livrée rousse, 'vermiculée de gris et de brun sur les parties supérieures du corps et rehaussée de taches oblongues ou dentelées sur les parties inférieures, et les jeunes qui viennent de naître sont revêtus d'un duvet brun, mélangé de roussâtre.

Cette espèce est répandue sur toute l'Europe et sur une grande partie de l'Asie. On la trouve pendant toute l'année dans plusieurs de nos départements, oîi elle niche dès les premiers joui*s du printemps tantôt dans des fentes de rocher» tantôt dans des nids abandonnés de Ramier, de Pie, de Corneille ou

d*Écureuil. Les œufs, de forme oblongue, sont d'un blanc pur» comme ceux du Grand-Duc. Quand les jeunes sont élevés les adultes se réunissent souvent en [letites troupes de sept ou huit individus qui se tiennent dans les forêts ou dans les bâtiments eu ruines et qui font lâchasse aux Mulots et aux Campagnols. C*est également avec des Rongeurs que les parents nourrissent leur progéniture, et il est extrêmement rare que le Moyen-Duc s attaque à des Gallinacés. Tout au plus achève-tril parfois une Perdrix blessée. En tous cas, les dommages qu'il peut causer ne sont rien auprès des services qu'il rend à Tagriculture.

Le Petit-Duc (Strix scops L., Scops giu Scop.) mérite davantage encore d'être classé au nombre des animaux utiles, car il ne se contente pas de détruire les souris, il purge aussi les bois et les champs des Hannetons, des Sauterelles, des Grillons, sans compter les chenilles et les larves. C'est un oiseau de petite taille, mesurant à peine 20 centimètres du bout du bec à l'extrémité de la queue et portant, à l'âge adulte, une livrée brunâtre, toute parsemée de raies et de taches noires, brunes, grises ou blanches. Le sommet de sa tète est orné d'une double aigrette, ses yeux^sont d'un beau jaune et ses doigts d'un brun jaunâtre.

Durant le jour, il se tient ordinairement caché dans le feuillage ou tapi sur uoe branche avec laquelle il se confond, grâce aux teintes brouillées de son plumage; mais, aussitôt après le coucher du soleil, il se met en campagne, et vole ça et là, à une faible hauteur au-dessus du sol. Au printemps, la femelle dépose ses ceois dans quelque crevasse et, quand les petits sont éclos, les parents les nourrissent et les élèvent avec beaucoup de sollicitude. Pris jeunes, ces oiseaux sont susceptibles d'une certaine éducation, s'habituent à manger dans la main et divertissent leur maître par leurs allures grotesques.

Par leur bec très-incliné, leurs narines petites et ovalaires, leurs disques périophthalmiques peu développés, leurs oreilles à fleur de tète et dépourvues d'opercules, par leurs doigts nus et par leur taille toujours faible, les Scops diOerenl ù la fois des Bubo et des Oius et ont été placés avec raison par Savigny dans un genre particulier. Ce genre renferme une vingtaine d'espèces qui se partagent elles-mêmes en races locales et qui sont réparties dans la nature actuelle sur toute l'étendue de l'Ancieu-Monde et sur la majeure partie du Nouveau-Monde, mais qui ne se rencontrent ni dans les parages du détroit de Magellan, ni en Océanie, ni sur le continent australien. Toutes ces espèces offrent la même physionomie que le Petit-Duc d'Europe et ne se distinguent que par les proportions des diverses parties du corps, les nuances et le dessin du plumage.

De mêmeà côlé du Grand-Duc dans le genre Bubo, et à côté du Moyen-Duc dans le genre Otus^ se placent d'autres formes telles que le Grand-Duc de Virginie (Bîibo virginianm Gm.), qui représente le Bubo maximus dans le Nouveau Monde, avec le Grand-Duc de Magellan (Bubo magellanicus Gm.), le Grand- Duc ascalaphe (Bubo ascalaphus Savign.) d'Egypte et d'Algérie, le Grand-Duc du Ciip (Bubo capensis Smith), le Grand-Duc de Coromandel (Bubo coromandui Lath.), le Moyen-Duc ou Hibou d'Amérique (Ottis ou Asio americanus Steph.j, le Moyen-Duc ou Hibou du Mexique (Otus ou Asio mexicanus Gm.) et le llibou brachyote (Otus brachyotus Forst. ou Asio accipitrinus Pall.).

Cette dernière espèce appartient à la faune des régions tropicales, tempérées et boréales des deux mondes, et se distingue du Moyen-Duc vulgaire par l'absence presque complète de touffes auriculaires. Nous en dirons quelques mots i l'article Hibou (voy. ce mot).

E. OUSTALET.

DICASTAING. 625

BiBUOGRAPUK. — BcFFOx. Htst, tioi., OUeaux^ t. I, p. 522, et v^W,. Pillot, 1850; Oiseaux, t. XIX, p. 271, 381, et Planche* enluminéegf 29, 455 et 450. — 7 emmiiuck. Manuel (Tornilholoffie, 2* édiL, t. 1, p. 98, 1820. — Declaho et Gerbe. OrnUhologie européenne^ 2* édit., 1. 1, p. 140, 1867. — Brkhm. Vie de* Animaux, Oiseaux, trad. franc, de Z. Gerbe, t. III, p. 504. — H.-E. Dbesseb. a BUiory of the BinU of Europa, 1871-1882, etc. E. 0.

L^ CAHF (Théodore-Joseph). Chirurgien distingué, ne à Bordeaux, le 5 janvier 1795, mort à Paris le 1" avril 1824. 11 ûtses premières études à Bordeaux. Commissionué comme chirurgien militaire en 1809, il fut successivement cliargé de divers services de ce genre aux hôpitaux de Strasbourg, et du Yal-de- Grâce, à Paris. De 1813 à 1815, il fut attaché au service de santé de la garde impériale, puis de la garde royale. Doclcur de la Faculté de médecine de Paris eu 1815, il présenta, en 1820, à TAcadémie ou Société de médecine de cette ville, un instrument ingénieux, propre à replacer le cordon ombilical prématurément sorti. Cette invention valut à l'auteur un rapport favorable du célèbre Deneux et Tadmission du jeune docteur parmi les membres de TÂcadémie de médecine. Du (^mp consacra avec ardeur un géuie inventif, un rare talent d*obscrvation et une dextérité prodigieuse, à Tétude, encore neuve, et au traitement des maladies des organes respiratoires et des voies urinaires. L*un des premiers, il perfectionna les méthodes et les appareils, alors très-insuffîsants et très-imparfaits, pour guérir ce dernier genre d'affection. L*un des premiers il imagina de saisir les calculs dans l'intérieur de la vessie, au lieu de fendre les organes extérieurs à Taide de la périlleuse opération que présentait la taille de la pierre. Les brillants succès que Du Camp avait atteints par ses écrits et par sa pratique allaient conduire rapidement le jeune chirurgien à la réputation et à la fortune, lorsqu*il vînt à mourir subitement (Biogr. Didot). Du Camp était le père de Maxime Du Camp, le célèbre auteur de Paris, ses organes, etc. Les principaux ouvrages de Du Cump sont :

1. De* polype* de la matrice et du vagin. Th. inaug. Paris, 1815, in-4*. — H. Recherche* pratiques sur les dé*ordres de la re*piration, traduit de l'anglais de Robert Brie. Paris, 1819, in-8». — III. Peut-on rapporter les symptômes de Vatthme périodique aux anévrysme* du cœur? (Extrait du Joum. gén. de méd., octobre), Paris, 1819, in-4». — IV. Des effets de la compression, elc. ^Extrait du même journal, septembre), Paris, 18*20, in-8*. — V. Réflexion* criiique* *ur un écrit de M. Chomel. Paris, 1820; in-8*. — Yl. Encore deux dictionnaires de* sciences médicales [Extrait du Joum. de méd., février). F'aris, 1821, in-8*. — VU. Traité des rétention* d'urine, Paris, trois éditions in-8*; la première est de 1822. ^ L. Hif.

BIJCASSË (Jean-Mârie-Auguste). Né à Toulouse, le 26 avril 1786, ce chinirgien distingué commença ses études médicales à Montpellier et vint les terminer à Paris oi^ il fut reçu docteur en 1807. 11 devint ensuite professeur adjoint et plus tard professeur titulaire à TÉcole de médecine de sa ville natale, secrétaire de la Société médicale qui y siégeait, membre de l'Académie des sciences, etc. Il moarut à Toulouse le 7 mai 1859, laissant la réputation d'un des meilleurs praticiens du Midi. Nous connaissons de lui :

I. Di*s. inaug. sur la carie du corp* des vertèbres. Paris, 1807, ioA'. — II. Mémoire* et observations de tnédecine et de chirurgie. Toulouse, 1821, in-8*. — III. Discours sur les qualité* elles devoirs de l'opérateur. Toulouse, 1829, in-S". — lY. Éloge de Larrey, 1829. — Y. Mémoire* et ob*ervalion* de médecine et de chirurgie^ 1841, in-8*. — YI. Rapports sur les travaux de l'École préparatoire de médecine de Toulou*e, pendant le* année* 1840 à 1845. — YII. Articles dans le Journal de médecine ^ le Journal complémentaire, etc.

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