DURILLON
Chambre des Comptes et d'intendant des llnances ; enGn Jean Darel embrassa U profession de son père.
Louis Duret a écrit les ouvrages suivants, lesc^uels n*ont été imprimés qu'après sa mort :
L Hippocratiê Magni Coacœ prœnotionet Interprète et enarraiore L. ïhtreto,
Parisiis, 1588, in-fol.; 1621, infoL; Arpeniine, 1653, in-8*; Lutetise Parisiorum, 1658, in-fol. ; Genevse, 1665, in-fol. — II. In Magni Hippocratiê librumde humoribuM purgantUttu, et in Hbroê tret de Diœta acutorum commentarii. Parisiis, 1631, in-8* (cet ouvrage a été mis au jour par Pierre Girardet). — III. Advertaria^ $ive ectiolia in Jacobi Holberii libroi de morbis internis Parisiis, 1571, in-8* (ouvrage publié par Jean Doret). A. C.
Daret (Jean), fils du précédent. Il naquit à Paris en 1563, fut reçu docteur le 4 septembre 1584, et mourut le 31 août 1629 frappé sur le Pont-Neuf d'une attaque d'apoplexie. Ses cendres reposent sous les dalles de Saint-Gennainl'Auxerrois. 11 eut l'honneur de remplacer son illustre père dans la chaire du Collège royal et d'ôtre premier médecin de Marie de Mcdicis. Pierre de PEstoîle raconte, à la date du mois de mai 1604, un fait assez curieux po^r être reproduit ici : ff Au commencement de ce mois coururent à Paris des chiens enragés, qui effrayèrent le peuple et en mordirent tout plein, entre autres le banquier de Sanzay, qui, sortant de sa maison près du cimetière Saint-Jean, pour aller à It messe, en fut mordu d'un à la jambe, laquelle M. Duret le médecin lui fit cerner, inciser et accoutrer tout h l'heure; puis l'envoya à la mer qu'on tient être le souverain remède à cette maladie ; comme aussi le dit Sanzay en guérit. On fit faire défense par la ville, sous peine de cent écus d'amende, de laisser sortir aucuns chiens des maisons, et qu'on eut à tuer incontinent ceux qu'on trouverut par les rues: ce qui fut observé et entretenu à la mode de Paris » (Joum. de P. de VEstoUe, édit. Michaud et Poujoulat, grand in-8<^, p. 376). Jean Duret fut marié à Marie-Henée Lhuillier, fille de Nicolas Lhuillier, président de la Chambre des comptes.
DUBlLLOa. Presque tout ce qui a été dit à l'article Cor est applicable ao durillon. A quelques différences près, même composition anatomique, même étiologie, même traitement. Le durillon résulte comme le cor d*un épaissis^ sèment et d'un tassement circonscrits de la couche épidermique, mais sur une plus grande étendue, sans tête ou clou déprimant le derme et y formant une sorte de logette. Les contours sont généralement moins bien délimités. Beaucoup de durillons se rapprochent du cor en ce qu'ils sont d'autant plus épais qu'on les examine plus près du centre; mais on en rencontre de très-larges qui ont sensiblement la même épaisseur dans toute leur étendue, et présentent, quand ils sont enlevés, l'apparence d'un morceau de cuir mince ou de parchemin. C'est ce qui se voit surtout à la plante des pieds, où il n'est pas rare de les voir se multiplier et se rejoindre jusqu'à couvrir d'une seule nappe presque toute la région métatarso-phalangienne. U s'en produit assex i'rcquemnient sur la partie postérieure du talon, le long du bord interne et du bord externe du pied au niveau des têtes des métartasiens correspondants. Quand le durillon, bien délimité, sicge sur la partie supérieure de l'articulation meta* tarso-phalangienne du gros orteil, il prend vulgairement le nom d'oignon. Sa consistance, eu égard à son épaisseur, dépend, comme celle du cor, d'un état hygrométrique; il se ramollit quand le pied est en sueur, se boursoufle dans un bain, etc.; mais, si on néglige trop longtemps de le couper, il peut prendre la consistance de la corne {yoy. Corne).
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Les durillons, quoiqu*ayant leur siège de prédilection aux pieds, sur les parties soumises à des pressions plus ou moins larges, peuvent occuper bien d'autres parties du corps, en rapport surtout avec le genre d'occupation des sujets. En ce qui concerne les mains, où ils sont assez fréquents, on devra consulter l'article Main, paragraphe Hygiène professionnelle, p. i61. En outre» rinfluence de certaines professions sur la production de durillons en diverses parties du corps a été notée au nom de ces professions mêmes.
Nous n'aurions rien à dire du diagnostic du durillon, si nous n'avions vu des malades, des médecins même, en présence d'un gonflement douloureux de l'articulation métatarsienne du gros orteil, hésiter entre le diagnostic d'un oignon commençant et celui d'une fluxion goutteuse. Dans cette région eneflet, où l'articulation et la peau sont en contact direct, la pression continue de la chaussure, bien avant de déterminer la formation d'un durillon, produit une tumélaction et une douleur articulaires persistantes sur la nature desquelles on peut quelquefois hésiter. L'opinion du médecin sera bien vite fixée par l'exa^ meu attentif de la lésion, des circonstances dans lesquelles elle s'est produite et de la santé habituelle du sujet.
Le traitement des durillons est le môme que celui des cors. Toutefois, nous devons faire une remarque. Le plus souvent, les premiers sont éloignés des articulations et peuvent conséquemment être soumis, sans courir les mêmes dangers, à l'emploi des caustiques. Or, les caustiques, quand ils réussissent, ont un avantage dont on ne tient peut-être pas assez compte : ils substituent à une surface cutanée en puissance de prolifération épidermique une surface cicatricielle incapable de reproduire le mal. Nous voyons encore deux personnes guéries radicalement, il y a plus de vingt ans, de durillons de la plante des pieds, très-douloureux et repullulant avec une extrême rapidité, par une cautérisation linéaire périphérique au moyen de caustique de Vienne, aidée de quelques coups de caustique Filhos après le détachement des bords de la callosité. Avec les modes de pansement dont on dispose aujourd'hui, cette opération n'expose guère à des accidents consécutifs, pourvu que le malade veuille s'astreindre à un repos assez prolongé. A. Dechâmbre.
BVBIIVCSE (Louis). Médecin d'origine allemande, né en 1790, reçu docteur à Gottingue en 1812 et autorisé en 1829 à exercer en France, se fixa à Paris, où il pratiquait encore son art vers 1850. On a de lui :
l, Expotition de la doctrine médicale allemande, Paris, 1827, in-S». — II. Monographie de la goutte et découverte du moyen de la guérir. Édil. 2. Paris, 1829, gr. iii-8». Nouv. édit. Paris, 1835, in-8». — III. Monographie du rhumatisme ou études nouvelles des affeolions rhumatiêmaleê récentes, invétérées, externes et internes, etc. Paris, 1830, iii-8*. Moût. édit., ibid., 1835, in-8». — IV. Observ. et notes sur le choléra-morbus oriental. Paris, 1831, in-8». — V. Un dei-nier mot sur le choléra oriental, Paris, 1832, in-8*. — yi. De Phomœopathie ; nouveau système en médecine, ses avantages et ses dangers. Paris, 1834, in-8*.