INDICATION
MS rusBB 9*tCMàKnLhW b'iau
»■ LA tsnii.
Pont d'Aanières, amont da eoUecleur
Débouché du collecteur de Clichj. .
«... , ( Bfm droit
Chchj. aval \ u^ j^jj ^^^^^
du collecteur. ( b^„ ^^^^^ ^
Saint-Ouen, bras droit
Saini-DeoU, bras droit, amont du collecteur
Débouché du collecteur départemental
Saint-Denis, bras droit, aTal du collecteur et du Groult
Épinaj, bras droit
Béions, toute la largeur du courant.
Narly, bras gauche, amont du barrage
Marly, aTal du barrage
Sainl-Cermain
Maiions-Ufflttc
Conflans
Poissy
Triel
Meulan
Mantes
Vemon
Rouen
AZOTE non encore
tranaformé en sels
ammo-
nlacaoi vola-
tib ou aaote
organique
eiprimé
en grammes
par mètre cube
ou 1000 Ulres
d'eau (analyse de
grammes.
AZOTE (oui y
pris les sels ammoniacaux Tolatila ex*
primés en grammes
par
mètre cube
(analyses da
et 1874).
grammes.
OXTGÊi'«£
dissous
eipriflué an
eantinétras
cnbat
par litre
d*eau.
cent, cubes.
OBSERVATIQRl
Le bras gauche, tôtmé par llle Saial- Denis, présents, I la hauteur d'Épinay, les doiei sii- ▼antes :
Axote organique.. 0,35 — loul. . 1,90 e. c Oxygène . . . 5iOO
De ces chiffres il résulte donc que Teau est profondément altérée par à» matières organiques fermentescibles dans toute sa largeur de Clichy à Saint-Oaeflt tout le long de Tile Saint-Denis sur le bras droit entier, et retrouve» à ce poio^ de vue, le même état qu*à Âsnières, entre Oezons et Marly ; que, dans ce derni^ parcours, elle est encore chargée de matières azotées minérales; qu*en outre cette eau, dépouillée progressivement de son oxygène jusqu'à l'extrémité i^
llie SaÎDt-Denis, conserve une aération absolument insuffisante jusqu'à Marly et la delà, reprend le titre d*Asnières seulement au delà de Maisous-Laffîtte et n arrite à une bonne qualité que vers Meulan. En ce point, l'eau se trouve fégénérée à la fois par la transformation de ces matières organiques azotées en mlières minérales et par la récupération de Toxygène qu'elle avait perdu par k fionnentation.
Celte oiquéte de 1874 n*a été que trop souvent contirmée depuis par des opérîences d'un autre genre.
Dans ses études sur l'altération de la Seine, poursuivies pendant dix-huit mois (juin 1875 à janvier 1876), sur les divers points de la Seine compris entre Corbeil et Uonfieur, Gérardin a démontré, d'après les variations du titre oxymétrique de l'eau, que l'infection causée par le déversement du grand égout coUecteur s'étendait sur un parcours de 88 kilomètres, c'est-à-dire jusqu'à Vantes oh. le fleuve est revenu aux mêmes conditions de pureté qu'au Port à l'Anglais, situé à iO kilomètres en amont de Paris; le maximum d'infection enste à Chatou à 23 kilomètres au-dessous de l'embouchure du collecteur, et b Seine doit encore parcourir 65 kilomètres et recevoir les eaux assez pures de h rivière de l'Oise pour que son assainissement spontané soit complet.
Les recherches toutes récentes d'Albert Lévy (avril 1883) établissent que le Utie oxymétrique aurait encore diminué sur quelques points de ce parcours, notamment à la hauteur de Maisons et de Poissv.
Hais c'est surtout l'extrême degré de contamination du fleuve au-dessous du dâxradié du grand collecteur à Clichy qui a été mise en évidence par les analyses les pins modernes et les plus variées : celles de Neuville reconnaissant par le miczascope sa pauvreté en algues et sa richesse eu principes de fermentation putride; de Fauvel et Proust démontrant, par leur culture dans la gélatine le chifire énorme des bactéries recueillies en aval du débouché du collecteur; do Daremberg établissant qu'à ce niveau la moyenne des matières organiques dépasse % milligrammes par litre.
En résumé, considérée au point de vue de Talimentation, l'eau de Seine a tODtre elle : 1® son peu de limpidité due à la présence de cette quantité considérable de limon qui lui vient surtout de la Marne, quantité telle tpe l'eau est louche ou trouble à peu près un jour sur deux (en moyenne ceot soixante dix-neuf jours par an); 2® sa richesse, malheureusemeut toujours croissante, en matières organiques, soit dans la traversée même de la ville, soit ^ amont, soit en aval, en raison de la multiplication des établissements insalubres et surtout du déversement en Seine des égouts de Paris; 3° enfin sa température soumise aux variations saisonnières les plus considérables. Cette eau, eu ^et, se refroidit à peine en été et se réchauffe fort peu en hiver dans le parcours des conduites. De 1856 à 1861, pendant la période des grands froids, la ^pémture de l'eau de Seine, de 0 degré environ à son point de départ, s'élevait ^ peine de 1 degré à 1^,50 pendant son trajet jusqu'au lieu de distribution; <l'après les recherches faites par le service des eaux en cette même période ^ six ans, cette température atteint jusqu'à 27 degrés centigrades au moment ^«ft grandes chaleurs. Elle s'est élevée :
degrés.
Eo août 1856, à -t- 24,50
En août 1857, à + t25.50
Eo juin 1858, à -+- 27,00
En joUIet 1859, à -fr- 27,00
MCT. inc. t s. XXI. 14
Cette température diminue à peine de 1 degré à 2 degrés et demi, quand Teau est recueillie dans des réservoirs abrités, ou soustraite au contact de Tair par des canalisations souterraines longues parfois de plus de 5 kilomètres.
Aussi, durant plusieurs mois de Tannée, de juin à septembre, la température élevée de Teau de Semé en fait une boisson fade et souvent iiKligeste; quelle différence entre les fontaines qu'elle alimente et celles de certaines villes, de Rome, par exemple, où, en plein été, alors que le thermomètre atteint +36 degrés, les aqueducs des eaux Felice, Virgine, Argentine, etc., apportent une eau limpide et fraîche dont la température ne dépasse pas + 15 d^résl ' Hais le plus grave inconvénient de cette élévation delà température de Teau de Seine, c'est défavoriser la fermentation des matières organiques, d'où son odeur putride dès qu'elle est renfermée dans des réservoirs, et l'impossibilité de la conserver sans altération dans les appartements.
Et c'est pourtant de la Seine que la plupart des riverains, surtout en dehors de Paris, tirent ou plutôt reçoivent l'eau qu'ils boivent! La carte de Mille montre en face des ouvertures d'égouts et des ruisseaux d'urines, de vidange, les nombreuses prises d'eau pour la distribution à domicile. I^a banlieue de Paris et la plupart des forts sont alimentés par des refoulements d'eaux empruntées soit à l'amont (Choisy), là où commence à s'accentuer l'infection du fleuve, soit à l'aval, à Saint-Ouen (au-dessous du grand collecteur), où cette infection est arrivée à son plus haut terme !
11 importe à tous égards de modifier cet état de choses déplorable ; un assainissement complet de la Seine est nécessaire non-seulement à l'hygiène de la ville et de la banlieue, mais même à la sécurité de la place forte. En effet, au point de vue de l'alimentation en eau, un système contenu tout entier, sinon dans l'enceinte de Paris, du moins dans ses défenses eflectivcs, offre seul des garanties en temps de guerre. Il est très-important que, dans l'ensemble de distribution d'eau de la ville, une partie présente ce caractère, et il faut même que ce soit une partie assez considérable pour pouvoir suffire à la rigueur |)endant quelques mois.
Cet assainissement s'impose en raison même de la valeur naturelle des ressources alimentaires que le fleuve fournirait à Paris. L'eau de Seine, en effet, bien que renfermant un chiffre de principes minéraux légèrement supérieur à celui des grands cours d'eau voisins : Loire, Garonne, Rhône, Saône, Rhin, Moselle, rentrerait néanmoins sous ce rapport, et en bon rang, dans la catégorie des eaux de rivière potables; son degré hydrométrique moyen ne s'élève qu'à 18 degrés. Il faut donc intervenir et, sans aller bien loin, il suffit, pour réussir, d'appliquer les prescriptions législatives.
En France, plusieurs ordonnances royales et arrêts du conseil interdisent de troubler les eaux des rivières. Nous citerons l'ordonnance des eaux et forêts d'août 1669, les ordonnances royales du 16 décembre 1672, du 20 février 1773, les arrêts du conseil du 24 juin 1777, des 17 et 23 juillet 1783. Toutes ces ordonnances, tous ces arrêts, qui ont encore, sans exception, force de loi, portent qu'il est défendu sous peine d'amendes de jeter dans la Seine ou dans les autres cours d'eau « aucunes ordures, immondices, gravois, pailles et fumiers »• Les lois des 22 décembre 1789 et 16-24 août 1790 permettent aux autorités départementales et municipales de pourvoir à la conservation des rivières et d'intervenir quand les eaux deviennent une cause d'insalubrité. Une décision miaistérieHe en date du 24 juillet 1875, visant l'avis du conseil général des
pouU et chaussées, a rappelé ces prescriptions et recommandé leur application dans les termes suivants : t L'ordonnance du roi eu date du 20 février i775 et l'arrêt du conseil du 34 juin 1777, qui interdisent de jeter dans la Seine des liquides on des immondices, ou déjections quelconques susceptibles de rendre ses eaux insalubres et impropres aux usages domestiques, doivent en principerecevoir leur application 9.
La commission teclmique d'assainissement de Paris, constituée en 1882, et dont nous rappellerons plus loin les travaux, était donc en droit de regarder l'État comme suffisamment armé pour donner suite à l'article 33 de ses réso* hitioBS, ainsi conçu : « U y a lieu de demander au gouvernement de prendreles menires nécessaires pour interdire la projection des eaux impures dans l& cours de la Seine et de la Marne, dans la traversée des deux départements de 1» Seine el de Seine-et>Oise ». Grâce à l'élan donné par cette commission, et aui renouidlement de ce vœu par l'Académie de médecine (septembre 1884), oa panût entrer aujourd'hui dans la réalisation pratique de ces souhaits si légitimes. Le pnjjet qui a été étudié et récemment formulé par la direction des travaux oMUÎste essentiellement dans l'établissement de collecteurs sur les deux rives de la Seine, soit en aval, soit en amont de Paris, de telle sorte que les eaux des ^ts des établissements insalubres soient détournées du fleuve et recueilliesdans des collecteurs latéraux. Ces eaux seraient ensuite refoulées par des machines élévatoires, soit sur des terrains que la ville a affermés de l'Assistance publique, en amont de Paris, à Créteil, soit sur les terrains d'Achères, en aval, terrains qui viennent d'être mis dernièrement à la disposition de la ville pour y continuer l'expérience d'épandage des eaux d'égout entrepris à Gennevilliers.
B. Marne. La Marne, qui contribue, par les matières limoneuses dont elle* est chai^, à donner aux eaux de la Seine l'aspect trouble qui leur est si souvent reproché, fournit à Paris, avant son embouchure dans le fleuve, unesomme quotidienne de 43 000 mètres cubes d'eau élevée par les machines de^ Saint-Haur, et refoulée jusqu'à Ménilmontant dans un bassin voisin de celui qui. t«çoit les eaux de la Dhuis et du Surmclin.
Malgré son parcours souterrain assez long, cette eau arrive encore chaude,, ce qui était, il y a quelques années, son principal défaut; son titre hydrotimétrique, en effet, est très-convenable, car il varie de 19 à 23 degrés ; et, d*autre part, d'après les recherches micrographiques faites par Neuville, en 1880, elle ^enfermait une quantité convenable d*algues vivantes, peu d'infusoires et une proportion modérée de débris organiques. Malheureusment cebou état de choses échangé; aujourd'hui, de l'asile de Ville-Evrard seulement jusqu'à la Seine,. U Marne reçoit 20 égouts et contribue ainsi notablement, pour sa part, à Taltératbn du fleuve par excès de matières organiques.
G. Ourcq. Le décret du 1 9 mai 1 802, qui prescrivait la construction d'un canal <le dérivation destiné à amener la rivière d'Ourcq dans un bassin de La Yiliette, décret qui n'a guère été réalisé qu'en 1825, était, pour Tépoque surtout, de la. plus grande importance ; c'était mettre à la disposition de la ville une quantité d'eau trente fois plus considérable que la totalité de celle qui était jusque-lù distribuée, et qui aujourd'hui l'emporte encore eu quantité (105 000 mètres cubes par vingt-quatre heures) sur toute autre dérivation ; c'était pourvoir d'eau toutes ces fontaines monumeutales élevées depuis deux siècles, ne servant que de décor et faisant d'autant ressortir la pénurie d'eau de la ville. Mais il importe
de noter que cette dëriyation de la rivière d'Onrcq avait aussi un tout autre but et le principal peut-être : la création, non-seulement d'un canal navigable entre son point d*origine et la capitale, mais encore, à Paris même, celle d*un important réseau de navigation ayant pour centre le bassin de La Villette et pour principaux embranchements les canaux Saint- Denis et Saint-Martin, dont la construction allait réduire, de trois jours à quelques heures, le temps nécessaire aux bateaux pour remonter de Saint-Denis à Paris.
Cette dérivation n'offre donc, au point de vue de l'hygiène bromatologique, aucune des garanties des eaux de source, qui d'abord sont soigneusement choisies, ce qui, dans l'espèce, n'a pas été fait, et ensuite protégées dans leur parcours contre toute chance de contamination, ce qui ne Ta pas été davantage. En voici les preuves :
Les sources de TOurcq prennent naissance dans des vallées tourbeuses où leur eau contracte en été une saveur désagréable; autre inconvénient, elles traversent des terrains gypseux. La nécessité de maintenir un niveau suffisant pour les besoins de la batellerie a rendu moins scrupuleux sur le choix des rivières : Ck)llinance, Gergpgne, Therouenne, Beuvronne, qui alimentent ce canal, et dont les eaux, très-calcaires, élèvent, au total, à 30 le degré hydrotimétrique de l'eau d*Ourcq; son parcours à ciel ouvert sur une longueur de 98 kilomètres, ses chances de pollution par les immondices de la population riveraine et du personnel de la batellerie, si active sur ce canal, la rendent surtout suspecte de contamination par des matières organiques.
D'après un rappoil i^écent (2 avril 1884) de l'ingénieur en chef des eaux de Paris, il est établi que, pour sa distribution dans la capitale l'eau d'Ourcq est prise actuellement, non plus, comme autrefois, à sa sortie du bassin de La Villette, où les chances de pollution atteignaient leur maximum, mais en amont de ce bassin, où elles sont naturellement moins complètement contaminées.
Il n'eu reste pas moius certain que tous les autres inconvénients signalés ci-dessus existent toujours, et, comme l'établissait déjà Dumas dans son rapport du 18 mars 1859, que l'eau du canal de l'Ourcq n'est pas « vraiment digne, par sa pureté, d'être affectée aux usages domestiques d'une grande cité ; elle est trop chargée de sels calcaires ; elle est trop exposée, par son parcoui*s à ciel ouvert, par son affectation aux besoins de la navigation, et par la lenteur de sa marche, à recevoir et à conserver des impuretés inquiétantes ».
Si l'on ajoute que la température des eaux de l'Ourcq est aussi froide en hiver, aussi chaude en été que celle des eaux de la Seine, on comprendra mieux encore qu'elles aient été l'objet d'une réprobation spéciale consacrée par le paragraphe 1*' de l'article 24 du règlement de 1882 sur les abonnements avec la Compagnie des eaux : « Les eaux d'Ourcq sont exclusivement réservées, en dehors des services publics, aux l)esoins industriels et aux services des écuries, remises, cours et jardins ».
Cette eau d'ailleurs eût-elle été excellente, qu'il était difficile, avec elle seule, de répondre aux besoins domestiques de la population, car aboutissant, à Paris, à un réservoir situé à 25 mètres au-dessus du niveau d'étiage de la Seine, soit 51 mètres environ au-dessus de la mer, elle ne peut parvenir aux étages supérieurs que dans les parties basses de la ville ; le plus souvent elle n'arrive qu'aux rez-de-chaussée.
La portion haute de Paris n'avait en somme pour ressource, en 1858 (HausswaûD, 2* Rapport du i6 juillet 1858), que le produit des macliines élévatoircs
de Chaillot, des conduites d'Ârcueil et de Belleville et du puits artésien, soit par jour 25 000 mètres cubes, le cinquième de ce qu*il fallait.
2* Eaux de sources. Ce fut un des points principaux des réformes accomplies en ces dernières années que la substitution de bonnes eaux de sources à celles de la Seine et de TOurcq, qui^ chaudes Tété, froides riiiver, troubles ou louclies en toute saison, étaient en outre de plus en plus gâtées par les résidus de Tindustrie et les déjections humaines.
Ce retour au passé méritait d*étre célébré comme un progrès : « On a pris en dédain les travaux liydraulicfues des peuples qui, ne connaissant pas la machine à vapeur, ont construit à grands frais des aqueducs fermés pour amener aux villes leau des sources lointaines. L'erreur et la barbarie ne sontelie pas, au contraire, du côté de ceux des modernes qui regardent comme le dernier terme du progrès de faire monter chaque mètre cube d'eau par la combustion d'une certaine quantité de charbon, de soumettre Talimentation d'une grande ville aux chances de dérangement de machines compliquées, et de livrer aux consommateurs une eau mêlée de matières étrangères, et qu'à cause de sa température élevée on ne peut boire six mois sans dégoût? La meilleure application du savoir et de la perfection véritable n'est-elle pas, au contraire, chez les Romains, auteurs de ces magnifiques aqueducs, fleuves suspendus d'eau pure et toujours fraîche, un bienfait éternel que ne peut interrompre une roue qui se brise ou un foyer qui s'éteint? » (Haussmann, Premier mémoire sur les eaux de Paris, 4 août 1854, p. 25.)
C'est à Belgrand que revint l'honneur d'inaugurer ce programme et même de l'accomplir presque entièrement au point de vue de l'approvisionnement de Paris en eau potable.
Son premier soin fut de s'enquérir de la valeur des différentes sources du bassin de la Seine qui, au point de vue des matières minérales, peuvent se classer ainsi par ordre de pureté :
Degrés hydrotimétriqttM.
1* Sources d« cranite du Monran, de 2,00 à 7,00
2* Sources des sibles du green-êand et du terraiu cnHacé io-
férieur 7,00 à lt,00
3* Sources des grès de Fontainebleau 6,00 à 22,00
. I Sources de riofra-lias 11,00 à 19.50
I Sources de la craie blanche 12,00 à 17,80
5* Sources de la craie mirnense 11,50 à 12.00
6* Sources du calcaire à entroquea 1S,90 k 21,50
f Sources du calcaire rie Beauce 17,00 à 25,00
7* ; Source!» de la craie recouverte de terrains tertiaires. . . 17,00 à 27,60
' Sources des calcaires oolithiqnes durs 17,50 h 26,00
8* Sources des marnes vertes, partie non gjpsifc're 19,60 & 30,00
9* Sources de l'argile plastique 20.00 à 35,00
10' Sources des calcairfr» oolithiques marneux 21,50 k 34,00
11* Sources des terrains tertiaires entre les marnes Tertes et
rargile plastique 21,50 à 46,00
12» Sources du lias . 27,50 à 120,00
13* Sources des marnas vertes, partie gypsifére 23,00 à 155,00
Diaprés cette analyse, le sulfate de chaux ne se trouve en quantité notable que dftns les eaux de sources qui sortent des terrains tertiaires compris entre les marnes vertes et l'argile plastique, et seulement dans la partie de ces terrains qui correspond à la grande lentille de gypse du bassin parisien, entre Heulân et Château-Thierry.
C'est dans les terrains de la craie blanche que se Irou^enV \e& «oxxxci^ \«^
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Ré^tUmHfêt f^U, *l#/fii /|iie h même quantité dcan de Semé en contient Ir M^/^, fi^l^^; «H r^net do laboratoire de Montsonris, et jusqi'à
% llliUf/â. U tUn^nlUm d« h Wiiiyt, décrétée dès le 20 avril 1860, à la suite F /Jj^///// éh Ihimii9, uni I l'arif 22 000 mètres cubes d*une eau l^èrement
inférieure comme limpidité et titre hydrotiméirique (24 degrés) à celle de la Yamie, mais d^ailleurs excellente, et offrant les mêmes avantages que celle-ci an point de me de la fraîcheur et de la pureté en ce qui concerne les souillures organiques.
Dans son parcours en aqueduc de Parquy à Paris, sur une distance de plus de 130 kilomètres, Teau de la Dhuys ne gagne pas plus de deux degrés de chaleur en été, n*eu perd pas plus d*un en hiver, en sorte que sa température, variant à Pttqoy entre lOetli degrés, oscille à Paris entre 7 et 15<',70, c*est-à-dire entre les extrêmes thermiques de Teau fraîche ; Belgrand s'en est assuré lui-même pir trois années d'observations (1867, 1868, 1869).
C. Arcueil. Indiqué par les vestiges de Faqueduc romain qui, au commencernait de Tare chrétienne, amenait aux thermes de Julien une partie de la rivière de Rungis, l'aqueduc moderne d'Ârcueil fut édifié de 1615 à 1624 pour condoirs ees niêmes eaux au Cliâteau d'Eau de l'Observatoire.
AÎDsî protégée, l'eau d'Arcueil arrive à Paris avec sa fraîcheur et sa limpidité imtîales.
Elle gagne même en pureté durant ce court trajet, s'il est vrai, comme l'ont constaté Boutron et llenry, que cette eau prise à Rungis même, origine <ies premières sources, renferme une quantité de bicarbonates alcalins et calcures, presque double de celle que contient l'eau prise au Château de TObservatoire. De cette différence, suivant le point de prélèvement des échantillons, ^ève la différence des titres hydrotimétriques 28 et 57^,5 attribués à l'eau <i* Arcueil par les divers observateurs.
Ces eaux, bien qu'un peu dures, seraient en somme, vu leur pureté relative ^n matières organiques, très-précieuses pour les usages domestiques ; malheu- (^eusement la quantité en est insignifiante, ne s'élevant guère au-dessus de ^€00 mètres cubes par vingt-quatre heures.
D. Bdlevilie, Ménilmontant^ PréSaint-Gervais, Pendant des siècles, ces
^^u provenant, sous le titre de sources du nord, des nappes des collines de
^leville, Ménilmontant, Pré-SaintrGervais, ont été presque la seule ressource
^ la population de la rive droite de la Seine. Elles ont alimenté les premières
^taines de Paris (fontaine Saint- Lazare, fontaine des Innocents), elles étaient
^rès-appréciées, et d'ailleurs il fallait bien s'en contenter; aujourd'hui, leurs
^<|ueducs sont à peu près détruits, et cette ruine est peu ragrettable. Ce sont, en
^et, des eaux séléniteuses, atteignant des titres hydrométriques qui varient de
70 à 130 degrés, et qui doivent être considérées comme absolument impropres
aux usages domestiques; c'est ce qu'indique depuis longtemps le nom de la
{'rincipale fontaine qu'elles alimentaient : Mauhuée (mauvaise lessive).
3* Puiti* Nous mettons à part les puits artésiens, ceux de Grenelle et de Passy, <iont les eaux, d'une température à peu près constante de 27 et 28 degrés, sont remarquables par leur pureté hydrotimétrique ; Belgi*and, qui pendant plus de ^is ans a fait l'analyse de l'eau de Grenelle tous les huit jours, a constaté ime seule fois le titre 12*,15; presque tous les chiffres de son tableau sont Compris entre 9 et 10 degrés. Alimentées par les infiltrations de la bande de saUe de green-sand qui traverse le bassin de la Seine des bords du Loing au pied des Ardennes, ces eaux, privées d'oxygène et légèrement alcalines (Dumas, apport delà Commiuion spéciale des puits artésiens. Paris, 1861), peuvent ^ considérées comme les meilleures pour les usines, comme convenables è Ums les usages publics, et même comme susceptibles, moyennant quelques pré-
cautions, d'entrer dans les usages domestiques en concurrence avec toute autre eau potable ; mais leur température élevée ne permet de les distribuer que mélangées à des eaux plus fraîches; elles n*ont d'ailleurs aucune importance au point de vue de Talimentation de Paris, leur débit quotidien n'étant pour ces deux puits que d'environ 5000 mètres cubes.
Quant aux puits alimentés par les nappes d'eau les plus voisines de la surface du sol, et qui seraient de 30 000 environ, ils ont joué un rôle considérable dans l'alimentation de Paris, à l'époque où la ville ne recevait que l'eau d'Arcueil et celle des sources du Nord qui, au total, ne fournissaient guère qu'un litre par jour et par habitant ; ces puits d'ailleurs, on en comprend la raison, fournissaient alors une eau bien plus pure qu'aujourd'hui.
L'étude de la carte de Delesse nous a permis de les diviser en deux groupes principaux au point de vue du titre hydrotimétrique de leurs eaux.
Dans le premier groupe, de beaucoup le plus circonscrit, rentrent les puits de cette partie de la région sud-est de Paris correspondant à la nappe souterraine de Targile plastique, et qui s'étend, au sud, du cimetière Montparnasse et de la place d'Italie jusqu'au delà du mur d'enceinte et des collines qui l'environnent de ce côté de la capitale. En cette zone, la proportion des sels calcaires n'est pas excessive, le titre hydrotimétrique variant entre 25 et 50 degrés. C'est à cette même nappe qu'appartiennent, sur la rive droite, les eaux des lacs du bois de Boulogne qui ne marquent que 18 à 22 degrés.
Ces résultats hydrotimétriques confirment les recherches de Poggiale sur la composition des eaux de puits qui alimentent les forts voisins de l'enceinte méridionale de Paris, eaux supérieures, d'après la somme de leurs résidus à révaporation, aux eaux des forts avoisinant les autres points de cette enceinte.
« Les eaux de Vanves, d'Issy, de Montrouge, de Bicêtre et d'Ivry, offrent en général la plus grande ressemblance et ont une composition qui les rapproche singulièrement de celle d'Ârcueil... ; comme leau d'Arcueil, les eaux des forts du sud sont fraîches, limpides et agréables à boire ; exposées à l'air, elles laissent déposer également un sédiment plus ou moins abondant de carbonates de chaux et de magnésie, tenus en dissolution par l'acide carbonique qui se dégage en même temps ».
La somme des matières fixes est notablement plus considérable dans les autres puits de Paris, c'est-à-dire sur presque toute la surface de la capitale : sur la rive gauche, leur titre hydrotimétrique dépasse en général 60 degrâ, s'élevant à 150 et même 200 degrés autour du plateau du Panthéon; il en est de même sur la rive droite où ce titre franchit à peu près partout 80 degrés, et s'élève en quelques points au delà de 200 degrés.
Dans ce second groupe également, les résultats hydrotimétriques correspondent aux analyses chimiques antérieurement faites ; c'est dans certains puits des forts du nord de Paris que Poggiale a constaté les résidus calcaires les plus considérables ; et, dans l'enceinte même de la ville, les puits du poste caserne n? 4 (derrière la gare du Nord) et n« 6 (au voisinage de la place Pereire) lui ont donné les proportions les plus élevées de résidu : 1«%908 et 2«',420 par litre (Poggiale, Recherches sur les eaux des casernes des forts, etc., de Paru [Rec. de mém. deméd. miU, 2« série, t. XI, 1853]).
Hais ce qui fait le danger des eaux de puits de Paris, c'est leur degré de souillure organique. Les puits de la périphérie peuvent être relativement indemnes à cet égard, et les analyses de Poggiale ont établi que les eaux des forts voisins
lie renceinte (sauf un seul : le fort de l'Est) ne renfermaient que des traces, [larfois à peines sensibles, de matières organiques.
11 ne saurait en être de même, on le conçoit, des puits creusés à Tintérieur de la TÎlle, dans les quartiers populeux, au centre des habitations et au voisinage de ces milliers de fosses fixes qui, depuis des siècles, souillent le sol qui les environne; Boussingault a démontré la richesse de leurs eaux en azotates; déjà impropre aux usages domestiques par la masse de sels terreux qu'elle renferme, l'eau de ces puits doit en outre être exclue de la consommation en raison de la quantité de matières organiques qu'elle renferme. Aux environs del'Hôtelde-VilIe, on y trouve la preuve manifeste de leur contamination par les résidas des anciennes fosses non étanches; en plongeant la main dans Teau de certaius puits de ce quartier et en la laissant sécher, Boussingault a reconnu l'odeur non douteuse des matières fécales.
Cette cause d'insalubrité serait notablement renforcée dans certains quartiers populeux sous lesqueb passent les nappes souten*aines qui reçoivent les infil- 1 rations des cimetières, notamment do ceux de Montparnasse et du Père-Lachaise ; suivant les ingénieurs Belgrand, Hennez et Deleins, les puits voisins de ces deux cimetières donneraient une eau ayant une saveur douceâtre et répandant une odeur infecte, surtout pendant les grandes chaleurs de l'été I Qui sait si les infections de ce genre n'ont pas joué leur rôle sur quelques graves épidémies du moyen âge?
Rappelons enfin que ce n'est que récemment, le 31 juillet 1881, à la suite du rapport de Lalanne au Conseil d'hygiène publique et de salubrité de la Seine, qu'a paru une circulaire du ministre du commerce qui supprime, mais d'une façon trop peu radicale, à notre sens, les puisards ou puits absorbants, dont le contenu infect est une cause de souillure si redoutable des eaux de puits.
Il faudrait de bien graves inconvénients pour obliger la population à revenir, à notre époque, à l'emploi d'une eau à laquelle, par répugnance, elle a d'ellemême renoncé ; dans les premiers jours du siège de Paris, en août i 870, Belgrand avait fait visiter et nettoyer 20 000 puits, dont heureusement l'usage n'a pas été nécessaire, et aurait sans doute été fort dangereux.
Des considérations précédentes, et en tenant compte uniquement des ressources actuelles, on est réellement autorisé à conclure que Paris possède dès maintenant une quantité d'eau de sources sufGsante, et amenée dans des réservoirs suffisamnoent élevés pour alimenter, en boisson, toute la population, et même pourvoir à une large part des besoins domestiques ; ces ressources, composées des eaux :
Mètres cubes par jour.
D'Arcoeil.' 1,000
De la Dhois 22.000
De la Vanne 100.000
De la Soarce de Saint-Maar 5,000
forment un total quotidien de 128 000 mètres cubes auxquels pourrait s'ajouter .1 bref délai, et sans grandes dépenses, d'après les recherches des ingénieurs, im supplément de 20 000 mètres cubes fournis à l'aqueduc de la Vanne par la dérivation des sources de Cochepie et le canal des marais. Belgrand, en construisant l'aqueduc de la Dhuys, lui avait donné les dimensions voulues pour un débit de 40 000 mètres cubes, presque double par conséquent de ce •fue fournit actuellement cet aqueduc. Mais les recherches, (a\Ve%, die>^>\\% ^t\
Si8 PARIS.
démontré à Belgrand lui-même que celte augmentation de débit de la Dbuys e xigerait des travaux trop onéreux de dérivation et d*élévation de nouvelles sources.
En nous en tenant au chiffre actuel : 128 000 mètres cubes d*eau de sources que Paris reçoit chaque jour depuis plus de dix ans, il représente en somme de quoi en fournir quotidiennement à chaque habitant plus de 50 litres, alors q[u'en i 858, époque oii la population n*était cependant que de i 200 000 habitants, chacun avait pour contingent moyen 2 litres et demi par jour ! Et quand on songe que depuis Tépoque de son adduction cette masse énorme d'ezcdleote eau remplit les réservoirs construits dans Paris même, à la hauteur voulue pour lui permettre d'arriver partout, et circule dans la plupart de nos rues, on comprend ce supplice de Tantale d*une population qui, pour une large paît, est cependant demeurée condamnée presque jusqu'aujourd'hui à la consommation des eaux impures, chaudes en été, glaciales en hiver, de la Seine ou de TOarcq. C'est que malgré celte facilité si apparente de distribution l'eau de source est loin d'être exclusivement consacrée aux usages domestiques, et contribue pour une trop large part à assurer certains services publics et privés : arrosage des voies et jardins, entretien des cours et écuries, etc. ; c'est que, grâce aux avantages mêmes de sa pression, elle est spécialement utilisée pour alimenter les bon» ches d'incendie et assurer le jeu des ascenseurs, etc. C'est qu'en outre la canalisation en était jusqu'à ce jour incomplète, soit que certaines rues fussent en. dehors de son réseau, soit que l'absence de moyens d'alimentation en retour mî%. à chaque instant les abonnés à la merci d*un arrêt de conduite.
D'après les affirmations récentes (Paris, 2 avril 188i) de l'ingénieur chef du service des eaux, nous croyons pouvoir enfin considérer cette tion comme terminée. Mais pouvons-nous affirmer que ces eaux de source voQf enfm arriver à tous les consommateurs et n'arriver qu'à eux 7
11 faudrait, pour cela, pouvoir intervenir dans les marchés passés entre U Compagnie des eaux et ses abonnés, marchés dont la liberté est un des princi* paux obstacles à la répartition équitable de l'eau à boire.
Tel propriétaire s'obstine, en raison du bon marché relatif des eaux d'Onrcq et de Seine, à ne pas s'abonner aux eaux de la Vanne ; tel autre, au contraire, prend celles-ci en quantité suffisante non-seuicmcnt pour en faire boire i les locataires, mais pour assurer le service des bains, des cabinets d'aisance, dei écuries, etc. Je suppose, et ceci est une hypothèse gratuite, mais qui eût po K réaliser, que des 76000 maisons qui constituent Paris, il y en ait 10000 qoi reçoivent chaque jour en moyenne, par abonnement, 10 mètres cubes d'eaux de [ source : voilà 100000 mètres cubes, la presque totalité, prélevés sur la consommation générale.
Paris, au contraire, se suffirait avec ses ressources actuelles, si une doabk canalisation amenait, en chaque maison, d'une part l'eau à boire, d'autre pirt l'eau servant à tout autre usage. 11 serait bien délicat sans doute, bien difEdk de proportionner, par un jaugeage, la quantité d'eau potable ainsi distribuée H nombre approximatif des habitants de chaque immeuble; mais un tel ro/ioMMment n'aurait pas la signification presque odieuse de ce terme qui évoque baU* tueliement la pensée de restriction et de pénurie; ce serait au contraire l'aboidance pour tous, chacun recevant ainsi par jour 50 litres d'eau; ce serait nM garaniief également pour chacun, de préservation personnelle, les maladitf développées on importées par ceux (\u\ boivent de mauvaises eaux étant decelki
<pii peavent conopromeUre la santë de tous, de ceux-là mêmes qui en consomment d'irréproebâbles.
(Test dire que l'alimentation, en eau de Paris, sera assurée non-seulement pour le présent, mais pour un avenir lointain, quand seront terminés les travaux vot^s récemment par le Conseil municipal et destinés à augmenter de 150 000 mètres, par la dérivation des sources du bassin de TEure et de la Basse-Bourgogne, la quantité d'eau potable livrée à la population parisienne.
Les nouvelles machines construites à Ivry pour Télévation quotidienne de fôOOO mètres cubes d'eau de Seine, à Saint-Haur pour augmenter de 15 000 mètres cubes la dérivation de l'eau de Marne, porteraient d'autre part IQ total i 556 000 mètres cubes, soit environ 150 litres par tête, la quantité d'ean de rivière introduite pour tous les usages aulresque ceux de l'alimentation.
HMoftOLOGiE. Le tableau de la page suivante, emprunté à Tannuaire de l'Observatoiie de Montsouris pour 1884, résume les principales qualités de l'atmosphère pendant ces dix dernières années.
1* Température. Les observations thermométriques faites à l'Observatoire <ie Pians remontent à l'année 1666; mais, dans son rapport intitulé : RecheV" ie$ $ur les grandes chaleurs qui ont eu lieu à Paris depuis 1682 jusqu'en 1194, et inséré dans les Mémoires de rinstitut (t. IV, p. 538), J.-D. Cassini ou Cassini IV déclare qu'il est impossible d'avoir des observations précises sur 'es hauteurs du thermomètre avant 1671, époque où Cassini 1 vint s'établira l'Observatoire et commença à consulter avec soin et régularité les instruments ^n'U I établit, c J'ai été arrêté, dit ce savant, par le manque d*indices et de r«Dseignements suffisants sur Tétat et la construction des premiers thermomètres qui furent employés, et ce n'est qu'à partir de 1682 que j'ai trouvé tout ce qui était nécessaire Ames recherches ». Les thermomètres construits à -eette ^>oque étaient encore très-imparfaits : aussi est-il difficile de tirer, des observations faites en ces premières années, des moyennes comparables à celles qae Ton obtient aujourd'hui.
Cassini commença ses observations en 1 682 et fut contraint de les interrompre «a 1705 par la perte de son instrument, que la trop grande chaleur avait fait «dater.
En 1785, les recherches météorologiques avaient été réorganisées par Cas 4iirVsur un plan plus étendu et plus complet. Malheureusement les troubles de Il Révolution ne tardèrent pas à apporter des lacunes regrettables dans ces «ttlierehes, surtout de 1787 à 1805.
Harié-Davy a divisé en six périodes, de trente ans chacune, la série des ^4»âervations faites de 1699 à 1882, et en tire les conclusions suivantes au point de vue des extrêmes de chaleur en chacune de ces périodes :
c Dans Li première période (1699-1750), la température la plus chaude a été en 1720 : elle est de 40'*,0. Ce serait une chaleur excessive pour
ris, si elle était exacte. Dans cette même période, la moyenne des maxima tticnnométriques n'est, au contraire, que de 50^4, nombre inférieur aux OMijennes des périodes suivantes.
c Dams la deuxième période (1751-1760), la température la plus haute a été obserfée les 14, 18 et 19 juillet 1757 et 1760 : elle est de 57%7. La moyenne les maxima est de 54**,2, soit de 5**,8 plus élevée que dans la période précé-
lente.
« Dans k troisième période (1761-1790), nous retrouvons les V^mç^taiVaT^^
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excessms de la première : 40«,0, le 26 août 1765; 39^4, le i4 août 1773; 38',7» le 16 juillet 1783. La moyenne des maxima thermométriques est égalonent très-élevée : Si'^yQ. C'est la moyenne la plus forte des six périodes.
f Dans les trois périodes suivantes, pendant lesquelles les observations ont été faites dans des conditions plus uniformes, les moyennes des extrêmes thermométriques présentent des écarts beaucoup moins grands. Ces extrêmes sont en eiïet :
c Dans la quatrième période (179M820), de 32«,3 ; I Dans la cinquième période (1821-1850), de 33«,0; I Dans la sixième période (1851-1882), de 33«,2.
f Nous rencontrons cependant dans la quatrième période un maximum de J8*,4, le 8 juillet 1793. Dans la cinquième période, le maximum le plus élevé n*est que de 36«,6, le 18 août 1842, et dans la sixième, il est de 36*,2, le 4 août 1857. A Hontsouris, il s*est élevé à 37%2, le 8 août 1873 et le 19 juillet 1881, et à 38%4, le 9 juillet 1874.
« Les fortes températures de Tété ontnelles réellement passé par un maximum correspondant aux périodes deuxième et troisième, pour redescendre ensuite au degré actuel? Pour Taffirmer, il faudrait que les instruments employés aient vàk moins de variations dans leur nature et leur mode d'installation. Du moins n'en saurait-on conclure que notre climat est aujourd'hui plus inégal que dans le siècle dernier » .
Quant aux températures les plus basses, observées durant ces mêmes périodes, md les conclusions de Marié-Davy :
« \jdi première période (1699-1730) est celle dont la moyenne des plus grands froids est la moins basse : — 7**, 2 ; c'est aussi, dans le tableau précédent, celle dont la moyenne des plus hautes températures est la moins élevée. Mais, de même que nous y avons trouvé une chaleur excessive de 40 degrés en 1720, Mos y voyons des froids de — 18%7 en 1709, de — 19®,7 en 1716, el seulemail de 0»,0 en 1720 et 1724.
c La deuxième période (1731-1760) est un peu moins accidentée. La mojenne des plus grands froids atteint — 9^,9, tandis que le froid maximum n'est que de — lO^jS en 1742. En 1735, le maximum de froid est de — 3°,1 , ttqui donne un écart de 13<^,4, tandis que cet écart était de 19°,7 dans la précéleate période.
f La troisième période (n6i-n90) a été marquée par un froid de — 21»,5 <%1788. La moyenne des minima annuels est de — 11<',3; toutefois, comme il ! manque trois années qui n'auront sans doute pas présenté de grands froids, cette moyenne est probablement exagérée.
f La quatrième période (1791-1820) est plus excessive, grâce à l'année 1795, <lins laquelle le thermomètre serait descendu à 23^,5 le 25 janvier. La moyenne i» minima y est de — 10**, 8.
c Dans la cinquième période (1821-1850) nous retrouvons encore un froid de — 19<»,0, le 20 janvier 1838, mais la moyenne des minima est de — 10*,2. f Enfin, dans la sixième période. Tannée 1819 nous donne un minimum de ^ 23^,9. Hais, comme l'observation a eu lieu à Hontsouris, où le thermomètre descend plus bas qu'à l'Observatoire de Paris, nous considérons ce minimum comme devant être un peu moins fort que celui de 1 795.
« Il résulterait de ces tableaux que les étés les plus chauds en moyenne se seraient présentés vers le milieu et dans la seconde moitié du siècle dernier^ et
m PARIS.
que les hivers les plus froids se seraient étendus sur une période plus rapprochée de nous. Vers le milieu de ce siècle-d , les hivers auraient été un peu moins froids, sans que les étés aient fourni une quantité de chaleur notablement moindre. L'adoucissement des hivers a été compensé pour nous par une sensibilité plui grande» résultant du changement apporté dans nos habitudes ; et» si les hivers rudes nous reviennent, comme il est arrivé en 1879-1880» nous serons portés l en exagérer la rigueur ».
On est en général disposé à considérer le climat parisien comme beaucoup plus clément aujourd'hui qu'autrefois; s'il est impossible de comparer, par des observations précises» la température des anciens temps à celle des temps modernes, il semble cependant, d'après certains documents» que les hivers très* rigoureux étaient alors aussi rares qu'aujourd'hui. Ainsi l'empereur Julien eite comme exceptionnellement froid l'hiver de Tannée 358, parce qu'en cet hiver la Seine fut prise par les glaces.
Le nombre des jours de gelée» dans les temps modernes, varie de 46 i 48 par an» d'après les observations recueillies depuis près d'un siècle (de 1788 à 1882).
« Les hivers qui ont été marqués par des froids très-intenses présentent e» général un grand nombre de jours de gelée; mais la concordance de ces deux faits est loin d'être absolue. L'hiver de 1788-1789, avec son froid de — 31%5, a eu 86 jours de gelée répartis sur cinq mois, de novembre à mars. L'hiver de 1794-1795, avec son froid de — 23*^,5, n'a présenté que 64 jours de gelée ^ lement répartis sur cinq mois, de novembre à mars. L'hiver de 1871-1873, avec son froid de — 21<»,3, n'a donné que 59 jours de gelée partis sur six mois, d'octobre à mars. Les hivers de 1829-1830 ont donné 76 et 77 jours de geiél avec des maxima de froid de — 17'',2 et — 19%0, le même nombre» pour aiw ' dire, que 1879-1880 (soit 75 jours de gelée» minimum — 23%9).
« 11 arrive de même assez généralement que les hivers à froids peu inteuei présentent peu de jours de gelée. Ainsi l'hiver de 1821-1822 n'en a eu que 10, pendant lesquels le thermomètre est descendu seulement à — 3<^,7. Haisdini celui de 1850-1851, dans lequel le tliermomètre est descendu encore moins bas, à — 5'',5, le nombre des gelées est de 40» tandis que l'hiver 1868-1869, qui n*a eu que 14 jours de gelée, a présenté un iroid de — 9%0t.
f La plus longue série de jours consécutifs de gelée est 58, dans l'hiver it 1788-1789. L'hiver de 1794-1795 présente encore une série de 42 jours de gelée consécutifs ; par contre, nous trouvons dans la même période de 1788 à 1820 un grand nombre d'hivers très-doux, présentant des séries maxima de 5 à 7 jours consécutifs de gelée, en sorte que la moyenne des durées maziiai annuelles de gelée pendant cette période n'est que de 14,5 jours.
f Dans la période suivante, 1821 à 1851, la plus grande série est de43 jaoi et se rencontre dans l'hiver 1829-1830. Bien que ce nombre soit inférifiiiri celui qui est donné par la période précédente, la moyenne des séries maxiiM s'élève cependant de 14,5 à 16,5 : c'est la plus forte des trois.
f Dans la période récente, 1851 à 1882» la moyenne des séries maïki annuelles descend à 13»0» et nous trouvons pour série maximum 33, dif^ l'hiver 1879-1880 » (Annuaire de f Observatoire de Monsouris pour l'an 188^*
Reste à étudier les températures de Paris suivant les saisons et suivant to lieux :
i« De 1734 à 1881 la température moyenne mensuelle a été en :
IfoiMidire.
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i* n est ■péculeiiient ÎDt^ressuit au point de vue médical de comparer les loqtâatores recaeîllieB sur les divers points de Paris, travail qui n'a étë Tait qn'oi ces deraièrei années. Voici, résumées u) trois tableaux par Harié-DaT;, les iriiidipales dminées thermométriques recneillies en 1882 en un certain nûidire it tUtiofu d'dMerratioa :
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