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En examiuant ces cliiiTrcs, nous voyons que le plus grand froid constaté dans \es stations de Paris est celui de Moiitniartre ; puis viennent les buttes Chaumont,
Monlsouris Le froid le moins intense est celui de la rue de la Barouillère.
Le même ordre se présente pour les moyennes des rainima.
Pour les maxima. Tordre est tout autre. Â part les thermomètres du gnon
sans abri à Hontsourisy qui sont montés à 50<^,5, la température k plos ëJevée
fournie par les stations est celle de Montmartre; ensuite viennent cellei des
buttes Chaumont et de la place Denfert-Rochereau. La rue de la Barouillère est
• au dernier rang.
2'* Pluies. Lahauteur de l'eau annuellement tombée i Paris varie entre 200 et 800 millimètres d'après lensemble des observations recueillies à rObservatoire de 1688 à 1882 ; elle est en moyenne de 500 millimètres par an.
àSi nous entrons dans le détail des faits qui ont servi à l'établissement de cette moyenne d'une période de deux siècles, nous constatons que Tannée qui aurait reçu le moins d'eau pluviale est 1733, où il en serait tombé seulement 210 millimètres; celle qui en a i*eçu le plus est 1804, avec 703 millimètres.
Les observations recueillies à Montsouris, oîi pendant ces douze dernières années la moyenne annuelle a été de 560 millimètres, indiqueraient une tendance à l'augmentation de la quantité d*eau qui tombe annuellement è Puîs, si Ton ne pouvait rapporter ces différences à la meilleure installation des instruvments chargés de la recueillir et à la plus grande régularité des opérations.
Une autre modification plus importante, ressortant de ces deux siècles d*ob- •sarvatioii et signalée par Marié-Davy, c'est que dans le siècle actuel les pluies d'hiver vont en diminuant depuis 1820, tandis que les pluies d'été vont au tx)ntraire en augmentant, d'où, comme grave conséquence, appauvrissement de nos cours d'eau.
Le nombre des jours de pluie varie à Paris de 150 à 200 par an, à peu pri» I égulièrement répartis sur les quatre saisons.
3*^ Composition de Vair. A. Gaz, La quantité d'ozone est en moyenne de i milligramme pour 100 mètres cubes; cette proportion varie avec la direction (les vents, pouvant atteindre des niaxima de 3 milligrammes sous TinOueaee de la prédominance des vents du sud, et s'abaisser à un demi-milligraomie ^ pondant le règne des vents polaires. '
La même quantité d'air : 100 mètres cubes, renferme en moyenne 2 milli- grammes d'azote ammoniacal, et 6 dixièmes de milligrammes d'azote orga- ' nique.
Quant à Tacide carbonique, la moyenne de toutes les analyses faites par Albert Lévy, et dont le nombre s'élève à 2500 environ, donne 29 litres, 7 décilitres pour 100 mètres cubes d'air, soit environ 3 dix-millièmes en volume, c'està-dire la proportion que Ton trouve à peu près partout. 11 est à noter que cette proportion est presque constante si Ton compare les moyennes mensuelles de s sept années d'analyses (1877-1883) qui, faites chaque jour, n'ont varié que de ■ 28 litres 9 décilitres à 30 litres 5 décilitres. Les résultats quotidiens oscilkit davantage autour de ces moyennes à peu près constantes, pouvant varier de S( à 35 et même 42 litres, suivant Hùntz et Aubin, pour 100 mètres cubes d'air: oscillations en somme analogues à celles qui ont été constatées en d*autre$ points du globe, et qui ne nous paraissent en rien caractéristiques de l'atmosphère d'une ville populeuse.
L'analyse chimique des éléments variables de Tair et des eaux météoriques a ^
é\£ poursuivie sans interruption depuis dix ans par Albert Lévy, chef de service chimique de l'observatoire de Montsouris. Ces recherches établissent que la quantité d*azote ammoniacal renfermée dans les pluies recueillies non-seule» ment à Montsouris, mais sur divers points de la ville de Paris, est en moyenne de i°««74 par litre, et qu*en comparant celte quantité à la somme d*eau annuellement tombée on peut évaluer à 9^^^1^A la quantité d*azote ammoniacal par hectare et par an; quant à l'azote nitrique (provenant des nitrites et nitrates contenus dansTeau de pluie), la quantité moyenne en est de 7 dixièmes de milligramme par litre d*eau : d*oîiau total près de l^l kilogrammes (13,24) d'azote dans les pluies par an et par hectare.
La proportion d'ammoniaque versée par les pluies est à peu près la même en été et en hiver ; il en serait sans doute autrement, et cette proportion serait plus forte durant la saison chaude, sans le grand dégagement d'ammoniaque entraîné, pendant Thiver, par la combustion du charbon.
Il est malheureusement difficile de comparer les nombres précédents à ceux des autres villes de France, l'analyse régulière des eaux météoriques ne se faisant qu'à l'Observatoire de Montsouris. Toutefois, d'tiprès les recherches poursoiviesà Marseille (en 1853) par Martin, à Lyon (en 1853) par Bineau, à Toulouse (en 1855) par Filhol, àNantes (en 1863) par Bobierre, les pluies recueillies à Montsouris renferment une quantité d'azote inférieure à celles qui ont été constatées en ces différentes villes ; d'autre part, cette quantité est intermédiaire à celle qui a été relevée dans les eaux de pluie des principales villes d'Angleterre (plus de 4 milligrammes par litre) et d'Ecosse (environ 3 milligrammes 1/2) et à celle que l'on a trouvée en ces deux derniers pays dans les pluies recueillies dans les campagnes.
B. Mmmures et bactéries atmosphériques. Depuis plusieurs années, Miquel poursuit, également à l'Observatoire de Montsouris, la recherche des moisissures et bactéries atmosphériques ainsi que l'élude de leurs variations mensuelles, saisonnières, annuelles, etc.
Cette variabilité est extrêmement considérable, qu'il s'agisse des spores aériennes des moisissures ou des semences de bactéries.
Le tableau suivant résume les moyennes annuelles des spores de mucédinées obtenues à Montsouris, de 1879 à 1882, avec l'indication des températures et des hauteurs de pluie correspondantes :
Moyenne des spores Hauteur
par Tempéralore de
Aon<^et. litre d'air. moyenne. la pluie.
1879 li.9 8*,7 535
1880 15.6 IIM 488
1882 U,0 iO-,9 585
Comme on pouvait le prévoir à priori, la comparaison de moyennes si générales est peu fructueuse ; il en est autrement de la comparaison des variations «aiioniiières des spores aux variations correspondantes de la température :
STORES aécOLTésS PAR SAISONS (MOYENNE DB QUATRE ANHÉBS)
Spores
Saisons. par litre. Température.
Hiver 6,6 4-,4
Printemps 16,7 13',8
tu .«,8 17«,7
Automne 10,8 7*,!
Moyennes générales 1 i,2 10* ,7
Les variations mensuelles de cet mSnies spores sont encore pins ii car on peut j suivre pas à pas l'inBueace de la chaleur et du Iroid, comme le prouveut les chifïres rapportes ci-dessous :
■OTEinns uKKriLLt* nu ■
L OMiaTlTOIRE D
I aicoLTÉas var uns d'au