XV- — (Vaoïrirard
V — (Panibéoo) 128
VII* — (PaUit-Bourbon) IM
XUI* — (Gobelina) 1S4
XII' — (Rcuilly) 1)0
XX* — (MénilmonUnt) 105
III* — fTomple) 97
IX* — (Opéra) 94
XVIIl* — (Buttes-Montmartre) 93
XVIi* — (Batignollea-Monceaui) 9i
iV — (H6iel-de-Ville) 79
VI* — (Luiembount) '. 75
X' — (Saint^Laureoi) • 64
U- — (Boufio) 57
VIII* — (Elysée) 49
XVf — (Pa»y) . . 49
1*' ~ (UuTre) . . . 39
XI* — (Popiocourt) ' 34
Cette prédominance dans les quartiers périphériques de Paris est Qoii&nfiL<^ MCT. ne. 1* s. IXI. ^^
pr k fréquence de la maladie dans les arrondissements extraïuiiains de Soetox et de SaiiitrDeaist qui sont proportionnellemait plus atteints qus b cafntale.
La diphUiérie est ane des maladies dont b mortalité nosocomiab s'dèfe proportionnellement le plus haut : sur 1951 décès survaius à Paris «o 1883, il y en a eu 833 dans les hôpitaux, soit ks deux cinquièmes euTiron» tandis que pour h fièvre typhoïde les décès survenus à Thôpital (744) ne représentent que k tiers du total des morts dus à cette affection (2060).
 cet égard la diphthérie se rapproche, et nous Tavons étaUi ailleurs, des maladies nosocomiales, notamment de Térysipèle (sur 279 décès k Paris par érysipèle en 1883, 120 dans les bôpiUux).
Les hôpitaux d*enfants sont certainement aujourd'hui bien moins insalubres qu'autrefois, et il est probable que les améliorations incontestables de leur installation auraient pour conséquence une diminution considérable de la mortalité diphthéritique, si cette affecUon n'était pas, oonune nous Tavons dit, en voie générale d'accroissement.
Néanmoins, ces hôpitaux demeurent des foyers redoutables de rayonnement du contage diphthéritique. Leurs alentours sont dangereux à habiter. J'estime que le voisinage de l'hôpital des Enfants est pour une certaine part dans le développement des petites épidémies de diphthérie qui, depuis plusieurs années, sévissent plus particulièrement sur les troupes casemées à l'École militaire. Les chances de contagion augmentent de ce fait que les parents, pour transporter leura enfants malades, prennent le plus souvent les voitures publiques, omnibus ou tnmwap, qui convergent vers l'établissement et qui deviennent ainsi des réceptacles de germes morbides.
Il y a quelques années, Parrot fut un jour appelé à donner ses soins à trob enfants de la même famille atteints simultanément d'angine diphthéritique; tous les trois moururent. En recherchant la cause de cette infection, Parrot découvrit que, quelques jours auparavant, ces enfants avaient élé conduits en promenade dans une voiture qui avait servi le matin même au transport d*un jeune diphthéritique à l'hospice des Enfants-Assistés.
Variole. La variole, à qui revient une large part des mortaUtég^ des prétendues pestes qui, autrefois, ont sévi sur la capitale, est une des affections spécifiques qui, de nos joun encore, pèsent le plus lourdement sur la population parisienne. Dans l'histoire épidémiologique de cette affection (Léon Colin, La variole au point de vue épidémidogique et prophylactique ^ Piiris, 1872), nous avons eu le regret de démontrer combien notre pays était en retard au point de vue de sa prophylaxie; nous avons aujourd'hui celui de constater une fois de plus la négligence des pratiques vaccinales à Paris tuéme; et cependant la preuve de leur valeur se répète à peu près chaque année. En 1883, pour ne prendre que la dernière, la variole a tué 458 personnes appartenant k la population civile, alora que, grâce aux revaccinations imposées à l'armée, il n'est pas mort, en cette même période, un seul soldat de la garnison de Puris.
De ces 458 décès, plus des deux cinquièmes (196) sont survenus dans les hôpitaux, preuve de la négligence relative de vaccination dans la classe pauvre.
Il ne manque pas cependant de personnes, et même de médecins, pour assurer qu'aujourd*hui le chiffre des vaccinations d'enfants et des revaccinalions d'adultes est tel que c'est grâce à ces sages mesures que l'affection, en la présente année 1884, est devenue relativement très-rare.
ne saurions trop protester contre ces dangereuses allégations : la période
que naos tniversonst marquée, il est vrai, parla rareté relative de la variole, est an fait nomat d*ëpidéiniologie« cette aflection étant astreinte, plus peut-être que toute autm maladie contagieuse, à des oscillations de fréquence en vertu desqaeiles elle semble disparaître dans les années consécutives à celles où elle I atteint aes mauma d'expansion. Son retour à Paris sera aussi fatal que son dédin actuel ; nous affirmons d*avance qu'elle j fera encore des milliers de victimes, car, bien contrairement encore à ces assertions optimistes, c'est à peine si quelques penonnes de la classe aisée se font revacciner ; et quant à la vaccination des enfants, abandonnée à TindilTérence et aux préjugés des parents, elle est très-oéglîgée dans la classe pauvre. La preuve qu'on ne vaccine pas asseï ni assez tôt à Paris, c'est la mortalité variolique du premier ftge (0 à 1 an) ; c'est k prédominance de l'aflection dans les quartiers pauvres, malgré la prime ofliBrIe; c'est la gravité du pronostic de l'aflection : 35 décès sur 100 nuilades, ce qui veut dire que grand nombre de ces malades n'avaient jamais subi l'inoculatîoD. Ce qui est désolant surtout, c'est le ralentissement des opérations dès que le mal ne règne plus; en 1882, 39 000 vaccinations au lieu de 55 000 en 1880. Suivant nous, en attendant la loi qui protégera l'enfance en imposant eetle opération, les bureaux de bienfaisance, comme l'Académie de médecine, dûveut multiplier leurs eflbrts pour assurer la vaccination des nouveau-nés; ils doivent s'astreindre à vacciner pendant toute l'année, et combattre ainsi par une pratique constante, ininterrompue, des inoculations, ce préjugé dangelen en vertu duquel les iamilles ne croient devoir amener leurs enfants qu'au isintemps, dans la conviction que la vaccine ne prend bien qu'en cette saison de Tannée : d'oA une période souvent de plus d'un an pendant laquelle ces malheorenx enfants risquent d'être enlevés par la variole.
Quant aux adultes, surtout à ceux qui, nouvellement venus à Paris, sont plus aptes an contage, nous souhaitons voir appliquer la proposition faite au Conseil d'hygiène publique et de salubrité d'imposer aux logeurs Tobligation de n'admettre pour locataires que des individus munis de certificats établissant qa*ib ont été récemment vaccinés ou revaccinés.
C*est sur l'observation, à Paris, en 1871-1 872, d'une des épidémies de variole Isa plus redoutables, que nous avons. basé la détermination des mesures à prendre à rencontre de la propagation des épidémies dans les grandes villes et ici en particulier {voy, Léon Colin, La varioleau point de vue épidémiologique H prophylactique* Paris, 1873). Nous ne pouvons que répéter ce que nous avons fn formuler le premier, avec des preuves imposantes à l'appui : innocuité relative des grandes réunions de varioleux; danger des services d'isolement dans les kApîtanx généraux ; nécessité de la création d'bôpitaux spéciaux ; opportunité de placer ces liôpitaux à la périphérie de la ville, car, les malades n'ayant rien 4 redouter ici des transports lointains ni de leur réunion réciproque, il importe de ne laisser en ville aucun foyer de contage pour les quartiers enrironnanto.
D y a plus à faire encore; et nous estimons qu'en raison même de l'innocuité du Iransport des malades les varioleux liabitant les lidtels garnis, où ils sont si dan-r fereux pour la population particulièrement prédisposée de ces hôtels, devraient être transférés d'office dans ces lidpitaux !>péciaux ; on a dit que c'était une atteinte à la liberté individuelle ; mais ces garnis d'ouvriers sont en général si misérables que le malade lui-ffiéme se laisse facilement convaincre du bénéfice de cette mesure, et que, dans les visites auxquelles nous étions délégué, nous avons souvent obtenu einsi par persuasion ee que nous voudrions voir absolument preacril. Q>ii»\. k
l'hôtel lui-même, l'administration est armée de Tautorité Youloe pour interdire d*y recevoir de nouveaux locataires pendant la période néeessaire à la déaûifeetion.
Rougeoie. La rougeole est commune à Paris; c*est une des affisetioiiB qui» malgré son affinité pour l'hiver et le printemps, eiiste à pen près en penna* nence dans les hôpitaux d'enfants. C'est d'autant plus regrettable que, contrairement à la variole, la rougeole offre une gravité toute spéciale, sninuil le milieu où se trouve le malade, et particulièrement dans les hôpitanx ob, pendant ces dernières années, elle a entraîné le décès de près du quart des enfants. C'est bien pis dans les crèches, où les enfants encore plus jeunes sonL soijunis à une mortalité bien plus oonsidérablet et succombent parfois dans 'Ii^ proportion effrayante des cinq sixièmes.
Coqueluche, Il en est de même de la ooqueluche« affiaction relativemeat très-bénigne à la ville et acquérant dans les hôpitaux d'enfants à Paris uneMduN lité comparable à celle de la rougeole.
Scarlatine. La scarlatine est infiniment plus rare, et malgré l'appariCieD, à intervalles irrëguliers, de petites épidémies parfois très-graves, on peut din que, comparativement aux trois affections préeédentes, son rôle à Paris «t absolument effacé (voy. h. Colin, Traité des maladia épidémiqnety p. 5M); elle ne parait pas trouver ici ses conditions d'existence, de germination, dan b demeure du pauvre, si favorable à la reproduction de toutes les autres malades contagieuses de nos climats; en 1883, par exemple, sur 91 décès eausés ptr'h scarlatine, il n'en est que 9 qui soient survenus dans les hôpitaux; confrmation de certains faits observés dans les pays d'élection de la maladie, m Angleterre où, comme Ta démontré Graves, les foyers scariatineux se déisloppent souvent dans les villages en apparence les plus salubres, et dans hi classes les plus aisées de la population.
Maladies puerpérales. Une des affections dont l'atténuation modsro» témoigne le mieux du succès des efforts de l'hygiène, c'est l'infection pae^ pcralc. Aux siècles passés, la maladie faisait à l'Hôtel-Dieu de grands ranges signalés spécialement par D. Jussieu et Fontaine dans les Mémoires de rAeadé' mie des sciences (1746), consignés également dans le rapport lu par Donleel devant la Faculté de médecine de Paris sur l'épidémie, particulièrement mein^ trière en ce même hôpital, de 1774.
En ce siècle même, Taffection a continué, à sévir parmi les accouchées des hôpitaux et de la Maternité, et n*a commencé à décroître que depuis vingt ans : diminution d'autant plus remarquable qu'elle a été parallèle à l'angiMBtation, si marquée en cette période, de la population parisienne : résultat A certainement pour une large part à la réduction progressive du nombre d'acooachements dans les hôpitaux, et aux précautions, inaugurées par Tamier à 11 Maternité, pour l'isolement absolu des nouvelles accouchées.
Athrepsie. Nous dirons plus loin les causes et le rôle néfaste de cette affection pour la population infantile de Paris; le tableau de la page 300 étaUit néanmoins que sous ce rapport d'autres capitales, surtout Beriin, sont bien phf gravement frappées.
Syphilis. On nous pardonnera d'entrer en plus de détails au sujet deœUi
affection qui en domine tant d'autres par sa profonde influence sur la raoe.
Lorsque Paris était limité à l'enceinte du treizième siècle, les prostituées éUM
confinées en une sone restreinte de cette enceinte. Saint Louis les avait ftit
expulser des autres quartiers, înftigeant une amende à leurs propriétaires et lei
idéguânl dans les rues de la Huchelte, de la Vieille-Boucherie, Froidmentel, Gla^gny, Gourt-Roberi, etc., toutes en gënéral appartenant à la Cité et aux fsartîers qui en étaient les plus voisins sur les deux rives. Ces ordonnances de saint Louis furent appliquées jusqu'à la fin du quatorzième siècle.
L'abbaje de Saint- Antoine, qui fut honorée du titre d*abbaye royale, dut sa fondation aux eon? ersions opérées en 1198 par les prédications de Foulques de Senilly; e'est en cette abbaye que se réunirent comme premières religieuses, et pour frire pénitence, les Mies femmes qui se mettaient aux « bordeaux et aux curefoors des voies, et s'abandonnaient, pour petit prix, à tous, sans avoir honte ni vergogne » (Grande chronique de France). L'exemple ne fut pas perdu; un autre couvent, celui des Filles-Dieu, eut au treizième siècle pour premières relilieuses d'anciennes filles de joie. Jean Tisserant, cordelier, convertit en 1494 deux cents filles publiques, réunies par Charles VIII dans la maison dite Refuge des fiUee de Parie, fragment de Thôtel d'Orléans.
L'extension de la ville entratna forcément la dissémination des lieux de débauche; parfois des mesures cxpéditives mettaient momentanément un terme ï Texubérance de la prostitution, mesures qui ont été renouvela ft certaines époques néfastes, bien voisines de nous, soit en 1815 où le préfet de police. Angles, procédait à l'expulsion des femmes publiques attirées par la présence des vnées alliées, soit en 1870, où avant le siège de Paris on eut la précaution d'expédier en province environ 1250 prostituées de toutes classes.
Jadis on ne s'occupait de ces réglementations qu*au point de vue des mœurs.
Ce qui dans les temps modernes importe surtout, c'est la syphilis.
Nous avons rapporté ailleurs {voy. art. Qdarantaiiibs) les prescriptions de emdère parfois violent décrétées à plusieurs reprises soit par le pouvoir central, toit par Tantorité municipale de Paris, contre les individus atteints de maladies vénériennes : leur expulsion de Paris en 1496, leur réclusion dans la léproserie de Saint-Germain; la fréquence et la gravité de raffection furent longtemps fatrelennes par les pénalités pécuniaires, et même corporelles, infligées aux pe^sonnes atteintes de syphilis. Il n'y a guère qu'un siècle que la fustigation, préalable à tout traitement, ne leur est plus appliquée.
Qoant aux filles publiques, ce n'est que depuis 1829 que les visites médicales sont gratuites; la rémunération antérieurement exigée par l'ordonnance de 1803 en rendait l'exécution tout à fait illusoire.
Le tableau suivant communiqué à Vibert par la préfecture de police indique la nombre des prostituées en ces dernières années :