‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 54 sur 95 · GN, LL · texte numérisé non relu

GN, LL

Ces deux consonnes prennent le nom de mouillées. Elles se prononcent toutes

échapper, à Kersten surtout, qui donne un excellent moyen pour reconmttre qu'elles ai sont pas labiales. La lèvre inférieure, dit-il, ne contribue pas à la formation du J, ciMie dont il est facile de s'assurer on la retournant sur le menton pendant la prononciation. Si nous faisons cette expérience pour les deux lèvres, nous voyons que le son n'est pas altéfi, et que, par conséquent, les lèvres ne jouent aucun rèle dans leur formation. ' GuflJaume regarde ces lettres comme formées par le mouvement de projeetioa de li pointé de Ja langue contre la voùle v^IVua.

deux la totalité de la langue au palais, les dents étant rapprochées. Hais pour GS (fig. 17) il j a un son nasal qui n*existe pas pour LL (fig. 18).

Fîg. 17. — Go.

FTg. 18. - Li.

La prononciation de ce double L mouillé, qui n*est autre que celle de TT entre deux yoyelles, n*est pas dans les habitudes de certaines parties de la Franee : c'est ainsi que quelques personnes prononcent à tort artileur au lien ^artiyeur,

Pour être complet, nous parlerons de cette lettre; mais il est juste de dine V^lle n a pas de prononciation particulière, et qu'elle est en français ce qu*elie jetait en latin et en grec: le signe simple d'une articulation composée.

£d efl'ei, X se prononce k% comme dans luxure t exploit : Itîksure^ eksploW, \Wigz comme dans exercice, Xénophon : egzerciçe, Gxénophon. %izni un c doux, il a la valeur d'un k; excès, excepter, se proaoncent ékcès^ âcepter.

Dans quelques mots» tels que Xerxès, six, dix^ Bruxelles, il prend le sop 'des; on dit : GzercèSy sis, dis. Brucelles.

~ Enfin, dans les mots «ixatn, deuxième, dixième, on prononce l'X commi» m Z, et on dit sizain, deuzième, diziètne.

Résumé. ClasrificaUon proposée. On a vu que nous avions partagé les toBsonnes en deux grandes catégories : labiales, linguales.

Mais, si la langue ou les lèvres jouent le premier rôle dans la production des consonnes, il n'en est pas moins vrai que d*autres organes, tels que les dents ou la voûte palatine, tiennent aussi un rôle important. Toutefois, nous a'avoi» pas, comme beaucoup d'auteurs, placé sur la même ligne les lèvres, ks dents, la langue et le palais, car sans la langue ou les lèvres à quoi lerviraient les dents ou le palais dans Tarticulation des consonnes? Toutes fi effet ont besoin do la langue ou des lèvres pour être prononcées, tandis ip'nn certain nombre d'entre elles s'articulent sans le secours des dents ou du palais.

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s«p. iMMcales

[Saaao-liagvo-datfjlcs nC. boecalet

SwHBO'IÎBgiu^-palatale Tilmnle

MLATALEi . . /Dono4iiigfio-|Mbtale nasale.

, f lk»no-lî»fnK>-fNlaUle mouillée.

[Dono-liBf no-palatale gutturale

iLabto-DaMle.

Labiales pures.

"^ ' DEsrrAUs. . .

Labio- dentales sopérieures.

Gaie

Nous croyons donc avoir suffisamment justifie notre grande division de labiales et de linguales, mais nous créons immédiatement 4 sons-divisions basées aur remploi des organes qui jouent un rôle secondain^ dans leur prononciatîoD. Puis, si nous voulons chercher une formule synthétique du mécanisme de l'articulation, nous pourrons donner à chaque consonne un nom tiré de la position occupée par les organes qui concourent à leur formation.

Il faut également tenir compte du caractère phonétique présenté pendant leur prononciation. A ce point de vue, il faut tout d'abord considérer les consonnes suivant qu'elles sont accompagnées ou non d'une vibration laryngienne : consonnes sonores, consonnes muettes. Cette distinction est ti*ès-importante. Nous avons vu en effet que nombre de consonnes se présentent par paires (V, F) (Jf CH) (Z, S) (D, T), etc., et que pour la même paire le mécanisme lingual ou

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labial est rigoureusement le même. Une seule chose distingue les deux consonnes de la même paire, c*est que Tune est accompagnée de Tibrations laryngiennes : elle est sonore, tandis que pour Tautre la vibration manque : elle est muette.

Enfin, il n*est pas inutile d'appeler l'attention sur un autre caractère de leur émission Reprenant Tidée des auteurs qui se sont préoccupés de distinguer les consonnes qui peuvent être prolongées de celles qui ne le peuvent pas, mais ne donnant à celte question que l'importance tout à fait relative qu'elle a, nous avons encore créé trois subdivisions : consonnes soufQées, ce sont toutes celles qui peuvent être prolongées; consonnes explosives, qui sont le résultat d*un contact instantané ; enfin, consonnes demi-explosives, qui tiennent à la fois de la soufflée ei de l'explosive, en ce sens que pendant U préparation de la consonne les organes peuvent étro maintenus en position aussi longtemps qu'on veut, mais que cette immobilité cesse dès qu'il s'agit d'articuler la consonne.

Comme conclusion de notre travail, nous avons dressé le tableau synoptique ei-dessus, qui résume d*une façon claire et précise tout ce que nous avons dit sur

les consonnes. Arthur Chervin.

PAROLI^O (FRAifasco-RoNCALLi). Médecin, littérateur et antiquaire, né à Brescia en 1692. Il jouit d'une grande réputation, devint médecin de la cour d'Espagne, puis vint mourir dans sa patrie en 1763.

a Dans l'intention de faire connaître l'état de la médecine en Europe, vers le milieu du dernier siècle, il avait fait appel à tous les médecins qui voudraient lui fournir des documents sur la topographie des lieux qu'ils habitaient, sur les oiaiadies qui y régnaient et sur leur traitement. Les résultats de cette correspondance furent publiés par Parolino. Il est auteur de plusieurs autres ouvrages » (Dezeimeris) : "

I. Exereilalio agent novam methodum eriirpandi carunculai et curandi fitlidai ureUirae, Brescia, 1720, in-8^ — H. Epittola ad ValiMnerium, Bi'escit, 1734.-111. De aquiê Brixianii examen chymico-medicum. BresciJt 1724-1725, in-4*. — IV. De aquU Caldori in Mediolanensi ducaiu, Brescia, 1724, in4*. — V. Hittoriae marborum obaervationibuM auctae et elariêêimorum virorum observât ionibiu iUusiralae, Brescia, 1741, in-fol. — VI. Dise, IF qmarum l de purgantium uiu in aère Brixiano, etc. Brescia, 1743, in-4*. — VIL Diee. de ferreis multitque acubui anatomica impectione in cadavere reperiii. In Haccolia d'optucoli eeirntifici e fiiologici, t. XXXIl. Venise, 1746. — VIII. Din. intomo ail maie, morte, etc., délia Maria Maddalena Cappucina, Brescia, 1740, in-8*; en latin, 1740. — IX. Index Tesiarum conchyliorum quae obiervantur in Museo Kieolai Guallieri tnediei fioreni, Florence, 1742, in-fol., 1200 flg. — X. Europae medicina a iapientibus illuatrala et obi. êdaucia. Brescia, 1749, in-fol. — XL in variolarum inoculalionem diaertalio epistolica» Brescia, 1756, in-4*. — XII. Humanum genuê a venenis quotidianis liberatum. Brescia, 1764, in4*. L. Un.

JtAMBNËQVE [Paronychia J.). Genre de plantes dicotylédones, qui a donné son nom au groupe des Paronychiées (voisin à la fois des Caryophyllacées et des Chénopodiacées), et qui est caractérisé par des fleurs peu volumineuses, hermaphrodites, pentamères. Leurs sépales, insérés sur les bords d'une coupe réceptacolaire peu profonde, avec les étamines et des languettes, parfois absentes, alternes avec eux, sont égaux ou inégaux , et imbriqués dans le bouton. Les étamines ont un filet court et une anthère ilidyme, introrse, dont les deux luges, indépendantes en haut et en ha?, s'ouvrent par des fentes longitudinales. Superposées aux sépales quand elles sont en même nombre (\u'e\ii., \e& ^vb^/^ \^

578 PAROTIDB (abatomib).

Tandrooëe peuvent être réduites au nombre de 3» 4, ou être plus nombreuses. Le gynécée Kbre a un ovaire unioTulé* surmonté d*un style à denx brancbes stigmatifères. L*ovule unique est porté par un fumcule basUaire «u sommet duquel il est dressé ou plus rarement légèrement descendant ou oblique. Telles peuvent être aussi les diverses directions de la graine dont Tembryon périphérique entoure un albumen farineux, et qui se trouve logé dans on péricarpe membraneux, d*ordinaire déhiscent de bas en haut suivant sa longueur. Les Paronychia sont des herbes rameuses» annuelles ou vivaces, à feuilles opposées» avec stipules interfoliaires scarieuses. Les fleurs sont axillaires ou terminales» groupées en cymes souvent contractées, et involucrées de bractées scarieuses analogues aux stipules, mais souvent bien plus développées. Ce sont des plantes méditerranéennes, africaines^ arabes et américaines ; on a décrit phis de quarante espèces, dont trois ou quatre ont joué un certain rôle en thérapeutique. Les Paronychia argentea Lamk et nivea DC. passent dans le Hidi pour diniétiques; on leur accorde dans les campagnes des propriétés analogues à celles des Turquettes, contre les affections de la vessie et des reins. En Provence, le P. cifmosa Lamk (lUecebrum cyniosum L.) est vanté contre la dyaurie. Ao j Halabar, le P, sesailig Desf. {Illecebrum sessUe L.) a des feuilles comestibles et sert au traitement des affections intestinales. Le P. vertieiUata DC, on Birbe au panark de nos campagnes, est un Illecebrum^ plante l^èrement astringeote. Le Paronychia de Dioscoride serait, croit-on, la Rue des murailles. 1

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