‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 59 sur 95 · L. Un · texte numérisé non relu

L. Un

rABSiS on GHEBERS. Sectateurs de Zoroastre, adorateurs du feu. Le nomdeParsis leur vient de ce qu'ils sont originaires du Fars, la Perside ancienne, située entre la Hédie, le golfe Persique, la Babylonie, la Carmanie, et qui avait pour capitale Persépolis. Chassés de la Perse par les Musulmans, ils se réfugièrent dans rinde, où ils trouvèrent établie l'adoration du feu. Tous les Parsis n'ont pas néanmoins disparu, ni à cette époque, ni même aujourd'hui ; seulement leur cuite paraît s'être modifié. Max MuUer écrit des Parsis modernes : c Les prétendus adorateurs du' feu n'adorent certainement pas le feu, et ils repoussent naturellement un nom qui semble les dégrader au rang de simples idolâtres. Tout ce qu'ils admettent, c'est qu'on leur a enseigné dès leur jeunesse qu'ils doivent regarder quelque objet lumineux quand ils adorent Dieu, et alors ils considèrent le feu. Mais ils affirment qu'ils ne demandent jamais aide et protection à un objet matériel inintelligent ; ils ne croient pas même qu'il soit indispensable de se trouver vers un emblème quelconque quand ils adressent leur prière à Ormuzd » (voy. Démons). D.

PARSON OU PAR80KS (James). Médecin anglais distingué, né en mars 1705, à Barnstaple, dans le Devonshire, mort à Londres, le 4 avril 1770. Après avoir terminé ses classes à Dublin, il alla étudier la médecine à Paris, o(i il suivit les leçons d'Astruc, de Dubois et de Lemery, et prit à l'université de Beims le diplôme de docteur (1756). 11 s'établit ensuite à Londres et exerça aTec beaucoup de succès l'art des accouchements. En 1758, il fut nommé médecin de l'Infirmerie de Saint-Gilles, et, en 1740, la Société royale lui ouvrit ses portes. Il entretenait des relations avec les savants les plus distingués de son temps. On a de lui : ^:^^

I. Mechanical and Critical Inquiry on the Nature of Hermaphrodiis. London, 1740, îs-S*. — II. il Description of the Human Urinary Bladder, London, 1742, in-8*. Trad. de Fanglais. Description de la vessie uriuaire de V homme et des parties qui en dépendent. Paris, 1748, in-8», fig. — 111. Miaoscopical Théâtre of Seeds. London, 1745, in-4^. — lY. Phihêopkieal Ohserwations on the Analogy betwcen the Propagation of Animais and thaï of fegeiables. london, 1752, in-8«. —V. The Croonian Lectures ofMuicular Motion. Supplément io Philosophical Transactions for 1744-1745. — VI. A Remarkable Instance of the Bûfpy Effeets in a.Yery Dangerous Case. In Philos. Transact., n<* 478. — VII. Of the Case of a Woman who Speaks distinct ly tho She Has Lost the Apex and Body of her Tongue. In Philos. Trantac/., n« 484. — VIII. Ofa Praeternatural Conjonction oftwo Female Children. In Philos. Transact., n" 489. — IX. Of the Use of Lycoperdon in Stopping Blood after Amputations. In Philos. Transact., 1755. — \. Of a Sheep having a Monstrous flora

An PARTHÉNOGENÈSE.

growing from his Throat. In Philos, Transaction», 1755. — > XI. Of some Extraordinary Tumours uponthe Head ofa Labouring Man. In Philoê, Transact,, 1757. L. Ux.

(Usher). Médecin américain, né dans le Haine (États-Unis), le

18 août 1788, servit d*abord en qualité de chirurgien sur la flotte des États- Unis, prit part à la campagne de 1812 et assista à la bataille du lac Erié, puis quitta le service au bout de dix ans et fut nommé professeur d*anatomie et de chirurgie à la Brown-University de Philadelphie et ensuite au Collège de Providence (Rhode-lsland). 11 fut président de la Société de médecine de Rhode* Island, vice-président de VAmerican Médical Aasociation^ et mourut le

19 décembre 1868. Nous connaissons de lui :

I. The Saylor*Ê Physician, Exhibiting the Symptômes^ Causes and Treatmenl of Diseases Incident to Seamen, etc. Cambridge, 1820, in-8*. — II. Directions for Making Anatomical Préparations, formed on the Basis ofPole, Marjolin and Breschet, and Including the New MethodofMr, Swan. Philadelphia, 1831 (1830), in-8% fig. — III. Boylston Prize-Dissertationê : i" Inflammation of the Periosteum; 2" Enuresis irritata; 3* Cutaneou» Diêeases; 4** Cancer of the Breast, etc. Boston, 1830, in-8*. — lY. Mémoire sur les inflammatiom aiguë et chronique du périoste. In Joum, des progrès des se. médicedes, t. XY, p. 54, 1820. — Y. Autres ouvrages, plus divers articles dans les recueils médicaux. L. Hï.

PARST. On donne ce nom à une bière qui est préparée en Pologne, au moyen des feuilles de la Fausse Branc-Ursine (Herticleum Sphondylium l.).

Pl.

PART (Supposition et suppression de). Yoy. Suppression.

PART (Jaues). Chirurgien anglais, né près de Wigan, en 1809. Il fit son premier apprentissage dans sa ville natale sous la direction de C. Morris, puis il vint à Londres vers 1830 et suivit les hôpitaux Saint-Barthélémy et d'Univenity- College. 11 rem|)orta en 1831 le prix de chirurgie à l'école d'Aldersgate-slreel, fut reçu membre du Collège royal des chirurgiens eu 1832, fellow en 1854; l'université Saint-Andrews lui accorda le diplôme de docteur en 1860.

Il entra dans la pratique en qualité de house-surgeon à l'hôpital de \N'igan, mais se fixa ensuite à Londres, où il présida pendant quelque temps le fiortk London Médical Society.

Part mourut en décembre 1875. 11 a publié le Médical and Surgicd due- Book et un grand nombre de mémoires sur Tanatomie et la pathologie dans th Lancet et les Transactions of the Pathological Society. 11 a fait des leçons privées et a joui d'une réputation méritée comme praticien. L. H».

PARTHEIVIOIV. Le mot grec irapHviov, employé par Hippocrate, doit être rapporté, d'après Sprengel, au Malricaria Parthenium L. D'autres, Mérat et de Lens en particulier, prétendent que le Parthenion des anciens Grecs est la Mercuriale {Mercurialis annua L.). Pl.

PARTHE!VI8. Nom donné anciennement à VArmoise (Arlemisia vulgaris L.) de la famille des Composées. Pl.

PARTHÉNOGENÈSE (TrapOévoç, vierge ct yévscri;, génération). Mode de reproduction dans lequel une cellule-germe se développe sans le concours de lai cellule spermatique, par eotvsé(\uent sans être fécondée. Ce fait s'obserre

Pascal (Les trois). 493

dans certains groupes d*insectes, chez des crustacés et des arachnides. La parthénogenèse se rattache à la génération alternante ou métagenèse (voy. GÉNéiuTioiv).

PABTIIIIK2E-BEBIIY. Nom donné en Amérique au GauUheria procum* bens L. Pl.

PARTBIDCIE-WCNID. On donne ce nom, qui signiGe bois de perdrix, u diferses espèces de bois d*Andira de la famille des Légumineuses, dont la coupe suivant des plans obliques à Taxe présente la marbrure hachée des ailes de cet oiseau. G*est particulièrement au Bois d'Angelin de la Guyane ou Bois de fouacapoua {Andira racemosa Lam.) que ce nom a été appliqué. Pl.

BnuoâAAPBiB. — GoiBODRT. Dtoç. simpi,^ m, 556. Pl.

PABTUBITIOIV. Action d*enfanter (voy. AccoucHEyENi].

PABCLIE (irapa, auprès, et ov>ov, gencive). Abcès des gencives [voy. Deuts et G£2favBs). D.

PABVOLINE. C'H^'Az. Alcali liquide» extrait du goudron produit par certains schistes bitumineux. Ce corps entre en ébullition vers 260 degrés; il est peu volatil ; sa densité est égale à 0,966. L. Hn.

PASCAL (Les trois). Nous regrettons de ne pouvoir donner sur ces médecins français des détails biographiques qui ont échappé à nos recherches. Tout ce que nous pouvons faire, c*est de faire connaître les titres de leurs publications.

Pascml (J.-H.). II fut chirurgien en chefdeThôpital de Brie-Comte-Robert, chirurgien du gouvernement pour les épidémies, et membre de la Société médicale d'émulation. U a laissé :

I. Observationê sur Vunage du moxa des Chinoi», ou du cylindre de colon employé selon la méthode de feu M. Pouteau. In Joum. de méd., t. L^I, p. 208 et 595, 1784; t. LXVl, p. 280, 1786. — II. Observation tur une noix vomique, Ibid., t. LXXV, p. 29, 1788. — lll. Obêervation sur une phthisie pulmonaire laiteuse. Ibid., p. 33 et 38. — IV. Observation tur un bec-de-lièvre. Ibid., t. LXXVIII, p. 68, 1789. — V. Observation sur un coup à la tête, aeêc perte de la substance du cerveau, Ibid., t. LXXXIII, p. 77, 1790. — YI. Efficacité du moxa dans U traitement de Vépilepsie. In Annal, de la Soc, de méd. de Montpellier^ t III. p. 329. — VII. Observation sur un abcès au scrotum. Ibid., t. VU, p. 289. — VUI. Méwsoire sur le traitement à employer dans les plaies de la face. Ibid., p. 4'i7. — IX. Obser» waHonêsur les corps étrangers dans le canal de Vurèthre. Ibid., t. IX, p. 298. — X. Obser^ vation sur la suite d'un amour malheureux, chez une femme. Fbid., p. 449. — XI. Mémoire sur les avantages de faille en certains cas la médecine opératoire expectanie sur la wiédeeine agissante, Ibid., t. X, p. 380. — XII. Observations sur quelques effets de Vopium. Ibid., t. IIL p. 214. A. C.

Paseal (E-.H-. Félix). Fils du précédent, docteur de Paris (19 juin 1815), né à Brie-Comte-Robert. On lui doit :

1. Tableau synoptique du diagnostic des fièvres essentielles. Paris, 1818, in-plano. — U. Traité de» maladies des voies urinairesde Chopart, 1821, 2 vol. in-8*. — III. Histoire topographique f politique, physique et statistique du département de Seine-et-Marne, Corbeil, 1838, 2 vol. in-8«. — IV. Essai sur la maladie muqueuse. Th. de Paris, 19 juin 1815, in.4*. — Y. Observations sur les vers trichocéphales. In Nouv. Journ. de méd., 1. 1, p. 53, 1818. — ^l, Obêervation d'une hydropisie enkystée du foie. Ibid., t. III, p. 121, 1818« —

491 PâSGOLI (Les didx).

Yll. LeUre sur Voêthmey avec deê noies, Ibid., t. ¥111, p. 3, 1820. ^ VIII. Obêenaiûm (Tune épistaxis poisive, Ibid., p. 17. A. G.

Pascal (Jean-Joseph). II était de Callian, département da Var, et vint se faire recevoir docteur à Paris (24 août 1821). Successivement médecin de rhôpital militaire de Metz, membre de la Société des sciences médicales de cette yille, médecin en chef de I*hôpitalde Strasbourg, professeur à Thôpital militaire d'instruction de la capitale de T Alsace, il a laissé :

I. Discoure sur la médecine militaire, prononcé le ii décembre 1834 dans la séance publique de la distribution des prix de 1834 à V hôpital militaire dinstruction à Mets, Paris, 183G, in-S". — IL Mémoire sur le choléra-morbus qui a régné épidémiquement à Metz et lieux circonvoisins pendant l'année 1832. Paris, 1836, in-8*. — III. De la nature et du traitement des altérations pulmonaires, Guérison de la phthisie, Strasbourg et Paris, 1840, in-8*. — lY. De Vinstruction publique. Améliorations dont elle est susceptible, Heti et Paris, 1840, in-8«. — V. Mœurs alsaciennes, Épltre, 1842, in-8*. — VI. De Voûte considérée dans ses rapports avec V intelligence et la voix. Tb. de Paris, 24 août 1821, in-4*. — \II. Des moyens propres à arrêter les épidémies de variole. In Recueil de mémoires et méd,, de chir. et de pharm, milU,, t. XLYI, p. 107, 1830. — VIII. Observation de perforetion de l'estomac. Ibid., t. XLVll, p. 173, 1830. — IX. Observation de volvulug conkdéreble du gros intestin, Ibid., p. 170. — X. Recherches sur la structure intime des poumons. Ibid., t. XLIX, p. 1. — XI. Coup d*œil statistique sur Vélat sanitaire de Strasbourg. Ibid., t LI, p. l,ett. un, p. 3. A. G.

PAS€AUS (Félix). Médecin américain du commencement de ce siècle, exerça d*abord la médecine à Philadelphie, où il fut médecin de la prison et consultant à VAlms-HousCy puis vint se fixer à Nevr-York, où il jouit d'une grande réputation. II fut Tun des rédacteurs du New-York Médical Repontory^ depuis 1812. L'époque de sa mort ne nous est pas connue.

On cite de lui :

I. A Statement ofthe Occurrence duringthe Malignant Yellow Fever in the City ofVe»- York during the Summer and Autumn 1819. New-York, 1819, in-^". — II. Diteosrte delivered before the Sew-York Country Médical Society. New-York, 1823, in-8'» (sur la noncontagiosité de la fièvre jaune). — 111. An Exposition of the Danger of Intemment in Ciliés, etc. New-York, 1823. — lY. Un grand nombre d'articles dans les recueils périodiques de médecine. L. Hv.

PASCHALIS. Voy. Pascual.

PASCOLI (Les deux).

Pascoll (âlessandro). Né à Pérouse le 10 janvier 1669, pratiqua d*abord la médecine dans sa ville natale et, en même temps qu*il professait la pfaiiosophie, donna des cours d'anatomie qui eurent assez de succès pour le faire venir à Rome, appelé par le pape Clément XI, qui lui donna une chaire d'anatomie. 11 perdit la vue en 1739 et mourut le 5 février 1757. Quanta ses ouvrages, il n*a guère été qu'un compilateur; il a tiré bien plus des ouvragesde Borelli, de Malpighi, de Bellini, de Redi, de Bartholin et de Vicussens, que de son propre fonds.

1. // corpo umatio, o brève atoria dove con nuovo metodo si descrivono tutti gli orfsm oi, Pérouse, 1700, in-4^ Venise, 1710. Ibid., 1727, 3 vol. in-8«. Trad. en latin. Rooft 1728, 3 vol. in-8». Ibid., 1738, in-4*. Venise, 1735, iu-4«. —II. Delli febn teorica eprettict secondo il nuovo sistema. Venise, 1701, in4'*. — III. Del moto. Rome, 1723, in-4». — IV. Hipoil' ad alcuni consulti. Rome, 1736-1738, in-4». — IV. Opéra omnia. Venise, 1741, 4 vol. in-*»,- V. Opère inédite. Venise, 1757, 2 vol. in-fol. A, D.

Paseoll (Antonio), t^é k ¥ré^\i% vers 1790, fit ses études médicales à Vienne^

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