‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 8 sur 95 · PARATONNERRE · texte numérisé non relu

PARATONNERRE

La continuité doit être absolue et complète entre la pointe et la couche aquifère, sans quoi des étincelles éclateraient aux points de rupture et pouiTaient amener de graves accidents : il faudra donc assurer la continuité dans les joints d*une manière absolue. Ajoutons qu'il serait bon de temps en temps de soumettre les paratonnerres à quelques épreuves simples pour s*assurer si cette continuité n*a pas cessé.

La partie inférieure du conducteur doit être en relation avec la couche conductrice, soit quon la termine dans une couche humide, soittce qui vaut mieux, qu'on la conduise jusqu'à une nappe d'eau. Si la couche reste certainement toujoars bamide, on peut s'en contenter ; on y creuse alors une tranchée que l'on remplit de charbon de bois ou de braise, et où aboutit la partie inférieure du conducteur. Mais, comme on peut craindre le dessèchement momentané de couches qui sont humides au moment où on les examine, il est préférable d'aboutir à une nappe d'eau, faisant descendre assez le conducteur pour que son extnémité reste toujours noyée.

Il ne suffirait pas de faire aboutir ce conducteur dans une citerne : il faut qu'il communique réellement avec le résetDoir commun et non pas seulement aiecde Teau.

A l'étranger on admet la possibilité de relier les parties inférieures des paratonn^res avec les conduites d'eau ou même de gaz qui donnent un large contact avec Je sol ; bien qu'il ne semble y avoir aucun inconvénient à cette disposition, elle n'est pas autorisée en France.

Si, dans la construction qu'il s'agit de protéger, il existe des pièces métalliques de quelque élendue, charpentes ou poutres en fer, il est nécessaire de les relier au conducteur : faute de cette disposition, il pourrait éclater des étincelles, même à travers les murs, entre ces pièces et le conducteur, étincelles qui amèneraient un véritable foudroiement, secondaire pour ainsi dire^

Lorsqu'il s'agit de garantir un édifice occupant une certaine étendue, il est nécessaire en général d'employer plusieurs paratonnerres pour éviter l'emploi J une tige trop élevée. Le choix du nombre des paratonnerres, de leur position rdative, n'est pas soumis à des règles fixes ; ce choix dépend de l'étendue garantie par un paratonnerre, étendue que l'on ne connaît pas exactement. On a admis qu'un paratonnerre garantit, au niveau de sa base, un cercle de rayon double de sa hauteur ; quelques auteurs pensent que le cercle de garantie a un rayon égal seulement à i fois 1/2 la hauteur; d'autres même disent à 1 fois la hauteur. £q réalité, on ne sait rien de précis sur ce point : la première règle est souvent

Lorsqu'il y a plusieurs paratonnerres, chacun possède un conducteur spécial jusqu'à la base de l'édifice ; ces conducteurs peuvent être réunis, pour êtr.^ diri^ vers la couche aquifère, en un conducteur unique de large section. U est bon en outre que les tiges soient réunies à leur base par un conduc- ^ métallique : cette liaison est naturellement établie dans le cas des combles niéUUiques.

Aeôié du paratonnerre classique il convient de citer le système préconisé par

M. Helsens et qui a été appliqué en particulier à l'Hôtel de Ville de Bruxelles.

I^nsce système, au lieu d'avoir un petit nombre de tiges élevées, on garnit

t;^. * l'our l«â détails, outre les ouvrages spéciaux, on peut consulter les instructions données ; ^(iiterses reprises par YAcad. deac, notamment en 1855 et en 1875.

iSS PARATONNERRE.

toutes les parties saillantes de Tédifice, les angles, les clochetons, etc., de petites aigrettes formées de tiges de cuivre rouge de O^jOOô de diamètre. Toutes ces aigrettes sont reliées à un vaste réseau métallique, formé de conducteurs de section relativement faible descendant jusqu'à la partie inférieure, et de T^nducteurs fiorizoutaux ou obliques réunissant les diverses aigrettes: ce réseau est relié intimement à la couclic aquifere.

L'action est la même que celle que nous avons expliquée plus haut t le bâtiment n est plus garanti dans son ensemble, mais chacune de ses parties est garantie.' La protection parait très-satisfaisante.

L'avantage principal de ce système, c*est qu'il est moins coûteux que le systèm3 classique. Outre que c'est un avantage dans tous les cas, cela permet d'appliquer des paratonnen*es à des constructions dont la valeur est trop peu considérable pour que Ton y adapte des paratonnerres à tige, qui représentent toujours une dépense assez, élevée.

II. Dans les temps d'orage les ûls télégraphiques eu téléphoniques peuvent être foudroyés; ils peuvent sous l'influence de nuages orageux être le siège de phénomènes électriques intenses. L'électricité se trouve transmise par eux jusqu'aux appareils qu'ils desservent : ces appareils peuvent être détériorés, d'une part, et d'autre part les personnes qui en font usage à ce moment peuvent être blessées ou même tuées.

Pour éviter ces accidents il faut employer une disposition qui, lors de ces actions intenses, mette les fils de ligne en communication avec le sol, et interrompe la communication entre la ligne et les appareils, tandis que, en temps ordinaire, lors du fonctionnement par les faibles courants électriques qui sont employés, la ligne sera isolée du sol et communiquera avec les appareils.

Divers systèmes sont employés pour satisfaire à ces conditions ; nous indiquerons seulement le principe.

Imaginons que l'appareil dont on fait usage communique avec la ligne par un fil de platine de quelques centimètres de longueur et très-fin : ce fil introduira une résistance supplémentaire négligeable et sous l'influence de faibles courants ne subira aucune action appréciable, son échauffement ne sera pas perceptible. Mais vienne un orage dans lequel des courants intenses traversent la ligne, le fil s'échauflera instantanément et fondra ; par cette fusion, il se produira une solution de continuité qui séparera complètement de la ligne l'appareil et Vopi* rateur qui s'en sert.

Mais il faut, en outre, donner passage à cette électricité vers le réservoir commun. Pour cela, le fil de ligne communique en un point vers son extrémité avec une pièce en forme de peigne, présentant une rangée de dents très-pointues. En face de ce peigne s'en trouve un autre analogue, placé parallèlement au premier, de manière qu'il n'existe qu'un intervalle très-minime entre les pointes qui sont placées en regard. Ce second peigne communique avec la terre par un conducteur spécial.

Tant que le système fonctionne régulièrement, malgré la petite distance qni existe entre les pointes, il ne se produit aucun effet par suite de la présence da second peigne; les courants sont tellement faibles que le potentiel (la tension) sur le peigne de la ligne est insuffisant pour que l'électncité puisse franchir œ minime intervalle. Mais viennent des courants dus h une action orageuse, il se produit des potentiels élevés en vertu desquels l'intervalle est franchi par l'élecirj'cité sous forme d'étincelle, et la ligne se décharge vers la terre.

PARAXYLILIQUE (ACIDE). 433

Il existe de nombreux systèmes qui difl^rent les uns des autres par la forme des orgines, par les détails; mais le principe général est presque toujours le même. Grâce à ces dispositions, Temploi des télégraphes et des téléphones est sans danger en temps d'orage : il peut arriver seulement que les communications soient întemHnpues. G. M. G.

(Uapd, mal» et Tpî6iiv, frotter). Affection ér}tbémateuse qui se montre dans les régions où la peau est exposée à des frottements, surtout dans celles où elle forme des replis dont les deux surfaces frottent lune contre Tautre, comme dans ia rainure interfessière, aux aines, etc. (voy. I^tertrigo). D.

Nom donné au Brésil, d'après Pison, à une Gypriacée dont la partie souterraine aromatique est employa comme fortifiante, en fumigations, en boissons, en lavement. Pl.

RmwwaàHBE. — Puox. Bratile, 115. Pl.

PAHAYASI. Nom donné, dans le détroit de la Sonde, à une herbe qui y est fréquemment employée comme rafraîchissante. Pl

FABAYlcniiO (Les deux).

PamTSeiB« (Fabrizio). Médecin italien, né dans la Valteline, au pays des Grisons, fit ses études à Milan et exerça son art pendant quarante ans à Trezzo. Cest là qa*il mourut en mai 1695, à TAge de soixante-quatre ans. Il a publié :

1. Soglierodeir elà cadente, Milano, 1690, in-S**. — II. La regola del vivere. Milano, 1600, in-8*. — m. Abuêo de* medici nel medicare gli abienli enfermi, Hilano, 1694, in-8**. — ly. Ae^me wUmerali di Ma$ino de^criUe, Milano, 1694, in-8*. L. Hif.

PamvlelMo (Pietro-Paolo). Autre médecin italien, né à Gôme, exerça son art dans sa ville natale au seizième siècle. Il fut tait citoyen de Milan. On ne sait rien de plus de sa carrière. Il a laissé :

De Moênnientium et Burmensium thermorum situ, nalura miracuUsque, Mediolani, ttlS, bk4: La seconde édition, en Italien, est due à Giovanni-Pietro Paeaviciiio, médecin de liaB, et à GioYmnDt'Andrea Halaobida, médecin de Sondrio, et parut sous le titre d'ilveWt- ^i^nii êopra ii bagni del Masino. Milano, 1658, in-12. L. Hk.

FASAXTLÉNE 00 PARAXTLOL. CW^. On Tobtient en traiUnt par le sodium un mélange de parabromololuoi ou de paradibromobenzol et d*iodure de méthyk. Il cristallise en prismes monocliniques, incolores, fusibles à 15 d^;rés et distillables de 136 à 157 degrés. L'acide nitrique le convertit, par oxydation, en acide paratoluique, Tacide chromique en acide térépi italique.

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