‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 84 sur 95 · TEINTURE · texte numérisé non relu

TEINTURE

grammes.

Extrait hydro-alcoolique 32

Alcool à 36' SOO

Dose : 10 à 30 grammes.

A l'extérieur, les préparations de Paullinia sorbilis n'ont aucun usa^e signalé {Voy, Guarana).

Voici maintenant quelques indications succinctes sur les autres espèces du groupe Paullinia, citées par les auteurs en raison de leurs propriétés médicales ou toxiques.

Paullinia pinnata L. C'est l'espèce la plus étudiée après la précédente. Od la désigne parfois sous le nom de Paullinia cururu (Schumacher] ou encore de limbo.

Ses fruits et son écorce renfermeraient un principe extractif amer, gommarésineux, comparable à celui de l'opium, un alcali végétal d'odeur empyreuraatique, volatil (Descourtilz).

L'analyse de Stanislas Martin indique comme composition de Técorce de racine : un alcaloïde, la timbonine, de l'amidon, une résine, une huile essentielle, de la chlorophylle, du tannin, un acide organique et de la glycose.

La timbonine se combine à l'acide sulfurique pour former un sulfate cristallisé en aiguilles, de couleur blanche.

Action physiologique. Elle est d'ordre toxique, ou plutôt les travaux qui

l'envisagent n'ont traité que ce côté de la question jusqu'à présent. La PauUifli'

pinnata sert à préparer un liquide vénéneux employé à la manière de la ooga^

du Levant {voy, ce mot] pour faciliter la pêche des poissons.' On a même prétei»iu

que les sauvages de \a Gu^mi^ tf wv ^«cn^^wV ^^our empoisonner leurs Gèàss

PAULNIER (LE). 655

(Baêna, Descourtilz). Mais on peut se demander si ce nom de cururu voisin de curare n*a pas ëié l'origine d'une confusion et donné lieu à une fausse interprétation. C'est fort probable.

Quoi qu'il en soit, celte substance est certainement très-vénéneuse et ses elTets assez souvent observés dans des empoisonnements criminels (Hartius), ont été comparés à ceux du Datura stramonium.

Elle donne lieu cbez l'homme aux accidents suivants, d'après Descourtilz : d'abord de légers vertiges, un peu d'étourdissement, une ivresse gaie. Hais bientôt survient un délire violent avec accès de fureur qui poussent les sujets à la lutte. Après cette période d'excitation, il surviendrait de lafTaissement, un état paralytique avec incontinence d*urine et de matières fécales, puis des convulsions et la mort.

Au Brésil, Técorce de timbo est considérée comme un spécifique des affections du foie, en applications topiques. Et Hartius assure qu'on l'emploie avantageusement contre Thydropliobie, la mélancolie et l'amaurose, ce qui est bien vague. Ces applications la rapprocheraient encore du Datura.

Paullinia grandiflora. Cette espèce a été comparée à la précédente par Martius.

Paullinia asialica. L'écorce de sa racine est amère, aromatique, et d'une saveur piquante. On la considère dans l'Inde comme un médicament important propre à combattre les affections vénériennes et le rhumatisme.

Autrefois on l'employait comme fébrifuge dans l'ile Bourbon et à Madagascar.

Et la décoction de feuille ou de fruit passe pour tonique et stomachique.

Paullinia africana R. Brown. Cette variété a été surtout vantée dans la dysenterie.

Parmi les espèces peu toxiques et susceptibles d'applications médicales on cite les suivantes : Paullinia elegans, rubigino^a, micrantha, meliaefolia, sericea, australis, thalictrifolia, carpopodea, affinis et multiflora. Ernest Labbée.

Bibliographie. — Mérat. Joum. de pharm., t. XXVI, p. 514, 1840. — Gratclle. Notice eur une nouvelle iubstance médicale appelée Paullinia, 1840. — Hirté (de Lavaur). Bull, de thérap.,i. LU, 1857. — Deioot. Bull, de thérap., t. LU, 1857. — Martis (Stanislas). Bull, de Ihérap., t. XCII, p. 264, 1877. — Cajuiihoa. Journ. de thérap,, t. YI, p. 731, 1849.

PAULHIER (Les Le) . Bien plus connus sous leur nom latinisé de Palmarius. Deux médecins, oncle et neveu, natifs de Coutances ou au moins du diocèse de Coutances ; issus d*une ancienne famille, et tous deux de la Faculté de médecine de Paris.

PAvlmler (Julien Le). Né en 1530, il suivit Texemple de beaucoup de jeunes gens qui, avant d*affronter les nombreuses difûcultés que présentait la scolarité dans Técole de Paris, alla à Caen et s'y ût délivrer le diplôme de docteur. Puis, venu à Paris, il fut admis au baccalauréat en 1554, obtint la licence le 28 mars 1556, et lut coiffé du bonnet doctoral le 10 novembre suivant. Après avoir épousé (i574) Marguerite de Chaumont, il se relira à Caen, pour cause de santé, et y mourut d*apoplexie le 5 décembre 1588. Son corps fut inhumé dans Té^^lise de Vandeuvre (Vandopera), dont il était seigneur, et qui occupe aujourd'hui le département du Calvados, canton de Marteaux-Coulibœuf. Julien Le Paulmier eut à souffrir comme calviniste, car, à Tépoque des troubles qui agitèrent Paris sous Charles IX, ayant été obligé de fuir la capitale, la

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