‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 4)Chapitre 36 sur 51 · GEN6Â · texte numérisé non relu

GEN6Â

LINIMR.\T DE ROSEX.

grammes.

Alcoolat de genièrre 90

Kft!»eQce de girofle

Huile de mtucade . I **

Celte formule du Codex a éié modifiée par Vigier, qui ajoute 1 gramme d'huile de ricin.

Csité contre le marasme des enfants ou dans la chorëe, en frictions 2 fois par jour le long de la colonne vertébrale.

Ko frictions pour dissiper les ecchymoses et résoudre les humeurs froides.

Ernest Labbée.

BnucGRAMiK. — Bamt (M.)* Juniperaium.,. Eisleben, 1601; id„ 1605; id., 1675. — DioscoRiDE. Commentaires de Mallhiole. 1670. Trad. Ant. du Pinet. — Scbarfids. Akreniologia, ien juniperi deêcriptio. Fraocofurti et Lipsiae, 1672, iii-8". ; id., 1679. — DufsaiiET. Mém. Ae. te. 1705, p. 172. — Baro (A. 0.)* De junipero; Re$p. Heldtoader, 1708. — Camerarids (R. J.\ Decervaria nigra et junipero, Beêp. G. A. Camerarius, Tubing^e, 1712, in-4*. — \Vilmelm(J. g.). Diêê, iradmiê juniperwn. Argentorati, 1718, in-é". — Klbin (J. C). De junipero. Altdorfii, 1719. — Ldnomaii (P.). De junipero. Harderoyici. 1727. — Brucb (F. D.). Disê. mtd. inaug. êiitem obterv. quaêdam praclica» de radici fruticiê juniperi decoeto, Argenlorati, 1736. — Encyclopédie Diderot. 1757. — Kalm (P.). IHêterl. sur la propriéléê et mages du genévrier (en suédois). Stockholm, 1770. — VAUiOifT i>e Bomahi. Dict, d'hitt. nat, 1*7^5, t. H, 45. — Daighav, Mém, sur les effets salutaires de Veau-de-vie de geniivre, dans le» pays 6aj, froids, humides et marécageux, tant en santé que dans la plupart des incont modités, et dans plusieurs maladies, confirmés par Vexpérience et par des observations multipliées. Dunkerque, 1780. — Macqdart. EneycL méthodique. Médecine, 1793. — Dexi5csox. Joiim. de médecine, 1806, t. XXVI. — IIbgbwick. Hom's Arch. fur Med. und Klin., 6d. III, 1807. — Alexandd. Dict. des se. méd., 1818, t. XXII, p. 407. — Recldi. Joùrn. de pham., 1827, t. XIII. — M^rat et de Lb>8. Dict. de Mat. méd., 1831. — Roques. Traité des plantes usuelles, 1838, t. IV, p. 22. — Jodbdah. Pharmacopée universelle, 1840. — Puxe .l'Ancien). Èdit. et trad. de Littré. 1850. — Pbubirâ (J.). The Eléments of Maleria Medica. 1855, vol. II, 1'* partie. — Durand. Du genévrier; ses caracl. botan., sa composition chimique, ion action physiologique, applications thérapeutiques de Véthérolé de genièvre au traite^ ment de la gravelle, deê calculs vésicaux, biliaires, de ta goutte, du rhumatisme et des fiécraigies. Gray, 1864. — TaforaRASTE. Hisi. des plantes. Trad. latine de Wimmer. Paris, 18C6. — DoRVADLT. Officine. 1872. — Sciiragbl (Pierre). Vom Nutzen und Gebrauch... Zillerthaï (sans date). E. L.

<-E^«A (Bernardino). Médecin italien de mérite, né vers 1655 à MandoKi, ians le duché d*Urbino, mort^le 7 avril 1754. « Ses études terminées, il alla enseigner la chirurgie et Tanatomie à Rome, et fut chirurgien de Thôpital du ^ot-Esprit de cette ville. Homme d*un esprit ferme, il défendait la doctrine de 1 circulation du sang dans un temps où elle n'était pas encore reçue eu Italie, lâis il attribufdt cette découverte à Paul Sarpi, qui n*avait fait que Tindiquer. i s'éleva plusieurs fois contre Hippocrate, en Vaccusant d'ignorance sur plusieurs oints de chirurgie. Hais lui-même n'était pas exempt de préventions : ainsi il ijetaitle débridement de l'anneau dans la hernie inguinale étranglée, et Tapication du trépan sur les sutures, du crâne. » Nous devons lui reconnaître cepeniol le mérite d*avoir l'un des premiers associé dans ses écrits l'anatomie et la lirurgie et d'avoir rendu de très-grands services à la peinture et à la sculpture i point de vue de la connaissance exacte des formes humaines. Ses ouvrages 1 pour titre :

f . Anatomia chirurgica, ossia istoria anatomica dell'ossi e moscoli del corpo umano, con

descrizzione de* vusi. Roma, 1672, 1675, în-8*; Bologna, 1687, in-8». —II. Anatomia per

* ed inteltigenza del disegno ricercata non solo su gli ossi e moscoli del corpo umano,

demonstrata ancora suite statue antichepiù insigni di Roma. Roma, 1691, in-fol., avec

DICT. ESC. i* s. YI(. 53

514 GÉNIPIYER.

de bonnes figures de statues antiques. Genga préparait les cadavres en disposant les •>$ t\ les muscles suivant les attitudes des statues célèbres. Le teite joint aux planches est d^ G. M. Lancisi. — III. Commenlaria in Hippocratis aphorimu» ad chirwrgwm paiinenitt Roinae, 1694, in-8« ; Bononise, 1717, 17'25, in-8«. L. H>.

GE!VGEII-«SB.%S8. Voy. GlNGER-^RASS.

GÉNI (Apophyse). Voy. Maxillaire inférieur [Os).

GENICULAIIIS. Nom donné par quelques auleurs à la Valériane (Mérattt de Lens. (DicL des mat. médicales^ III, 353). Pi.

CSENICULÉ (Ganglion). Voy, Facial (Nerf),

CiBNiÈwiiE. Voy. Gekévrier. Pl.

CiÉKlOGLOSSE (Muscle). Voy. Langue.

CiÉmi^lITOflMElV (Muscle). Ce muscle estsous-jaeentaumylo-hjoldieaei recouvre Thyoglosse. Il se compose de deux faisceaux, quelqnefots réunis a>$(ri étroitement pour qu'on puisse en former un seul muscle médian ; d*autre> t>'h assez bien séparés par une cloison celluleuse pour constituer deux petit> idd^des pairs. Ils naissent des tubercules inférieurs de Tapophyse géni (voy, Muii- LAIRE supérieur), d'où ils se rendent de haut en bas et d'avant en arrière < I partie supérieure de Tes hyoïde.

Ce muscle reçoit ses nerfs de Thypoglosse.

Il contribue avec le mylo-hyoïdien, le ventre postérieur du digastriqut?, V. stylo-hyoïdien, à élever l'os hyoïde. Par son action spéciale il le porte au<s u: avant. Quand cet os est rendu fixe par les muscles de la région sous^iyoidieiiir. le génio-hyoïdlen contribue 5 abaisser la mâchoire inférieure. D.

céNIO-HYoIdien (Nerf). Voy. Hypoglosse.

CiENiPATEB. Genipa Plumier. Genre de plantes Dicotylédones appart» vj^ à la famille des Rubiacées. Les plantes de ce groupe sont des arbres, à feuiiit^ opposées, ovales ou oblongues, pourvues de stipules caduques. Leurs fl^i" sont axillaires ou terminales, solitaires ou groupées en petit nombre, bland^t^ ou jaunâtres. Elles ont un calice ovale, à limbe tubuleux tronqué on dei^une corolle hypocratériforme, à limbe quinquepartite ; S anthères î<>*''^ linéaires, exsertes. Le fruit est une baie enveloppée par le calice, siibquadril 'l'i>' laire, contenant au milieu de la pulpe de nombreuses semences horizootaKs • albumen cartilagineux.

Les Genipa fournissent plus d'une espèce intéressante. Tout d'abord. *' Genipa americana L. , qui porte plus spécialement le nom de Genipcy' ^' croit aux Antilles, peut-être aussi au Brésil. 11 porte des feuilles oblongues !i»* céolées, glabres, des fleurs blanches, en cymes axillaires, foimant cooiid*' i^ corymbe; des fruits de k grosseur 'd*une orange, contenant sous une tV^^ blanc verdâtre une pulpe d'un noir violacé.

Ce fruit est comestible et les chasseurs le mangent poui* se désal(én?i : I* '

GENIPI (botahiqub). 515

violet peut servir d'encre, mais la couleur s'ciïace rapidement. On fait avec la pulpe un sirop qui est employé dans les diarrhées. D'après Desoourtilz, la racine (le cette espèce est purgative.

heGenipa Caruto H. B. K., à feuilles ovales obtuses, tomenteuses en dessous, à corolle blanche, à tube soyeux, croit sur les bords de l'Orénoque et du Rio Negro. Les indigènes emploient les fruits pour se barbouiller le visage et le corps en noir. On emploie de même au Pérou le Genipa okhngifolia Ruiz et Pavon, dont le fruit a la grosseur d'une pêche.

On mange aussi les fruits de quelques espèces, moins connues par leurs caractères botaniques que les précédentes : le G. Merianœ de Cayenne et de Surinam ; le G. eaculenta houv. de la Cochinchine, enfin le Genipa edidis Rich., qui est devenu VÀlibertia edtdis Ach. Richard. Pl.

Bibliographie. — Pluvier. Catalogue^ 10. — Tournefort. Inatitutiontf t. 436, 437. Linvé. 6'^^ra, 240. — De Candolle. Prodromut, 111,378. — Emiucher. Gênera. — Berthar etlIooiER. ^lenera. — DEtcouRTiLz. Flore médicale dea Antille», II, 8. Pl.

CEiiim ET OfaVEPl. g 1. Botanique. On donne ce nom à un certain nombre d'espèces alpines de la Suisse, de la Savoie et du Tyrol, qui appartiennent à la famille des Composées et se rapportent pour la plupart aux Artemma (voy. Arhoise). C'est généralement vers la limite des neiges éternelles qu'on les rencontre. Les principales espèces sont :

i« Le Gemipi vrai. Artemisia glacialis L. Plante de 8 à i5 centimètres de iiâut, poussant de sa racine ligneuse deux à trois tiges aériennes, sortant d'une toufTe de feuilles presque radicales, longuement pétiolées, à trois segments tripattites, couvertes, comme tout le reste de la plante, d'un duvet très-fin, argenté. Les feuilles caulinaires sont sessiles, très-espacées et très-petites. Les capitules sont globuleux, serrés et rassemblés en tête ; les fleurs sont jaunes.

Toute la |)lante est aromatique, d'une odeur agréable.

2° Le Genipi blanc. Artemisia mulellina Villars. Cette espèce diflcre de la précédente par son duvet moins abondant, moins blancliâtre, non argenté ; par <es capitules plus petits, oblongs, solitaires à l'extrémité de longs pédoncules <{ui sortent de l'aisselle des feuilles, formant ainsi une grappe grêle et allongée. On la trouve fréquemment au mont Cenis et sur les Alpes du Dauphiné. Son odeur est fortement aromatique.

Z^ Le Genipi noir. Artemisia spicata Jacq. Cette espèce est plus grande que les précédentes; atteignant 22 centimètres de hauteur; elle est d'un blanc un {)eu grisâtre, les feuilles radicales ont trois segments multifidcs ; les caulinaires, plus rapprochées que dans l'espèce précédente, sont multifides ou trifides ; les capitules sont assez gros, globuleux, axillaires, courtement pédoncules, et foi^ ment un épi non inteiTompu.

Une forme de Genipi noir, plus petite que la précédente, qui croit sur le mont Cenis près des graviers de torrents, a été rapportée par Guibourt à la mrme espèce.

4** Le Genipi musqué ou iva, qui se rapporte non plus à une Armoise, mais à lin Achillea de la section des Plarmica. C'est lAchillea moschata Jacq. Ptarnicn moschata DC. La plante pousse de sa racine fibreuse plusieurs tiges .impies de 11 à 13 centimètres, parsemées de poils rares. Les feuilles sont rlabres : les radicales pétiolées, profondément pinnatifides ; les caulinaires plus letites, sessiles ; le haut de la tige nu est terminé soit par une ombelle de six

516 GENIPI (emploi médical).

capitules, soit par un corymbe de sept capitules. L*involucre est campanule. formé de bractées à marge brune; les corolles du rayon sont limées, peu nombreuses, grandes, planes, élargies et arrondies à rextrémité.

5° Le Gempi bâtard, qui appartient au même genre que le précédent. C e<t VAchillea nana L. (Ptarmica nana DC). Jolie plante, couverte dun du^^t laineux dont les feuilles radicales sont pinnatiGdes, à segments réguliers, linéu* res, entiers ou incisés; les tiges hautes de 8 centimètres, souvent nues par k haut, sont terminées par une ombelle de capitules presque sessiles, se^é^ pre^ que en tête. La plante est acre et très-aromatique. On Tappelle en Italie Efrhc rota, nom qui lui est commun avec une autre espèce du même genre, le Piarmica herba rota DC, Achillea herba rota Allioni. A ces espèces indiqut^ spécialement par Guibourt, il en faut ajouter un certain nombre d'autres san^ nom vulgaire spécial :

UArtemUia valesiaca AU., plante de 30 centimètres de haut, entièremn,' blanche et tomenteusc, à feuilles radicales bipennatipartites , à feuilles cauli iiaires supérieures linéaires, à capitules presque sessiles ;

L Achillea atrata^L. (Ptarmica atrata), petite plantes à feuilles pinnatipartites, oblongues dans leur pourtour, à segments linéaires étroits, la plupj:' trifidcs, à capitules en corymbe serré. Pl.

BiRLioGRAPHiE. — LiiTiif . GeneTo, 945 ; Spffciet, 1187. — De Caxdollb. Ficre françaiv. Il 191 ; V, 47(5. — Yillars. Flore du Dauphiné, UI, '243. ~ Gaidir. Fhra Helwetica, T, ii^- Greîiir et (ioDROs. Flore de France, II, 130. Pu

g II. Emploi médical. Les diverses plantes des Alpes sont très-conoues sou.^ le nom de Genipi ou Genepi, en honneur dans la médecine populaire. Chaqn^ localité de ces montagnes prétend posséder seule le vrai Genipi, et, lorsqa^c détermine les espèces vendues sous ce titre, on trouve le plus souTentlt^ noms syiivants :

a. Artemisia spicata L. (A. genipi Stechm.), A. glacialis L. ; A. rupai"^^- A. mutellina (Will); A. vallesiaca (AIL).

b. Achillea nana L. ; A. herba rota Allioni ; A, moschata (Jacq.). A. g^'}' (Murr) ; A, atrata L.

De sorte qu*il y aurait donc en réalité neuf Genipis. Dans la pratique ooii distingue quelquefois deux variétés : le blanc et le noir. Le premier est four: par le genre Artemisia, le second par VAchillea nana. Pour être exact, ooib dirons encore que les deux Artemisia, glacialis et rupestris, figuix?nt plus souvent sous Téliquette genepi que les auti*es espèces citées plus haut. Enfin ceitains auteurs n*admetlent sous ce nom que la seule A. glacialis (V. ^^'" meVi., 1878). Voilà donc, en somme, un nom qui ne désigne rien de précis >v^ s*applique à des plantes de genres dilférents et tantôt à une espèce, tantôt à u^' autre : d*oîi la nécessité de le rayer du vocabulaire scientifique.

Pour parler des propriétés médicales des Genipis, il nous faudrait entrer ^i*' le terrain de Tempirisme populaire, qui seul aujourd'hui recherche ]e$ ^fit .^ de ces simples.

Les montagnards les vantent beaucoup comme d'excellents stimulants, ^l^^ sudoriûques et des vulnéraires d'une grande utilité contre les chutes, et îK i-^ emploient d une façon banale à Tintérieur, dans toutes les afTections causées ]*■ ■ un refroidissement ou bien lors d'un traumatisme.

Les Genipis constituent, par exemple, la buse des Falliranky ces pquef} ^

Page 1