‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 5)Chapitre 11 sur 68 · TV · texte numérisé non relu

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130 * CHROMATOPSEUDOPSIE.

3. De même que le prisme décompose, en six éléments désormais indivisibles, la lumière composée, de même la réunion de certains de ces éléments peut servir à la reconstitution de celle-ci.

Cette propriété appartient spécialement à trois de ces six éléments, que, pour cette raison, Ton a nommés « couleurs fondamentales. » Ces couleurs ont, de plus, ceci de particulier que, convenablement associées, qualitativement et quantitativement, elles sont susceptibles de reproduire toutes les autres. Brewster avait attribué ces propriétés au rouge, an jaune et au bleu. D'après les dernières recherches, c'est au rouge, au vert et au violet qu'elles doivent être rapportées.

L'admission du violet, en tant que couleur fondamentale, s'impose par la démonstration ci-après, basée sur les prémisses mêmes que nous Tenons de poser. Nous l'empruntons à M. Preyer (Centralblatt fur die medic. Wissen., 24 février 1872).

« M. Woinow (de Moscou), ayant cité le cas d'une dame de trente et un ans (Archiv fur Ophthalmologie), dont l'œil gauche voyait totalement les couleurs, tandis que le droit était privé de la perception du vert, je l'engageai à faire rechercher par la patiente si elle voyait bleu et violet le bleu et le violet du spectre. Si le bleu n'est produit que par l'excitation simultanée des organes terminaux de la rétine aptes à percevoir le vert et le violet (théorie Joung-flelmholtz), elle devait naturellement percevoir le bleu comme violet et ne point reconnaître le bleu comme bleu, ainsi que je l'avais moi-même observé sur deui sujets, en 1868 (Archiv fur d. ges. Physiol.). Le bleu est-il, au contraire, h couleur fondamentale, l'œil privé de vert devait reconnaître le bleu spectral comme tel. La réponse de M. Woinow fut celle-ci : Le bleu et le violet du spectre sont distingués qualitativement par l'œil privé de la vision du vert ; le violet parait seulement « beaucoup plus beau, plus brillant » que le bleu. Les dem couleurs sont, pour l'œil privé de la perception du vert, lilas avec une pointe de rose. L'œil gauche distingue bien le bleu et le violet. La malade sait aussi ce qu'est le lilas. D'après cela, c'est bien le violet qui est la troisième couleur fondamentale.

Disons, toutefois, que la réduction a trois couleurs fondamentales, ainsi que le fait remarquer Helmholtz, ne peut avoir qu'une signification subjective, et qu'il ne peut s'agir que de ramener les sensations colorées à trois sensations fondamentales.

4. Les couleurs fondamentales ne jouissent pas seules de la propriété qiv nous venons d'indiquer : cette propriété appartient également aux autres cetleurs primitives, c'est-à-dire qu'en refondant celles-ci, en les réunissant en certaines proportions, on peut reconstituer la lumière blanche.

Mais la réunion de toutes ces couleurs n'est pas nécessaire pour donner ce résultat. On a reconnu qu'en associant certaines d'entre elles, deux à deux, suivant des proportions déterminées, on en arrive également à recomposer b lumière blanche, tas deux couleurs dont se compose chacune de ces paires soat dites complémentaires. Ainsi :

Le llougc ordinaire donne le blanc quand il est associé au vert bleu.

V Orange id. id. bleu verdâirt.

Le Jaune id. id. bleu d' outre-mer.

Le Violet id. id. jaune vert.

Le Vert ne donne le blanc avec aucune autre couleur simple, mais senlemeot avec une couleur com|M>sec, le pourpre.

CHROMATOPSEUDOPSIE. 131

séquence, le vert bleu, le bleu verdâlre, le bleu loutre-mer et le ! ont été nommés complémentaires, respectivement du rouge ordi- Y orangé y du jaune et du violet.

lettons pas de dire que, dans la pratique, on n'arrive pas, en réalité, uer une lumière blanche. Vu la difficulté d'obtenir, pour les expé- 5 couleurs spectrales pures, cette lumière est toujours plutôt grise, r démontrer la reconstitution dont nous nous occupons, diverses mé- L été mises en pratique. La plus simple consiste dans l'emploi de la romatique. On fait tourner rapidement, par son moyen, des disques \ de segments diversement colorés. Si la vitesse de rotation est suflitours au moins par seconde), les impressions produites par les difféiileurs sur la rétine éveillent celle de la couleur mélangée. C'est celle gris si les secteurs sont convenablement gradués, c'est-à-dire si chaque occupe une étendue proportionnelle convenable. Celle-ci varie suivant . Voici les équations obtenues par M. Dor, sur lui-même, d'après la quote du disque de la toupie qui, dans chaque cas, est nécessaire pour i couleur grise. Les trois équations se rapportent aux résultats obtenus ;rés d'éclairage différents. (M. Dor y considère encore le bleu comme la i des couleurs fondamentales).

nonce. ve*t. wuea. blauc. nom.

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.38* -*- 112- + 110» = 70» -f- ÎSOke dernier travail qu'il a publié sur cette question, le docteur Holgrem un* son œil :

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