‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 5)Chapitre 12 sur 68 · ROC6K. YKRT. BLEU. BLANC. NOIR · texte numérisé non relu

ROC6K. YKRT. BLEU. BLANC. NOIR

it, d'après cela, que la proportion des couleurs fondamentales nécesiur donner le blanc (blanc gris) varie suivant l'intensité de l'éclairage et les individus. Chez les uns, en effet, il faut une plus grande étendue du le la couleur rouge ; chez les autres de la couleur verte, chez d'autres la couleur bleue (violette). Ces données seront utilisées dans la suite de

lus n'avons parlé jusqu'ici que des résultats du mélange des couleurs »n ta les et de celui des couleurs primitives complémentaires. Disons meut, d'après Helmholtz (Optique physiologique, trad. Ja val-Klein, ,ceux du mélange de couleurs non complémentaire 8. Hit, suivant cet auteur, établir, à ce sujet, les règles suivantes : orsqu'on mélange deux couleurs simples, qui sont moins éloignées dans re que deux couleurs complémentaires, il en résulte une des couleurs idiaires, tirant d'autant plus sur le blanc que l'intervalle entre les s employées est plus considérable, et qui est, au contraire, d'autant plus 1 que cet intervalle est plus petit. Hais si l'on mélange deux couleurs

couleur est dite saturée quand elle est aussi pure que possible, c'est-à-dire sans » d'aucun dos autres éléments de la lumière colorée. Par exemple, on a la sensation e saturé (théorie de Young), quand la fibre élémentaire correspondant à l'excitation ;e entre Meule en activité. Veut-on avoir la sensation du rouge saturé, il suffit d'é- * la sensibilité de l'œil pour le verl et le violet, en contemplant longtemps du vert i du spectre et en rendant ainsi momentanément l'œil aveugle pour les deux coûteux* *. rd, porté alors vivement sur du rouge, le voit d'un rouge saturé intense.

452 CBR0MAT0PSEID0PS1E.

qui sont plus éloignées* dans la série spectrale, que des couleurs «complémentaires, ou obtient du pourpre ou des couleurs intermédiaires entre Tune des couleurs mélangées et l'extrémité correspondante du spectre. Dans ce cas, le mélange est d'autant plus saturé que l'intervalle des couleurs dans le spectrr est plus grand, et d'autant plus blanchâtre que cet intervalle est plus petit, tout en restant supérieur à celui des deux couleurs complémentaires.

B. Le mélange de plus de deux couleurs homogènes ne produit plus de nouvelles couleurs; le nombre des couleurs est déjà épuisé parle mélange des couleurs simples deux à deux.

C. Les mélanges de couleurs composées donnent, en général, les mêmes résultats que ceux des couleurs spectrales de même nom. Seulement, le mélange est d'autant plus rapproché du blanc que les couleurs mélangées sont elles-mêmes plus blanchâtres que les couleurs spectrales.

1). L'action simultanée des différentes couleurs sur une même partie de la rétine donne une nouvelle série de sensations colorées qui ne produisent pas isolément les couleurs simples du spectre. Ces nouvelles sensations sont celles du pourpre, du blanc et des degrés intermédiaires tant entre le blanc et les couleurs spectrales qu'entre le blanc et le pourpre. Le rouge pourpre provient du mélange des couleurs simples qui se trouvent aux extrémités du spectre. Cette couleur présente sa plus grande saturation quand on mélange le violet et le rouge ; elle est plus blanchâtre et forme le rose, quand on remplace le violet par le bleu et le rouge par l'orangé. Le rouge pourpre, qui devient le rouge spectral eu passant par le carmin, est tout à fait différent du rouge et du violet qui se trouvent aux extrémités du spectre ordinairement visible; mais il présente i l'œil un passage de l'un à l'autre avec des degrés intermédiaires connus, de manière à rendre circulaire la série des couleurs saturées, c'est-à-dire de celles qui ont le moins de ressemblance avec le blanc.

E. Les couleurs spectrales exercent dans les mélanges des pouvoirs colorants différents ; on peut dire qu'elles possèdent des degrés différents de saturation Le violet est le plus saturé; les autres viennent ensuite, à peu près dans l'ordr? suivant :

Violet.

Bleu indigo.

Rouge. Bleu cyanique.

Orangé. Vert.

Jaune.

F. On appelle noir un corps qui ne réfléchit pas la lumière qu'il reçoit ; blanc. celui qui la diffuse toute; gris celui qui réfléchit dans la même proportion tous les rayons lumineux qu'il reçoit; coloré s'il réfléchit en plus grande quantité b lumière d'une couleur que celle d'une autre. Aiusi, dans ce sens, le noir, le blanc et le gris sont aussi des couleurs.

8. La rétine est la membrane chargée de la perception de la lumière et de sa transmission au cerveau, par l'intermédiaire du nerf optique et de son épanouissement. Ou sait qu'elle se compose d'un grand nombre de couches, de 8 selon selon les uns, de 10 suivant les autres, constituées de tissus différents: nerveux ou unissants. Les premiers, qui seuls nous intéressent spécialement ici, sont : les fibres du nerf optique proprement dites, et la couche rétinienne 1* plus cjrterne, dite des bâtonnets et des cônes, en communication directe, suivant Max Scliultz, avec la première, communication offrant cette particularité' remarquable que, pour les cônes, elle se fait au moyen de fibres nerveuses

CHROMATOPSEUDOPSIE. 133

isses et composées, tandis que, pour les bâtonnets, la connexion est établie des fibres nerveuses minces et simples.

/examen comparatif de l'arrangement des cônes dans la rétine humaine, dit oèrne auteur, et de l'impressionnabilité des différentes parties de la rétine par port aux couleurs, a donné ce résultat remarquable, qu'il existe une corrélai entre le degré d'aptitude à percevoir des couleurs et le nombre des cônes s un espace donné de la rétine. La plus grande sensibilité se trouve donc dans ytea centralis, où il n'y a que des cônes. D'après cela, il semble que les cônes , les appareils destinés plus spécialement à la distinction visuelle des d if fées couleurs, et les bâtonnets ceux qui nous font apprécier la lumière en géd (lumière blanche) (Résumé des recherches sur la structure et la physioîde la rétine, par Max Schdltz (de Bonn.) Journ. de Robin, 1868, p. 113). e même auteur a décrit la structure en paillettes des bâtonnets et des cônes, a inspiré à Zenker une idée très-originale quant au rôle que jouerait cet ngeinent en paillettes dans la perception des couleurs : la réflexion à laquelle i disposition doit nécessairement donner lieu, d'après cet auteur, aurait pour d'arrêter plus ou moins complètement la propagation des ondes lumineuses. r arriver à ce résultat, il faut un système de surfaces miroitantes telles lies se rencontrent dans les portions externes des éléments ci-dessus, avec un t de ces surfaces miroitantes de la moitié ou d'un multiple de la moitié de ongueur de l'onde lumineuse en mouvement. 11 faut revenir à l'épaisseur des ilettes et supposer une épaisseur particulière pour chaque couleur de la partie ble du spectre qui, eu égard au coefficient de réfraction de la substance des lions externes des bâtonnets et des cônes, se trouverait dans le rapport voulu ; la longueur des ondes lumineuses en mouvement. Les mesures données r l«s paillettes, c'est-à-dire environ 0,0005 — 0,0008 millimètres, corresdent à peu près aux longueurs des ondes de l'extrémité violette à l'extréé rouge du spectre, se propageant dans une substance réfractant la lumière * faiblement que l'air, et dans laquelle la longueur des ondes est à peu près ),0004 — 0,0007. Cette concordance est certainement remarquable (Archiv nûkrosk. Aria t. B. III, S. 243).

I. De quelle façon la lumière agit-elle sur ces divers éléments pour donner cerveau l'impression de la lumière et celle des couleurs ? 11 est généralement nis aujourd'hui que la lumière traverse d'abord la rétine de part en part, sans apressiouiier, jusqu'à sa couche la plus externe, qui est la couche pigmentaire ; elle est ensuite renvoyée à travers celle des cônes et des bâtonnets, qu'elle rasionne cette fois, puis transmise par les fibres nerveuses du nerf optique, c lesquels cônes et bâtonnets sont en communication, jusqu'à l'organe Uni.

Ions avons dit que la sensation des couleurs s'opère par l'action des cônes oieos. Voici l'explication que Thomas Young a donnée de tous les phénoles se rapportant à cet acte physiologique.

i. 0 existe, dans l'œil, trois sortes de fibres nerveuses dont l'excitation donne activement la sensation du rouge, du vert et du violet ; L La lumière objective homogène excite les trois espèces de fibres nerveuses c une intensité qui varie avec la longueur d'onde. Celle qui possède la plus ade longueur d'onde excite le plus fortement les fibres sensibles au rouge, € de longueur moyenne les fibres du vert, et celle de la moindre lou^&u? ode les fibres du violet ;

iU CHROMATOPSEUDOPSIE.

C. Chaque couleur spectrale excite néanmoins toutes les espèces de fibres, mais avec une intensité différente :

a. Le rouge simple excite fortement les fibres sensibles au rouge et faiblement les deux autres espèces. Sensation : rouge.

b. Le jaune simple excite modérément les fibres sensibles au rouge et an vert, faiblement celles du violet. Sensation : jaune.

c. Le vert simple excite fortement les fibres du vert, bien plus faiblement les deux autres espèces. Sensation : vert.

d. Le bleu simple excite modérément les fibres du vert et du violet, faiblement celles du rouge. Sensation : bleu.

e. Le violet simple excite fortement les fibres qui lui appartiennent, faiblement les autres. Sensation : violet.

f. Le blanc ou les couleurs blanchâtres sont le résultat de l'excitation à peu près égale de toutes les fibres.

« On obtiendrait les mêmes avantages pour l'explication des faits, dit Helmholtz, eu admettant que cliaque libre peut servir à trois actions complètement distinctes et indépendantes Tune de l'autre ; mais, comme la forme primitive et plus palpable de l'hypothèse telle qu'elle a été établie par Th. Young, permet de mieux fixer les idées et le langage, il est plus avantageux de la conserver. »

Comme conséquence des données ci-dessus, nous pouvons poser les principe* ci-après dans lesquels elles se résument :

1° Toute (terception colorée est la résultante de la perception* à divers i& grés, des trois couleurs fondamentales. Les couleurs intermédiaires, «m* produites, sont donc la résultante de perceptions complexes réparties entre la divers ordres de fibres préposées à leur admission. La notion de la cûuksr blanche se produit pur une irritation également intense des trois espèces é fibres admises et celle de la couleur noire par l'absence de toute irriteno* 2° Si lune des couleurs fondamentales nest pas perçue, la perceptibilité Vœil aux autres doit être modifiée par V absence de la première* et* dans ta cas, la perception des couleurs est la résultante des impressions combinées à deux couleurs fondamentales au lieu de trois. Les modifications subies parti* pression des couleurs en général trouvent alors* leur explication dans la ** perception de la couleur défaillante.

La théorie de Young, en effet, répond de façon suffisamment satisfaisante no différents problèmes posés par la question, si complexe, des couleurs, et est»* base réelle pour l'explication de la cliromatopseudopsie et des phénomène» • divers qui résultent de cette anomalie visuelle. L'anatomie, il est vrai, n'ap* encore donné la démonstration de l'existence des trois espèces de fibres prés* sées, dans les cônes rétiniens, à la perception des trois couleurs fondamental* mais elle a déjà fait cependant un pas dans cette voie, en établissant, ainsi q* nous lavons dit plus haut (8), que les cônes communiquent avec les fibres if tiques au mo\en de libres nerveuses épaisses et composées, alors que les bH* nets, n'ayant dans leurs attributions que l'interprétation de la lumière simpfci n'y sont rattachés que par des libres minces et simples.

Un argument en faveur de cette hypothèse, c'est l'explication donnée p* llelmliollz dti mécanisme de l'audition. De même que les fibres de Th. Yo*f servent à percevoir la rapidité d'oscillation de la lumière, c'est-à-dire la cou**» de même les libres de Corli permettent de distinguer la rapidité d'oscillau* sonore : cette hyjiothèse de HelinholU a veçu tout récemment uue coufinniU*

CHROMATOPSEUDOPSIE. 135

inattendue par les observations faites directement sur certains décapodes. Ainsi, Je deux hypothèses analogues, Tune est établie d'une manière incontestée; comment se refuser à admettre l'autre, qui rend si simplement compte de tous le* faits de la perception des couleurs? (Javal).

10. Quoi qu'il en soit, la théorie Youug-Helmholtz est aujourd'hui vigoureusement combattue par des arguments tirés de l'examen des sujets atteints accidentellement de chroma topseudopsie par cause pathologique. La principale objection empruntée à l'observation de ces cas et qui a été récemment soulevée par M. Holmgren, c'est que les sujets affectés, par le fait d'un travail morbide, le cécité pour le rouge, ou iVanérythropsie, appellent faunes les tons jaunes et verts, tandis que, dans l'hypothèse de Young, ils devraient les appeler verte. Et, en effet, la sensation du jaune résultant d'une excitation à peu près égale des fibres nerveuses sensibles au rouge et des fibres sensibles au vert, et d'une excitation faible des fibres du violet (ou du bleu), il s'ensuit que, dans l'auérythropsie jar l'exclusion des fibres sensibles au rouge, c'est l 'excitation des libres du vert |ui doit être prédominante, et par conséquent c'est bien l'aspect du vert que levraient présenter aux anérythropes le jaune, ou, à plus forte raison, le vert. I. Helmholtz avait prévu cette objection : il la réfute en faisant remarquer que les sujets affectés de cécité pour le rouge appellent jaunes des tons qui sont réellement verts pour leur œil, parce que les tons leur paraissent plus saturés que les verts et qu'ils contiennent déjà un mélange relativement plus considérable de la troisième couleur fondamentale (le bleu ou le violet). Dans un récent travail, analysé dans les Annales d'oculistique, t. LXX1I, p. 45, 1874, M. Leber examine encore d'autres objections, mais c'est pour arriver à cette conclusion qu' * elles n'atteignent que l'application qu'on a voulu faire de cette théorie à la oécité des couleurs, en supposant que celle-ci était déterminée par l'absence ou l'insensibilité d'une ou de deux espèces de fibres nerveuses, mais qu'e//e subsiste tout entière, si l'on admet que, dans la dyschromatopsie, les diverses catégories de fibres existent et fonctionnent, mais que leur irritabilité pour certaines longueurs d'onde est diminuée ou pervertie. »

« Examinons maintenant, ajoute Th. Leber, comment cette seconde hypothèse s'accorde avec les faits énoncés. Nous avons vu que les deux couleurs spectrales dont les personnes atteintes de cécité pour le rouge conservent la perception, sont le jaune et le bleu. L'explication la plus simple semblerait être qu'au lieu de trois catégories de fibres, ces malades n'en possèdent que deux. Mais comme, d'après la théorie de Young-IIelmhollz, la perception des tous jaunes est produite par une excitation d'égale intensité des fibres sensibles au rouge et de celles du vert, il n'y a pas de raison de supposer qu'il en soit autrement pour les yeux atteints de dyschromatopsie. Donc, pour toutes les parties du spectre où ces yeux reconnaissent le jaune, l'excitation des fibres du rouge et celle des fibres du vert seront à peu près les mêmes et l'excitation des fibres du violet (ou du bleu) sera très-faible. L'absence de l'extrémité rouge du spectre ne peut s'expliquer que par la supposition que non-seulement les fibres du rouge, mais qu'aucune des fibres de la rétine ne soit excitée par la lumière rouge. Toutefois cela n'empêche pas que les fibres ne soient sensibles pour la lumière jaune ou pour toute autre plus saturée encore ; si elles ont conservé leur sensibilité physiologique pour la lumière jaune, le maximum de clarté coïncidera avec le jaune spectral, pour l'œil affecté de cécité des couleurs, comme pour l'œil normal.

« Il suit de là que la cause déterminante de la cécité congénitale pour les cou-

136 CHROMATOPSEUDOPSIE.

leurs, etpeut-être aussi celle de la cécité acquise, réside non dans V absence on dans r insensibilité d'une certaine espèce de fibres nerveuses, mais dans la modification des courbes d'excitation d'une ou de plusieurs catégories de fibres, pour une lumière d'une longueur d'onde déterminée.

« Les observations sur lesquelles H. Rose s'est basé pour contester l'exactitude de la théorie de Young-Helmholtz, trouvent également leur explication dans ce qui précède. M. Rose a constaté, chez un certain nombre de daltouistes, que le noir, ou la couleur confondue avec le noir, occupait dans la table des couleurs des positions différentes pour des individus différents ; comme la position du noir doit, suivant la théorie qui a cours, correspondre exactement à la couleur fondamentale, qui manque, on serait tenté d'en conclure à l'existence d'un nombre considérable de couleurs fondamentales, ce qui est inadmissible. Au contraire, dans l'hypothèse que nous avons admise, il n'y a pas de motif de croire que les modifications des courbes d'intensité sont les mêmes cher tous les individus. Cette explication peut s'appliquer aussi aux observations faites par M. Rose chez les personnes soumises à l'action de la santonine. Je dois, du reste, ajouter que je ne m'attribue pas la propriété de cette hypothèse dont M. Ilelmholtz avait déjà reconnu la possibilité.

Quand la pathologie de la cécité des couleurs se sera enrichie d'observations nouvelles et surtout d'expériences spectroscopiques, l'hypothèse que je viens de présenter, et qui n'est encore qu'ébauchée, pourra recevoir de plus amples développements. »

11 résulte de ce qui précède que la théorie en vogue a plus d'un défaut à sa cuirasse. Elle a toutefois pour elle cette circonstance qu'après l'avoir battue en brèche, nul auteur n'a rien trouvé à mettre en son lieu. Nous ne citerons que pour mémoire et comme exemple de l'aberration où peuvent conduire les idées a priori, une doctrine récemment éclose attribuant aux éléments rétinieus, improprement appelés cônes, la propriété de décomposer les rayons frappant leur sommet, à la façon du prisme, et de traduire, en cercles irisés, à la base de ces cônes, le résultat de leur décomposition. Est-il besoin de faire remarquer que, malgré le nom qu'ils portent, les cônes rétiniens ne ressemblent que de très-loin au solide géométrique dont on les a faits les homonymes, et que, s'il avait plu à leur parrain de les appeler « racines » ou u amphores », une semblable pensée n'eût pu traverser l'esprit du plus aventureux des faiseurs de système ? Hais il y a plus fort : Étant admis, ce qui lie se discute plus, que les éléments rétiniens préposés à la perception lumineuse ne sont influencés par la lumière qu'après réflexion de celle-ci sur la couche pigmen taire, il se trouve que les rayons, an moment où ils accomplissent leur véritable rôle, tombent sur la base duditcâoe et non sur sou sommet ! '

M. Dor, se fondant sur ce que les individus atleclés de cécité pathologique des couleurs sont atteints d'une atrophie du nerf optique, conséquence d'une lésion du cerveau, même de la moelle épinièie, et que, dans ces cas la couche fibrillaire et cellulaire du nerf optique et de la rétine est atrophiée jusque dans le cerveau, mais nullement la couche des bâtonnets et des cônes, et sur celte circonstance, au contraire, que, dans les véritables affections rétiniennes et dans les choroïdorétinites, la perception des couleurs est affaiblie, mais nullement pervertie, en conclut que u le daltonisme est une affection cérébrale. » Conclusion qui ne satisfait qu'incomplètement l'esprit. Quand on demande au médecin l'explication d'un cas difiieile, il a pour ressource ultime ces mots fort usités : t Ce sont les

CHROMATOPSEUDOPSIE. 157

olution proposée n'est-elle pas un peu cela ? Ce n'est point d'ailleurs cette boutade s'adresse, mais bien plutôt à M. Szokalski. Cet au- :, écrivait, dès 1840, ce qui suit (Annales d'Oculis tique, 1840-41, : « La cause immédiate de la chromatopseudopsie consiste dans la s fonctions (déterminatives) du cerveau qui nous fournissent la Dérouleurs. Si donc il existe dans le cerveau une portion qui préside ; de la vision, cette portion doit avoir diminué de volume chez les eintes de chromatopseudopsie. i Et M. Szokalski ne s'appuyait que non pathologiques.

ravail tout récent (Revue médicale russe, 1874, 1-2), H. Woinow positions suivantes : 0

lans la rétine, des éléments destinés à la perception des couleurs Sservés à celle de la lumière ;

es éléments sensitifs de quatre ordres : pour le rouge, le jaune, le u;

ers éléments existent au centre de la rétine. A la périphérie, leur moindre, surtout celui des éléments destinés à la perception du vert; périphérie, il y a une zone où les éléments pour le jaune et le bleu

iriphérié la plus extrême, il n'y a d'éléments sensitifs que pour la

tsations fondamentales sont complémentaires entre elles : le rouge ; le bleu, du jaune.

arrêterons à la théorie de Young-Helmholtz, qui, si elle n'est pas inattaquable, n'a du moins été jusqu'ici remplacée par aucune autre table qu'elle.

iclàture et symptomatologie. 11. Nous avons dit que l'œil normal eurs à laide d'éléments rétiniens appropriés, que les cônes paraisment préposés à cette connaissance, et qu'ils renferment, à cet effet,

trois sortes ayant la propriété d'être impressionnées plus particues unes par le rouge, les autres par le vert, les troisièmes par le intégrité de ces fibres quant à leur irritabilité pour les longueurs îd, en conséquence, l'exercice régulier de la faculté visuelle, en ce ; l'appréciation des couleurs. Est-elle altérée de naissance, la chro- >sie est dite congénitale. L'est-elle incidemment par une cause patho- . est dite acquise.

l'un comme dans l'autre cas, l'hypothèse de Young-Helmholtz, que irise pour guide, nous apprend que :

eur défaillante ne peut être quune des couleurs fondamentales, ' les couleurs fondamentales étaient perçues, toutes les autres poulerpar leur moyen existeraient nécessairement. » )rollaire de celte proposition, et l'importance en est grande au point i recherche de la couleur qui fait défaut, signalons la proposition suii a pas besoin d'être démontrée :

n oeil atteint de cécité pour une des trois couleurs fondamentales,

que cet œil peut distinguer, y compris le blanc, peuvent s'obtenir les deux autres, »

Page 1