CHRYSALIDE
; chenilles ont acquis leur Croissance, elles perdent le mouvement et changent forme. On les appelle alors chrysalides ; elles sont enveloppées d'un étui me; cependant lorsqu'on les touche, elles remuent, Les chrysalides sont èrmées dans des cavités faites d'une matière qui ressemble aux fils d'araires ; elles n'ont pas de bouche, ni d'autres parties distinctes. Peu de temps *ès, l'étui se rompt et il en sort un animal volant que nous nommons un frilloo. Dans son premier état, celui de chenille, il mangeait et rendait des rréments; devenu chrysalide il ne prend et ne rend rien (Histoire des imaux, liv. Y, chap. 18).
Dans l'état de chrysalide intermédiaire entre la chenille et le lépidoptère à at parfait, la forme de l'insecte est changée 'et ne ressemble plus à ce qu'elle it auparavant. Cependant en l'examinant avec attention, à une époque conve- >le, on retrouve, à travers l'enveloppe durcie et immobile, une partie des itours du papillon qu'elle renferme et qui parait emmaillotté. C'est pour cette son qu'on a voulu donner parfois le nom de pape, ou pupa, aux nymphes des Âdoptères, mais ce terme doit être réservé aux diptères (voy. Pope) et le nom chrysalide est le seul qui doit prévaloir.
Beaucoup de chrysalides sont comme un second œuf dont l'extérieur, d'abord ou et pulpeux, laisse peu à peu les organes internes se développer. Ordinaire- «eut brunes ou foncées, elles offrent parfois des teiutes brillantes et métalliques, es lâches dorées ou argentées, dues à de l'air#inlercalé sous un tégument ranslocide. Ces taches dorées, qui ont valu le nom de chrysalide ou aurélie, lisparaissent dans le vide.
Le mode particulier de conformation des chrysalides avait reçu de Constant tamenl le nom de promorphose.
Une grande partie des chrysalides présente une forme cylindro-conique, et, en éuéral, plus uniforme que celle des nymphes des autres ordres d'insectes, «eur tête ou extrémité antérieure est ordinairement obtuse, et l'abdomen se ermine en pointe.
Les contours lisses, sans protubérance, sont propres aux lépidoptères nocirnes et crépusculaires, tandis que les chrysalides des papillons rhopalocères Mit onlinai rement anguleuses et parfois très-bizarres.
Dans toutes les chrysalides, on distingue les parties suivantes : l'étui*de la He, l'étui du tronc, et celui de l'abdomen; quelques développements sont ici ecessaires.
L'étui de la tête (cephalo-theca Kirby) recouvre la tête de l'insecte parfait, faut de chaque côté l'étui des antennes (cera-theca) et au dessous celui de la wnpe (glosso-theca) ; à la base de l'étui des antennes est Vophtlialmo-theca, siégeant les organes de la vision.
L'étui du tronc (cytho-theca Kirby) s'étend en dessus, sur la face dorsale des ois segments thoraciques ; très-petit au prothorax, très-grand, au contraire, au ésothorax, de grandeur variable au métathorax qui se distingue aisément de itdomen par l'absence ordinaire de stigmates. La partie pectorale recouvre » ailes (ptero-theca) et les pattes (podo-theca).
L'étui de l'abdomen (gastro-theca Kirby) parait en dessus composé de neuf jments et seulement de six en dessous. Dans les chrysalides des lépidoptères unes on distingue avec facilité dix segments dorsaux ; quelques Sphyngides n ont que sepi ou huit visibles, mais en fendant la chrysalide et regardant la 2 interne, on voit les sutures qui ne sont pas appréciables à l'extérieur.
178 CHRYS1PPE,
évase, presque plane, dont les folioles sont imbriquées les unes sur les autres. Les fleurs sont placées sur un réceptacle nu. Celles du disque sont hermaphrodites, tubuleuses, marquées de cinq dents au sommet ; celles de la circonférence sont femelles, étalées en languettes et rayonnantes. Les akènes sont obconiques, marquées régulièrement de cotes sur les deux faces, sans aigrette, tantôt couronnées d* une membrane ou d'un rebord, tantôt sans rebord. Le réceptacle est convexe à la maturité des fruits.
Diverses espèces de Chrysanthèmes sont des plantes d'ornement cultivées par les horticulteurs. Les seules qui aient eu quelque intérêt médical sont :
Le Chrysanthemum LeucanUiemum, L., nommé vulgairement Marguerite, Grande Marguerite, qui fleurit de juin à septembre dans nos prairies et dans nos champs. C'est une espèce de 30 à 60 centimètres de haut, dont les feuille* inférieures sont ovales, spatulées, atténuées en pétioles, les supérieures sessilts, oblongues, linéaires. Les capitules sont grands, à ligules blanches, entourant iui disque jaune. Dans l'Archipel grec, ou le mange cru, à l'état jeune (Belon). Ea Sibérie, au voisinage du lac Baïkal, on l'administre contre la leucorrhée.
Le Chrysanthemum segetum, L., qui vient dans le midi de la France, aux bords des chemins et dans les champs cultivés, est vulnéraire.
Le Chrysanthemum osinicum, L., qu ou cultive dans les jardins, et qui est originaire de la Chine, est employé dans ce pays contre les ophthalmies ; on expose les yeux malades à la vapeur de sa décoction.
I.imnk. Gênera, 960. Sjfecies plantarum, 1251. — De Gakdolle. Flore française, 3:204.— KxiH.itiiEu. Gênera plantarum. — Ghesier et Godron. Flore de France. — Mérat et Di !*»• Dictionnaire de matière médicale, II, 271. — Belok. Singularités, 60. — Reuusk. Setum Journal de médecine, V, 208. Pi.
CHRl'ttÊSK. C"H". On obtient ce corps à l'état de pureté en faisant passer de la benzine à travers un tube chauffé au rouge et en distillant les produits de cette réaction. Ce qui distille au-dessus de 560° est du chrysène que Ion purifie par plusieurs dissolutions successives dans l'alcool.
Le chrysène est un corps à peine jaunâtre, insipide, inodore, insoluble dans l'eau et dans l'alcool froid, et très-peu soluble dans l'éther. Quoiqu'il ait l'aspect amorphe, il n'est pas moins cristallisé, seulement ses cristaux sont microscopique, il* affrètent la forme de losanges aigus à arêtes courbes. 11 fond à 200* i!t distille au-dessus de 560° (Berthelot).
lYaprt* *"n mode de formation et certaines de ses réactions, le chrysène paraît î'\w t\n phénylène, C"H*, trois fois condensé (Berthelot. Comptes rendu An /' Académie, f . LXIII, p. 788, 834, 999, 1077 ; Ann. de chim. et de pkfi., 4* %trw, t. IX, p. 457). M.
l'É¥IJt*irf»f^ Il y a eu dans l'antiquité plusieurs médecins et philosopha ôV *■* itou* ; !*'• plu* célèbres sont le philosophe stoïcien et Chrysippe de Cnide, |m MiiffM t" tum< wint guère connus que par des citations; le seul dont nous ■yrrfia U (Ut* 'f o< lqu>'« mots est doue :
thffrtpp* ** < »I4*< <I,n florissaît vers Tan 520 avant notre ère. C'est «Mfh'Ml V*f *" '"'"f1"'" 'f,M' ^ab<!fi fait de lui eu maint passage que le nom de y\ \l\AtU-rpft "' *tti**- jusqu'à nous. Déjà pourtant, Pline nous avait appris que ylyttalppr *>" "fi* iMttttlw- avait beaucoup cliangé les doctrines des anciens» \V \MMS l'I"' Ut'* 'I " "4i* PaH ^u' «''pargné lui-même (XXIX, 5). D'uu autre cote,
CHRYSOPHANIQUE. 179
►us savons par Galien que Chi*ysippe avait voulu bannir de la thérapeutique saiguée et les purgatifs. Enfin, on voit dans Diogène Laêree, qu'il fut maître Érasistrate, et que ce dernier reconnaissait devoir beaucoup à ses leçons e vit. Philo*., I. Vil, Chrysippe). Quant aux liens qui pouvaient le rattacher l'École en i dieu ne proprement dite, on ne sait rien de positif à cet égard ; quelles historiens le croient même de l'Ecole pythagoricienne. Ce médecin ait beaucoup écrit sur les vertus des plantes et en particulier sur les vertus i chou, auquel il avait consacré un ouvrage spécial (Pline, XX, 50, 36).- Le fils de Chrysippe portait le même nom ; il fut au service d'un Ptolémée, u le fit cruellement mettre à mort, sur une dénonciation calomnieuse.
E. Bgd.
CHKYftOBALAiMS. VoiJ. IciQUIER.
cmtYSOCOJlA. L. Genre de plantes Dicotylédones de la famille des Comlosées, de la division des Radiées et de la tribu des Astéroïdées, caractérisé de la nanière suivante : Involucre hémisphérique à folioles imbriquées ; fleurs toutes tubuleuses, semblables entre elles, marquées de cinq dents, hermaphrodites; akènes oblongs, comprimés, dépourvus de côtes et surmontés d'une aigrette poilue.
l'espèce de Chrysocoma, qui croît en France, est le Chrysocoma Linosyris, L, à feuilles linéaires, étroites, à fleurs jaunes, à fruits blanchâtres. Elle n'est pas employée en médecine. Aux Canaries, on se sert du Chrysocoma sericea% L. F., contre les maux de dents. On emploie particulièrement l'écorce et quelquefois le hois.
Lait. Gtnrra, 957. — Specieê plantarum, 1178. — Linné fils. Sugplementum plantant*, 360. — Mérat et De Lens. Dict. de matière médicale, II, 273. Pl.
cnYSOCtfons. On tire cette substance de la paranaphtaline. Déposé de sa solution alcoolique bouillante, le chrysogène se présente sous la forme de trèspetites tables rhomboïdales extrêmement minces réunies entre elles à la manière du sel ammoniac. Lorsque ces lamelles sont en suspension dans un liquide, leur couleur est faiblement rosée avec des reflets d'un vert doré. (Fritzsche, Comptes rendus de VAcad., t. LIV, p. 910. Bull, de la Soc', chim., 1866, t. VI, p. 474 ; dépéri, de chim. pure, t. IV, p. 269.)
Le chrysogène fond entre 280° et 290° en commençant à noircir et à se sublimer.
L'acide azotique l'attaque vivement en donnant naissance à une masse cristaline non encore examinée.
La propriété caractéristique de cet hydrocarbure est de communiquer une «lie couleur jaune aux hydrocarbures incolores avec lesquels on le mélange en foportion très-faible, jfa par exemple.
Bien que l'on connaisse les proportions de carbone et d'hydrogène qui le comoseut, on n'a pas encore déterminé sa formule chimique. M.
cnYSMABHlNE. Voy. IIarmaline.
CUYSOPMANIQUE (Acide). C,0H8O6. (Acitle rhubarbarique. Rhubarbaixe. Rhéine. Rhumicine. Rheumine. Rhaponticine. Acide rhéique. Jaune de htbarbe. Lapathine). Cet acide est le principe colorant jaune de la racine de
180 CHRYSOPHYLLUM.
rhubarbe, et on le trouve aussi dans le lichen des murailles (Parmeliaparietinau Ou le tire ordinairement de la racine de rhubarbe au moyen de l'alcool et de réther, ce dernier comme agent d'élimination. Cet acide se présente sous la forme d'aiguilles jaune doré, à éclat métallique, groupées en étoiles. Il est peu soluble dans l'eau froide ; soluble surtout à chaud, dans l'alcool et l'éther. L'acide sulfurique concentré ainsi que la potasse liquide le dissolvent également en donnant des dissolutions rouges. L'acide azotique le colore en rougi' sans le dissoudre.
La solution alcaline d'acide chrysophanique est rouge, avons-nous dit, mais à un certain point de concentration elle dépose des flocons bleus ou violets sol ub les en rouge dans l'eau et dans l'alcool.
Le chrysophanate de baryte et de plomb sont si peu stables que l'acide carbonique les décompose. (Rochleder et Heldt, Ann. der Chim. u. Pharm., t. XLVII1. p. 12; ibid.j t. L, p. 215 ; Doepping et Schlossberger, ibid.f t. GVII, p. 324; Journ. fur prakt. Chem., t. LXXXIV, p. 456). M.
CHBYSOPHYLLUai. L. Genre de plantes Dicotylédones appartenant à la famille des Sapotées. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux qui habitent les régions inlertropicales et qui se font remarquer par les caractères suivants. Leurs fleurs sont hermaphrodites et formées d'un calice à 5 — plus rarement 6 — partite, à estivation imbriquée ; d'une corolle tubuleuse ou rotacée, à 5 ou 6 lobe* imbriqués avant l'épanouissement de la fleur; de 5 à 6 étamines, opposées aui lobes de la corolle et insérées sur le tube. U n'y a ni étamines stériles, ni appendices delà corolle. L'ovaire est ovoïde, pluriloculaire, surmonté d'un style court et d'un stigmate obtus marqué d'autant de tubercules qu'il y a de loges à l'ovaire. Les ovules sont solitaires à l'angle interne de la loge et ascendants. Le fruit est une baie, qui, par avortement, devient uuiloculaire ou tout au moin* pauciloculaire, et qui contient une seule graine, ou un petit nombre de graine* dures, subcomprimées, marquées d'un Iule qui s'étend de la base jusqu'au milieu de la hauteur.
Les Chrysophyllum ont des feuilles alternes, entières, souvent couvertes à la face inférieure de poils soyeux, et marqués de nombreuses nervures transversales. Les fleurs sont petites,' blanches ou jaunes. On en a décrit un asseï grand nombre d'espèces; une cinquantaine environ. Les seuls qui intéressent le médecin sont :
1° Le Chrysophyllum Caïnito, L. C'est une espèce des Antilles, que la colturc a transportée dans un certain nombre des régions tropicales. Elle produit des fruits comestibles. C'est un arbre à feuilles elliptiques, cuspidées, recouvertes à la face inférieure de poils jaune d'or ; les calices sont aussi tomenteux, couleur de rouille. La baie est sphérique, polysperme, large de troi* pouces, d'une couleur jaune, verte ou bleue. La chair est ferme, sucrée, rafraîchissante. L'amande est amère et émulsive.
D'autres espèces donnent des fruits comestibles. Citons entre autres : [eChfJt sophylium oliviforme. Lai n., dont le fruit rappelle celui de l'olivier par la forme et les dimensions ; le Chrysophyllum philippinense, des Philippines, dont If fruit rappelle celui d'une grosse poire ; le Chrysophyllum macrophyllum, Lan»dont les fruits ont une couleur jaune d'oeuf ; le Chrysophyllum Macotco** Àubl., dont on mange les fruits à Caycnne.
2° Le Chrysophyllum glycyphlœum, Casar, plante du Brésil, à feuilles pi-
CHUQUIRAGA. 181
olées oblongues, vertes et brillantes en dessus, ternes en dessous. Le fruit st ellipsoïde et glabre. C'est une espèce très-utile, dont le fruit est comestible, \ bois employé dans les pays d'origine, et dont l'écorce arrive dans nos droguiers >us le nom d'écorce de Monësia, de Guaranhem ou Buranhem. Cette écorce >t en morceaux plats, épais de 4 à 6 millimètres, sans couche -subéreuse ou heracée. Elle est formée presque exclusivement d'un liber brun, dur, compacte, 'une odeur peu marquée, d'une saveur très-douce, avec un arrière-goût astrinent et amer. Elle contient de la Glycyrrhizine, du tannin et une matière cre, qu'on a nommée Monésine, mais qui paraît n'être autre chose que de la aponine.
LuraéE. Gênera, 203. — Jacquin. Planlœ ameriçanœ, p. 51. — Gœrtker. De fructilms et mùnibus, II, p. 120, t. 201. — Humboldt et Bonplaxd. Nova Gênera americana. — Tcssàc. Tore des Antilles-, III, lab. 9. — Guibourt. Drogues simples, II, 6* éd., 589. — G. Plahchok. raiié pratique de la détermination des drogues simples, II, 52. . Pl.
CMRYSORHAnxiNE. C"!!11!)11? Substance colorante contenue -dans le îerprun des teinturiers (fruits des rhamnus, amygdalinus, oleoïdes, saxatili*), anployée sous le nom de graine de Perse comme couleur jaune. On l'extrait par infusion dans l'éther des baies n'ayant pas atteint leur maturité complète. .
La chrysorbamnine se présente en masses étoilées brillantes, formées d'aiguilles courtes, soyeuses, d'uu beau jaune d'or et dépourvues de toute réaction. Elle est à peine soluble dans l'eau ; l'alcool ne la dissout qu'en l'altérant. Son véritable dissolvant est l'éther. La formule déduite de son analyse n'est pas encore définitivement acceptée. (R. Kane, Ann. de chim. et de phys., 3e série, tVIH, p. 380.) M.
CBYSOSPLEXIUH. Voy. DoRINE.
CSUETTAN (Les). Voy. Baléares.
CIULAN. Nom donné à une sorte de thé vert, aromatisé par les fleurs de Weafragrans, L. (Voy. Thé).
car PERI, demandez désigne sous ce nom un arbrisseau du Mexique, qu'il dit être employé dans le pays pour calmer les douleurs provenant de maladies vénériennes, pour guérir les affections nerveuses, et plusieurs maladies rebelles et pernicieuses. La plante a une grosse et longue racine, blanchâtre à l'extérieur, rougeâtre en dedans, d'où s'élèvent de nombreux rameaux, cylindriques, minces, lisses, portant des feuilles qui rappellent celles de l'oranger. Les fleurs sont jaunes et en étoile.
Hbisaudiz. Berum medicarum Nova? Hispaniœ Thésaurus, p. 120. Pl.
CIUQIJIBACA, Jussieu. Genre de Dicotylédones appartenant à la famille des Synanthérées, à la division des Labiatiflores et à la tribu des Mutisiacées. Ces plantes sont de petits arbrisseaux, divisés dès la base en rameaux couverts de feuilles alternes, sessiles, serrées les unes contre les autres. Les fleurs sont en capitules solitaires, terminaux ; l'involucre est composé d'un grand nombre de folioles, imbriquées les unes sur les autres ; le réceptacle est plane : les fleurs sont tubuleuses, plus courtes que l'involucre, divisées en 5 dents égales. Les famines sont plus courtes que la corolle et formés de filets courts et de 5 larges
189 GUYNLEN.
anthères réunies eu un tube cylindrique terminés au sommet par 5 dents. Les* akènes sont tronquées au sommet et couronnées par une aigrette sessile de poils plumeux.
Il n'existe que trois espèces de Chicuragua, dont Tune a été apportée du Pérou, par Joseph de Jussieu. C'est le Chuquiraga insignis, qu'on emploie dans sou pay* d'origine contre les fièvres.
Jossiei*. (fencra, 178. — Hdmioldt et Bosplakd. Plantas œquinoctialct, I, 151, tab. 43. — Lamabck. Illustrations des genres. In Encyclopédie, tab. 691. Pi.
CHUBBl'S. Nom indien de la matière résineuse du cannabis saliva (voy. Cannabènk, Cannabine et Chanvre). D.
CHUTWU ou CHYTHXN. On a donné ce nom à une écorce amère, qui est
employée comme fébrifuge parles habitants du Bengale. On l'utilise aussi contre le rhumatisme chronique. Elle provient d'un grand arbre du pays, qui n'est pa> suffisamment déterminé.
Mérat et De Uns. Dict. des matières méd., II, 275. — Transact. ofthe Médical Society of Calcutta, III. Append. 430. Pl.
CHYLE (de/vV,;, suc). Voyez Digestion et Lymphatique (système). D.
CHYL1FÈRES (Vaisseaux). On donne le nom de chylifères ou lactés aux vaisseaux lymphatiques qui viennent de l'intestin grêle, où ils ont pour fonction d'absorber le chyle. Leur disposition a été décrite en détail à l'article Ltïphatiqde (système), p. 420. D.
CHYLUBIE (de yyïà;, suc et ovoov, urine). État de l'urine dans lequel <* liquide contient en émulsion des matières grasses qui ont l'apparence du chjK' '(voy. Urine). D.
CHYME (de %?iiéç, suc). La signification grecque de yy\^i s'applique plus spécialement au suc provenant des viandes, taudis que celle de £u)*; (dûk'i. s'applique surtout au suc provenant des plantes. Cette distinction disparait din> la langue médicale. Le chyme est la matière demi-liquide, homogène, mais de composition complexe, qu'on rencontre dans l'estomac quand la digestion stomacale est avancée (voy. Digestion). D.
chyxles (IUcine de). On désigne sous le nom de racine de Chynlen une substance, qui vient de la Chine, de la Cochinchine et des Indes orientales et qui a porté dans les droguiers des noms très-variés : Racine c h oui in, chouitne, ck*line, souline, racine jaune, racine amère de la Chine, racine de mungo, raevu de mangouste, racine de mahmiram ou de memirem, mishmee tree des Anglais.
Cette racine est de la grosseur d'une petite plume, longue de 25 millimètres environ, tortueuse. Sa couleur est d'un jaune obscur. Elle colore la salive eu jauue safraué, a une saveur très-ainère et n'a pas d'odeur inarquée. Elle douue avec l'eau un infusé jaune, amer, qui rougit par le sulfate de fer. Elle est fonw* d'une espèce de souche, un peu reuflée, cannelée ou ondulée, munie de courte*
pointes épineuses, rétrécie brusquement à la partie inférieure, surmontée vers le haut d'une petite touffe de pétioles appartenant aux feuilles radicales.
D'autres échantillons sont plus gros, d'une couleur moins foncée, mais présentent d'ailleurs des caractères tout à fait semblables. On a beaucoup hésité dans la détermination de l'origine botanique de la racine de Chynlen. Guibourt l'avait attribuée, après discussion sérieuse, à une plante de la famille des Apocynées, YOphyoxilon serpentinum, L. (Voy. Ophyoxylon).
Mais Pereira a montré que la racine devait provenir d'une Renonculacée, du genre Coptis, et la plupart des auteurs admettent à présent avec lui que le Coptis Teeta, Wall., est la plante qui donne notre racine de Chynlen. (Voy. Coptis).
GcnwMTRT. Drogues simples. 4* édition, II, p. 526. — Pereira. Materia medica, 4* édit., II part. 2*, p. 191 et Pharnuiceulical Journal, janvier 4862. — YYallich. Notes on the Drugs callrd Mishme Tenta and Pucha Pat. In Transaction of the Médical and Physical Society of Calcutta, III, part. 1, p. 85. Pl.
CHYPRE (Géographie médicale). L'île de Chypre est, après la Sicile et la Sardaignè, la plus grande île de la Méditerranée ; elle a, d'après Unger, dans sa plus grande longueur, de Paphos au cap Saint-André 50,27 milles géographiques, et dans sa plus grande largeur, du cap Cormachiti au cap délie gatte, \i& milles géographiques; sa superficie est sensiblement égale à 175 milles géographiques carrés (U,496 kil. carrés). Il est digne de remarque que ees mesures sont à peu près celles qui avaient déjà été indiquées par Strabon. Elle est âtuéeentre 54° 5.7. 50" et 55» M ' i 8" de lati Inde N. , et 29» 55' 52" et 52» 1 5' 58" E. de Paris, dans le golfe formé par la mer Méditerranée entre la Syrie et l'Asie mineure, à une distance moyenne de 10 à 12 milles de la terre ferme. L'extrême irrégularité de son littoral, hérissé de caps et de dentelures lui avait fait assigner par les anciens la qualification de xipâo"ng;, l'île cornue. La grande prédominance de sa longueur sur sa largeur tient à la présence d'un long prolongement situé au X.-E, et formant la presqu'île de Carpas.
Orographie, hypsomélrie. Cette île, dans son ensemble, figure, par le relief de sa surface, une plaine relativement assez large, entre deux chaînes de montantes, situées l'une au nord, l'autre au sud. Cette disposition, qui amène de la variété et de la richesse dans l'aspect du paysage, contribue aussi notablement à la diversification des conditions climatologiques, et, en résumé, à un certain adoucissement des influences météorologiques extrêmes, et par là, à la fertilité ajustement vantée du sol de celte terre privilégiée.
Les deux chaînes de montagnes, qui sont, dans leur direction moyenne, presque parallèles, diffèrent par leur aspect général, par l'agencement de leurs chaînons, et surtout par leur composition géologique. La plus importante est celle du sud ; on la connaît sous la dénomination de chaîne du mont Olympe ou du Troodos. Elle occupe une grande portion de la région intérieure. Sa direction moyenne est par 0. 45°N.-E. 15° S.; ses derniers contre-forts s'étendent jusqu'à b cote occidentale de l'île, ils sont à peine séparés des premières hauteurs qui font partie du petit cordon montueux orienté par N. 50° 0., et formant le relief du promontoire d'Acamantc qui se termine par la pointe de Saint-Epiphanc. Les monts acamantides peuvent être regardés comme uno dépendance des premiers. La chaîne des monts Olympes a environ 25 lieues de longueur ; elle est composée d'une série de massifs à pentes douces, au profil ordinairement ondule', sans déchirures profondes, tandis qu'on en rencontre au contraire beaucoup
dans la chaîne septentrionale. En somme, elle est plus élevée que celle-ci, bien que son point culminant, le Troodos (mont Olympe) n'ait que 2,007 mètres de hauteur. A l'ouest du Troodos, il n'y a guère à citer que le pic du Kicco, doot le monastère est déjà à 1,160 mètres ; dans la même chaîne, à Test de l'Olympe, on rencontre successivement la cime de l'Adelphe (1,639 mètres), du Mâchera (1,441 mètres) et de Stavro-Vouni ou Sainte-Croix (700 mètres). Au sud de cette région montagneuse, s'étale une longue bande de terrains de formation plus récente. Au nord, s'étend la série de plaines successives, qui se relient d'un bassin à l'autre à peu près sans accidents de terrain, et occupent ainsi, sans interruption, toute la largeur de l'île. Cette partie du pays est tellement basse, que les deux rives, orientale et occidentale, sont sans cesse envahies par l'eau ; il en résulte la formation de grands espaces humides ou marécageux, qui la rendent tout à fait malsaine. Son insalubrité n'a d'égale que sa fécondité, augmentée tous les jours par les petites couches de limon incessamment déposées.
Au delà de cette plaine commence la chaîne du nord, dite des monts Cerines, d'un aspect tout différent de celui que nous a offert le système du Troodos. Du côté de la mer comme au sud, les monts Cérines présentent des penteà rapides, souvent abruptes et hérissées d'escarpements; les flancs en sont fréquemment dénudés par suite des glissements de terrain, facilités par leur forte inclinaison. Us s'étendent sur un espace de 25 lieues environ du cap Cormachiti aux environs de Comi; à partir de ce point, ils se continuent avec une longue série de chaînons, d'une altitude médiocre, orientés par E. 30° N., et parcourant l'axe de la péninsule carpasique. Différente de la précédente par son orientation, cette chaîne s'en distingue aussi par sa composition géologique, et probablement aussi par l'époquq de son soulèvement. En moyenne, ces montagnes sont moins hautes que celles du sud ; on y remarque néanmoins quelques points assez élerés,