‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 5)Chapitre 19 sur 68 · INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES · texte numérisé non relu

INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES

Akanthu

Au centre de la ebaioe du Troodos.

Village au pied de la chaîne des Cérines.

Sommet près de la ville, dans les monts Carpasîqoo.

Village et aource fraîche dans la montagne 1 rO.

Village entre Larnaka et Nicosie.

Pic près des ruine* du château.

Monastère.

Stavro-vouni, point culminant.

Source près du village, non loin de Prodromo.

Niveau du village.

Dans le Troodos, près Prodromo.

Sommet près de la ruine.

Monastère sur la montagne.

SainUvCroix

Dali.

Saint-Hilarion

Sommet prés de Pantcleimon.

Sommet de la montagne.

Niveau du village.

Idem.

Près de la ville.

Sommet de la montagne.

Sommet de la montagne entre Lefka et Chrysoku.

Sommet de l'Olympe.

Village près Pantèleimon.

i lesquels nous citerons le mont Cantara (616 mètres), le Pentédactylon mètres, la pointe de Buftavent (987 mètres), le mont Elias (856 mètres), et is élevé de tous, le Saint-Hilarion (1,018 mètres).

relief si complexe de l'île de Chypre, formé par deux chaînes, élevées Tune *à plus de 2,000 mètres, l'autre au delà de 1,000, séparées par une grande eà peine émergée, nécessiterait pour être suffisamment apprécié un grand ire d'observations hypsométriques. Jusqu'ici, elles font encore bien défaut ; r et Rotschy dans leur dernier ouvrage n'en ont pu réunir que soixante en- , dues a un certain nombre d'observateurs. Quelques-unes demanderaient tarification, et il existe, comme toujours en pareil cas, plusieurs désaccords; Doins, nous réunissons dans le tableau ci-dessus, les indications qui nous partit les plus caractéristiques.

ologie. Nous avons dit plus haut que les deux chaînes montagneuses de différentes par l'aspect général qu'elles présentent, le sont aussi par leur osition géologique. En effet, les roches plutoniques, à peine apparentes la chaîne septentrionale, se rencontrent abondamment dans le système des s Olympes ; ou les y trouve surtout à l'état de serpentines, d'aphanites, utones, de wakes pyroxé niques ou autres, etc., entrecoupées .sur différents s de filons métalliques, ou enrichies de gisements métallifères. Au N. et . de cette masse centrale, on rencontre des couches plus ou moins puis- 3, suivant les lieux, de macignos (éocènes) et surtout de marnes blanches trtenant a l'époque miocène, et de gypse. Ces couches ont été, par l'exhaussent brusque des terrains éruptifs, relevées très-fortement, et sur certains ts, soumises à de puissantes actions métamorphiques, ms la chaîne septentrionale, au contraire, l'axe est formé par des calcaires ptets ou suberistallins appartenant au terrain crétacé, et ce n'est que sur espaces très-restreints qu'apparaissent des affleurements de roches plutonis, appartenant ordinairement a la catégorie des wackes. lies couches de maos éocènes s'appuient presque partout sur les couches de calcaire crétacé, ' s il est facile de constater qu'elles ont subi un redressement très-marqué, lelà, commencent les dépots de marnes miocènes. Les dispositions sont autres ; la presqu'île de Carpas, dont Taxe est occupé par les calcaires tertiaires, les maciguos éocènes ; on y rencontre aussi, sur d'assez grandes étendues, marnes miocènes, et, ca et là, des sables jaunes et des calcaires grossiers à iles pliocènes. Il est à noter que dans le sud de la plaine de Nicosie, quelques 'nés formées par le terrain pliocène sont orientées à peu près dans le même que les monts Carpasiques.

; l'on déduit de la surface de l'île les portions montueuses que nous venons écrire, on aura précisément l'espace occupé par les formations quaternaires. *-ci occupent par conséquent non-seulement toute la plaine intermédiaire, lis les derniers coteaux de l'Olympe jusqu'aux contre-forts abrupts des Ccs; mais elles constituent, eu outre, une longue et étroite bande de terre, décrit comme une ceinture autour de l'île. M. Gaudry a comparé ce corde terrain plus moderne à un gigantesque chemin de halage, tandis la plaine intérieure, plus étendue, lui rappelait les grandes voies des caras. Cette large bordure de dépôts quaternaires se retrouve sur le littoral conatal de la Méditerranée orientale.

insi, quand on traverse l'île de Chypre dans toute sa largueur, on rencontre terrains suivants, en stratifications variées: les massifs plutoniques, les

couches crétacées, les trois étapes des terrains tertiaires (éocène, miocène, pliocène), enfin les formations quaternaires. Les macignos éocènes, les plus ancien* après le terrain crétacé, paraissent avoir été déposés à de grandes profondeurs par les courants sous-marins. Les marnes blanches, qui leur ont succédé, occupent presque la moitié de la surface de l'île, et se retrouvent sur les continent» environnants. La période miocène, à laquelle» elles correspondent, semble avoir précédé l'apparition des deux chaînes. Après le. soulèvement de celles-ci. b partie centrale de l'ile, et le pourtour actuel de son rivage restèrent encore sou» l'eau ; mais, à une profondeur médiocre ; ils émergèrent bientôt après, mettant à nu leurs couches à fossiles pliocènes. Dans le Carpas, plus récent que le reste de l'île, comme nous l'avons dit, les fossiles que l'on peut recueillir correspondent pour les deux tiers à des espèces encore vivantes.

Nous devons signaler, comme dernier accident de terrain, la série de bas coteaux qui constituent le relief d i Cap grec, à l'est de l'île ; ils sont orientés par N. 35° 0., et composés de couches marneuses et calcaires; les marnes blanche* prédominent vers le nord, tandis que les calcaires subcristallins à polypiers de l'époque miocène abondent vers la pointe du Cap.

Actuellement, l'ile de Chypre n'est le siège d'aucun phénomène volcanique: autrefois, s'il faut en croire la tradition que tendrait à confirmer l'observation des faits géogéniques, on y a observé de nombreux tremblements de terre, et presque chaque année encore, ainsi qu'il résulte des observations de M. le Consul J. Pascotini, communiquées au naturaliste Unger, on ressent dans» l'île, surtout au printemps, de fréquentes et quelquefois assez violentes secousses.

Hydrologie. Si on jette un coup d'œil sur une carte de l'ile de Chypre, oa s'imaginera aisément, à en juger par le grand nombre de petits cours d'eau qui des flancs des deux massifs, se rendent dans la mer, que le pays est largement pourvu d'eaux vives. I) n'eu est rien ; c'est au contraire une région assez déshéritée à ce point de vue; une partie de ces cours d'eau, rivières ou ruisseau*, et qui souvent sont de véritables torrents pendant l'hiver, sont desséchés pendant li saison chaude, ou du moins n'arrivent pas à porter leurs eaux jusqu'à la mer. Après les pluies d'hiver et les débordements des torrents, la terre se couvre d'une légère couche de limon fertile qui donne à la végétation une grande vigueur. Mais, ce phénomène bienfaisant n'a pas lieu partout, et c'est pour parer à ce desideratum que, sous les Lusignan, avaient été exécutés ces magnifiques travaux d'irrigation dont il reste encore des traces aujourd'hui, et qu'il serait à utile de rétablir.

La distribution des bassins est nécessairement en corrélation étroite avec la disposition que nous avons décrite des diverses parties du relief de l'île ; il t* résulte cette particularité que les plus grands courants se trouvent précisément dans l'intervalle qui sépare les deux chaînes de montagne, c'est-à-dire dans U grande plaine qui a pour centre Nicosie. Les deux courants importants de cette plaine sont : 1° le IVdias (mfat'jç) dont la source descend des lianes du mont Hachera, et se dirige presque au nord jusqu'au delà de Nicosie ; à partir de Miumilia, il se porte directement vers l'est, à travers la plaine de Messaorée, pour aller se jeter dans le golfe de Famagonste, près de Constantin, l'ancienne Salamis. I'rès de l'eristerona, il reçoit comme affluent l'Idalia, rivière de quelque iinp»rtance, sortie du même massif.

C'est aux dél>ordements de ce fleuve, pompeusement comparés parfois à ceux du Nil, que la plaine de Messaorée doit en partie son admirable fertilité; 2* In

•e cours d'eau, moins considérable, qui descend des mêmes massifs, se dirige on traire vers l'ouest, et Vient se jeter dans la mer un peu au nord de Moru. Au sud du même golfe de Pentagia abouchent deux petits fleuves, dont le -s est dirigé du sud au nord à peu près directement, l'un le Cheropotamos «e la vallée d'Euriko, l'autre le Klareos-potamos, arrose celle du Leuka ; tous l ont leur source dans les contre-forts septentrionaux de la chaîne du Troodos. m versant méridional de la même chaîne descendant presque parallèlement . la nier, un grand nombre de petits cours d'eau dont la plupart ne méritent re d'être mentionnés, et ont à peine reçu un nom ; c'est surtout entre Limaet fjaraaca qu'Us sont très-multiples et réduits à l'état de simples ruisseaux. % Limasol et la rive occidentale, quelques cours d'eau prennent plus d'impor-

* ; nous mentionnerons le kairopotamos, dont un des bras est formé de plurs sources qui jaillissent dans les hautes vallées du Troodos à Test du Kicco, lis que l'autre branche se forme en rassemblant les eaux des flancs occidentaux uassifd'Omodos. Puis, le Lycos, qui descendant du groupe de l'Olympe, vient sque directement se jeter dans la mer, vers le nord de la presqu'île d'Acro- . A l'est de la presqu'île, et dans une situation à peu près symétrique est obouchure du Garilli|>olamos, dont le cours lui est parallèle; c'est le dernier ces ruisseaux qui méritent une mention spéciale. Au delà de la chaîne du rd, on ne rencontre que des filets d'eau insignifiants.

Toutes ces rivières, avons-nous dit, sont à sec pendant l'été, presque complétées ; à partir du mois d'avril elles sont à peu près épuisées; plusieurs d'entre les se perdent même dans les sables et n'arrivent jamais à la mer. La plupart it néanmoins leur lit assez profondément encaissé non-seulement dans le voinage de leurs sources, mais même dans les terrains marneux de la plaine. L'île de Chypre ne possède point de lacs ; nous citerons, pour ainsi dire pour émoire, deux étangs d'eau douce, celui de Parai imni et celui de Yvatili qui fit à peu près à sec pendant une partie de l'année, et ne renferment presque pas ' poisson. Outre ces deux étangs, nous pouvons encore citer les petites mares l'on rencontre entre Famagouste, et les ruines de Salamis, mais dont l'eau est testable.

Pies de Laruaka, et dans la presqu'île d'Acrotiri existent deux lacs salés, nés à une médiocre dislance du rivage, et dont l'industrie tire parti, en exploint le contenu de leurs eaux.

Dans son intéressante et savante monographie, écrite eu collaboration avec le cteur Th. Koslchy, Unger signale une grande différence entre les caractères s sources froides qu'on rencontre dans l'île, suivant qu'elles se rattachent, par îr position à la chaîne septentrionale, ou au massif du Troodos. Dans le sud,

• sources sont peu nombreuses, peu abondantes, et leur rendement est extrêuneut variable, suivant les différentes époques de l'année. Ce fait doit être ribué soit à la perméabilité du sol, soit au défaut d'encaissement des fdets au. soit surtout au défaut du reboisement, et à une certaine pauvreté de végéioti qui livre l'eau tombée à une évaporât ion rapide contre laquelle rien ne la rtége.

tous le nord, au contraire, ou trouve non pas des courants un peu forts, ils pwtiennent tous au massif du sud, mais un assez grand nombre de petites irces, fortement encaissées, surgissant à des altitudes de 150 à 200 mètres, *que toujours à la limite des calcaires et des marnes. La permanence de leur bit est la règle, et beaucoup d'entre elles diminuent à peine pendant l'été.

Climatologie. Si les récits des observateurs nous ont assez largement renseigne sur les conditions générales de la climatologie de l'île de Chypre, bien peu d'entre eux nous ont fourni des notions précises sur les éléments météorologiques, et nous ne possédons guère en ce genre que les quelques rensetjniements insérés par M. Gaudry dans ses Recherches scientifiques en Orient, et par M. Unger, dans son livre intitulé : die ïnsel Cypern ; nous les résumerons dam un tableau.

Bien que le climat de Chypre se rapproche beaucoup de celui des régions avoisinantes, ou au moins placées sur la même latitude, il présente, à un faibli degré, les caractères du climat insulaire, en ce sens que les conditions extrêmes ne lui sont pas épargnées, comme c'est néanmoins la règle en pareil cas. Pe*» dant Tété, en effet, la chaleur y est intolérable et accablante, au point que la animaux eux-mêmes paraissent en souffrir. Durant l'hiver, le thermomètre, qui naguère encore marquait 57° centigrades, atteint la température de la glace. D n'y a, pour ainsi dire ni printemps, ni automne, tant les changements de b saison froide à la saison chaude, et réciproquement, sont brusques et se font sain transition suffisante. L'hiver néanmoins est assez doux pour que toute végétation ne s'arrête pas pendant cette saison, et» avant le mois d'avril, une première série de plantes a déjà terminé son évolution. La température est d'ailleurs assex variable d'un lieu à l'autre, comme cela arrive dans les pays très-accidentés. C'est ainsi que le versant sud des Cérines est, par suite des réverbérations considérables dues aux fortes pentes de ses flancs, toujours plus brûlé que le versant nord, abrité par la crête d'abord, et de plus garanti par le voisinage dçh mer. Aux environs de Lamaka* dans le S.-E., la chaleur est parfois extrême, à cause des répercussions des rayons solaires, taudis qu'à Trooditissa, qu'on ne découvre qu'en pénétrant dans des gorges profondes, dont la végétation rappelle surtout celle de la France méridionale, la température est plus modérée. A Prodromo, au pied du Troodos, le thermomètre indique toujours une température de quelques degrés inférieure à celle des régions du bord de la mer, et les fland des coteaux voisins sont souvent couverts de nuages, quand, au-dessus des plaines, le ciel est très-pur. Le versant septentrional de la même chaîne renferme des anfractuosités au fond desquelles la neige ne disparaît que rarement ; et les envois de glace dans la saison chaude sont comptés, par le pacha de Nicosie, comme une portion des impôts.

L'île de Chypre est presque touchée au sud par l'isotherme de 20*. Quant à l'isothère la plus rapprochée, elle passe un peu au nord d'Alexandrctte, an sni de la Sicile, à travers le groupe des Canaries et le Niphon. Mais ces indications ne sont pas absolument précises, puisque nous ne possédons pas d'observations exactes et suivies correspondant aux mois d'hiver. Les résultats des observations du docteur Foblant, et celles de MM. Unger et Kotschy n'étant pas concordantes, nous croyons devoir les résumer parallèlement dans le tableau suivant.

Aux moyen ues inscrites dans ce tableau, Unger croît pouvoir ajouter celle iê i7° centigrade pour le mois de mars, et celle de i8°,87 centigrade pour II mois d'avril, comme résultant d'observations isolées faites par lui. Ainsi, le mail de mai, dont la température dépasse déjà beaucoup celle d'avril, de trois degrés au moins, est lui-même de trois degrés et plus, moins chaud que le moisél juin; en juillet et août, la chaleur augmente encore; mais en septembre, efc commence à se tempérer. Quant aux hivers, ils sont très-modérés dans h* plaines, et la température moyenne du mois de janvier le rapproche du pria*

oxs

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