CIRRIPÈDES
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UPÈDES (cirrus, boucle; pes, pedis, pied). On désigne sous ce nom s-classe d'animaux crustacés, longtemps considérés comme des mol lu sulti valves ou pluri valves. Dans l'âge adulte, ils sont, fixés aux corps es dans la mer, placés la tête en bas, la bouche ayant plusieurs paires dices masticatoires; le manteau est pourvu de pièces calcaires, nomsemblables à des coquilles de mollusques. Eu avant du manteau sortent ?s d'appendices en forme de pieds, ayant à leur base des branchies ru (lies et terminés par deux tiges longues, multiarticulées et ciliées, reprédes pattes.
le jeune âge, ces animaux ont une forme rappelant celle des Cypris ou lopes; leur système nerveux est ganglionnaire, leur circulation a lieu au l'un vaisseau dorsal.
le rapport de la génération, les cirrhipèdes sont remarquables, beaucoup moïques. Plusieurs espèces cependant sont dioïques et les mâles petits et s, pris pour des parasites, vivent dans la cavité palléale des femelles ou ûxés par deux appendices (Darwin). D'autres genres (Illia, Alcippe) sont état d'arrêt de développement tel qu'ils n'ont ui pattes, ni coquille on les trouve fixés dans la cavité palléale d'autres espèces de cirrhi-
limaux ont été divisés en deux ordres : les Anatifes ou Lépadidés, et les Les Anatifes , toujours pédicules» ont un corpi cjum^?\m& & m\i
524 CIRSIUM.
pédoncule qui fait suite à la région dorso-céphalique. Leur* jwne wt litre, et, dans cet état, ils sont caractérisés par le nombre, b forme des nh*s «ta. VAnatife ponce-pied (Lepas anatifera Linné) est commun «or od> c*K attaché sous les navires, sur les bois immergés, etc. Cn pntjose ewiafc lait croire aux pêcheurs' qu'il peut engendrer les oiseaux de mer Bernant rt Macreuse. Les Otions se flxent sur les baleines, et YAIepas sqmticola soi le* squales.
Les Balanes n'ont point de pédoncule, leur coquille est sesrik; lesjnn» sont entièrement libres, leur forme rappelle celle des crustacés du setut Cjp» Il a déjà été question de ces animaux dans le Dictionnaire, t. YID.p-îG «rç IUuskoJ. A.
<;i**l*N. On trouve dans Dioscoride le nom de ^ appliqué i m* plante du groupe des Chardons, employée contre les douleur* des iarke$(»M*. larirej. Sprengcl a cru reconnaître dans cette espèce le Carduus parriflorv « Lifiuée.
th'HUMtuur.. Materia medica, lib. 111, chap. cxlii. — Sprengel. VA «t 1H7.
Bùtorim Bn fcrfanr, l
PL
CI**HJM. Tournefort. Genre de plantes dicotylédones, appartenant à b
famille des Composées et à la division des Carduacées. Etabli par Tournefort. <* groupe eut formé d'un certain nombre d'espèces, que Linnée avait distruw» daiib ses genres Carduus et Cnicus et que de Candolle et, après lui, la ploprt j des botanistes, ont réuni de nouveau sous la dénomination commune de Or* »ium. Ce sont des plantes herbacées, rappelant les chardons par leur aspect, i feuilles plus ou moins épineuses, sessiles et assez souvent décurrentes. Lestap tulessont formées de fleurs semblables entre elles, toutes hermaphrodites,* uuisexuées; placées sur un réceptacle garni d'écaillés fimbriées, et entourée d'un iuvolucre à squames imbriquées, plus ou moins épineuses au KHMKt Les fruits sont oblongs, comprimés, surmontés d'une aigrette formée depw plumeux placés sur plusieurs rangées et réunis à leur base eu un anneau, f" se détache facilement du sommet de l'akène.
Les espèces de ce genre sont nombreuses ; mais on n'en peut citer que défi ou trois qui ait quelque intérêt pour le médecin. Ce sont :
1° Le Cirsium arvense Scop., ou le Chardon hémorrhoïdal (Carduus kem&rhoidalis des olïiciucs, Serratula arvensis L.). C'est une plante commune du* les vignes et dans les champs sablonneux de l'Europe, et qui s'est répand* dans l'Amérique du Nord. Elle a une souche le plus souvent traçante et oa* tige de 1 mètre environ, rameuse et feuillée. Les feuilles sont oblongues, lancéolées, sinuées phmatifidcs, vertes sur les deux faces, ou blanchâtres et aranéeuses en dessous. Elles portent souvent à leur aisselle des galles gro*ei comme un gland de chêne provenant de la piqiïre d'un insecte.
Les capitules sont nombreux, ovoïdes, puis cylindriques, lorsqu'ils sonlci»plétemeul étalés. Les folioles extérieures de l'involucre sont ovales, acumwrt* en une espèce courte, molle, étalée : les corolles sont d'un pourpre plie.
Prise en décoction, la plante est apéritive : on a attribué à ses galles des p* priétés antihémorroïdales. Ou lit même dans Lemery l'assertion suirante : «,J tète (galle) séchée et portée dans la poche, guérit les hémorroïdes ; j'ai ra« cet effet par plusieurs expériences ; il faut l'attribuera des particules saline*
GIRSOlDES. 525
lfureuses qui, ayant été détachées de cette tète par la chaleur de la poche, inné ut tomber en partie sur les hémorroïdes et les adoucissent en les résolut. »
2° Le Cirsium oleraceum Allioni (Cnicus oleracens L.), qui est commun ds les prairies humides de l'Europe moyenne et septentrionale, a de larges îilles, découpées en lobes lancéolés dentés ou simplement dentées sur les rds. On les mange dans certains pays.
3° Le Cirsium tuberosum AU. (Cirsium bulbosum DC. Cette plante dont les cines se divisent en fibres fu si formes ou tubériformes est donnée par Lemery mme apéritive et résolutive. C'est à elle que cet auteur applique plus partilièrement le nom de Cirsium, et qu'il attribue la propriété du Cirsium de oscoride, de calmer les douleurs des varices.
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ClMOCÈfiE (de Mpffôc, varice, et x^au, tumeur). On a donné ce nom au iricocèle des veines spermatiques (Voy. Varicocèle). D.
(Tumeurs, Anévrysmes). On rencontre, le plus ordinairement à a tète, des tumeurs plus ou moins exactement circonscrites, sous-jacentes à la
eau, présentant à leur surface des bosselures cylindroïdes, comme celles qu'on tmarque sur les tumeurs variqueuses, et à leur circonférence des vaisseaux diités s'irradiant à une certaine distance. La tumeur, les vaisseaux qui en parient sont animés de battements isochrones à ceux des artères, et, ces vaisseaux, pelquefois assez volumineux, sont évidemment des ramuscules artériels dilatés. 51a tumeur est abandonnée à elle-même, elle augmente moins en volume qu'en fendue ; la dilatation des ramuscules artériels afférents s'étend de proche en proche vers la racine des artères dont ces ramuscules émanent ; ces artère* seaodaires (temporales, occipitales, auriculaires), se dilatent à leur tour et la dila. Iition atteint même le trône principal comme la carotide. C'est cette tendance à s'étendre loin du centre de la tumeur primordiale, qui caractérise l'affection connue sous les noms de tumeur ou anévrysme cir solde, tumeur cirsoîde artérielle, anévrysme par anastomose, varice artérielle, angiome rameux, anqioma arteriale racemosum.
Cette lésion se rencontre quelquefois sur les membres ; mais, sa fréquence beaucoup plus grande à la tête , la gravité de la maladie dans cette région, la spécialité des indications thérapeutiques qu'elle présente alors', ont dû nous engager à traiter à part de ïangioma arteriale racemosum capitis, en reportant tu mot Varice ce qui a trait aux varices artérielles des membres.
Historique. La première observation d'anévrysme cirsoîde appartient ù Vidus Vidius. « Intumescunt interdum arteriœ; et fiunt in illis veluti varices, quod Umen raro accidit, nam ob duplicem tunicam, quam duriorem habent, et crasliorem, et ob sanguinem tenuem, quem continent, retinuntur, et non ita facile dilatantur. Vidimus tamen Alexandrum Boscollum, civem Fforentinum, cui
UTEHI.* CAPIT1S A VERTICE AD OCCIPITIUM, ADEO TUMIDjE ERANT, UT VIDERE3TUR VARICES
Ugiktes, pulsabant auteu vehementer, cdm tangebantur. Venit hue Pisas ut btraretur a Gabriele Fallopio, qui magno cum apparatu sectionem pollicitus, *m manumjam inciperet admovere, perterritus magnitudine tumoru cwror-
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tumeurs de la voûte du crâne), Ghassaignac résume la plupart des faits connus antérieurement; mais s'il parle des angiomes rameux artériels, s'il décrit leur marche envahissante, il ne les distingue pas suffisamment des autres lésions, car il rapproche ces tumeurs tantôt de l'anévrysme variqueux, tantôt des tumeurs érectiles simples ; il ne leur consacre pas en définitive de chapitre spécial. .
En 1849 la présentation à la société de chirurgie de l'observation de Maisonneuve soulève une discussion sur ce sujet ; Robert, qui déjà à cette époque avait pratiqué deux fois dans des cas semblables la ligature de la carotide prit une part active à celte discussion. Deux ans plus tard il lisait à l'Académie de médecine son mémoire sur les varices artérielles du cuir chevelu et complétait l'œuvre déjà commencée par J. Bell et Breschet en donnant à ces lésions une place à part dans le cadre nosologique. Ajoutons toutefois que Robert avait été puissamment aidé dans la conception de son travail et dans ses recherches par Robin et par A. Verneuil.
La même année F. -M. Verneuil publiait à Montpellier une thèse sur le même sujet, dans laquelle il rapporte l'intéressante observation de Clemot. Citons encore un article de Burns de Tubingen dans son Traité de chirurgie pratique, un mémoire de Robin, lu à la Société de biologie sur l'anatomie des tumeurs érectiles et nous arrivons à la thèse de A. Décès, publiée à Paris en 1857. Ce travail, exclusivement consacré aux varices artérielles, est le premier dans lequel l'auteur ait tenté de rassembler aussi complètement que possible les faits épars dans la science, en y joignant quelques faits encore inédits. A partir de cette époque tous les traités de pathologie chirurgicale s'occupent de l'anévrysme cirsoide et les observations se multiplient.
Chose plus importante, la thérapeutique se modifie notablement. Le traitement le plus ordinairement suivi avait été soit la ligature des branches afférentes, •oit la ligature de la carotide primitive, soit même encore celle des deux carotides. Dans sa thèse inaugurale, Décès avait cherché à montrer tous les avantages de. l'extirpation, malgré les difficultés que présente quelquefois l'opération et cette opinion tendait à prévaloir, lorsqu'à la môme époque Broca publia à la Société de chirurgie son premier cas de guérison par les injections de pcrchlorure de fer. Ce succès ne devait pas rester isolé. Gosselin, dans un mémoire publié feu 1867 dans les Archives de médecine, publiait deux nouveaux cas de guérison fet dans ce travail, basé surtout sur des considérations cliniques, s'efforçait de démontrer la supériorité de la nouvelle méthode. Broca, en 1870, obtenait de nouveau par le même moyen la guérison d'une tumeur cirsoïde du cuir chevelu, fet «iLabbé* moins heureux après un premier succès, voyait succomber à l'infection purulente une femme, sur laquelle l'injection de perchlorure avait semblé 011 instant devoir être suivie d'un résultat heureux, d'autres succès obtenus dans ** traitement des varices artérielles des membres attiraient décidément sur la II|éthode des injections coagulantes l'attention des chirurgiens.
Parmi les travaux qui méritent une attention spéciale, nous devons signaler •^rtout le mémoire très-important, publié par le professeur Heine d'Ileidelberg, <"**H le Vierteljahrschrift de Prague / l'excellente thèse d'agrégation de Terrier J^1 1872, un très-bon travail, publié en 1873, par Roth, mémoire provoqué par ***itopsie du malade auquel Bunger, de Marburg, avait pratique, en 1819 et '"84, la ligature des deux carotides primitives. Je n'ajoute que pour mémoire ^>x thèses publiées à la Faculté Tune en 1872, par Onfray, l'autre en 1875, Norel. La première donne au moins une observation inédite; la secdnde
52* C1RS0ÏDES.
u< cJoiifK- que des observations déjà publiées et ne renferme aucune tue particulier*'.
Akatomik pathologique. Avant d'examiner les hypothèses si variées par laquelle* 011 a cherche à expliquer la formation des tumeurs cirsoides, il me parait utile d établir d'a)>ord d'après les faits, quels sont les caractères de ces tumeurs. J'ai dit que, cliiiiqueuient et sur le vivant, elles paraissaient constituées par un amah <!<• vaisseaux, minuscules artériels quelquefois considérablement dilatés, fléchi*, contournés sur eux-mêmes comme les varices, formant en un point oi ÏM uY\iiosilés sont les plus rapprochées, où les vaisseaux sont les plus nombre» nue sorte, de tumeur centrale, de la périphérie, de laquelle partent des vaisseau artériels d'autant plus dilatés, d'autant plus flcxueux qu'on les examine plus pieu de la tumeur.
Nous avons donc à étudier la tumeur centrale, et les vaisseaux qui y aboutissent ; à rechercher si sur un point il y a une sorte de lac central, comme dam rini|(ioiiie emerneuw ou un véritable anévrysme artériel, ou bien une commoniniliun entre l'artère et la veine, un anévrysme par anastomose, un véritable auévrvsiue artério-veineux.
IW assez grande obscurité règne encore sur tous ces points, car l'examen anttomiquo île ees tumeurs a pu être très-rarement effectué d'une façon vraimat sérieuse.
Les cloisons intermédiaires aux vaisseaux disparaissent-elles de façon à cta» >titucr une poche centrale? Brova admet bien l'existence des lacunes, de bo sin^uins, mais on n'a pu jusqu'à présent vérifier anatomiquement l*exactitnfc de cette opinion. Ainsi, cliez la malade qu'il guérit en 4869 par les injecta» do |KMvhlortuv de 1er. * il existait au sommet de l'occipital une tumeur putoh!e et réductible, d'un \ohnne considérable; il s'agissait donc d'un anévrw circule, tvmtiuiitiquant directement avec quatre vaisseaux * ; mais, on peut» ,*, demander s'il in avait pas simplement dilatation d'une artère, fléchie, repliât >ui elle-même et dont les tlexuecùtés accolées les unes aux autres simulaient n* |nvltc unique. t>qui permet ilo le croire, c'est que dans le cas de Lakbéoapnv \ait civiiv à lYustencv de semblables lacunes, tandis quel autopsie montra nVJ tto *'a£iv*aU que do t&issvaui diUus.
t.es \aiv*\Au\ situés au centre vk Li tumeur communiquent-ils les uns avec la autres* dv- tujuuvre i constituer et* que John Bell appelait ranérrysme par as*** Svwok 4 II tte p*nùt l\a> tv*ssib4* dadiuettre que des communications BMKtta ce 4CK>ruMlcs, > VtaMt-ssiu: etitre l*s hlsx^uli artêrviJs dilatés, constituent I* vcttkv. U* '.vi. m: dsr dciurc <i* l'a&vtica: uo£>. il parait prenable qne de bip» i'.'a^'iii^N «-visent sur io î.vtt:s ïxJupk*. Ctt Li tiuev. anastonme» tm> Ut^vs* ?-ii>q-^: l«> \i:s>e^a\ sic: d-.ki^*s^ oials .{u: tw *Mft qne b o.s>> jica>i>.'i(K'Nk> s '*i:(u.îrv«;.M!$ .'C auTUbi^ «àfs capillaires artêfîdks* ne*
IV > ^«tv.-vijji.'M;^ : v rs ^e'. ~n •.> .«i'".r*.' i*> ir*. ?r«s -it i«s> ?emn&? t;:v i^i wjku. . v.vut i.<iiu«;i-i:>. u*i ■»• " ;■< : n«jijà&ini£ «ie lier A*, smtte «.u; .\:>o;ui.'.. ,j,- ;|J :vujt.i|-»;iii: {me iit iLiaùiûua ptanjoC *
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h.ui».\. |iu J*)wuC>svm. I il JttUti.Ui' Ji ie ♦mit »— iii^ ,yiit
C1RS0ÏDES. 529
ts battements par suite de leur abouchement avec les artérioles primitivement latées ; toutefois la plupart des faits seraient contraires à cette opinion, car en ivant ces vaisseaux afférents, 011 les a vus à peu près constamment aboutir à des anches artérielles. Quant à l'existence de véritables anévrysmes artério-vci- !Ui, si on a quelquefois été tenté d'expliquer ainsi la formation de tumeurs cirïdes consécutives à des traumatismes, nous pouvons par avance faire remarquer i*en dehors du cas de Laugier aucune dissection n'est venue jusqu'à présent montrer l'exactitude de cette hypothèse.
On ne possède, comme on le voit, aucun détail précis sur la constitution itime de ce qu'on pourrait appeler la partie centrale de la tumeur ; cependant resque tous les observateurs s'accordent sur ce point : que cette tumeur est absoiment différente des tumeurs érectiles, et qu'elle est constituée par un amas de élites artères dilatées, entrelacées et ressemblant aux paquets variqueux qu'on tnive si souvent sur les veines.
Robin, Heine, Labbé ont pu examiner au microscope les altérations dont les rtères dilatées sont le siège. Dans un cas, observé par Robin, « il y avait à la fois ugmentation de calibre et d'épaisseur des parois vasculaires. L'augmentation l'épaisseur portait sur la tunique jaune élastique qui était plus rouge et plus Dolle qu'elle n'est habituellement dans la temporale. On remarquait une certaine [utntité de granulations graisseuses dans l'épaisseur de cette tunique. La tunique sterne ou celluleuse; très-développée, était également épaissie, très-adhérente m tissu cellulaire ambiant. Celui-ci était peu abondant et formait comme de ■faces cloisons entre les artères dilatées et flexucuses ; on y trouvait des fibres b tissu cellulaire, des fibres élastiques minces, ramifiées, presque sans anastoloies, ainsi que des éléments fibro-plastiques (noyaux et cellules fusiformes). »
Chez la malade de L. Labbé, d'après un examen fait au laboratoire d'histologie kl Collège de France, « la couche moyenne, considérablement épaissie, se comptait de fibres musculaires lisses, disposées transversalement, séparées par (niques rares fibres élastiques ; autour des noyaux des fibres musculaires, ou «marquait quelquefois des granulations graisseuses; la tunique adventice ou sterne n'offrait rien d'anormal. En résumé, il y avait des phénomènes d'hyperihsie avec tendance à la régression. »
Heine, examinant la tumeur dont il avait pratiqué l'extirpation, a trouvé, dans 1 constitution des parois artérielles, les caractères suivants. Bien que le malade le fut âgé que de vingt-un ans, les fibres musculaires lisses avaient subi la dégéttcence graisseuse. L'épaisseur de cette tunique était diminuée de telle sorte que 61 fibres cellules qui ordinairement forment plusieurs couches, n'en formaient Jus qu'une seule. La tunique interne ne présentait aucune dégénérescence ni poisseuse, ni athéromateusc. La tunique externe était tantôt réellement épaissie, Mtot très-ami ncie; cette dernière disposition se trouvait surtout dans les points à le vaisseau était serré par les parties voisines; en beaucoup de points, il était Efficile de distinguer l'artère des tissus ambiants.
H est facile de voir que si les constatations microscopiques, faites par Robin et •r Heine, s'accordent sur quelques points, tels que : l'adhérence aux tissus voi- ■tt, la dégénérescence graisseuse des fibres musculaires, elles sont en contradiciMo absolue sur un point important, puisque Heine a trouvé la paroi amincie, Wis que Robin et l'auteur de la note remise à L. Labbé par le laboratoire ^histologie du collège de France l'ont trouvée épaissie. Peut-être cette contradico* est-elle plus apparente que réelle. En effet, Virchow qui, aiusi que, uo\i% \&.
wct. ne. XVII. Vk
CIRSOIBES.
<,.i il.ui l'i-clii»i<! <J«e présentent leswà
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. . i.,..l.-. ........ u-u.-u.lnnm tout à l'beure sur ce point qui m
■ I ■ .....l.i.lii' m... ..iiatlèiv spécial.
I.. ......... ii nikM.no..it: i'atiiolocwce. Lorsqu'on ht |eï«
, 11..1.I, . ,|u,- p.is>M.- la M-ieuee, ou ne peut s empêche
•|. • • I p.. ili-.iv . aiiM-» |iiiiu i|'ides sont attribuées, a 1 anpanuoi
... t. .i. I I..I.I..IV du.i.W . un traumatisme, une tunieurerecUl' (...■. u.l.ml. |-:\.mmk>iiN Muve»i\eim'iit la «leur et le mode .
• III- t
Il i A uuiniNMlik* vK- ma lavUon «I» traumatisme, car nous r
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«lr la mineur: aaiM. d.m<. lyki\aiu'« %le Warren, c'est *?ulei
oani I\-|kh|uc Jd W uuUL xï-.u iw!.itu.i de* soins, iju il a\ait r
, oup .je iiurt'v. kau.H- pu* ^i< vi obaWv du uial ; dans celle de
iriuinatiMiic .v. cucoiv i-Ui-* u\s.i [\uiua*e jours seulement;
I .ii àn«<oi' .imx Uuie.r.i. U t.:!iic;:' ^\uiî immlrve ileuijo
nulaùe ul *xu. .i I viuliwl ukm< ù ,m J'vstU h tuimnir. un
iiiL Mir l m'u u\v\ la .'/li.i.cA.-t. ;'. i M.'C^t Je lor^- La i
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■iu'iiL. :>t u i j-ju t» • ii- • « j c i i v i <. N i ; ^ . . : a -Ok* . ',vc:- ji jant *K*te:
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chirurgie, 1869, p. 575) partage cette opinion. « Dans les cas, dit-il, communication entre les artères et les veines, à la suite d'un traumaartères se dilatent en largeur et en longueur jusqu'au niveau du point Lrnunication avec les veines ; cette communication diminue la pression ire de l'artère, les parois de celle-ci se reposent et consécutivement, comme e à tout organe condamné au repos prolongé, elles s'atrophient et s'amin- . "Voilà donc un premier groupe : dilatation cirsoïde succédant à la comation établie entre les artères et Us veines et due à la diminution de la m intérieure des parois artérielles.
te puis me refusera accepter l'existence possible de ce groupe ; mais je dois rque l'examen des faits ne permet pas d'accepter cette explication même Il plupart des cas dus au traumatisme. Ce qui caractérise surtout l'anée artério-veineux, c'est le développement considérable des veines au delà ir communication avec Tarière; or, ce n'est que très-exceptionnellement jus trouvons notée la dilatation des veines du crâne et de la face. Chez le médecin sur lequel Chelius lia la carotide primitive, la tumeur, suite oup de sabre sur la tête, pourrait peut-être être regardée comme un ané- \ artério-veineux. La dilatation ne portait pas seulement sur les artères, iussî sur les veines frontales et temporales, et, lorsque cinq ans après la « faite sans succès, le malade vint réclamer les soins de Stromeyer, ce chi- 1, en traitant la lésion par l'ouverture de la tumeur, y trouva un véritable ni à fait analogue à celui de l'anévrysme artério-veineux. Dans le cas de ,, F. -M. Verneuil (de Montpellier) note le développement des veines du levelu ; dans celui tout récent du professeur À. Yerneuil, on trouve une i dilatation d'une veine pariétale et de la prépara te. évrysme artério-veineux ne pouvant être admis, comme cause ordinaire umeur cirsoïde, il faut bien chercher une autre explication, même pour i traumatiques. Rokitanski donne comme cause de l'angiome rameux 1 la paralysie des vaso-moteurs et l'inflammation des artères. Sans doute, on des filets sympathiques amène la dilatation des vaisseaux artériels, mais voit pas comment leur section, par une blessure ou une contusion, amèleur dilatation, non plus seulement au delà, mais aussi en deçà du point
vaso-moteurs ont été intéressés. Il est vrai qu'on pourrait faire interveïet produit par la diminution de la pression artérielle, effet sur lequel enons de voir l'explication de Broca et sur lequel nous allons revenir; k l'inflammation diffuse subaiguë , admise par Rokitanski et par Billroth, it difficile de la regarder comme cause productrice d'une lésion qui, dans mbre de cas, met une longue suite d'années à se développer, how regarde la tumeur cirsoïde, non comme résultant d'une simple dilapamve, mais, comme le produit d'un processus actif, d'une ectasie accom- ; d hyperplasie consistant en une augmentation des éléments conjonctifs,
par la diminution relative ou même l'altération des éléments normaux ûs les parois artérielles doivent leur résistance, amène ultérieurement la ion du vaisseau. De plus, là où' Rokitanski voit l'effet d'une paralysie, w voit le résultat d'une irritation. La pression excentrique sur les parois indu vaisseau, concourt à la formation des ectasies. Dans une ectasie d'abord U comme celle qui, dans les collatérales, succède à la ligature du tronc )tl, on trouve, plus tard, les parois plus épaisses; il y a eu formation de tux éléments, et dès lors l'activité a succédé à la patsiVitè. \i\xv\cnû\V