CIRSOIDES
compression directe. Lorsque Gibson (6f) eut donné un premier coup de bistouri « il s'écoula aussitôt, dit-il, une incroyable quantité de sang de toutes les parue* de la plaie ; en quelques minutes cependant je pus lier les vaisseaux, lue seconde incision de trois pouces de long fut alors laite et les vaisseaux furent lies de b même manière, mais la malade était si faible, que cette faiblesse n'aurait pu aller plus loin et beaucoup de spectateurs la croyaient mourante. * Ce qu'il importe de noter c'est que la ligature des vaisseaux afTérents, et môme celle de deux carotides n'ont pas empècbé ces hémorrhagies. Heine (65), après avoir lir la temporale superficielle, l'auriculaire postérieure et la carotide externe, diit«core appliquer treize ligatures et neuf aiguilles à compressure; malgré cela, une hémorrbagie survenue le cinquième jour, l'engagea à lier la carotide prii» j tive. Malgré la ligature des deux carotides faite deux mois auparavant, Mu«i j (57) dut lier plus de quarante artères.
Warren (74) ne parait pas avoir rencontre d'bémonbagie, mais la tumeur était très-petite, puisqu'elle n'avait que le volume d'une muscade. Il fau! Joot toujours s'attendre lorsqu'on pratique l'excision de la tumeur à se trouver ci présence d'une bémorrhagie sérieuse, aussi est-il bon d'être muni de petites pinces à pression continue, avec lesquelles on saisit les artères au fur et à oiesutt de leur section, pinces qu'on laisse à demeure jusqu'à la fin de l'opération, ifii de ne pas être gêné par les doigts des aides, ou de ne pas prolonger la durée de l'opération et la perle de sang en s'arrêtant à plusieurs reprises pour appliquer un fil sur chaque artère aussitôt après qu'on l'a coupée.
L excision de la tumeur est au point de vue de la récidive l'opération la pi* sûre, ce n'est que dans le cas de Wagner (68) que cette récidive fut obserré; elle fut due suivant toute apparence, à ce que l'opération n'avait pas enlevé ton» les tissus malades. Lorsque cinq ans après Wagner repéta 1 excision, il obtint cette fois une guérison définitive. En résumé, 14 opérations ont donné 11 $uca\ un seul cas de récidive suivi comme nous venons de le voir d'une guérison complète après une seconde opération et pas un cas de mort. Cette continuité désuet» prouve mieux que tous les raisonnements eu faveur de l'excision. Est-elle applicable dans toutes les circonstances, quelles sont les indications et les cmitre-iwk cations de son emploi ? c'est que nous étudierons tout à l'heure.
7° MtTHODR 'AYANT POUli BOT LA COAGULATION l>U SANG DA>S LA TUMCCR. Ce*
méthode comprend trois procédés : l'électro-puncture, les applications locale» 4 percblorure de fer, les injections coagulantes.
Electro-puacture. Ce procédé n'a été employé que dans deux ca>. 0** lins (70) fit sept séances d'électro-puncture, il n'obtint qu'un durcisseunJ* partiel et une diminution du volume de la' tumeur. C'est sur ce malade quil employa la ligature eu masse, avec un si triste résultat. •
Nélaton traita par l'électro-puncture une femme de vingt ans, ayaul une ta* meur eirsoïde dans la région frontale, survenue deux ou trois mois auparavtfl a la suite d'un coup. Deux aiguilles en rapport avec une pile de Bunsen de tirtfe éléments furent enfoncées dans la tumeur et aux endroits où les jni'sttw* étaient les plus violentes ; le passage du courant fut continué pendant dii «** nu tes. Le lendemain le sang était coagulé aux environs de l'endroit où Yiip& positive avait été placée. Apres quelques autres séances, la tumeur fut tri»* formée en une masse solide qui s'absorba peu à peu (Bull, de thrrap., t. SLH. p. 354).
C'est là certainement un beau succès et rélectro-puncture serait certaine»8*
CIRSOÏDES. 561
> souvent employée si elle était mieux connue el surtout si on pouvait en plifier l'appareil instrumental. Trente couples de Bunsen constituent un enble fort embarrassant et sur ce point des améliorations sont possibles. Je traie actuellement ce sujet et j'espère substituer à Panse gai va no-thermique peu tostatique l'anse électrolyetique, à peu près complètement hémostatique, ne sers actuellement de huit éléments à renversement au bichromate de isse, contenus dans une boite dont la longueur ne mesure pas plus de 30 à centimètres; l'énergie du courant est telle qu'on obtient aussitôt des escarres idues. Lorsqu'on désire n'obtenir que la coagulation du sang, on peut mployer que des piles d'une force moins grande. Il ne faut pas oublier non s que l'action électro-chimique est très-différente aux deux pôles. Au pôle [atif l'escarre ressemble à celle causée par la potasse, au pôle positif à celle née par l'application du chlorure de zinc. Enfin si l'on veut n'obtenir que fet de coagulation et une escarre aussi petite que possible, il faut n'enfoncer is la tumeur que l'aiguille positive et appliquer par une large surface sur la u voisine la plaque de cuivre à laquelle aboutit le pôle négatif. Ie Application de perchlorore de fer. Les applications locales de perorure de fer ont été plusieurs fois employées avec succès contre des tumeurs ctiles surtout chez les enfauts. Broca (Des anévrysmes, p. 231), eut l'idée les mettre à profit dans un cas de tumeur cirsoïde. La malade portait depuis laissance un grand nombre de taches de vin sur les joues, les paupières et le ut. A la suite d'un coup reçu quatre mois auparavant sur la région latérale iche du front, il se développa une tumeur pulsatile, ayant 4 centimètres de g sur 2 centimètres et demi de large et formée par des sinuosités de l'artère iporale dilatée. Broca appliqua d'abord un vésicatoire, puis le lendemain, après ir enlevé l'épidémie, il toucha le derme avec un tampon imbibé de perchlo- « de fer à 50 degrés. Après quelques heures il se forma une croûte brune et he; la tumeur parut affaissée dès le deuxième jour, mais les battements y •sistaient. Le cinquième jour une partie durcit et cessa de battre, le huitième ir l'oblitération avait gagné toute l'étendue de la tumeur. La guérison se intint.
Ce fait est resté jusqu'à présent unique; cette méthode pourrait, dans les cas de neurs petites et superficielles, être tentée avec d'autant plus d'avantages qu'elle rait peu dangereuse.
9° Injections de perchlorure de fer. Les tentatives de guérison des anérsmes artériels par l'injection de perchlorure de fer devaient engager les chirgiens à recourir à cette méthode contre la tumeur cirsoïde artérielle. La preière opération paraît avoir été faite par Broca, qui en 1857, ayant affaire à une rice artérielle de l'artère temporale aboutissant à une petite tumeur cirsoïde ttsécutîve à une chute, la compression de la temporale faite avec un appareil écial ne donna aucun résultat. Broca injecta dans la temporale comprimée au- »us et au-dessous de la tumeur une injection de sept gouttes de perchlorure
fer à 50 degrés. Dix minutes après l'injection, la masse coagulée était très- *re. On profita alors de l'appareil compressif, pour comprimer le tronc de la mporale pendant une heure et demie. La guérison survint saus accidents el resta fcrmanente.
L'importance de cette méthode, car elle est aujourd'hui la meilleure à enitover dans le traitement de l'angiome artériel rameux, le nombre assez restreint ï>core des cas m'engagent à rapporter le plus brièvement possible, uvv rés>\M»ftte&
met. ne. XVII* . îft
lï'ïî J p
la
Itj <
si
Si
i| si
lj
Ht
sis!