CLAQUEMENT
pendant quarante-cinq ans, en qualité de médecin au Bishop Weannouth infirmary, et s'occupa avec ardeur de travaux de sciences physique et médicale. Il avait, en 1813, proposé une lampe de sûreté pour les mines de charbon de terre, et dans laquelle l'air était introduit par un soufflet qui, à l'aide d'un tuyau élastique, le recevait d'un réservoir. Cet air après la combustion était conduit par un tube recourbé dans un réservoir contenant de l'eau, dont il s'échappait complètement refroidi. Cet estimable et laborieux médecin est mort le 1 0 février 1850, laissant les ouvrages suivants :
I. De Asphyxia. Edinb., 1803, in-8°. — IL Case of Protrusion of the Tangue. In Edinb. t Med. and Sur g. /., t. I, p 317; 1805. — III. The History and Analyste of the Minerai Water of Ratterby. London, 1807, in-12. — IY. On the Means ofprocuring a Steady JÀght in Coal Mines, Without the Danger of Explosion. In Philos. Transact., t. CIH, part. 2, p. 200 ; 1813.
— Y. Method ofpreserving Vaccine Matter. In Thomson Ann. of Philos. , t. III, p. 315; 1814.
— YI. Account of a singular Case of a Mon who vomited an Urinous tasted Liquida Ibid., . 436. — YJI. Cure of Impetiginous Ring-Worm by adhesive PI aster. In Med. Reposit., . IV, p. 51; 1815. — Y III. An Account of ont expéditions and Singular Method ofcuring
Ckronic Rhumatism. Ibid., p. 180. — IX. lecture* upon Typhus-Fever. London, 1828, in-4*.
— X. Description of an Apparatus and Expérimente for determining the Composition of . the Blood in Health and Diseases. In Edinb. Med. and Sur g. J., t. XXXII, p. 40; 1829.
K. Bgd.
CLAQUEMENT. On désigne ainsi certains bruits, soit accidentels et pathologiques, soit physiologiques et permanents, qui se produisent dans l'économie vivante.
Les uns sont perçus à distance, et les autres ne sont entendus qu'en appliquant l'oreille (auscultation immédiate ou médiate), sur la région du corps où ils sont formés.
Parmi les premiers, nous signalerons le claquement que produit la rupture du plantaire grêle, communément désignée sous le nom de coup de fouet, et le claquement ou craquement plus ou moins fort, qui se fait entendre parfois au moment de la luxation brusque de certains tendons, notamment des tendons des muscles péroniers : M. Lcgouest en a signalé plusieurs exemples, dans une discussion à l'Académie de médecine (janvier 1874). On se rappelle que c'est par la contraction soudaine et volontaire du tendon du péronier latéral que M. Schiff s'était appris à reproduire un bruit claquant des esprits frappeurs : il en avait deviné le mécanisme chez une jeune fille qu'on avait présentée à l'Institut comme spirite.
Il se produit encore nn claquement plus ou moins marqué pendant la réduction de certaines luxations, alors que la tête de l'os déplacé (fémur ou maxillaire inférieur), rentre brusquement dans la cavité articulaire. Chez certains individus, par suite d'un relâchement des ligaments articulaires de la mâchoire inférieure, on entend parfois, pendant la mastication, un bruit de claquement plus ou moins intense et d'un timbre variable, lequel est dû probablement au déplacement partiel du condyle du maxillaire inférieur, et à sa rentrée dans la cavité glénoïde de l'os temporal.
On peut rapprocher de ces bruits le claquement plus ou moins fort des dents les unes contre les autres, par l'effet soit d'une grande frayeur, soit d'un refroidissement considérable du corps. Mais c'est surtout dans les violents accès de fièvre que se montre ce claquement des dents ; c'est le symptôme le plus accentué du premier stade de la fièvre intermittente, le frisson et le tremblement des membres accusant un degré moindre de réfrigération morbide. Dans certains cas, il est à lui seul, un élément important d'appréciation diagnostique et pro-