CLARE
nostique, et il peut fournir une indication précieuse pour le traitement. Lié aui plus violents accès fébriles et proportionné assez régulièrement à leur gravité, il signale le début d'une phlcgmasie intense, ou la pénétration dans l'organisme d'un principe septique (lequel a sa source dans les voies urinaires, dans le foie, dans la matrice après l'accouchement) ; ou bien encore il marque le premier période d'une fièvre intermittente peut-être pernicieuse ; et alors, le praticien trouve, dans ce symptôme initial, l'indication formelle d'administrer vite le sulfate de quinine, et il peut, grâce à celte médication préventive, écarter un danger de mort.
Hais les claquements les plus importants à étudier et à connaître sont ceux qui se passent dans le cœur, d'une manière incessante, et qui sont généralement dénommés claquements valvulaires : par l'effet du jeu des contraction* cardiaques et du passage du sang dans ses cavités, il se produit deux claquements successifs (plus connus sous le nom de tic4ac du cœur), bruits qui se répètent par paires, au nombre de 60 à 80 par minute ; le premier, le plus sourd, qui coïncide avec la systole des ventricules, est dû à la tension brusque des valvules mitrale et tricuspide, à l'adossement de ces voiles membraneux, et aucboc du sang sur leur face ventriculaire; le second, plus clair, donnant à l'oreille ni» sensation plus nette de claquement, coïncide avec la diastole des ventricule*, et est dû principalement au choc en retour des colonnes sanguines de l'aorte et de l'artère pulmonaire sur la face concave des valvules sigmoïdes des deux orifa* artériels.
Les claquements cardiaques présentent diverses variétés de force, d'éclat, de netteté, de timbre, et subissent, dans l'état pathologique, des altérations qui sont en rapport avec certaines lésions des valvules elles-mêmes. C'est ainsi qu'ils sont forts, en proportion de l'énergie des contractions du cœur, éclatants ea raison de la plus grande minceur des parois cardiaques, sourds (pour le premier bruit surtout), quand l'organe est dans des conditions inverses ; secs, lorsque les valvules ont perdu leur souplesse, leur élasticité.
Au lieu d'être nettement frappés, comme dans l'état normal, ces claquements deviennent rudes, si les valvules ont perdu leur poli par suite de dépôts morbides: ils se modifient, en prenant les caractères d'un souffle doux, lorsque celles-ci sont insuffisantes pour clore les orifices cardiaques : ils se convertissent en souffles rudes ou en bruit de râpe, si les valvules sont indurées, tapissées par des exsudât* plus ou moins solides, ou encore en bruits dits musicaux, d'intensité et de timbre variables (tels qu'un véritable piaulement), lorsque les valvules sont couvertes d'aspérités qui rétrécissent les ouvertures du cœur et brisent la colonne sanguine qui traverse ces ouvertures (Voir pour plus de développements les articles Acscoltatiox, Cœur). Baitr et H. Rotin.
CLARE {Pierre). Chirurgien anglais du dix-huitième siècle, mort en 1784. 11 est connu par ses ouvrages sur les maladies vénériennes et surtout par h méthode de traitement des accidents constitutionnels qui porte son nom. Otu» méthode consiste en frictions avec le calomel faites dans l'intérieur de la bouche, sur les gencives, les joues. Ce procédé amène une prompte salivation et pouvait être considéré comme très-utile à une époque où il était généralement admis que la syphilis ne pouvait être guérie qu'après une salivation plus <w moins abondante. Aujourd'hui c'est une méthode abandonnée, mais qm cependant peojjendre des services dans quelques cas exceptionnels, soit par b èmft