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750 CLAVICULE (patholucie).
poule, comprenant tout le pourtour de la partie moyenne. Cette tumeur était douloureuse et gênait beaucoup le malade dans son travail de charpentier. Lotzl)cck disséqua la tumeur en ménageant le périoste avec soin, sectionna b clavicule à un pouce et demi du sternum et à deux pouces de l'acromion, et enlin loute l'exostosc. Il lia seulement deux artères. La veine sous-clavière mis* à uu '.mitait dans le fond de la plaie. L'opéré guérit.
Après la résection de la partie moyenne, on rapproche, autant que possible, les extrémités réséquées, et l'on maintient l'immobité de l'épaule par uu bandai*. tt Ibis sur 8, on a obtenu une réunion solide, presque toujours par soudiif* osseuse, rétablissant la continuité et les fonctions de la clavicule. Dans les 3 autres cas, les opérateurs ont négligé de mentionner si cette importante réunion a eu lieu.
Ci. lia résection de l'extrémité acromiale (Tableau IV) est la plus facile de Unîtes les résections delà clavicule. Une incision cruciale, ou une incision cuniligne, à convexité tournée en avant et en dehors, permet de mettre à nu la portion malade. Cela fait, ou peut procéder de deux manières: tantôt on coupe. d'abord, les ligaments de l'articulation acromio-claviculaire. on soulève uu peu la clavicule et ou glisse sous elle une scie à chaîne pour sectionner l'extrémité vxtmte; tantôt on passe, dans un premier temps, la scie à chaîne sous la clavicule pour couper celle-ci à la limite des parties saines ; puis, dans un second temp>. on soulève l'extrémité acromiale et on désarticule. Ce dernier procédé e>t, sans CttitttYdit* le meilleur.
D. Bien que les procédés soient les mêmes dans la résection de l'extrémité acromiale seule et dans la résection de C extrémité acromiale et du corps de la e/tieicn/f i'I\bi.k\i' Y», néanmoins, ces deux opérations diffèrent l'une de l'autre rt |Kir leur im|k>rtance et par la difficulté de leur exécution. Dans la première. <* a^it loin des \ai>scau\ sous-claviculaires, on n'enlève qu'une minime portion uY la clavicule et on ne prive pas l'épaule de son principal soutien. Dans la second»:. au contraire, la dissection des parties malades est entourée de dangers, et <* n'est qu'eu procédaut avec lenteur et un soin extrême que l'on parvient à les éviter.
\ l'occasion dune opération do ce genre, pratiquée, en 1829, par Beauchène, on constata, pour la première fois, que le patient pouvait mourir rapidement par Mute d'un accident opératoire inconnu jusqu'alors, je veux parler de l'introduction de l'air dans les veines. Voici dans quelles circonstances cet accidentai observé : Beauchène procédait à l'ablation d'un ostéosarcùme de la clavicule droite chez un homme de 23 ans: « La tumeur avait été disséquée tant avecb doigts qu'avec le bistouri.... Mes tait l'extrémité intente delà clavicule qui était malade ; mais la partie articulaire était saine, il fallait donc la respecter. On dWtéqtia la portion altérée dans toute son étendue, et des aides l'avant soulevée. Ilveo, et avant protégé les parties environnantes avec leurs doigts, on en fit La Mvhou au nioveii d'une petite scie. Jusqu'à ce moment de l'opération, lemaiadr nantit perdu qu'une assez petite quantité de sang; il n'était pas sensiblemett allaihli ; le pouls était plein, régulier et fort : la respiration facile. On rendra eu dehors la portion d'os sciée, puis ou la détacha avec le bistouri ; tout à coup* un bruit particulier se fitenteudre. il était absolument semblable à celui quefart Un, lorsqu'il entre par une petite ouverture daus la poitrine d'un animal vivant. I;n aide, de suite, porta ses doigts sur la partie supérieure delapltt* ijtlD i liai un cropil ouvcvUn d&iu la vortiou uni défiasse la première cote, et If
CLAVICULE (pathologie). 757
bruit cessa aussitôt. Pendant ce temps, qui fui très-court, le malade dit : Mon sang tombe dans mon cœur, je suis mort. Il devint pâle, sa tête se renversa en arrière ; les yeux fixes ne distinguaient plus les objets... Une éponge, entourée de linge enduit de cérat, lut mise avec précaution à la place des doigts de l'aide ; pendant ce changement, le même bruit se fit entendre de nouveau, mais assez peu de temps pour qu'une très-petite quantité de lluide seulement eût accès dans la cavité... La syncope continuait ; de l'eau froide rappela le malade à la vie pour quelques instants ; alors on épongea la plaie, on lia les vaisseaux les plus volumineux, et un fer rouge fut passé à la surface, pour détruire ce qui pouvait rester de l'affection cancéreuse ; puis on fit le pansement en ayant soin de comprimer sur l'éponge qui bouchait l'ouverture. Cependant les symptômes généraux s'aggravèrent, et le malade mourut un quart-d'heure après l'opération, qui dura environ une demi-heure. » À l'autopsie, on trouva que la veine jugulaire externe avait été coupée au moment où l'on avait détaché la tumeur. Ce vaissea • avait éprouvé une perte de substance, longue d'un pouce, qui comprenait environ la moitié de son calibre. Cette plaie se terminait immédiatement au-dessus de la veine sous-clavière droite, et était bornée en bas par cette dernière, de telle sorti; que, si l'incision eut été prolongée d'une ligne, la sous-clavière aurait été ouverte d'autant. Les chirurgiens et les physiologistes du temps attribuèrent la mort, dans cette observation célèbre, à l'introduction de l'air dans les vaisseaux par l'intermédiaire de la veine ouverte. Depuis lors, cet accident a été plusieurs foi* " observé pendant l'ablation des tumeurs du cou et de la partie supérieure de la poitrine. Il menace surtout le patient qui subit une opération sur le corps et l'extrémité interne de la clavicule.
E. Indépendamment des néoplasmes et des ostéites suppurées qui obligent à
la résection de l'extrémité sternale de la clavicule (Tableau VI), cette opération
a «té pratiquée, une fois, par Davie, pour une luxation de l'extrémité interne
(voy. p. 755). Ce chirurgieu conçut l'idée d'enlever l'extrémité interne do
la clavicule et de soustraire ainsi la malade à une mort imminente. Il fit sul-
. l'extrémité interne de cet os, et parallèlement à son axe, une incision de
S â 3 pouces ; il divisa toutes les connexions ligamenteuses environnantes, aussi
> loin qu'il put les atteindre ; puis il réséqua l'extrémité de l'os à un pouce de sa
, surface articulaire, et pour éviter toute lésion des parties voisines, il plaça une
hme de cuir battu au-dessous de l'os pendant qu'il en faisait la section. La
pkie se cicatrisa sans accident, et la déglutition redevint facile. La malade vécut
^teora six ans après l'opération, et recouvra de l'embonpoint.
Bans, l'observation précédente, en raison du déplacement de l'os, on a pu .articuler avant de scier la clavicule. Mais, dans les cas ordinaires, cette ma- 'érG de procéder entraînerait de grandes difficultés et de grands dangers. On °*litc* l'opération en sciant l'os avant de le désarticuler, comme le firent lfTer* * Sédillot et M. Gosselin. La section de la clavicule une fois faite, on *e v« l'extrémité interne pour disséquer sa face postérieure et détruire l'arti- *t ion . çette dissection est le temps le plus périlleux de l'opération, car on a douter non-seulement la blessure de la veine sous-clavière à son origine, ^ e^core celle du tronc brachio-céphalique veineux, lesquels, en se gonflant acI**e* expiration, viennent projeter leur paroi sous le tranchant du bistouri. ^ll**^i*t en avant l'extrémité interne, après la section préalable de la clavi- ~£ °« se imet, autant que possible, à l'abri du danger. Pour agir avec sécurité, o&*^»-u dut 0pérer par déchirement et enlever la portion la olus cacsid&aWs.
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La malode quitte
l'hôpital au bout d'un
mois.
Au bout d'un mois
et demi la plaie est
presque cicatrisée.
An bout de 2 1/3 mois
récidive du cancer.
Mort.
Guérit on. Mais au
bout de 18 mois. Mort
par récidive dans
les poumons.
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