‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 5)Chapitre 64 sur 68 · CLAVICULE · texte numérisé non relu

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de la tumeur, en laissant la surface articulaire avec une notable quantité de tissu morbide. « Lorsque, dit-il, je me mis en devoir d'enlever ce reste du mal, je reconnus qu'il avait quelques adhérences avec les parties molles rétro-sternales et rétro-claviculaires. Je ne voyais pas distinctement les muscles sterno-hyoïdiens et thyroïdiens, mais je voyais la lin de la veine jugulaire interne droite, le commencement de la veine sous-clavière, et il était évident que je disséquais sur le tronc veineux brachio-céphalique. Il va sans dire que je multipliai les précautions. A force de soins, je pus enlever la plus grande partie de ce qui restait ; mais une portion, grosse comme un pois environ, m'a paru tellement adhérente au voisinage du tronc veineux, que je me suis décidé à le laisser en place. »

F. Lorsque l'étendue du mal oblige à réséquer en même temps le corps et f extrémité sternale (Tableau VII), on suit les mêmes règles que pour la résection de l'extrémité sternale seule. Dissection des parties superficielles, section de la clavicule en dehors des limites du mal, dissection des parties profondes en soulevant la partie interne de la clavicule coupée, et désarticulation sternale ; tous ces temps sont semblables dans l'une et dans l'autre opération. Les délabrements sont un peu plus considérables dans la résection simultanée du corps et de l'extrémité interne que dans la résection de l'extrémité interne seule, mais les difficultés et les dangers de l'opération ne sont pas plus considérables.

G. L'ablation de toute la clavicule (Tableau VIII) diffère singulièrement dans son exécution, selon que l'on opère pour unenécrose, et selon que l'on opère pour une carie, une fracture comminutive ou une tumeur.

Dans le premier cas, l'opération se borne quelquefois à une simple extraction de séquestre. C'est ainsi que, dans les faits de Moreau, de Mazzoni, de Biagini, «le Vinson, la clavicule nécrosée étant mobile, on n'eut besoin, pour l'extraire, que de la saisir avec une pince et de la tirer par une des ouvertures fîstuleuses plus ou moins agrandies. D'autres fois, il suffit de mettre à nu la clavicule par une incision longitudinale et de détacher quelques adhérences qui la retiennent encore aux parties molles, pour pouvoir l'enlever complètement. Une jeune fille soignée par M. Lo Fort avait une nécrose de la clavicula par suite d'une de ces périostites phlegmoneuses foudroyantes que l'on observe chez les adolescents. Ce chirurgien avait ouvert l'abcès sous-périostique ; mais la clavicule gênant par sa présence l'écoulement du pus, une ablation complète de l'os lui parut indiquée. « Je saisis, dit-il, avec les doigts, la clavicule pour m'assurer du degré de mobilité qu'elle présente. En refoulant un peu en dedans, avec une spatule, l'extrémité interne de l'incision, j'attire au dehors l'extrémité sternale de la diaphyse claviculaire, séparée de l'épi phy se, qui est restée dans ses rapports avec le sternum. J'essaie, alors, eu tirant sur la clavicule, de la dégager de ses attaches acromiales et coracoïdicnnncs. L'os se laisse mouvoir en tous sens, mais il ne cède pas. J'agrandis alors l'iiicision eu dehors ; avec un détache-tendon mousse, je dégage l'os sur ses faces supérieure, antérieure et postérieure, et, en le faisant tourner sur son axe, je mets à découvert quelques fibres dépendant des ligaments coracoïdiens ; quelques coups de. ciseaux donnés sur ces fibres libèrent complètement la clavicule. »

L'ablation est beaucoup plus laborieuse, lorsque, dans les cas de carie, l'os n'est pas séparé de son périoste. 11 faut alors le détacher artificiellement des parties molles environnantes, en conservant autant que possible, la gaine périostique, et désarticuler ses deux extrémités. Kunst a constaté combien la désarti-

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