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lion de soulever et d*ëcarter la lèvre de rincision est encore utile pour ne pas piquer avec la pointe de Taiguille, soit Tépiploon, soit une anse intestinale ou un autre organe. Lorsque la pointe de Taiguille a traversé complètement, de dehors en dedans et obliquement, une des lèvres de rincision, on It dirige sur lautre lèvre qu'elle traversera également obliquement de dedans en dehors, comme dans l'opération du bec-de-lièvre, après avoir eu le soin de placer convenablement le péritoine, comme on avait fait pour le côté opposé. On traverfle cette autre lèvre de dedans en dehors sur un point correspondant exactement à celui par où est sortie l'aiguille sur la première lèvre, et l'on fS^it traverser celle-ci la même épaisseur de tissu que sur la première. Les fils ou les Cingles étant ainsi passés, on rapproche au contact les bords de l'incision, pour que les bords profonds de l'incision s'affrontent exactement, tissu contre tissu, et q[ue les bords du péritoine se touchent. Les aiguilles ou les épingles avec lesquelles on fait la suture doivent traverser la peau, les muscles, les aponévroses et le péritoine. On doit les faire pénétrer extérieurement à i ou 2 centimètres du bord externe de l'incision, en les enfonçant obliquement de dehors en dedans, de manière à les faire ressortir à un demi-ceutimètre du bord du péritoine, qu'il faut attirer et placer sur le bord interne de l'incision, s'il a été décollé, de manière aie traverser et à le comprendre d'une manière régulière dans la suture; -> l'affrontement des tissus divisés doit être aussi exact que possible, afin que ks '^tissus de même nature puissent se trouver en contact les uns avec les autres. Les points de la suture superficielle peuvent être plus nombreux que ceux de la suture profonde. Cette suture se fait avec des épingles fines et longues, comme celles du bec-de-lièvre ; on peut les retirer deux ou trois jours après ropérttioB, nuiis aussi on peut les laisser sept à huit jours sans inconvénient, pour ks remplacer par des bandelettes étroites de linge que l'on fixe avec du collodioa en travers de l'incision. De cette façon, la réunion par première intentioD t toujours lieu très-rapidement et ne laisse qu'une cicatrice linéaire à peine visiUe quelque temps après l'opération; le dernier point de suture profonde et la dernière épingle de la suture superficielle doivent être placés autant que pos» sible immédiatement au-dessus du pédicule, de manière à fermer complètement l'ouveilure abdominale, qui ne doit laisser passer que le pédicule et les ligatures lorsqu'on a placé le pédicule dans l'angle inférieur de la plaie ; mais, si le pédicule a été laissé dans la cavité abdominale, il faut également fermer le ventre le plus complètement possible, de même que si on a été forcé de laisser des serre-nœuds dans la plaie, des sondes ou des tubes, pour faciliter récooiement des liquides.
Spencer Wells ferme la partie supérieure de la plaie avec des épingles dorées comme celles du bec-de-lièvre ; elles comprennent toutes l'épaisseor des lèvres de l'incision et sont placées à un travers de doigt les unes des autres; elles perforent la plaie à un doigt et le péritoine à un demi-doigt des lèvres de li plaie; par là le péritoine de l'un des bords correspond à celui de l'autre; elles sont ensuite réunies par des 8 de chiffre avec du fort fil ordinaire. D'autres fois l'ovariotomiste anglais a recouru à un autre moyen d'union, il emploie la sature entrecoupée avec un fil de métal o% ^e soie. Pour chaque suture un long fil de soie est passé dans deux fortes aiguilles ; chacune des lèvres de la plaie est traversée de dedans en dehors par l'une des deux aiguilles, de façon à percer k péritoine à un demi-travers de doigt et la peau à un travers de doigt de la plaie; on serre fortement les chefs, sur la ligne de réunion. Un intervalle d'un ponce
ÛV.VfilOTOlllK. 349
^ eeotiiBHre») eit laiflBS'entre les sutures profondes, et l'on pose entre elles, nn le milieu de U distance tjui les sëpare. de petites sutures en l recroisées, «uperficielles , ne comprenant que la peau. La dernière suture profonde passe toal pFcs (lu clamp, de manière à retenir le pédicule sans le traverser.
StiUtiiK emploie la suture en lorlll lue et englobe le pédicule de la tumeur dans tangle inférieur de l'incision.
Viaa M recouni à la suture la plus généralement et la plus anciennement
hnplo;^ par presque tous les o varie toniis tes. Il passe sii points de suture en
B n^Jlique dans la paroi abdominale, à une grande dislance des lèvres de la
laie, embrasse une portion du péritoine pariétal et noue les fils sur la ligne
ràuiion ; dans l'intervalle de ces points de suture, les parties de la plaie qui
trouve béante sont fermées à l'aide d'épingles et de la suture entortillée.
■mir ccUc suture superficielle. Péan emploie de longues épingles S grosse
laquelle le doigt peut presser avec force et dont la pointe
W oriie dsns de petits tubes de verre construits ad hoc. Il n'a pas trouvé
d'iiuiLUeurs.
Ratcher, qui lait une suture interrompue, se sert de fils de lin pour la suture
et de Gis d'argent pour la superGciclle ; les épingles dont il se sert
)t laillée« tri angulaire ment à leur pointe et émoussées k leur autre extrémité.
les tout réunies comme dans le bec-de-lièvre par des g de chiffre ; un noeud
t fanai après chaque épingle avant de passer h la voisine.
Tyla-Smitli employait des fils d'argent, les uns comprenaient le péritoine et
i antres la penu seulement; Simpson, des Gis du fer, qu'il laissait pour ainsi
n. indéfini Hient dans la plaie ; l'im et l'autre opéraient comme Spencer WelU
I nlitre i points passés et i plans superposés.
fait pénétrer son aiguille h une distance de la plaie qui varie avec tissus i traverser; il la passe obliquement Di travers la peau et jusqu'il l'angle que fait la plaie avec la surface péritonéale, puis ; partant de l'angle correspondant, sous une même obliquité, il bvren le tissu cellulaire sus-péritonéal , les tissus fibreui, muscul'aiguille porte deux fils de soie, et les Gis une fois fliés de sur an morceau de sonde en gomme élastiqne, la suture est termifaul ordinairement trois ou quatre. Les morceaux de sonde empiètent MBS aur les autres, forment deux lignes parallèles également distantes de la 1. Lea bords de celle-ci sont relevés et appliqués l'un contre l'antre dans Ile leurhaaleur pur celte pression bilatérale: ils font au-dessus de la surface imitulc une saillie plus ou moins grande suivant l'embonpoint. C'est une eucbevillée. Le péritoine n'est jamais compris dans celte suture par Mi, rien ne serait perdu pour la réunion de toutes les surfaces cruencBea seraient même élargies, étalées par r^tle sorte de glissement qui les bords extérieurs; la réunion se lerait ti*ès- rapide ment par le fond ; rtiation serait très-solide et il n'j^ aurait Jamais d'évcntration. Ce procédé ]t moins avantageux que celui oîi l'on comprend le péritoine dans la que dans celui que nous suivons le péritoine se trouve en plus itrica et n'empêche en aucune façon le travail cicati'iciel des autres ime on l'a prétendu. Ces sutures profondes de Kœberlé sont ordinairede trois, portent à 4, 7 et même iO centimètres des bords de traversent les aponévroses abdominales qu'it partir de 2 cenlibords de l'incision. Cinq ou six points de suture enchcvtllée céaûâ-
350 OYARIOTOMIE.
MQt ensuite les parties superficielles de Tiacision, et entre eux» à divers eadroits» passent les fils des ligatures.
Baker Brown emploie des sutures d'argent introduites à enTÛroa un ponce de rincision à travers les parois abdominales, et espacées à pea prèad'un demi-ponce» en prenant soin d*émUr le péritoine; on les passe avec un tënawilnm aigoillé» qui traverse les deux lèvres de Tincision ; on introduit le fil d*argenl dans Tceil du ténaculum, on retire Finstniment suivi par le fil et on tord aussitôt la ligature. De cette façon il n*est pas besoin de ligatures secondaires; les extrâmitës de toutes les ligatures posées pendant l'opération pour arrêter l'éoouleaieat dnsaog sont amenée au dehors et fixées à Tabdomen par des emplâtres aggintinatifii.
Pour pratiquer la suture profonde, qui offre quelquefois de grandes difficultés avec les épingles, les aiguilles, surtout lorsque les parois abdominales sont très-épaisses, soit qu'elles soient œdématiées, soit qu'elles présentent une épaisse couche de tissus adipeux, on a fait d'abord usage des aiguilles courbes (urdinaires enfoncées à l'aide de pinces ou d'un porte-aiguille, mais on a bieotAt reconnu l'inconvénient de ces aiguilles pour traverser convenablement et sûrement les lèvres de la plaie ; l'emploi de ces «'ligiiilles demandait un certain temps, dUiQgeait souvent l'opération, et il en fallait un certain nombre ou les enfiler pendaM ro|>ération les unes après les autres, car la même aiguille ne pouvait servir que pour une suture. Convaincu de leur usage défectueux , on a cherché k les remplacer par des aiguilles tubulées , qui à leur tour ont of&rt plusÎMii inconvénients; le premier, c'est qu'elles sont assez difficiles à enfiler» et que souvent le fil métallique, n'offrant pas assez de résistance, se plie à leur eotiée ou dans leur intérieur : alors il faut le retirer et essayer d'en faire passer ui autre qui trop souvent vient offrir la même difficulté; le second inoonvénieot, c'est que le fil d'argent, qui ne doit pas dépasser la pointe de l'aiguille qui doit pénétrer dans la paroi abdominale, se plie, s'il dépasse cette pointe» et devient un obstacle à la pénétration de l'aiguille dans les tissus, ou, s'il ne dépasse pis assez la tubulure de l'aiguille lorsqu'elle a traversé les tissus, on ne peatlt retirer soit avec le doigt, soit avec des pinces au milieu du sang» et si on essaie de pousser plus avant le fil métallique et de le faire saillir de l'aiguille, il m plie à l'entrée de l'aiguille, on est obligé de le retirer et de chercher à le renH placer par un autre; pour obvier à tous ces inconvénients ona penséàn*introdoire les fils dans l'aiguille (|ue lorsque celle-ci a traversé de pat t en part les lèfres de la plaie; un troisième inconvénient, qui n'est pas moins sérieux» c'est que ces aiguilles tubulées, qui sont presque droites, sont très-flexibles» plient ou se courbent lorsqu'on veut traverser les lèvres de l'incision, et c'est ce qoi arrive presque toujours lorsque les parois abdominales ont une grande épaiflsear. Cette partie de ropération prend souvent plus de temps que l'opération elle-même.
Startine a proposé une aiguille dont Krassowsky fait usage» mais elle a les mômes inconvénients que nous venons d'indiquer, et ne peut être mise en usige que lorsque les parois abdominales sont minces. Cependant elle est de beaucoap préférable aux aiguilles tubulées.
Pour obvier a tous ces inconvénients nous avons fait construire en 1863 pir Qiarrière une aiguille particulière longue de 18 à 20 centimètre» Payant h forme d'une alêne de cordonnier, ou mieux d'une aiguille d'emballeur. Cette aiguille est en acier, très-résistante et très-aiguë. Son talon est peroé d'un dus brge et facile à enfiler ; le talon oifre au-dessus et au-dessous une canelure en 4^Millière qui s'étend du chas jusqu'à l'extrémité du talon» et sert à reoefcîr k
fil d'argent, de telle sorte qu'il ne fait aucune saillie sur l'aiguille et n'apporte aucun obstacle à son passage à travers les tissus, soit lor8(]u'elle les pénètre, soit lorsqu'elle les a traverses. Cette aiguille armée d'un Gl d'argent de la longueur de 1 mètre, si l'on veut, peut servir à faire cinq ou six sutures sans qu'on soit obligé de l'enfiler de nouveau, et deux aiguilles ainsi années suffisent pour saturer les incisions les plus longues. Avec une telle aiguille le passage des fils métalliqves ou autres se fait avec une rapidité et une sûreté remarquables. C'est assuréoieot l'instrument le plus commode à tous égards pour pratiquer la suture proioode; depuis, M. Kœberlé, en 1868, a fait confectionner une aiguille trocart avec deux chas, qui est également un instrument commode.
Les fils d'argent une fois passés, on peut les tordre avec une pince ou tout simplement les nouer comme un fil de soie, qu'on fasse une suture à points passés ou une suture enchevillée. Les fils ne doivent pas être serrés d'une manière démesurée, quel que soit le procédé mis en usage pour les passer, mais asseï cependant, pour que les bords profonds de la plaie s'affrontent exactement dans toute leur étendue.
Les diffifrents ovariotomistes ne se servent pas pour la suture de la même ligature; chacun a sa ligature particulière, spéciale, qu'il préfère; les uns reooomiandent les fils métalliques, les autres les fils de soie ou de lin ; ces dif* fifrences n'ont pas une grande importance; pour nous, nous employons les fils métalliques parce qu'ils semblent mieux supportés que les ligatures de soie, et que, d'après les expériences qui ont été faites sur les animaux par Maslowsky, ellêi produisent une réaction plus faible que les fils de soie ; les ligatures en fils de Florence, étant de matière animale, devraient être préférées à toutes les antres, qu'elles soient laissées dans la cavité abdominale ou employées pour la suture. Spencer Wells ne fait plus usage des fils métalliques argent, fer, platine, il oe fait usage que des fils de soie, depuis 1878, il n*a jamais employé le catgut, seulennent il prend la préf^^ution de ne faire les ligatures qu'avec des fils trempés dans une solution de phénol ou acide carbolique à 5 pour iOO.
La deuxième suture ou suture superficielle, qui est une suture entortillée, est faite avec des épingles fines et longues, qui ne traversent pas de part en part la paroi abdominale et ne pénètrent pas dans le ventre; elle a pour but de fermer complètement la plaie afm d'éviter la moindre suppuration. Une fois que cette suture est achevée, que les pointes des épingles sont coupées et garnies d'une bandelette de diachylon, qu'on passe sous leurs extrémités pour empêcher leur contact avec la peau, que toute la plaie a été recouverte de plusieurs ooucbes de coUodion ricinë, ou du pansement de Lister, qui ne sert pas à grand'chose, puisqu'il n*y a plus de plaie ouverte, lorsque les sutures sont bien laites on s'empresse d'essuyer la malade, de la nettoyer, de la placer sur une lièse propre et de l'envelopper dans un large peignoir en flanelle, bien chaud, après avoir Cné les fils qui ont servi à faire des ligature*^ et qui ont été placés en dehors de la cavité atxiominale, que ces fils appartiennent aux ligatures du pédicule ou d'autres ligatures. C'est aussi le moment de jeter un dernier coup d'œil sur le pédicule, s'il a été laissé au dehors. On place sous chacune des extrénités de l'aiguille qui a traversé le pédicule, ou sous les bouts du clamp, de petites compresses de linge , assujetties avec des bandelettes agglutinatives ou du collodion ; sans cette précaution, le clamp dont on a retiré les branches pourrait s'eufoncer dans la plaie et nuire à sa cicatrisation ; les bouts de l'aiguille pourraient ulcérer la peau; pour hâter la guérison on cautérise le pédi-
cule soil avec lu fer rouge. u)i( avec du perclilorurc de fer, pour le meltre ï Vabii de lout écoulement de sang el empêcher sa suppiiralion et pour piiilcre la plaie conli'C la sunie du pédicule, eii même Icmps que pour empêcher le umUt) de l'air el l'olililérer le plus co m pi élément piissiblc, on applique plus couches de coliodion nciné »ur toute h longueur île la suture et dans u geur de 5 i 6 cenLlmètres. On recouvre ensuite le pédicule d'un plur charpie, maintenu par une compresse, el un large bamlnge de corps en Û maintient le tout et la ouate qu'on a mise sur le ventre ; ce bandage eaw| tout le corps el est solidement maintenu [Utr des épingles; daue c«rlaiiu a l'on redoute une inllanimation, ou peut mellre sur le ventre soil des 1| remplies de glace, soit des cataplasmes laudanisés; c'est au diirurgien i H ce qu'il doit faire suivant les circonstances.
Soins comécnlif*, accidenU qui peuvent te développer après l'opi Une fois le pansement terminé, et la malade étunt placée dans un lit bienfl et bien entourée de boules d'eau chaude, placées à ses pieds, sur les c^ jambes et du ventre, on fait renouveler momentanément l'air de la cham.^ la température doit être maintenue A 18 ou 30 degrés. La pins grandâ quiltîlé est de rigueur, et le sommeil ne l'opérée doit surtout être respe malade, quelle que soit la marche heureuse de son opération, ne dn quitter son lit avant trois semaines, un mois, et attendre l'entière cîu de la plaie el du pédicule.
Dans les cas où la guérison doit avoir lieu, et oii nul accident ne vienia sa marche, les soins consécutifs sont d&» plus simples : immédialemea l'opéralion, on [leut donner à l'opérée quelques cuillerées de vin de I de Malaga ; pour boisson un peu d'eau sucrée avec un peu Je jus de c quelques gouttes d'eau du fleui' d'uranger; on peut lui jiermeltre de m la bouche avec de l'eau et d'avaler quelques cuillerées de charapagDel d'euu; le premier jour, si la malade n'éprouve pas le besoin de pre aliments, on peut la tenir à une diète absolue; dans le cas contnure,^ donne quelques cuillerées de bouillon froid, de lait ou de râlé au lait 11 Dans les cas de vomissements, souvent dus au chlororormc, quelques m de glace de temps en temps. Quelques ctiirurgiens ont l'habitude d'ei l'opium à haute dose, et de donner toutes les heures ime pillule d'à buïque do 1 centigramme ou une cuillerée â bouche d'une potion catm ; a avuolage à s'abstenir de celte médication, si un étal particulier de la a| ne vient pas l'indiquer d'une manière formelle. On doit recomm malade d'éviter le moindre mouvement el de rester dans une tranqutU lue; le calhétérisme doit être pratiqué toutes le- cinq ou six heures, si il rf n'nrini: pas seule. C'est toujours un bon signe pour le succès de l'ofl lorsque la sécrétiou urinaire se fait bien et si la malade urine quelques heures après l'opération.
Si la l'éuction est peu prononcée ou même nulle, comme cela an plupart des cas simples, on peut dès le second jour donner k la bouillons, du thé de bœuf, du café au lait, de petits potages légers, uni! coque, un lail de poule, un peu d'eau rougie, ou continuer le Champagne 1 d'eau.
Il faut peu se préoccuper des garde-robes, elles peuvent rester dix à I jours sans avoir lieu, d'autant mieui que la veille de l'opération U i été purgée et que l'opium qu'on lui administre prédispose à la conBli|«
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mais n au boot de ce temps, elles n'avaient pas lieu naturellement, il faudrait les aider par des lavements et de légers purgatifs ; on doit éviter tout ce qui peut entraver la cicatrisation, et en provoquant des selles trop tôt soit par des lavements, soit par on purgatif léger, on pourrait exciter les mouvements de la malade et ceux de l'intestia, ce qui pourrait donner lieu à des hémorrhagies consécutives. Si les choset marchait régulièrement, Tappétit commence à se prononcer dès le troisième jour, et la guérison fait ordinairement des progrès rapides. On ne doit insister sui' les stimulants que si le pouls ou d'autres signes de prostration les indiquent; s'il survient des complications légères, et ne compromettant pas la vie, on les combat par des moyens appropriés : ainsi, contre les vomissements la glaoe et les boissons glacées; contre les douleurs du ventre, un commencement de péritonite, des cataplasmes ou des compresses laudanisées, un vésicatoire volant, des badigeonnages avec la teinture d'iode, avec le collodion riciné, etc. KcBberlé administre 10 centigrammes d*acétate de morphine par jour pour narootiser le tube digestif ou provoquer le sommeil.
La malade doit autant que possible rester couchée sur le dos, les deux ou trois premiers jours, et ne se permettre aucun mouvement brusque. On peut à partir du troisième jour la changer de lit tous les jours et la mettre dans un autre lit bien (ait et chauffé, mais pendant le transliordement elle doit avoir soin d'éviter tout mouvement ; le linge du corps ne doit pas être changé avant le troitiènie ou le quatrième jour; à partir de cette époque on peut le faire tous les deox ou trois jours, en évitant soigneusement de communiquer des mouvementa à la patiente.
Qnand il y a de la suppuration, soit au niveau des sutures, soit autour du pédicule, les pansements doivent avoir lieu, matin et soir, pour nettoyer la plaie et la débarrasser de la sérosité et du pus, dans le but de s'opposer à la putréfaction du pédicule lorsqu'il suppure et à la décomposition putride, ce qu'on obtient à l'aide du sulfate ou du perchlorure de fer, de la teinture d'iode OD d'une solution d'acide phénique.
Les points de suture profonde peuvent être enlevés du quatrième au dixième jour, suivant les cas, mais il faut les enlever sans toucher au reste du pansement, il suffit de les couper en travers et de les retirer doucement et avec précaution; on les remplace en mettant à travers l'incision de petites bandelettes de linge fin oollodionées, qu'on fixe sur le ventre et qui doivent s'étendre jusqu'à 8 ou iO centimètres en dehors de l'incision; si une distension tympanique des intestins ou de Testomac survenait, il faudrait laisser les sutures en place (K)ur ne pas s'exposer aux dangers d'un écartement de l'incision. Nous avons l'habilude d'enlever les fiis des sutures en deux ou trois fois, à vingt-quatre heures de distance, afin de ne pas s'exposer à la désunion de la cicatrice, comme il pourrait arriver si on les enlevait tous à la fois.
Les épingles de la suture superficielle peuvent être enlevées nu bout de doux <Ni trois jours, afin d'éviter l'infiammation qui pourrait se développer dans le trajet de leur passage ; on les remplace par des bandelettes de fil ou de linge collodionés, et on laisse en place la ligature entortillée.
Les ligatures du pédicule peuvent rester en place plus ou moins longtemps, quelquefois plusieurs semaines ; il ne faut jamais chercher à les arracher et attendre qu'elles tombent pour ainsi dire d'elles-mêmes. Si l'on s'est servi d'un cbmp, d'un serre-nœud, pour maintenir le pédicule, il faut le laisser jusqu'à ce qu'il se détache spontanément; cependant on pourrait l'enlever du quatrième
DicT. ne. i* t. XIX. ^
S54 OYARIOTOMIE.
tu cinquième jour dès que le pédicule est sec, mtis il ne faut pas perdre de me que le pédicule doit toujours être maintenu avec la paroi abdominale dans na rapport constant ; en enlevant cet instrument trop tôt, on pourrait voir survenir une hémorrhagie secondaire, si loblitération des vaisseaux n*était pas complète» ou bien la rentrée, le pédicule suppurant, des accidents qui ont causé plus d*un revers. Habituellement la chute spontanée du clamp s'effectue du huitième au douzième jour, rarement plus longtemps; à cette époque le pédicule a déjà contracté des adhérences assez fortes avec la paroi abdominale pour qu'il n'y ait plus à craindre sa rentrée imprévue dans le ventre ; si du pus, de la sérosité purulente s'écoule le long du pédicule, par la partie inférieure de la plaie, il iaut par tous les moyens possibles empêcher la décomposition putride et pratiquer des injections détersives et antiseptiques, soit par l'ouverture par où s'écoule la sérosité ou le pus, soit par le drain ou la sonde, si on a été diiligé d'en laisser une à demeure. Ces injections peuvent être faites avec de l'eau tiède, de l'eau iodée, une solution de sulfite de soude ou une solution phéniquée ou iodotannique.
11 se forme quelquefois de petits abcès, au niveau des points des sutures, ou le long des fils des ligatures ; ces abcès s'ouvrent le plus souvent par l'orifice externe sur la paroi' abdominale, et pénètrent quelquefois entre les lèvres de l'incision; il iaut ouvrir ces petites collections purulentes de bonne heoreetles surveiller pour empêcher leur ouverture du côté du péritoine ; leor plus grand inconvénient est de retarder de quelques jours la guérison définitive; quand rien ne vient entraver la marche de la guérison, la cicatrisation est oomplèle da vingtième au vingt-cinquième jour, s'il ne survient point de complications ; il ne faut jamais permettre aux opérées de se lever que plusieurs jours après la dmte de toutes les ligatures et leur faire porter une ceinture abdominale dès qu'elles se lèvent; c'est une bonne précaution pour ne pas les exposera Téventratioii.
Les accidents et les complications qui peuvent survenir après ropératioo de l'ovariotomie sont assez nombreux; les principaux et les plus graves sont la commotion ueneusc (shock des Anglais), lecollapsus, l'hémorrhagie consécatife, la péritonite intestinale, la pyémic, les abcès du bassin, le tétanos, rérysipèle,elc; le shock (traumatisme, épuisement, ébranlement neneux), l'hémorrhagie, la péritonite, sont les trois grands accidents qui amènent presque ezdusiveoieDl la mort après l'opération.
Le shock ou collapsus est un accident grave qui survient ordinairemealdias les vingt-quatre ou quarante-huit heures qui suivent l'opération, il estfoofeni prévenu par l'anesthësie qui soustrait la patiente aux terreurs et aux douleurs de I opération ; il peut être* attribué à la longueur de l'opération, au reiiroidi}' sèment prolongé des intestins, aux manœuvres violentes exercées sur le péritoine et aux pertes de sang. Sur 184 cas (statistiques de Clay et de Negrooi réunies) il a amené 30 fois la mort, 16,2 pour 100; il est caractérisé par s* anéantissement des fonctions, un ébranlement .général du système nerveux, ub ensemble de troubles dynamiques, contre lesquels les forces vitales ne peuicot réagir ; on le rencontre principalement chez les malades faibles, épuisées et <pu se préoccupent beaucoup de l'opération qu'elles vont subir ; pour prévenir It shock, il faut soumettre les malades avant l'opération à un régime tonique* réconfortant, afin de leur donner une résistance plus grande à cet ébranlemeoi nerveux^ et, lorsqu'il se manifeste, l'indication précise est de ranimer la malade
i»|ir des stimaUnts, Tingestioa de boissons chaudes et alcooliques, telles que md'EqMgne, Champagne, cognac, bouillon chaud, sans craindre des réactions Meoses; S* par des antispasmodiques qu'on donne à petites doses : infusion 4$ liileal, potiïm calmante, composée comme il suit :
Eau d« tilleul 100 ^mmet.
— du laurier ceriie ) ^
AUoolat d'aconil I * ~~
Elirait Ibébalque 5 centigramiBe».
Sirop de fleurs d'oraofer 30 grammes.
A prendre par euiUerée* à bouche ;
IB encore la potion suivante :
Etude tilleul iSO grammea.
Aoétai* de morphine 10 centagrammea.
Ammoniaque 10 grammea.
9trop de fleurs d'oranger S3 grammes.
OD «More toutes les heures une pilule de 1 centigramme d'extrait thébaïque : itm J'affaiblissement graduel conduisant à Tépuisement, on prévient ces acciliafi par le repos, la tranquillité, l'abstenlion de tout mouvement, et par Tad- ■BÛtralion des cordiaux et des toniques faite avec prudence pour n'apporter excitation du côté des voies digestives ; on trouve dans les statistiques de Negroni et de Kœberlé sur 89 opérations 15 cas, soit 16,8 pour 100. ¥viM é^létion abtlominale subite, le changement qui s'opère instantanément b circulation abdominale, amènent parfois un état syncopal inquiétant, fUe, jeux fixes et ouverts, absence de pouls, 1 cas d'ovariotomie de Demarifii} et de Nélaton, et un autre de Croig.
k . L'hÔÊOrrhagie consécutive e^t un des accidents les plus graves de l'ovarioiQue après les premières heures de l'opération : c'est pour cela qu'il faut, |>eiidant Bapénitioa, prendre les précautions les plus grandes pour l'éviter; elle peut Induire la mort de plusieurs manières : d'abord par une perte considérable de tng, eofliiile par la décomposition de celui-ci dans la cavité abdominale ; elle pnvieai le plus souvent du pédicule, (|uand on le laisse dans le ventre, mais de peut avoir sa source dans les vaisseaux des adlicrences déchirées ou couféek Le docteur Bayles (d'Amérique) perdit un malade à la suite d'une hémorihq;îe queut lieu par l'incision de la paroi abdominale. Le traitement le plus flAr serait d'ouvrir de nouveau la plaie, tant pour s'assurer des vaisseaux qui produisent l'hémorrhagie et les lier, que pour enlever le saog épanché, qui en m décomposant déterminerait la péritonite et l'infection putride ; il faudrait ■nitrr la conduite de Kœberlé, qui dans deux cas d'hémoi rhagie par l'artère eranque rouvrit le ventre et parvint à arrêter ces hémorrhagies par la comfMwm médiate, soit avec des pinces hémostatiques, soit par le tamponnement. Iv ks 184 cas dans lesquels la cause de la mort est donnée dans les tableaux de Chy (statistiques réunies de Glay et de Negroni), 29 furent occasionnes par l'hé- Hrrliagie, 15,7 |)Our 100; dans les deux observations de Kœberlé, Thémorikigie s'était déclarée à la suite de violents efforts pour aller à la garde-robe;, les ^inx malades ont guéri ; chez l'une des malades, l'hémorrhagie était survenue M quatorzième jour de l'opération.
' Périfofitte. L'inflammation du péritoine peut être locale ou générale; lors- ' 9'elle est locale et ne s'étend pas au delà du petit bassin et des fosses iliaques, tt lui estasses fréquent, elle entraine rarement la mort, mais, lorsqu'elle deivcDl
su OViRIOTOHIE.
gjniîrtile, elle donne une large part dans le cliiltre de U n des ovariotomisées a élé attribuée lour à tour :
!■> A l'existence d'adhëiences nombreuses et intimes dont la sépaialioD produit de fréquentes éraillures et décliinires de h séreuse, surtout celles qui loul «Ihte à la surracc du kyste l'utérus, la vessie, le rectum, le mésentëre, le foie, «le., et aux tiraillements que l'on lait subir au péritoiue ;
2° A la grandeur de l'incision, qu'il ne faut jamais prolouga' au ddidi l'ombilic <{uand on peut s'en dispenser ;
3* Aux pertes de sang, mais surtout au sëjour de ce liquide et de la nuliin du kyste dans la cavité abdominale. Il résulte de nos observations que licauK la plus probable et lu plus ffL^qncnte est surtout la pr^ence de matières élnngères eu décomposition, et la meilleure preuve à donner est que, ^i l'ou peut parvenir à enlever ces liquides de la cavité péritonéale, tous les accidents ceMol rapidement : ainsi donc, dès qu'on sera sûr qu'une collection de maliËre« pntiida provoque la pblegmasie du péritoine, il faut sans tarder donner issue i cH liquides, soit en ouvrant la plaie, soit en ponctionuant par le vagin ou par le rectum. Cette pratique, qui nous a fourni trois beaux succès, est reconiaûndji par Keitb, Speucer Wells, Kœberlé, Péan, Perurai, otc.;
i" Le mode de suture a aussi été regardé comme cause de la péritonite, IMM ' nous ne voyons pas quel degré d'influence un mode quelivinque de suture pot avoir sur le développement de la péritonite, même la suture, qui r«m(iréad le péritoine, et jamais nous n'avons remarqué qu'elle puisse être une caiM sérieuse de la péritonite;
5° Les ligatures perdues des vaisseaux et du pédicule peuvent cerlniaeincrt déterminer quciquelbis h péritonite, quoi qu'en disent ceux qui veulent qu'a abandonne le pédicule dans la cavité abdominale, mais il est dilUcilc jiuqal présent de juger d'après les résultats obtenus ;
6* La durée de l'opération est encore considérée comme une cause de pélîU- |. nite, de même que les imprudences des malades et les mouvements di^onloaolt pendant les jours qui suivent l'opération ; ou a même pensé que le poids Ae\t ■ tumeur peut, dans certains cas, être pour quelque cbose dans le dévelop|iemd ',■ de la péritonite, s'appuyant sur ce que la péritonite était plus fréquente, ÙtiAk ' volume du kyste était plus considérable. Il est probable que, dans ces ctf.k Iraumutisme plus étendu du péritoine, soit à cause de l'incision plus gnndt. soit à cause des adhérences plus uombi'euses et plus solides, produisait la p*ii> tonile;
7" Enfin, il est des cas où l'on ne pourrait Invoquer que ta susceplibilil^isfividuetle, l'élat de siinté de la malade, son Age, son état moral et sa faiblaw aa municnl de l'opéraliou.
Après l'opération de l'ovaiiolomie, le péritoine doit donc être soigneiuMDMt iurveiUé, d'autant mieux que la péritonite des ovariotomisées débute sont»' d'une manière insidieuse. Le frisson initial manque souvent. C'est pm toujours du troisième uu sc|itiènte jour qu'elle survient. Le premier syinaH qui doit éveiller l'attention est la tympanite avec ou sans vomissement et M nant brviquemml; de même que la lympanite peut exister pour son f compte, sans qu'il y ait péritonite, et même persister pendant un temp) J long, de même aussi ce signe de diagnostic peut niauquer ; souvent la périll à la suite de l'ovanotomie ne détermine aucune douleur, même à la pre.tsi le poulr, n'a rien de caractéristique, comme dans la péritonite primitive ai
il ne marque une grande fréquence que lorsque Tissue fatale est près d'arriver. Sfoeer Wells fait remarquer que la grande fréquence du pouls qui se montre floveot après Topération n*est nullement, chez beaucoup de malades, sympto- WÊ&pt de la péritonite, mais parait tenir uniquement au déplacement que subit konor.
' La iapirati<Hii donne souvent le premier avertissement ; les malades éprouvent m resserrement de la poitrine, un malaise, une espèce d'étouffement, un poids, fn les empêchent de respirer librement, et si Ton fait respirer profondément la nhde, elle se plaint de' douleur dans l'incision ou dans le voisinage, et une imnon forte autour de Fincision amène de la douleur ; alors la vie de la malade M en danger, il faut prendre garde.
ht vomissement, quand il existe, se fait sans efforts et sans fatigue ; ordinai* raMQtUlienx ou simplement glaireux, il n'a de valeur que lorsqu'il coïncide avec la tpnpanite et qu'il se répète un grand nombre de fois ; il annonce souvent la fin de la malade. Pendant le cours de la péritonite les malades souffrent Amctations inodores ou à odeur de gaz sulfuré ou acide.
Le pools deiuent petit, misérable, les malades refusent les boissons et les MgeCtent dès qu'elles sont prises, la peau se refroidit, se couvre d'une sueur liide visqueuse, et le faciès prend un aspect caractéristique qui vient attester il gravité de la position ; la durée en est en général très-œurte ; elle se termine linénlement par la mort.
** Gomme Butcher, nous avons remarqué que l'élément douloureux est nul ou insqoe nul dans la péritonite des ovariotomisées, qui diffère singulièrement en 9àk de celle qui se développe en d'autres circonstances ; les symptômes généraux ani orfioairement peu accusés et la réaction générale est peu vive ; la constipatioB est de règle,'ainsi que la cessation de l'écoulement des urines.
A l'autopsie on constate des lésions ressemblant à celles d'une péritonite puer- ■inle : injection, rougeur du péritoine, boursouflement des lèvres de la plaie, Inses membranes agglutinant les intestins, dans la cavité pcritonéale, etc. ' Le traitement doit être préventif et curatif. Le premier soin de l'opérateur iyrti l'opération est de mettre en usage tout œ qui peut empêcher la péritonite, ■ se rappelant ce qui a été dit du régime auquel il faut soumettre les malades Irait de leur faire subir l'opération, le soin que l'on doit mettre pour poser ligoaraiiement le diagnostic le plus minutieux, les indications de l'ovariotoniie, le mode opératoire, etc. L'opération terminée, il faut que toutes les précautions foe 0008 avons indiquées pour les soins consécutifs soient prises autour de la naïade et par celle-ci elle-même ; prévenir par tous les moyens les mouvements hnonnaires de l'abdomen, empêcher les mouvements ou tiraillements dans le hti-ventre qui pourraient faire rentrer le [i ilicule, rompre les adhérences salu- Ittes de la plaie et autres et provoquer n* isi par le déplacement réitéré des ■gines une hémorrhagie et la péritonite; a ^iirer le repos le plus complet de r^iéfée, apporter le plus grand soin dans les | msements, pour éviter la suppuntii», la putréfaction du pédicule ; veiller à 1 1 propreté de la chambre, à sa llBpérature, au renouvellement de l'air.
(hiand la péritonite est déclarée, Baker Brown considère les larges émissions ■Dgoines comme le traitement le plus eflicace; T. Smith, à la saignée, associe Il calomel et l'opium. Butcher repousse la saignée, et accorde toute confiance M ealomel associé à l'opium (5 centigrammes de chaque toutes les deux heures) ticc des stimulants et de la nourriture, brandj et eau fraîche toutes \et àfixo.
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heures pour dissoudre les pilules ; thé de bœuf, toutes les trois heores, pir petites tasses. Dans œs cas, l'aflaissement des oialades est si grand, les sym^ tomes inflammatoires si peu prononcés, que les stimulants sont nécesûifCi pour soutenir les forces Titales, jusqu'au moment oik les médicaments spécifiques auront déterminé leur influence; l'usage de Topium peut être continué longtemps après que le calomel a amené la salivation qui doit le tme suspendre.
Spencer Wells recommande de hautes doses de sulfate de qninine; il considère les antiphlogistiques comme superflus et même nuisibles dus le plus grand nombre des cas.
En France, le traitement de cette péritonite traunutique ne difièn pas de celui qu*on emploie pour la péritonite ordinaire, en le modifiant, cela va sans dire, d*après les circonstances spéciales dans lesquelles on se troufe plaeé; nous y ajoutons des fomentations sur le ventre, des badigeonnages faits avec la teinture d*iode, soit avec le collodion riciné. Quoi qu'il en soit des moyens mil en usage, la terminaison de la péritonite générale des ovariolamîsées est pour ainsi dire fatale, il ne reste de chances que lorsque la péritonite est cireonscrile et limitée. Sur 280 cas de péritonite indiqués dans les statistiques réunies ds Clay, Negroni, Kœberlé, Âtlee, Lasmowsky, 155 succombèrent à la péritonite, 48, 2 pour 100.
Abcès^ décomposition du sang ou de* liquidez qui s'épandtent dams Is cavité périUméale. La péritonite ne se termine pas toujours par la dm»!, des abcès peuvent se former par suite de Tinflammation des vaisseaux et des glandes lymphatiques dans le ligament large de l'ovaire extiqié; ces aboèi peuvent s'ouvrir dans Tangle inférieur de la plaie, dans l'intestin, le vagin, la vessie, ou rester renfermés dans la cavité abdominale et provoquer une périloaite générale ou partielle. Quand ces accidents ont lieu, il faut s'empresser de les combattre par les moyens appropriés. U n'est pas toujours facile de les diagnostiquer et de reconnaître leur sii^ge particulier ; quand ces symptômes débuteot, le toucher vaginal et rectal doit être pratique* pour s'assurer s*il n'y a pas de foyer purulent ou, s'il existe déjà, pour reconnaître quel en est le siège- Kœberlé recommande, dans ces cas, de faire prendre aux malades une position demiassise, pour faire dévier dans le bassin les liquides qui se sont amassés après l'opération.
Mais, si le mal fait des progrès, il s'annonce par de la fièvre, des frissons, des sueurs, Taccélération du pouls, l'irrégularité de la respiration, une gnoàe Ciiblesse générale, la séclieresse de la peau, la pulvérulence des narines, la diminution de la sécrétion urinaire, «{uelquefois la localisation de la doaleur dans un \mni du ventre, altération des traits, dépression morale et pressentiments funestes. Dans ces cas graves, il faut aller à la reclierche du foyer#et administrer du sulfate de quinine à hautes doses et des stimulants.
Quand le foyer purulent siège entre les lèvres de la plaie, ce qui est décelé par une tuméfaction locale, quelquefois de la fluctuation, une teinte érrsipéliteuse de la peau ou un suintemont sanguinolent purulent, on écarte les bords, puis on vide et nettoie avec soin le foyer, que Ton badigeonne ou lave avec do liquide iodo-tannique ou une solution phéniquée, ou au perchlorure de ter au 40*. Ces moyens employés à temps suffisent quelquefois pour enrayer les progrès du mal et sauver la malade : mais souvent on échoue, soit que le poison 3it déjà été absorbé en trop grande quantité, soit qu'il ait échappé en partie
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à l'aedon des liquides antiseptiques mis en usage. Quand le point de départ da bjer purulent est dans le bassin ou les fosses iliaques» il ne faut pas kénter à ounir largement le foyer et à y laisser à demeure des tubes ou des ènns pour ëTacuer oomplëtement les matières putrides et purulentes, et faire ées kqectioDS et des lavages antiseptiques ; une amélioration prompte se manifeste illiabitiide, à la suite de l'ouverture de ces foyers purulents, la fièvre tombe, les ■ilades recouvrent Tappétit et se rétablissent promptement. Dans un cas oîi il j liait commencement de péritonite Kœberlé n*a pas hésité à intervenir, en fanant issne à la sérosité en voie de formation avant qu'elle fût devenue pu- ■lente et qu'elle eût pu donner lieu à une péritonite générale. Pour cela il fit une aniioD de 7 centimètres au centre de la matité, disséqua attentivement les (km nuucnlaires successifs, pour éviter le nerf iléo-hypogastrique et Thdmorih^ La sérosité épanchée fut totalement extraite à l'aide d'une canule, puis m tabe de 10 centimètres de long fit communiquer la carité péritonéale avec k dehors: il y eut guérison. Dans le cas de péritonite suivie de collection de li|Bde purulent ou non, l'ouverture de la cavité péritonéale ne présente pas k même gravite que lorsque le péritoine est sain; les pseudo-membranes qui %|hitinent les anses intestinales ont rendu possible entre elles la formation Ismtés circonscrites, dans lesquelles sont contenus les liquides exsudés. En dénlUnt les anses intestinales, dans une étendue limitée, on ouvre les foyers éi liquide séreux ou purulent, sans intéresser le reste de la cavité péritonéale. Ihe Ibis ces liquides évacués, rien n'empèclie de laver, de modifier le foyer |tf des injections d'eau tiède, de solution de sulfite, d'iode, ou d*acide phé- Mps. Kœberlé pense qu'il vaut mieux en cas d*épanchenient pcritoncal recourir il'Sndwm abdominale qu'à la ponction, c;ir on donne ainsi une i>sue libre et dsrable aux liquides.
Lorsqu'une douleur violente et une tuméfaction fluctuante se manifestent dns le cnl-de-sac postérieur du vagin, il faut y plonger un trocarl, ou faire ne incision et laisser une sonde à denieurc dans le petit bassin. C'est ce que ■ns avons fait deux fois avec succès, on imitant la conduite de Wells et de Inth, dans des cas analogues. La ni.ilad(î de Kcitli était au seizième jour d'une ovariotomie, elle guérit en six s(>maincs.
Pjfo^iemiffy septicémie, infection purulente, infection putrlle. Les causes elles STmptdmes de cette complication sont absolument los mômes ([uc ceux fne nous venons d*énuniérer pour les abcès et les é|)ancliements purulents de k cavité péritonéale, aussi ne nous y arroterons-iious pas longtemps. Nous dirons seulement qu'il faut cliercher à les prévenir, en s'opposant à la putréfaction du p''dicule et à Texagcratiou de la suppuration par les soins d'un pmsement bien entf^ndu et par une nourriture suiïisanunent rc|)aratrice. La potràaction des parties étranglées par les ligatures, celle du sang de la sérosité, snrJcot au bout de vingt-cinq à trente heures, et marche Ircs-vite sous TiniKoce de la clialeur et de Thumidité; il en résulte une odeur infecte; la sanie ^ se forme et se trouve en contact avec le péritoine donne lieu à des inflam- ■itions formidables et aux accidents de la septicémie, l'air sur le pcriluino fii n'est pas altéré n*est pas nuisiljlc, il ne l'est (|ue sur le sang et la sérosité fû sont privés de vie et devenus corps étrangers. Lorsque les symptômes de Tfilicniie se manifestent à la suite d'un foyer purulent intra-abdominai, outre ■> moyens d'évacuation et de désinfection que nous vouons d*indii[uer dans ^^ragraphe précédent à propos des abcès de la cavité pér'ilowéaVe, 'v\ ^^uV.
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aciiTer la circulation et réliminatioD des principes sepiiqaes par des «Hmnknff alcooliques.
Les liquides épanchés an Toisinage des intestins, sang on sérosité» se putréfient Tite, on doit leur donner un écoulement libre aussi promptement que possible ; quand il y a hémorrhagiet par exemple, et qu*il demeure on caiîloi dans la cavité péritonéale qui contient de Tair, il se putréfie promptement et le liquide provenant de sa décomposition, surtout lorsqu il est en rapport aiee des parties traumatisées, est rapidement absorbé : alors débutent la septicémie et la péritonite, c*est alors qu il y a urgence à interrenir activement an débat des accidents, car c*est là un accident formidable, qui fait suooomber les malades les plus robustes. Tous les ovariotomistes ont observé ces cas de mort par infection purulente.
Tympanile stomacale et mteitinalcj météorisme. Une complication asseï fréquente après l'ovariotomie, mais dont il ne faut pas trop s*ef!irayer, si elle n'apparaît pas trop rapidement et trop brusquement, c'est la tympanite. Elle est souvent le premier signe de la péritonite; elle provoque des Tomisaements, de la diniculté pour respirer, et par la distension abdominale elle peut nuire à la cicatrisation. Cette tympanite intestinale n*a lieu que lorsque les gn ne s*ëchappcnt pas par l'anus : aussi est-il très-important, avant de faire la sature abdominale, de replacer autant que possible les intestins et Tépiploon dans leur position normale, afin qu'ils ne soient exposés ni à une torsion, ni à mi déplacement, ni à une plicature (|ui pourrait s'opposer au passage des gu et amener du météorisme, d autant mieux que l'impression de l'air froid, que ks intestins ont pu subir pendant l'opération, si elle a été longue et si le ventre a été largement ouvert, y produit une sorte d'atonie qui les paralyse momentanément et les empêche de remplir leur fonction. Le spasme du sphincter anal . provoqué lui-même par la tympanile intestinale peut être une cause concomitante de cette complication, ainsi que l'obstruction de l'intestin par des matières stercorales.
Si cette pneumatosc intestinale persistait, après avoir essayé des purgatiis légers, de gros lavements, l'introduction de grosses sondes par l'anus, pour solliciter la sortie des gaz et des matières fécales, il faudrait recourir aux ponctions capillaires de Testomac et de l'intestin, à l'aide d'un trocart explorateur, comme nous l'avons fait plusieurs fois avec succès, avec MM. Dechambre et Halgai<;ne. Ces ponctions n'oITrent aucun danger et ne sont suivies d'aucon accident. Butchcr recouvre l'abdomen méttWisé et douloureux de cataplasmes de farine de graines de lin, bien chauds, il fait ensuite passer de grands lavements de térébenthine avec un long tube, et applique des compresses de térébeothinc sur Tépigastre. Ferrand, dans trois cas, a fait cesser le spasme rectal par l'application locale de bromure de potassium en solution (20 pour 100).
Des obstacles mécaniques extérieurs à l'intestin, des brides péritonéales, 1> compression d'un bandage trop serré, une hernie étranglée, un foyer hémo^ rhagique ou purulent, peuvent encore donner lieu à la tympanite. La décomposition du sang ou des liquides qui s'épanchent dans la cavité péritonéik et y séjournent peut donner lieu à la formation de gaz et à la suppuration; dans ce cas, il faut donner issue au gaz et aux matières purulentes le plus tH possible.
Une cause signalée par Kœberlé est le soulèvement du rectum par le ligt* ment large du côté gauche. Lorsque le pédicule est attiré au dehors, et Sd
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min ht lèYTes de h plaie, il est d'autant plus tiraillé que le ventre est plus pnfltf: il entraine et soulève le ligament large, en même temps que la partie ■jpérieore du rectum, qui passe par-dessus le ligament et est obligé de se iMehir sur son rebord, à angle d'autant plus aigu que la traction est plus iRtft : de là Tobstacle à la sortie des gaz et à l'introduction des canules qui «doBlcnt ocMitre l'angle de réflexion de l'intestin.
Quand 3 y a rétention de gaz incoercible, il faut se décider à mettre l'anse ÎÉBrtînale à découvert. Duménil (de Rouen), en 1867, a sauvé une malade en M ouvrant l'intestin; après une ponction capillaire inutile et inoflensive, il ptiqoa ranus contre nature, déchira les adhérences, ouvrit Tintestin, et plus M, après guérison, autoplastia d'après le procédé de Velpeau. Dans la pneu- ■alMe itomacale avec symptômes sérieux, on doit employer la sonde OBSopha-
L'éfedrisation (rectum et épigastre), essayée par Labbé, ne lui a pas réussi. lÀ tympanite intestinale peut se compliquer de la tympanite péritonéale; crile dônièie tympanite, conséquence de la décomposition putride d'un foyer lim-panilent, est souvent masquée par la tympanite intestinale; dans ce cas, Ifant s'empresser de ménager une issue au pus , en portant le doigt au devant :iik pédicule et en rompant les adhérences, ou bien en enlevant un ou deux frirts de la suture à sa partie inférieure.
, TâtMt. Cette complication est pour ainsi dire fatalement mortelle, heuiMMment qu'elle n'est pas très-commune ; cependant nous l'avons observée rkm fins sur 141 opérations d'ovariotomie; Nélaton, Spencer Wells, Stilling, Nb, Vorray, Humphry, l'ont également observée plusieurs fois; sur 184 opéde Clay et de Negroni, le tétanos a été cinq fois la cause de la mort, circonstance, Sp. Wells a pu guérir une de ses malades par le curare ; IlioUate de quinine a échoué dans les mains de Stilling. Le chloral et le vin ■iê Champagne, que nous avions mis en usage dans notre service pendant le ééfjààe Paris et qui nous avaient fourni deux succès sur quatre blessés atteints et tétanos, sont restés inefficaces chez nos trois ovariotomisées ; une d'elles, fB était Américaine, avait une prédisposition héréditaire, un de ses frères êiii mort du tétanos.
Pour terminer ce qui nous reste à dire sur les accidents qui peuvent suivre ropératioQ de l'ovariolomie, nous mentionnerons encore quelques accidents d'une gravité moins grande qui peuvent se présenter. Ainsi la fièvre qui suit ropëratioo est habituellement peu intense; le pouls varie entre 100 et 120 dcfhj Uodis que la température oscille entre 58 et 59 ; elle a de la rémittence Il matin, de l'exacerbation le soir ; parfois il y a intermittence ; quand il y a dSre, ce qui est rare, il dure de trois à quatre jours. On peut commencer à itimcnter la malade, dès que la ticvre est tombée.
Le chloroforme peut quelquefois produire un malaise général, des nausées, fa éructations, des vomissements; ceux-ci ne pourraient devenir graves que ^A y avait tendance à l'hémorrhagle, car à chaque effort il pourrait se faire Itft écoulement de sang, et par les secousses qu'ils impriment à l'abdomen ^■peuvait devenir cause de péritonite. Sp. Wells attribue aussi les vomisse- ^^ts à l'emploi exagéré de l'opium immédiatement après l'opération.
tes vomissements qui peuvent encore compromettre les suites de l'ovario- ^ie ne sont pas toujours le résultat du chloroforme et de l'opium, ils peuvent ^ dus à l'ingestion d'un liguide ou d'un aliment, à la présenob du ^^
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dans l'estomac, ou à une obstruction mécanique de rintestin, et à un commencement de péritonite.
On combat ces Yomissements par des stimulants bien chauds, du Tin chaud; d*après Butcher, rien de mieux qu*un Terre de punch chaud, ou brandy, après quoi Tacide hydrocyanique, à la dose de trois gouttes. Kœberlë conseille la compression méthodique du Tentre comme doublement utile, pour éTÎter h congestion Tasculaire et maintenir les parties pendant les secousses provoquées par les Tomissements. On place la poitrine et la tète de la malade dans une position plus éleTée.
S*il y a éructations, nausées, on nide à la Tacuité de l'estomae par des pressions à la région épigastrique au moment de Téructation; on administre à la malade de la liqueur ammoniacale anisée, de Tcau rougie pour boisioo, de l'éther sur un morceau de sucre ou mêlé à un peu d*eau sucrée par cuillerée à café de quart d*heure en quart d*heure; de petits morceaux de glace, de Teau de Vichy par cuillerées, ou une infusion de feuilles d'oranger.
Des coliques venteuses peuvent exister, par suite de la compression exereée sur les intestins, d'un étranglement interne, ou de la mauTaise position des anses intestinales, qui peuTent être repliées sur elles-mêmes; dans ces cas, il faut desserrer le bandage, faire des frictions légères sur le Tentre, pour tkher de faire circuler les gaz, et appliquer des compresses trempées dans de VfMa chaude, une décoction de pavot, et arrosées de laudanum ou de térébenthine, à cause de ses propriétés anesthésiques.
Les malades peuvent être atteintes de ténesme anal et urélhraU de tranchées utérines, provoquées probablement par la ligature du pédicule, la constrictioa des nerfs qui se rendent à Tovaire, avec irradiation de la douleur Ters la régioa lombaire, du côté correspondant à lovaire malade, dans l'aine et dans la cuisse. La constriction de la trompe donne surtout lieu à des crampes utérines, analogues pour l'opérée, à celles que procure le Qux cataménial, et aux douleurs hypogastriques qui suivent les couches; nous avons tu que la tympanite stomacale et intestinale |Kîut produire des contractions spasmotliques (les spliinctei^ de l'anus; le sphincter de Turèthrepeut subir la même inAuenee. Il ne faut pas oublier non plus que ces douieui*s nerveuses peuvent être liées il la pelvî-péritonite, inévitable après l'ovariotomie, comme aussi à une collection de liquide dans le cul-de-sac utéro-rectal. Ce ténesme ne doit pas inspirer d'inquiétude et être combattu comme nous l'avons dit plus haut.
Los tranchées ou crampes utérines ne s'observent que dans certains cas et se calm-nt ordinal irenicnt peu à peu ; on peut les calmer par des cataplasmes laodanisés sur le l>as- ventre, faisant respirer à chaque accès un peu de chloroforme.
L'ap[)aritiou anticipée de Tépoque menstruelle est fréquente après l'oTariotomie. Péan la considère comme nn des symptômes les plus favorables à b guérison. Quelquefois, au moment des règles, il y a écoulement de sang parle pédicule. Cet écoulement, qui consiste seulement en un suintement de quelques gouttelettes de sang dans la cicatrice du |»o(licule, a lieu régulièrement à chaqoe (ipoque menstruelle, chez une demoiselle de trente ans, que j'ai opérée ilji près de quinze ans. Nélaton a vu aussi chez une de ses opérées le sang s'échapper à la ibis par les organes sexuels et par la cicatrice à l'époque des n>gles. Spencer Wells, Bryant et d'autres ont fait la même reman|ue; Kœberlé dit avoir vu les règles reparaître après l'ablation des deux ovaires, ce qu'il attribue à une ooa* gestion utérine proToquée pat k U^ature des vaisseaux du pédicule, oo ptr
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rirriUtîon desorganeg pelviens; ce fait est si rare qu'il ne s*est pas renouYelé ; il a fu également les menstrues continuer chez une femme oîi les ovaires étaient restés* mail où la matrice avait été enlevée. Ces phénomènes singuliers n*ont été signalés par aucun autre ovariotomiste.
Des fistule peuvent s'établir avec le rectum ou la vessie. Dans une observation de Slilling, il y eut abcès du pédicule et perforation de la vessie, d*où écoulement de cette matière avec Turine. Dans une ovariotomie de Bryant, le pédicule fui coupé court et abandonné dans le ventre ; Tangle inférieur de la plaie se rouvrit et il s'établit en cet endroit même un anus contre nature, il se ferma quatre jours après, pour se rouvrir une semaine plus tard, é^^alenient d*une manière spontanée, jusqu'à ce que la ligature du pédicule vint à sortir |)ar la plaie; après quoi, l'anus accidentel se ferma et la malade guérit pour toujours; cheiune fismmede soixante et un ans opérée par Liégeois, le retrait du pédicule après la ehnte du clamp détermina une sorte d'infundibulum qui communiquait avec la trompe, ce qui, dans les premiers jours, détermina par le vagin rëcoulement d'un liquide sanieux ichoreux, fétide. Sur une mahide du docteur Panas, le même phénomène s'est présenté au quinzième jour de Topération.
D'autres complications, qui ne se rap[)ortent que très-indirectement au traitement proprement dit des kystes de l'ovaire, peuvent encore exister et mettre dans un grand embarras le praticien appelé à donner ses soins ; M. Gallcz, dans un appoidioe qu*il a ajouté à son Histoire des kystes de l'ovaire^ a indiqué avec beaucoup de soin la conduite à tenir dans ces cas difficiles, et nous ne pouvons faire mieux que de lui emprunter le résumé qu*il a fait de toutes les coniplications qui |)euvcnt se présenter; il a été traité, d'une manière plus complète, de toutes ces complications à Tarlicle Grossessk.
Lorsqu'il y a rupture d*un kyste de lovaire, nous avons déjà dit, en parlant de la rupture des kystes de Tovuirc, qu'il fallait pratiquer une ponction simple, pour débarrasser le péritoine du li(]uiile épanché, si des accidents paraissaient être dus à répanchement du li([uide kystique dans la cavité abdominale; plusieurs observations prouvent qu'il n'est pas toujours nécessaire de ponctionner le ventre pour obtenir la guérison, et que la nature s'est souvent servie de cette voie pour amener la guérison radicale de ces tumeurs {Union médicale f i85G, p. 521, 542, 556).
QuelUe$t la conduite à tenir dans le cas d'un kyste fœtal (grossesse ovariquc) ? Si la grossesse marche et se dévelop])e sans accid<?uts, pour éviter la rupture du kyste avec ses cons(^uences, on a conseillé (l'aiTéter le dcvelop|)cnient du fœtus par les saignées (Cazeaux), de le faire mourir en enlonçaiit une aif^uillc dans le kyste... Avec ces moyens, que repousse d'ailleurs la morale, il n'en faudra pas moins extraire l'enfant, mais comment? inciser l'abdomen ou le va^'iu. Mais, fait reman|uer llexeimeris, tout marche régulièi*enient et rien n'annonce une grossesse ovarique : le fœtus peut {)érir spontanément et rester sans danger; \os chances de l'opération ne sont pas plus favorables que celles de la terminaison naturelle de pareille grossesse; le diagnostic n*esl pas toujours sûr (en 1828, à Berlin, on fit la gastrotomie pour un amas de matières fécales durcies qui simulaient la tète d'un fœtus). La conduite la plus sage est donc de ne rien faire.
La rprossesse arrive à son termCj et des phénomènes de travail analogues h ceux de C accouchement se manifestent^ ipie faire? Si le kyste se rompt, la femme meurt presque certainement; l'enfant abandonné à lui-même périra aussi promptement. Il y a impossibilité de débarrasser complètement l'alMlomeiv dvi
3iU OVÂRIOTOMIE.
kyste et d'extraire le placenta sans déchirer les viscères auxquek il adhère. En se fondant sur ces raisons, plusieurs redoutent rbémorrfaagie et rejettent la gastrotomie ; d'autres admettent l'opération et conseillent de laisser le placenta se détacher lui-même, en retenant le cordon dans la plaie; la putréfactioo du placenta serait-elle moins dangereuse que celle de ce même placenta, à laquelle il faut joindre la décomposition du fœtus, si on ne fait pas l'opération, car il n'y a pas alors issue au dehors des fluides putréfiés.'
Gardien prétend que la femme périra plus sûremoit encore d'hémorrhagie, si on ne fait pas l'opération.
Guillemot, Zaïs, Novara, Hofmann, rapportent des faits de gastrotomie saine de succès.
Desormeaux et Velpeau conseillent de recourir de bonne heure à l'opération avant l'épuisement de la femme, avant les symptômes de péritonite ou d'inflammation viscérale; il y a surtout beaucoup de chances que le kyste adhère au parois abdominales, sinon on peut provoquer des adhérences par une indsioD préalable jusqu'au péritoine, puis six à huit jours après la tumeur s'engage dans les lèvres de la plaie, y adhère et peut être ouverte sans inconvénients.
Le kyste se rompt : 1® pendant la grossesse; 2® sous V influence du travail. Dans le premier cas, on pratique la gastrotomie ou Tincision vaginale ou rectale selon les cas (Desormaux, Velpeau) ; on peut débarrasser l'abdomen de la plus grande quantité du liquide épanché et ménager une issue au fœtus. Dcmmeris rejette l'opération par la crainte d'une hémorrhagie ou d'acddeoU nerveux.
Dans le second cas il faut opérer le plus promptement possible, pour éviter l'épuisement de la femme et TmAammation des viscères abdominaux.
La rupture est déjà ancienne ; l'accoucheur a été consulté tardivement, la malade a refusé l'opération, il y a péritonite. Desormeaux conseille d'opérer, mais dans ce cas il vaut mieux chercher à combattre les symptômes inflammatoires et espérer ainsi la formation d*un nouveau kyste, et la disparition de tous les symptômes alarmants.
Les accidents ont disparu et V élimination ne s'annonce pas. On doit s'abstenir en pareil cas, et attendre que la nature se charge de l'expulsion par l'ane ou l'autre voie; seulement, s*il y a de vives souffrances, si la femme ne peut suffire à ses besoins, si la tumeur est facilement attaquable par le vagin, il faut opérer (Cazeaux).
Si les débris fœtaux tendent à se faire jour par un abcès ? On doit laisser mûrir Tabcès, pour ouvrir, agrandir, panser méthodiquement les fistules, les maintenir ouvertes jusqu'à expulsion des débris du foetus, extraire avec précaution les parties qui se présentent à l'ouverture des fistules. Quand les débris se font jour par des réservoirs ou des canaux naturels, il faut se conduire suivant le cas.
Conduite à tenir quand le kyste est compliqué d'une grossesse. La vie (k la mère est-elle en danger, par suite du développement du kyste, la ponctiofl est indiquée; nous l'avons pratiquée avec succès, pendant une grossesse, chesua^ malade de Lcgroux : la femme est heureusement accouchée. Dans les tîit< d'Emery et Maunoir (Revue médiccnchirurgicale de Paris^ 1847), oik elle fût pratiquée six et sept fois pendant la grossesse, et dans les six cas de la stitisti((ue de Jetler, où elle fut faite une ou plusieurs fois, il ne s'ensuivit ptf d'accidents.
OYARIOTOMIE. 165
Si révacuatkm du produit de la matrice peut seule sauver la mère (tumeur ovarique solide ou tumeur fibreuse), il faut recourir à Taccouchement prématuré; on 7 recourut dans i 8 cas, deux fois pour suffocation imminente. L*accouchement prânaturé, pratiqué dans le but d'éviter les difGcultés de laccouchement à terme» n'est que rarement indiqué. Ordinairement le rétrécissement de la cavité pelvienne, par la présence de la tumeur ovarique, est si grand que, sans refoulement on évacuation, il n'est^uère permis d*espérer un enfant vivant même par racconchement prématuré ; mais, si la tumeur se laisse refouler ou vider par la ponction, on peut espérer un résultat satisfaisant. 11 s'ensuit que i'acoouchemeot prématuré est rarement indiqué. En résumé, si un médecin est consulté pour une femme grosse, afOigée en même temps d'un kyste ovarique, il doit cborcber à refouler la tumeur kystique dans la cavité abdominale et à l'y maintenir par un bandage approprié.
Coaduiêeà tenir pendant Vaccouchement, quand il existe un kyste ovarique. L'espèce d'intervention à laquelle on devra s'arrêter en pareille occurrence dépendra de la situation, de la grosseur, de la mobilité, de la compressibilité, et du contenu de la tumeur : d'où autant de règles que de cas.
Quand la tumeur n'est ni grosse, ni à contenu épais et résistant, et si elle est placée au-dessus du détroit supérieur, condition fort rare, on peut espérer Taccouchement par les seules forces de la nature.
Lorsqne le kyste se trouve au contraire dans le bassin, la plus longue durée de racconchement et la compression de la tète de l'enfant entre la tumeur et la ptroi pelvienne feront conrir les plus grands dangers à l'enfant ; la mère, outre le danger d*un accouchement plus long, aura encore à compter avec la contusion de la tumeur, des organes du bassin, et l'inflammation qui en sera la suite. Peodant les douleurs expulsives, elle doit redouter la rupture du kyste et même celle de l'utérus.
Le premier moyen auquel doit penser le médecin, lorsqu'il constate la préiCDoe d'une tumeur ovarique dans le bassin pendant l'accouchement, c'est le refoulement du kyste au-dessus du détroit supérieur, par le vagin et le rectum après avoir vidé la vessie, chloroformé la patiente, et dans l'intervalle des douleurs, repousser la tumeur avec la main, vers le côté oii elle a débuté. Ce refoulement sera facilité, en plaçant l'accouchée sur le côté où la tumeur est abaissée; la manflBQvre achevée, on fait placer la malade sur le côté opposé. Dans un cas où le refoulement à l'aide de la main était impossible, Kidd réussit par l'emploi d'une veane en gomme élastique, introduite dans le rectum.
Si le refoulement ou la réduction échoue, il faut diminuer le volume de la tumeur par une ponction, et opérer par le vagin ou le rectum à l'endroit le plus fluctuant. Si le contenu est épais, on agrandit l'ouverture par une incision.
Si tout cela est impossible, la crâniotomie ou l'opération césarienne sont les seules ressources dont le choix sera fixé par la vie ou la mort de l'enfant, l'obstacle est trop grand pour oser espérer un résultat avantageux par la version on le forceps.
On trouve dans la statistique de Jetter que dans 165 cas il y eut 215 accouchements; 70 furent achevés par les seules forces de la nature.
23 fois le refoulement de la tumeur fut entrepris, il réussit 14 fois seulement à lui seul. Sur 23 femmes, 19 survécurent et 13 enfants.
Ia ponction et ïincision furent faites dans 17 cas; la ponction seule dans i cas. Résultats de la ponction : 11 mères survécurent et 4 enfants.
560 OYÂRIOTOMIE.
Le forceps fut employé en i3 cas, 7 fois seul, 2 fois après crâniotoniie, 2 bis la rupture du kyste s'eosuivit, 2 fois il fut appliqué après la rupture du kyste; dans 6 cas, il y avait eu antérieurement refoulement et pmctioa. Résultats :
7 mères surrécurent et 5 en&nts.
Le forceps sans évacuation du kyste ne peut être recommandé, à cause du
danger de la rupture du kyste.
La version podaliqne et ïextractiande tenfani furent eiécntées dans 15 cas: iO fois comme procédé unique de délivrance, 2 fois après la rupture de l'uténis, i lois après la rupture du kyste, i fois après la ponction, 4 fois après le refoulement. Résultats : 7 mères survécurent et i enfant.
Crâniotomie ou perforation : 24 cas. i4 mères survécurent ; die fat pratiquée 6 fois après la ponction; 2 fois après des tentatives de foraeps; 2 fois avec accouchement prématuré artificiel ; Ï4 fois seule.
L'opération césarienne : 3 cas, deux fois sur le vivant, 1 fois après la mort Les femmes moururent, il y eut un enfant vivant.
Accidents survenus pendant f accouchement : dans 3 cas la délivranee ne pot être opérée ; la rupture de Tutérus eut lieu dans trois cas; celle du kyste arriia
8 fois, 4 fois par l'application du forceps, i fois Tenfont fut extrait, S fois l'accoucliement eut lieu après la rupture du kyste, par les seuls efforts de la nature. Résultats, 5 mères moururent.
Conduite à tenir pendant tétat puerpéral compliqué de kyste. Dans 8 cas, il y eut extirpation après l'état puerpéral.
Dans 21 cas, il y eut mort par péritonite ou inflammation du kyste.
Dans ii3 cas, dans le cours de la grossesse, de raccouchement ou de l'état puerpéral, une ou plusieurs opérations furent nécessaires.
Résultats delà statistique parjetter. Sur 2i5 cas survécurent 140 nèns, 81 entants.
Pendant la grossesse, la ponction, nécessitée 6 fois, n'entndna aucun aocident sérieux. L'accouchement prématuré artificiel, exécuté 8 fois, entraîna, la mort 4 fois, 4 entants survécureol.
Pendant Tacirouchement : 25 fois il y eut réduction ; furent sauvés 80 femmes et 15 enfants.
Par la ponction : 12 mères vécurent et 4 enfants.
Forceps sans réduction ou ponction préalables : 15 cas ; 7 fenunes vécurent et 6 enfants.
Version podalique et extraction, sans qu*il y ait eu rupture de rutérof ou du kyste : 7 cas; 5 femmes survécurent, les enfants moururent.
Par la rupture du kyste pendant raccouchement ; ô femmes sur t sucoombèrent.
Perforation sans tentative d*opération auparavant ; 14 cas, 9 mères survécureat.
Opération césarienne ; 2 fois sur le vivant, 1 fois après la mort ; S morts- Pendant l'état puerpéral ; 10 cas, 7 mères survécurent.
Quelles sont les modifications que Vovariotomie apporte dans la ew^ tution des malades et dans la menstruation? En général le plus ffoà nombre des malades qui ont subi Tovariotomie jouit d'une sauté exoelleole, remplit bien toutes ses fonctions et ne paraît pas se ressentir des suites d*oo0 opération aussi grave, si nous en jugeons par les malades que nous afsos | opérées à Paris et ailleurs; celles que nous avons été à même de suivre^ || d'examiner longtemps après l'opération, 20, 19, 18, 16* 15, 15, 10, 8, Cu»
OViLRIOTOMIE. 567
après Topëralion, nous ont montré une santé qui ne laissait rien à désirer sous tous les rapports, et chez lesquelles tous les attributs de la femme ne paraissaient pas modifias d*une manière sensible. Le phénomène qui nous a frappé, c*est que le plus grand nombre des femmes qui ont subi Tovanotomie ont engraissé rapidement et quelquefois d'une manière extraordinaire. Que i*ovariotomîe ait été simple ou double, c'est surtout chez les femmes qui sont opérées après la ménopause que cet embonpoint est remarquable; il n*en est pas tout à fidt de même de celles qu*on opère avant la cessation des règles. Souvent la menstruation continue régulièrement chez les femmes auxquelles on a enlevé on seul ovaire, surtout si elles sont jeunes; d'autres fois les règles deviennent irrégulières et même cessent complètement dans certains cas. Les opérées qui n'ont perdu qu'un seul ovaire sont encore susceptibles de devenir enceintes et d'accoucher heureusement, et d'enfants de sexe diflérent. Quatre de nos opérées ont eu des enfants plusieurs années après l'opération, l'une une année après, deux autres deux ans après et la quatrième quatre ans après l'opératioa. Chez presque toutes, quand elles sont jeunes et qu'un seul ovaire a été enlevé, les désirs sexuels ne sont pas abolis, ils sont beaucoup plus calmes ou même n'existent pas chez celles qui ont subi une ovariotomie double.
Plusieurs dûrurgiens, entre autres HH. Clay, Kœberlé, Atlce, Baker Brown, Horer, Gaillard Thomas, Tillaux, etc., ont publié des observations pour démontrer que des femmes avaient eu leurs règles après l'ablation complète des deux ovaires. Ces règles étaient-elles bien de véritables règles, et ces faits trèsexcq^tiomiels peuventrils être considérés comme provenant d'ime véritable menstruation? Nous ne devons pas jusqu'à nouvel ordre les admettre sans réserve. De savants physiologistes admettent pour la menstruation une nouvelle théorie, qui est repoussée par l'immense majorité des médecins : ils prétendent que la menstruation est le produit d'une exhalation sanguine à la surface de la moqueuse utérine, et que la perte des ovaires ne serait pas la cause de la ménopause; telle est Topinion de MM. Beigel, de Sinéty et Rouget. Mais en y réfléchissant bien, et en analysant ces exemples de menstruation après l'ablation des deux ovaires, on remarque d'abord que cette menstruation est toujours très-rare et très-irrégulière, qu'elle apparaît seulement deux ou trois fois et à de longs intervalles et finit par disparaître complètement. On ne connaît que deux on trois faits où les règles seraient revenues régulièrement, celui de Jackson, pendant une période de vingt-deux mois, chez une femme de quarantequatre ans. Nous partageons l'opinion de MM. Ilegar et Peaslee, qui pensent que ces menstruations extraordinaires, après l'ablation complète des deux ovaires, sont dues à un état congestif de l'utérus et des parties environnantes; cette menstruation irréguli^re, incomplète, accidentelle, anormale, ne peut être considérée comme une vraie menstruation ; c'est un écoulement sanguin pathologique, dû probablement à l'action compressive et prolongée du kyste sur l'utérus et les organes environnants, qui se dégorgent après Tablation des ovaires malades ; d'ailleurs, trop de faits démontrent que l'ablation des deux ovaires, même chez les personnes peu âgées, amène la ménopause, et que quelquefois l'ablation d'un seul ovaire produit le même effet.
Un autre phénomène, qui a été observé quelquefois à la suite de l'ovariotomie et qui a été signalé par plusieurs chirurgiens, c'est l'écoulement ou plutôt le suintement par la cicatrice du pédicule de quelques gouttes de sang. Chez une demoiselle et diez une femme mariée, que nous avons opérées, la première
568 OVÂRIOTOMIE {bibliooraphib).
il y a douze ans, et la seconde il y a neuf'ans, les règles nont pas cesié d*ètre régulières, et à chaque époque menstruelle, qui dure trois à quatre jours, il apparaît dans la cicatrice quelques gouttes de sang pendant toute la durée des règles. Dans ces deux cas, nous avions fait usage du clamp.
Une autre suite éloignée de Tovariotomie, ce sont les hernies ventriles, ou plutôt réventration, mais cet accident dépend ou d*une suture mal faite, la réunion de la plaie abdominale n'ayant pas été faite d'une manière complète et exacte, ou de la négligence des malades, qui n*onl pas voulu porter une cein* ture immédiatement après Topéntion pour donner le temps à la cieatrisatioa de rincision abdominale de se consolider. Les autres accidents ooosécati/s i Fopération de l'ovariotomie sont si peu importants, qu'ils ne méritent pas de fixer l'attention et qu'ils ont été indiqués dans les soins à donner aux inalades après l'opération. Boirit.
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0¥AB1TE. Voy, Ovaire.
0¥ERDATZ (Loois). Cité par Éloy et par Brœckx, florissait au dix-septièoe siècle. 11 naquit à Ënghien vers 1630, et, après de bonnes études médicales, alla se fixer à Bruxelles, où il exerça la médecine avec réputation jusqu'à it mort, arrivée en 1682. En 1668, Overdatz était médecin du marquis de Gastel* Rodrigo, gouverneur des Pays-Bas.
Ce médecin, connu pour avoir été un partisan zélé de Paracelse, a laissé une courte description de Tépidémie de peste qui régna à Bruxelles, à lions et dans