CO.OH — "^ + CO.OH
Balard a obtenu Tacideoxamique en chauffant doucement de 220 à 230 degrés Toxalate acide d'ammonium; ce corps, découvert en 1842, a été le premier acide amidé connu. Pendant la distillation, de Tacide carbonique et de Toxyde de carbone se dégagent, et il se condense dans le récipient de Tacide formique et de Tacide oxamique. On arrête Topération quand on voit apparaître le cyanure et le carbonate d'ammonium. Le résidu de la cornue repris par Teau et saturé par l'ammoniaque est précipité par une solution concentrée d'un sel de baryum. L*oxamatc de baryum est purifié par cristallisation, puis traité par une solution très-étendue d'acide sulfurique en quantité exactement suffisante, filtrée et abandonnée à la cristallisation.
L'ammoniaque aqueuse bouillante transforme l'oxamide en oxamate d'ammonium, d'oîi on peut extraire Tacide oxamique au moyen de l'acide chlor. hydrique concentré qu'on laisse en contact pendant douze heures.
Un excès de gaz ammoniac passant dans une solution alcoolique froide d'éther oxalique donne aussi de Toxamate d'ammonium.
Engel a obtenu en 1874 de l'acide oxamique par oxydation du glycocolleau moyen du permanganate de potasse. Ce chimiste distingué pense que dans l'ivganisme le glycocolle peut subir la même transformation et, par dédoublement ultérieur de l'acide oxamique, devenir une source d'acide oxalique. On peat exprimer cette dernière réaction de la manière suivante :
C«H'Azœ 4- H*0 = CnW -f- AzH\
Acide oxamique. Acide oxalique.
L'acide oxamique est en poudre grenue, incolore, peu solublc dans l'eau froide, très-peu soiuble dans l'alcool, insoluble dans Téther, fusible à 175 degrés et se décomposant en eau, oxamide et acide formique.
Longtemps soumis à Tébullition avec l'eau, il s'hydrate et donne de l'oxalate d*anunonium. Les alcalis agissent de même, mais avec plus de rapidité.
L'acide oxamique est monobasique et forme des sels généralement bien cristallises.
Parmi les éthers de l'acide oxamique, nous mentionnerons Voxamate d*éthyle
PiA^i m CO.AzH» ., ., ... CO.AzH(C*H»)
ou oxamethane i^irAzW = ^^ 0C«H** acide ethyloxamique rn qii »
CO Azll* qui lui est isomère, Voxamate d'amy le on oxamylane, (?H*'AzO'= prj'rjpsfin»
CO.AzH* Voxamate de méthyle ou oxaméthylane, C'H*AzO» = cO OCH»' ®' ^" isomère
. . CO.AzlI.CII» „ .. .^^ ,
Vacide méthyloxamique, ^q q.. , 1 acide phenyloxamique ou oxamlique,
(?HUzO=^=:p^*^,, » qui se prépare en faisant fondre de l'aniline avec un
grand excès d'acide oxalique. Belles lames peu solubles dans l'eau froide, trè»-
4&t OIE A.
solubles diins l'eau bouillante et dans Talcool, solubles dans Téther. L*eaa bouillante, même ammoniacale, ne Taltère pas; la potasse en dégage à chaud de Taniline; les acides minéraux le transforment en acide oxalique et en un sel de phénylamine. Une température élevée le transforme en oxanilide G*^ll"ÂzV avec dégagement d*oxyde de carbone, d acide carbonique et d*eau. 11 forme des sels généralement bien cristallisés. L. Hh.
• •XANILAHIDE Dérivé de Voxamide {voy. ce mot). L. Ib.
OïLAiinriiAiVE. Éther amylique de Tacide oxamique (voy. Éthbrs).
OXANILIBE. Dérivé de Toxamide, se forme également aux dépens de Tacide oxanilique (voy. Oxamioe et Oxamique [Acide]). L. Hn.
OXANlLllVE. Voy. Phénol.
OXAIVILIQUE (Acide). Dérivé de Tacide oxamique (voy. Oxamique [icufe]).
OXA!VTHBACÈKE. Voy. OxïANTHRACÈlfE. L. Hll.
OILATOLVIQCE (Acide). C^'H^'O^. Ce corps, encore connu sous le Dom diacide oxalolyliqtte, est Tun des produits de la décomposition de Tacide vulpique. Ce dernier, soumis à une ébullition prolongée avec de la potasse d*une densité de i, 05 à 1,15, se décompose totalement en alcool méthylique, anhydride carbonique et acide oxatoluique. La réaction est exprimée par Téquation suivante :
Ci»H»^0* -h 3H«0 = C^H^O» -f- CIl^O -f- 2C0«.
Acide Acide Alcool
▼ulpique. oxaloluique. métbylique.
On sépare Tacide oxatoluique des autres produits au moyen de Tacide chlorhydrique qui le précipite de la solution. PuriQé par cristallisation dans Taloool bouillant, il se présente en grands prismes rhomboîdaux droits, friables, isses durs, fusibles à 154 degrés, volalilisables avec décomposition partielle à une température plus élevée. Il est peu soluble dans Teau bouillante, mais se dissout aisément dans Falcool bouillant et dans Télher.
La potasse à TébuUition le dédouble eu acide oxalique et en toluène:
C"11»W 4- H'O = CK)4i» H- 2(C'fl«).
Ses sels sont généralement cristallisables. L. Hh.
OILEA (Fernando). Médecin espagnol de la un du dix-huitième siècle, néca Galice, lit ses études à l'Université de Santiago et y prit le bonnet de docteur. Il devint, par la suite, professeur de médecine à la même école, membre de TAcadémie de médecine de Madrid, examinateur pour le protomédicat, enfin premier médecin titulaire de la cité de Betanzos et de Thôpital de San-Antoaie
OXtTHTLOUINOLfilNEAMMONIUM. 455
i« OÉDt ion ouTnge intitulé : Disertacian médica de la ùmpUddad y \ am qve te debe ejercer la medicina (Santiago, 1777, in-4»)» il expose ges la doctrine du pouls de Solano de Lucques, mais ne fait guère roriginalité. L. Hii.
Vinaigres médicinaux, c*est-à-dirc médicaments composés avec igre renfermant en dissolution des principes actifs. On leur donne
> nom d'acétolei. Ceux qui sont préparés par macération constituent lUes solutions très-analogues aux vins médicinaux. Ceux qu*on obtient llaiion et qu*on désigne de préférence sous le nom d'axéoUUê ne conque du vinaigre et les principes volatils des plantes. L. Hii.
niYljAHliVES. Quand on fait réagir de l'ammoniaque aqueuse sur de Téthylène, il y a dégagement de chaleur et formation de trois bases,
. : Voxelhylamine ou Aydrox^î'^ytemin^? (C«H\OH)AzH*=[Jî!/?^ .
( GH'.AzH'
[ue avec Taldéhyd^-ammoniaque, qui est une oxaldine (voy. ce mot) ;
hylamine (C*H'.OH)>AzH, et la trioxéthylamine (C>H'.OH)'As. On obUent
rfaydrates de ces bases en chauffant à 100 degrés la chlorbydrine
{ue avec de l'ammoniaque aqueuse. Pour séparer les trois bases, on pro-
lifférences de solubilité des sels ainsi obtenus, ainsi que des chloropla-
ans Falcool. Elles sont toutes trois sirupeuses, très-solubles dans l'eau.
Unes. Leurs sels sont cristallisables.
niVliB. On désigne sous ce nom le groupe monoatomique C*H*.0 ou .0, qui entre dans les éthers composés de Téthyle. L*oxygène du groupe
> considéré comme soudant le radical alcoolique au radical acide. Citons très Vétker nitrique on nitrate d'éthyle AzO^O.C'HS letulfate d'e'thyle
•^J*. Véther filicique Si(O.CW)*, etc.
\me nom a encore été donné à un groupe tout différent, également miqne, qui se trouve rivé par le carbone aux autres atomes des corps iferment. Ce groupe a pour composition G*HK) = GH'.CH'.OH et mériterait nom d^hydroxéùiylène; il entre dans la chlorbydrine, dans les bases liques, etc. Telles sont la chlorbydrine du glycol GH'.OH.CH'.Cl, Toxée (CH*.OH.CH')AzH', la trioxéthylamine ou tribydroxéthylamine CH*)>Ax, etc. L. Hn.
WTMtviwoLÉi!VEAiHiiio:viiJM (Chlordrb d'). C^'H^'AzOCl. g I. Corps dont H. Wûrtz a récemment réalisé la synthèse, en traihaud 16 grammes de quinoléine par 10 grammes de chlorbydrine |ue; on prend de la quinoléine préparée par distillation de la cinavec la potasse et présentant, après un grand nombre de rectiiile point d'ébullition 258-240 degrés. Au bout de trois jours, lorsque B oléagineuse a disparu, on laisse refroidir, on agite avec Téther et on e. On dissout dans Teau, et la solution se prend au bout de quelques une masse de cristaux bruns que Ion comprime fortement, puis issont dans l'alcool absolu; la solution, décolorée par le charbon anilis filtrée bouillante, est additionnée d'éther anhydre» de iA«m<^ V
454 OXÉTUYLSTRYGUNINE.
superposer ce dernier à la couche alcoolique. Du jour au leodemaûiy odle-ci se remplit de magnifiques prismes incolores, dont quekpies-iuis trayerMut le Tase tout entier.
Le chlorure d*oxéthylquinoléineammonium présente une saveur amère, attire rhumidité de Tair et est très-soluble dans Teau et dans Talcool, insoluble dans Tëther; sa solution aqueuse n'est pas précipitée par Tammoniaque et donne avec la potasse un précipité épais et coloré. Par ëbuUition avec Toxyde d*argent. elle donne du chlorure d'argent et de l'argent réduit; la liqueur filtrée présente aae forte réaction alcaline et se colore en rouge cramoisi. Il s'unit au sublimé corrosif pour former un composé cristallin de composition 5C"H^*AzOC1.6HgCI^ Le chlorure d'or produit dans la solution du chlorhydrate un précipité jaune pur, soluble dans l'eau bouillante, cristallisable, C^ WAzOCl.AuCl', le chlorure de platine un pr^ipité jaune chamois, également soluble dans Feau bouillante et cristallisable (C"H«AiOCI)». PtCl*.
g II. AetloB physiologique. Les propriétés physiologiques de ce composé ont été étudiées dans le laboratoire de pathologie expérimentale par M. Bochefontaine. Le chlorure d'oxéthylquinoléineammonium est très-toxique ponr les grenouilles et les mammifères inférieurs. 51 milligrammes injectés sous lapera d'un cobaye pesant 370 grammes ont amené la mort de ranimai au bout de douze minutes, avec des symptômes généraux de paralysie; 6 centigrammes en injection hypodermique ont tué une grenouille verte vigoureuse en deux h«iRs quinze minutes avec les mêmes symptômes généraux d'engourdissement panlftique. Après la ligature de l'artère iliaque d'un côté chez une grenouille, l'injection sous la peau de l'avant-bras de 37 milligrammes de substance rend raDinud inerte, sauf dans le membre mis à l'abri du poison par la ligature, dont les mouvements spontanés et réflexes sont conservés; on constate en même tempi que l'excitomotricité du nerf sciatique du côté paralysé est abolie, tandis qu'elle est conservée dans le membre postérieur dont l'artère est liée. U contractilité musculaire persiste partout. Les battements du cœur tombent de 50 à 20 par minute.
En résumé, le poison n'agit ni sur les muscles, ni sur les centres nerveux, ni sur les nerfs de la sensibilité ; il parait, du moins chez la grenouille, agir comme le curare, c'est-à-dire en empêchant les excitations motrices de passer du nerf au muscle ; cependant son action diffère de celle du curare en ce qu'il ralentit considérablement les battements du cœur, propriété qui n'appartient pas au curare (Bochefontaine, in Compt. rend. Acad. des teienc., t. XCT> p, 4293, 1882). L. 11».
OXÉTHYLSTItYCHNINE (GHr^RURB d'). C^^H»Az*0^ (C*H^OII)CI-hV0. On obtient ce composé en chauffant longtemps la strychnine de 120 à 160 de grés avec la chlorhydrine éthylénique et l'alcool. Par évaporation elle forme ta résidu composé de cristaux soyeux et brillants, groupés par faisceaux. Sa saveur est douce et suivie d'un arrière-goût amer.
Le chlorure d'oxéthylstrychnine ou d'oxéthylstrychnium, traité par le nitrate et le sulfate d'argent, se transforme en nitrate et en sulfate d'oxéthylstrychnine; ce dernier renferme deux molécules d'eau de cristallisation. Lorsqu'on bit agir sur lui une solution barytique, on obtient par substitution du groupe OH aa groupe acide le composé : (?*H*»Az«0«.(C«H*.OH)OH= C»H«»Art)S Vk^dnlt
OXIMIDONAPHTOL. 455
d^axéihyUtryckninet qui se dépose de sa solution alcoolique, lorsqu'on la traite par rétber, en faisceaux cristallins blancs. Cet hydrate est à TozëthyLstrychnium ce que Tammoniaque est à rammonium.
Le chlorure d'oxéthylstrychnine a été lobjet d*études physiologiques de la pari de Vaillant. Ses expériences, faites au laboratoire de Tubingue, ont porté sar des grenouilles et sur de petits mammifôres. Chez les grenouilles, une dose de 5 milligrammes en injection sous-cutanée suffit généralement pour donner la mort; à dose inférieure on obserYc une paralysie temporaire, et Tanimal fmit par se remettre. L'un des principaux symptômes et des plus précoces, c*est ï'byperesthésie, à laquelle ne tardent pas à se joindre des troubles de la motilité, firéinissements, incoordination des mouvetnents, à la suite d'excitation, tremblement général et perte graduelle de la motilité; à la dose de 0,354 milligrammes ce sont des convulsions suivies de rigidité tétanique, au bout de Ireote-deux heures Tanimal revient à son état normal; à la dose de 1,77, la rigidité tétanique arec moi*t apparente s'établit au bout d'un grand quart d'heure à une demi-heure en général; la grenouille se remet au bout d'un temps plus ou moins long.
Pendant la période de paralysie, les nerfs ne réagissent plus aux excitants, tandis que rirritabilité musculaire persiste comme dans l'empoisonnement par le curare; un nerf sciatique plonge directement dans une solution du poison perd son irritabilité. Si par la ligature des vaisseaux on met à l'abri du poison Ton des membres postérieurs, l'excitation du nerf sciatique de ce côté est suivie de contractions musculaires, tandis que le congénère ne réagit plus. Le cœur o'est pas affecté dans la paralysie totale des nerfs musculaires. Au contraire, les eosiirs lymphatiques se trouvent entièrement paralysés comme par le curare. La respiration, d'abord accélérée et régulière, devient ensuite irrégulière et finit par se suspendre. A forte dose, la pupille se trouve rëtrécie.
Sur les animaux à sang chaud, les effets sont analogues : hyperesthésie, accélération du pouls et de la respiration, tremblements, convulsions, paralysie ; lorsque, chez le lapin en expérience, la quantité de poison atteint 26 milligrammes (par doives successives en trente-deux minutes), il se produit aussitôt des convulsions et du tétanos, mais les convulsions dominent la scène; en même temps les pupilles se rétrécissent; puis survient l'adynamie et, quarante et une minutes après le début de l'expérience, la mort.
Comme on le voit, l'action du chlorure d'oxéthylstrychnine présente quelque analogie avec celle de la strychnine (augmentation de l'excitabilité réflexe pendant la première période de l'intoxication et pendant la période de rétablissement) et par ses autres effets rappelle l'action du curare (paralysie totale des nerfs moteurs, conservation de Tirritabilité musculaire). D'après Vaillant, la facilité du dosage et de la conservation du chlorure d oxéthylstrychnine en font un agent précieux pour les expériences physiologiques sur la paralysie des nerfs moteurs (Journal de ranatomie et de la physiologie^ t. VII, p. 256, 1870-1871). L. llif.
C AzH •XiJiiiHNilAPHTOL. C^'^II'^AzO* = G'<^H* \ 0. Se forme en faisant
(OH bouillir avec l'eau le dimidonaphtol, tant qu'il se dégage de l'ammoniaque. L'oximidonaphtol se sépare déjà en partie pendant la réaction, entièrement
455 OXYâCâNTHINE.
pendant le refroidissement ; il se présente sous la forme d'aigniHes roogeâtres, insolubles dans Téther, peu solublcs dans l'eau, très-soluMes dans Talcool.
L'oximidonaphtol est transformé par Tacide chlorhydrique bouillant* Tadde suifurique concentré et froid, et par les alcalis bouillants, en ammoniaque qai se d^age et en oxynaphtoquinone (voy, ce mot).
Soumis aux agents réducteurs, il fixe deux atomes d'hydrogène et se transforme en un corps qui a pour composition C^^Ii* 1 fr^u\t» loxojnidonapkiol on
amidodioxynaphtaltne. Ce composé trT^-altérablc n'a jamais pu être isolé ; on ne connaît que son chlorhydrate C*^H*(OH)'.AzH'.HGI, qui, sous i'infloenee de l'ammoniaque et en présence de l'air, régénère l'oximidonaphtol. L. Hh.
•XIXD1Ca:viivb. C^'^AzO**. Se dépose pendant Tévaporation spontanée de la solution d*indicanine. C'est une matière gommeuse, brune, d'une safeur désagréable, qu'on purifie en la reprenant plusieurs fois par Taloool et la précipitant chaque fois par Teau. Quand ou fait bouillir l'oxindicanine aTec i'adde suifurique étendu, il paraît se dédoubler en indifuscine et en indiglucine. Li réaction peut s'exprimer par l'équation suivante :
2C--*lî«AzO*« = C«^fl--«Ai*0» -t- aCMPt)' -t- 4C0* -f- 5HK).
Oiindicaoine. indirascine. iDdîglucîne.
•UKDICASIXE. C^Mi^AzH)''. Corps semblable à l'oxindicanine, nuis de composition différente d'après Scliunk. Il se forme dans l'éraporatûm des solutions d'indican à chaud et on le purifie, comme Toxindicanine, par des traitements répétés à l'alcool et à l'eau. Matière visqueuse, brune, dont b solution aqueuse est précipitée eu jaune par l'acétate neutre de plomb : C»Il^*Az'0».4PbO.
On explique la formation de Toxindicasiiic par la transformation de l'indican en indiglucine et eu imiicanine ; cette dernière, en s'oxydant, fournit de l'oiifldicanine, qui à son tour se dédouble en indiglucine et en oxindicasine:
2 (C*«1l»AzO»« -h 5HH) = C*H»«AzH)»» + 2C«H»«0«).
OxiadicaniDe. Otindicasine. ladigtociDe.