L. Hfl
OXYitWTBBACÈNE. Ci^H^(O^)''. Nom donné par Andersen à Vanthraquiuone. On le prépare en dissolvant l'anthracène C^^W^ dans l'acide aeétiqueeristallisable et y ajoutant une solution d'acide chromique dans l'acide acétique^ Une partie de l'anthraquinone se précipite immédiatement, l'autre se dépose
OIYANTURAQUINONE. 459
sont rinAnenoe de l'eau. On obtient encore ce corps en trtfitant à diaud l'anthracine par Tacide nitrique de i, 2 de densité.
Quand Toxyanthracène est pur, il est en cristaux soyeux presque incolores, fiifible« à 375 degrés, sublimables en longues aiguilles ; peu soluble dans Taleool et la benzine, il se dissout aisément et sans altération dans Tacide nitrique concentré; très-stable, il n'est pas attaqué par les agents hydrogénants; chauffé âTec dix fois son poids de zinc, il donne de Tanthracène ; Thjdrogène nécestaiie pour cette transformation vient de Tliydrate d'oxyde de zinc mêlé au zinc en poudre.
L'anthraquinone donne des produits de substitution brome, chloré, nitré, etc. Parmi ces produits le plus remarquable est Vanthraquinone binitrée ou réactif de Friutche^ encore appelé oxyphotène binilre\ dont la composition est exprimée par la formule : C*^H*(ÂzO')'0*. Il se prépare en cbaulbnt à 90 degrés un mélange de 500 centimètres cubes d'acide nitrique d'une densité de 1 ,40 et de 3500 centimètres cubes d'eau ; on ajoute 15 d'anthracène pulvérisé et on agite. Une fois Tanthracène transformée en une matière floconneuse, on fait bouillir le mélange tant qu'il se dégage des vapeurs nitreuses, puis on filtre la liqueur booillante. Le filtre retient une matière jaune paille, d'oîi on sépare Tanthraquinone binitrée par solution dans iOOO parties d'alcool à 95 degrés. L'alcool dépose l'anthraquinone binitrée à l'état cristallisé par le refroidissement.
Ce composé, dissout dans la benzine, donne avec les hydrocarbures des combinaisons qui, vues au microscope, présentent des couleurs et des formes caractéristiques, permettant dans certains cas de distinguer ces hydrocarbures les uns des antres. L. Hn.
•XTAIVTBRAQVIWOWE. C**HH)'. Ce composé se produit quand on fond avec précaution du sulfoanthroquinonate de potassium ou de la monobromoanthraquinone avec la potasse caustique; pour le séparer de l'alizarine qui se forme en même temps, on fait bouillir le mélange avec de Teau et du carbonate de calcium ou de baryum; Talizarine se précipite, l'oxpnthraquinone reste en solution. Ce corps prend encore naissance lorsqu'on transforme l'amidoanthraqoinone en diazodérivé à l'aide de Tacide azoteux, puis qu'on décompose ce dernier par l'eau bouillante; il se forme encore en même temps que son isomère VéryÛtroxyanthraquinone, quand on chauffe l'acide phénique ou sulfophénique, Toxjsulfobenzide, Tanisol, l'acide anisique, l'acide salicylique, etc., avec Tanhydride phtalique et l'acide sulfurique concentré, puisqu'on précipite par Teau le produit de la réaction. L'ammoniaque dissout l'oxyanthraquinone et laisse l'érylliroxyanthraquinonc intacte; c'est un moyen de séparer ces deux corps; pour les purifier, on les transforme en sels barytiques.
L'oxyauthraquinone cristallise en lamelles ou en aiguilles jaunfttres, qui ne fondent pas encore h 285 degrés, mais se laissent sublimer. Elle est soluble en brun rouge dans les alcalis et l'eau de baryte.
Chaufféeavecranhydrideacétique,elledonneunétheracétiqneC'^H^(O.CHH))OS cristallisé en aiguilles incolores, fusibles à 158 degrés.
Vérythroxyanthraquinone^ l'isomère de la précédente, est en aiguilles orangées, fusibles vers 180 degrés, sublimables à partir de 150 degrés.
Il existe en outre des :
!• DI0XYA5THRAQCIR0NES. C"H«0* = C«W(OH)«0*. On en connaît huit isomères, Valisarine, la quinizarine^ la purpuroxanthine^ Vaeide franguliquCf
460 OXTBEIIZAMIQUE.
Vanthraflavone^ Y acide anthraflaviquef Y acide iionthraflatiqne et U cbysazine ;
2* TRioxTAifTBRAQiniioRis. C*^EHfi = Ci*H^OH)H)*. Ce groupe renferme quatre combinaisons isomères, la purpurine^ Yantkrapurpwrinej la ftavofw^ purine et Yoxychrysazine;
3» Tétraoxtarthràquinorbs. C'^HH)* = G'*H*(0H)H)^ 11 en existe denx modifications isomériques, YanirhachryBone et la rufiopine;
i^ Hbxaoxyantraqoinore. C'est Yacide rufigaUiqmet C^^UH)* -f- 3HW = C"fl«(OH)W -f.2 H«0.
OXTBEWZAHIDE. Voy. OxTBBIfZOÏQDE (Acidc).
i AtH* OXTBEKZAMIQVE (Acide). CTHUzO'=:C*H* | ^ ^^. L*aeide oxjbenii-
mique ou amidobenzoïque présente trois modifications isomériques qui s'obtisDnent par réduction des trois acides nitrobenzoïques, le plus aisément en chaoffiuit ces derniers avec Tétbor et l'acide chlorbydrique concentré.. Quand la réadion est terminée, on ajoute de l'eau au produit, on précipite par un excès de eaiixH nate de sodium, on filtre et on concentre la liqueur par évaporation» puis €B acidulé au moyen de Tacide acétique.
Vacide orthoamidobenzoïque, encore appelé acide arUhraniliquet s'obtiest on outre en faisant bouillir pendant plusieurs jours i partie d'indigo ifoc iO parties de soude caustique en solution, à 1,38 de densité, igoutant peu i peu du bioxyde de manganèse finement broyé et de l'eau au fur et à mesure qu'elle s'évapore. Quand la masse a pris une teinte jaune clair, on la dissout dm l'eau, on neutralise par lacide sulfurique, on filtre, on évapore à siccité et on' épuise parTalcool. On fait évaporer, et le sel qui reste est repris par l'etaet décomposé par l'acide acétique.
On peut encore préparer l'acide amidobenzoïque en traitant par l'amalgaiBe de sodium les acides amidométabromobenzoïques, résultant de la réduction dei deux acides nitrométabromobenzoïques.
Les acides oxybenzamiques prennent en outre naissance dans diverses antici circonstances sur lesquelles nons n'insisterons pas ici.
Tous trois se comportent comme le glycol et donnent des sels bien carulérisés avec les acides aussi bien qu'avec les oxydes métalliques. Quand on les chauffe au-dessus de leur point de fusion, ils se dédoublent en aniline et eo anhydride carbonique.
1® Acide orthoahidobenzoïque ou arthrahilique. Cristallise en prism» déliés et incolores ou en paillettes peu solubles dans l'eau froide, très-solohlei dans l'eau chaude et dans l'alcool, fusibles à 144-i 45 degrés.
2® Acide HÉTAMiDOBEiizoïQnE. Cristallise en fines aiguilles incolores, gronpéei sous forme de mamelons, peu solubles dans l'eau froide, trè»-8olublc8 dans l'etu bouillante. Il fond de i 75 à 174 degrés.
3° Acide paramidobbnzoïqde ou amidodacrtlique. Aiguilles minces et alleogées, assez solubles dans l'eau, fusibles de 186 à 187 degrés.
On connaît un grand nombre de dérivés bromes, nitrés, cyanogènes, etc., de ces acides amidés; nous devons nous borner ici à en signaler l'existence, ainsi que celle de trois acides diamibenzoïques C*U'(AzH*)%œ.OU, de Tacide triamibenzoïque C«fl«(Azfl«)H;O.OIl, etc., etc. L Hk.
OIYBBNZOIQUES. 4«1
.^ ^,., ,^ , ( C«H*(AzH«)CO ^
•xnENXO»lAHlDE. Cli'Az'O = Az | ^ ^ ^ • Synonyme : ami-
dobemzamide. Longtemps considère comme de la phëDylurëe» avec laquelle il est isomère, et appelé carbonilaniide par Gerbardt, ce corps s'obtient par l'action do suirhydrate d'ammoniaque sur la nitrobenzaniide en solution aqueuse.
Beaux prismes transparents, nplatis, faiblement colorés eu jaune, renfermant une molécule d'eau de cristallisation qu'ils perdent entre 100 et i20 degrés ; Ut CiMident à 73 degrés, sont inodores, d'une saveur fraîche et un peu amère, Irèt-solubles dans Teau, dans l'alcool et dans l'éther.
L'oxybeniodiamide se décompose au-dessus de lOO degrés ; sa solution aqueuse à l'ébullition donne de l'azote et de l'oxybenzamide ; la potasse la dédouble en ammoniaque et en acide oxybenzamique, qui se détruit lui-même à une liante température. Elle présente les caractères d'un alcaloïde et donne des sels bien définis, à réaction acide. L. Hk.
!0H COOH' ^° connaît trois
eeides isomères, représentant de l'acide benzoïque, plus de l'oxygène. Us sont tons trois monosabiques et jouent en même temps le rôle de phénols monoatomiques. Quand on les traite par des carbonates, l'hydrogène du groupe CO.OIl est seul remplacé par un métal et l'on a un oxybenzoate neutre; si au contraire en fait intervenir une base libre puissante, l'hydrogène de l'oxliydryle, déterrai- ■■■t la fonction de phénol, est remplacé à son tour, et l'on a un oxybenzoate bauque. Les sels basiques sont peu stables et décomposés déjà en solution aipteosc par l'acide carbonique qui les ramène à l'état de sels neutres, à l'instar éet phénols.
1* AciDB oRTHOBE!fzoiQUB OU SALicYLiQUE. Ce corps a été traité à son rang alphabétique {voy. Salictliqce [Acide]).
2* Acide xétaoxtbenzoïqoe ou oxtbenzoïque proprement dit. Ce corps se produit quand on fait passer un courant d'acide azoteux dans une solution aqœose étendue et bouillante d'acide métamidobenzoïque, tant qu'il se dégage de Tazote: il prend encore naissance par l'ébullition du niti^te de l'acide métadiaiobenzolque avec de l'eau par la fusion i)otassique des acides métachlorobeniofque, niétabromobenzoïque, métaiodobenzoïque et mélasulfobenzoïque, et du roétacrésol, ou enfin en chauffant le métacyanphénol à iOO degrés avec de l'acide chlorhydrique.
Cristaux microscopiques ou gros cristaux mamelonnés. Il est anhydre, peu aoinble dans l'eau froide, davantage dans l'eau chaude, et fond entre 190 et 195 degrés.
Plus stable que ses deux isomères, il peut être distillé sans altération, ne se décompose pas quand on le chauffe à 270 degrés avec de l'acide chlorhydrique, mais par l'application brusque de la chaleur ou distillé en présence de la chaux n se dédouble en acide carbonique et en phénol.
La solution aqueuse d'acide oxybenzoïque se distingue de celle d'acide salicy- Kqoe en ce qu'elle n'est pas colorée en violet par le perchlorure de fer.
C*est un acide énergique. Les oxybenzoates alcalins sont très-solubles et cristallisent diflicilcmant, ceux des métaux alcalino-terreux se dissolvent moins bien, les autres oxybenzoates sont insolubles.
On obtient des produits de substitution iodés, nitrés, etc., de l'acide oxybensoique, en traitant par l'iode, l'acide nitrique, etc., Tacide diazoamidobeuzoîque.
Ali% OXTBENZOlQUES.
Sous raciion du chlorure d*acétyle, il donne de i*acide aoétox]^beiizoiq[iiev par raction de Tanhydridc sulfuricpie de Tacide sulfoxybenxolque.
3* AciDi PAftAonuHzoHinK. Ce corps prend naissance eo faisant réagir h combinaison potassiqoe du phënol sur l'acide carbonique, exacCemeot eomme l'acide salieyiiqoe se produit au moyen de la combinaison sodiqoe du phénoL Néanmoins, on ne doit faire arriver Tanhydride carbonique que lorsque h masse est chauffée à 170 degrés; on âève ensuite rapidement la tempârators ▼ers 2i0 degrés. Le salicylate de potassium sec, ainsi obtenu, doit être chaulK de 210 à 220 degrés aussi longtemps qu'il se dégage du phénol, après quoi il s*est transformé en paraoxybenzoate de potassium basique. On n'obtiendrait pas le même résultat avec le salicylate de sodium.
Le même acide se forme encore dans diverses autres drconalaiices» tm, fiusaat passer un courant d'acide azoteux dans une solution très-étendue et boniUaate d'acide paramidobenzoïque, en soumettant à la fusion potassique de l'adii anisique, de l'acide paraiodobenzoîque, de Tacide parasulïbbenzolque, du par^ crésol, de l'acide phlorétique, de l'acide amidohydrocinnamique et divenei résines telles que le benjoin* le sang-dragon, l'aloès, la résine acaroîde, etc.; enCn il se produit en petite quantité en fondant à une haute température de l'acide benzoïque avec de la potasse caustique.
Prismes monocliniques transparents, renfermant une molécule d'eau, biea plus solubles dans l'eau froide que l'acide salicylique, très-soluUes dans l'en bouillante et dans l'alcool, presque insolubles dans le chloroforme, qui dissout bien l'acide salicylique.
Anhydre, il fond à 210 degrés, en se décomposant en partie en anhydride carbonique et en phénol. La solution aqueuse n'est pas colorée en violet par le perchlorure de fer, mais donne un précipité jaune amorphe, soluble dûis an excès de réactif. Avec le perchlorure de phosphore, il donne du chlorure de parachlorobenzoyle.
Il donne divers dérivés et produits de substitution parmi lesquels Tacide nitroparaoxybenzoïque obtenu par l'action de l'acide nitrique étendu sur l'acide paraoxybenzoïque et l'acide méthylparnoxybenzoïque ou amsique [voy. ce mot) (|u'on prépare en chauffant vers 140 degrés une molécule d'acide paraox;* benzoïque avec 2 molécules de potasse et 2 molécules d'iodure de méthyle, pois décomposant l'éther méthylique ainsi formé par la solution potassique.
Ses sels sont analogues à ceux de l'acide métaoxybenzoïque.
L'amide correspondant à l'acide oxybenzoïque, Voxybenzamide CVAiO*
ÎGO.AzH* ' prend naissance en faisant bouillir la solution aqueofll
d'azotate de diazobenzamide, obtenu lui-même en traitant l'amidobenzcideoii oxybenzodiamide G*H^(AzH*)CO.AzH* par l'acide azoteux. Cristaux blancs, pet solubles dans l'eau .froide, assez solubles dans l'eau bouillante, dans l'alcool et dans l'éther. Traitée par l'hydrate de potasse, elle se transforme en adde oxybenzoïque.
L'amide oxybenzoïque est isomérique avec l'acide amidobenioîque ou oz]^Ma* zamique, avec lequel elle présente des rapports semblables à ceux qui lient h lactamide à l'alanine.
Acides dioxybenzoïques. On connaît six acides ayant pour composition / fO' OH CWO* = C'IP ) /^«v, et représentant de l'acide benzoïque, plus denx
OXTBENZURAMIQUE.
atomes d'oxygèoe. Ce sont Tacide prolocatéchiqae, l'acide oxysalicyliqne, l'acide hypogtllique, qui sont traités à leur rang alphabétique, et trois autres qui n'ont pas reçu de nom particulier. Nous empruntons au Dictionnaire de chimie de Wûrti le tableau synoptique des propriétés de ces acides, tel que l'a donné Asher :