‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. DechambreChapitre 26 sur 72 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

•3LTCABBOXYLIQUE (Acide). C^^IP'^O'' (Lcrch). S'obtient par oxydation

DUT. BHC. 2* t. XIX. 1»^

466 OIYCÉPHALIEHS.

de l'acide carboxylique ou des acides hydrocarboxyH(iiies m mojen da dilore, en présence de Tean, ou au moyen de Tacide azotique.

Prismes rhomboïdaux obliques incolores, peu solubles dans Tean* inscdoUes dans Talcool et TtHher, solubles dans Tacide nitrique» non altérés par Tean renfermant de Taramoniaque; à i(M) degrés l'acide oxycarboxylique se colore en rouge brun et se dissout alors dans Teau qu'il colore en rouge censé. Quand on le cbaufTe avec l'eau, il donne de l'oxygène et de l'acide bihydrocarboxyliqiie; sous l'influence des bases, il subit une transformation analogue. L. Éh.

OXTCARSli\*lQlJE (Acidb). Suivant Schutzenberger, la cochenille renfermerait à côté de l'acide carminique, dont il a été question à l'article Cochehilli, p. 195, un autre acide plus oxygéné auquel il a donné le nom d'acide oxycarminique, et qui se trouverait d'habitude mélangé avec l'acide carminiqne. Cette manière de voir expliquerait les divergences dans les formules données pour la composition de l'acide carminique. Schutzenberger attribue à ce dernier la formule CMIH)' et à son acide oxycarminique la formule C*H*0^. L. Ev.

OXTCATÉClli:BËTni^. C'^H^'O*. Produit accessoire obtenu en même temps que l'acide japonique et la mimotannirétine dans la préparation de l'adde cachoutannique, c'est-à-dire en épuisant par l'alcool fort l'extrait aquenx de cachou; l'éther précipite ces trois substances de leur solution alcooliqae, tandis que l'acide oachoutannique reste en solution. Nous n'insisterons pu davantage sur ce composé encore mal connu. L. Hh.

•mrcËDBE. Voy. Câdr.

OXTCÉPHALC Anthropoloi^e. Dans la classification de Yirchow, variété de brachyccphalc, dans laquelle la tête est pointue ou en pain de sucre et qui résulte d'une synoslose des pariétaux avec l'occipital et le temporal (vof. Craxe, p. 486). D.

OXTCÉPHALIENS. MM. Duméril et Bibron, dans leur Erpétologie générak (t. VU, p. 797), ont donné le nom d'Oxyccphaliens (de àlvç, pointu, et xifol^, tête) à des Serpents opisthoglyphes (voy, le mot Serpents) dont le corps est allongé, la lête longue, étroite et prolongée antérieurement en un rostre ligo qui est formé par le museau et qui dépasse notablement la mâchoire inférieure. Oette particularité de structure détermine une forme spéciale des plaques do sommet de la tête et de la face : ainsi la plaque rostrale ressemble à une trompe qui, cependant, n'est jamais perforée par les conduits des narines; les plaques nasales latérales sont très-étroites, les deux frontales antérieures presque quadrilatères, contiguês par son bord médian, et appliquées en arrière contre la plaque préoculaire, en avant contre les plaques fronto-nasales. Un silloo s'étend de la plaque nasale à la commissure de la bouche et limite un espace i*evêtu de 6 ou 7 pla(]ues sus-labiales. D'autre part, les plaques gulaires offireot un aspect caractéristique ; une petite mentonnière triangulaire est suivie de deux sous-mentales découpées en cœur avec l'échancrure située en avant, et en dedans des 9 ou iO plaques sous-labiales se montrent 2 plaques très-étroites occupant près de la moitié de la longueur de la mâchoire inférieure et embrassant entre elles les premiers termes de la série des écailles gulaires.

OIYCHLORIQUE. 467

Les Oxycépbaliens se trouvent dans TAsie méridionale, dans rAmérique diiude, dans l'Afrique tropicale et à Madagascar. Us se tiennent souvent enroulés autour des branches des arbres, avec le feuillage desquels ils se confondent grâce à leur couleur verte, et guettent ainsi les petits mammifères et les oiseaux dont ils font leur nourriture. Ce sont des Serpents à peu près inoOcnsifs qui ne mordent que lorsqu'ils sont fortement excités et qui, même dans ce cas, ne produisent d'ordinaire que de légères écorchures au moyen de leurs dents antérieures. Celles-ci sont des crochets lisses, destinés sans doute à mamtenir la prue et à la refouler du côté de l'arrière-bouche oh se trouvent les dents Cannelées qui, seules, peuvent inoculer le venin.

Dans cette famille d'Ophidiens opisthoglyphes rentrent le genre Langaha ou mfhoihynf\ne (Xiphorhynchus Wagl.), qui porte le même nom latin que certains PSMsereaux américains de la famille des Dendrocolaptidae et qui a pour patrie nie de Madagascar; le genre Dryine (Dryinus Merrem), venant des Indes Orientales; le genre Oxybèle (Oxyhelis Wagl.), représenté à la fois à la Guyane et au €ftbon, et le genre Tragops (Tragops Wagl.), originaire des mêmes contrées que les Dryines.

Au dire de certains voyageurs, les Tragops, qui portent une livrée verte, poorraient à la manière des Caméléons modifier dans de certaines limites leur teinte naturelle, afin de la mettre en harmonie avec les objets environnants. Cette teinte est produite par un pigment très-abondant qui se dissout facilement dans l'alcool, et par conséquent n'est plus apparente sur les spécimens conservés dqmis longtemps dans les collections. Parmi les Oxybèles, l'OxybcIe bronzé {Oxybelus œneiis)^ qui parait fort commun dans l'Amérique méridionale, se fait ramarquer par l'extrême gracilité de son corps, long de i^^^O ou même de S mètres et mesurant à peine i centimèti-e de diamètre. Enfin le Langaha porte- ^pée et le Langaha crête-de-coq (Langaha ensifera et L, crista-galli D. et fi.) ent des physionomies très-singulières, grâce à leur museau prolongé en une kme triangulaire ou dilaté en une feuille dentelée sur les bords.

E. OnSTALET.

•XTCnLORACÈTTUE OU ÉTHER CmORÉ. CMPCPO. Ce COrpS, qui

mériterait plutôt le nom d'éthcr tétrachloré, s'obtient en faisant passer pendant plusieurs heures sur de Tcther pur un courant de chlore d'abord à 0 degré, puis portant graduellement la température à 90 et iOO degrés. A un moment donné se produit tumultueusement de Tacide chlorhydrique; on abaisse la température au-dessous de 0 degré et on obtient un liquide jaune, fiunant, qu'on chauffe au bain-mnrie, puis qu'on lave à l'eau, ùi corps est doué d'une odeur agréable, son point d'ébullition n'est pas constant ; il a pour densité i,5008. L*eau décompose l'oxychloracétyle à la longue; traité par le potassium, il dégage un gaz combustible avec une flamme verte, le chloréthvlènc ; enfin par l'action de l'acide suirhydrique il se forme un produit cristallisabie, ^ n'est autre chose que de Voxysulfacélyle (voy. ce mot), l'éthcr sulfuré CWS'O; en même temps on obtient de l'éther chlorosulfuré C*II'C1'S0, également cristallisable, insoluble dans l'eau et fusible entre 70 et 72 degrés.

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