‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. DechambreChapitre 29 sur 72 · AU OXYDES · texte numérisé non relu

AU OXYDES

elle se dissout aisément dans Teau et est précipitée par l*acétate de plomb ; elle est soluble dans Talcool, Téther la précipite de sa solution. Par ëbôllitioa a?ec de Tacide clilorhydrique dilué à 4 pour 100, il se forme, outre de la glycose, une matière colorante rouge. La cyclopine ne précipite pas la gélatine ni Témétique. Elle ne présente pas de saveur astringente.

L oxycyclopine paraît se former dans la plante même aux dépens de la cyclopine ; elle est insoluble dans lalcool absolu et fournit des produits de décomposition analogues à ceux de la cyclopine. L. Hx.

OXYDES. Chimie. L*oxygène se combine avec les métalloïdes et avec les métaux; avec les premiers, il forme, eu général, des acides, qui ont étë étudiés au mot Acides. Nous ne nous occuperons ici que de la combinaison de l'oxygèoe avec les métaux.

Tous les métaux se combinent avec Toxygène, soit directement, soit d*iiM manière indirecte. La combinaison directe a toujours lieu avec dégagement de chaleur, et, lorsqu'elle s'effectue rapidement, la température s*élève assez pour que la matière devienne incandescente ; cela a surtout lieu quand le métal est très-divisé et que Toxyde qui résulte de la combinaison est fusible ; dans le cas contraire, la combustion s'arrête promptemeut, parce que le métal se ooavre d'une couche d^oxyde qui arrête l'oxydation. Ainsi une lame de cuivre chaufiée au rouge ne se couvre, dans l'oxygène, que d'une-couche d'oxyde, qui préserre le métal du contact du gaz. Le fer, au contraire, brûle vivement dans ^oxygin^ parce que, l'oxyde produit, fondant à la température produite par la combustion, la surface du métal reste toujours décapée.

Lorsque le métal est volatil et qu'on le porte à la température de son ébnllition, les vapeurs qui se dégagent peuvent brûler également avec beaucoup d'énergie. Ainsi le zinc porté au rouge blanc dans un creuset brûle avec mie flamme très-brillante. C'est la vapeur du zinc qui brûle, et, comme l'oxyde de zinc formé est fixe, ses particules solides, en suspension dans la flamme, deviennent incandescentes et lui donnent un grand éclat. L'éclat de la flamme du magnésium en combustion est dû à une cause pareille.

Les métaux, qui conservent parfaitement leur éclat dans l'oxygène sec, s'oxydent souvent promptemcnt dans l'air humide renfermant des petites qnio* titcs d'acide carbonique. Le zinc, le fer, placés dans une atmosphère d'oxygène sec, s'y conservent indéfiniment sans altération aucune, et se conservent de même dans de l'eau distillée, privée d'air par l'ébullition, mais ils s'altèrent au contraire rapidement dans de l'air humide, avec cette différence toutefois que k zinc ne s'oxyde que superficiellement, parce que l'oxyde de zinc formé préserve de raltération le métal intérieur, tandis que le fer est détruit complètement par la rouille ; c'est que, dans ce cas, il intervient une influence noovelle : celle de Télectricité. L'oxygène de l'air, sous l'influence de l'humidité et de l'acide carbonique, forme une première pellicule d'oxyde qui, avec le mâal subjacent, forme un couple voltaïque dont le fer constitue l'élément électropositif qui décompose l'eau dont l'hydrogène se dégage, et l'oxygène se porte sur le fer.

Classification des oxydes métalliques. Les oxydes métalliques possèdent les propriétés les plus varices. Les uns sont des bases plus ou moins énergiques* qui, en se combinant avec les acides, forment des sels bien définis. Quelquesuns d'entre eux joueut le rôle d'acides et se combinent avec les bases, d'autres

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