L. Hîc
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mxTïïWÊCMWÊSN». Famille d'Infiisoîres ciliés appartenant au sooMidre des Uypotriches de Stein. Les Oxjtrichiens présentent une face dorsale ooofexe, dépourvue de cils, et une face ventrale plus ou moins plane, portant la bouche et Tanus, et garnie de cik' fins marginaux, de cirrhes et de crochets. La bouche, située à la partie antérieure de la face ventrale, est précédée d'un périslooie ouvert à gauche, profond en arrière, dont le bord externe est entouré d'une rangée adoraie de cirrhes qui se continuent en avant jusqu'au bord droiL
Les cirrhes forment des groupes séparés et peuvent être distingués en fin»taux, anals et marginaux. Ces organes sont des espèces de pieds-nunes, servant à l'animal soit pour nager dans l'eau, soit pour marcher i la surface des corps étrangers. L'appareil ciliaire des Oxy trichions est le siège d*une mue paiticaliëre au moment delà reproduction (voy. Infusoires).
Les Oxytrichiens ont une vésicule contractile et un noyau fonoië en génâal de deux ou quatre articles ovalaires, réunis par une membrane; i diaqiie article du noyau correspond un ou plusieurs nucléoles.
Ces Infusoires se multiplient par scissiparité transversale; ik peuvent ausu se conjuguer : leur noyau et leur nucléole deviennent alors le si^ & phéssmènes importants qui ont été décrits par Balbiani et Stein (voy. bFOsoiu»).
Les Oxytrichiens vivent dans l'eau douce, dans l'eau de mer et dans les erax saumâtres; certains d'entre eux, tels que les différentes espèces de S^ytotidUi, sont très-répandus dans les infusions.
Le genre Oxylrique (Oxytricha) a été créé, en 1823, par Bory de Saint- Vincent, et la famille des Oxytrichiens par Ehrenberg, en 1830; cette familk correspond à peu près à celle des KéroniensdeDujardin. Ehrenberg oom^tmà dans les Oxytrichiens les genres : Oxytricha^ Ceratidium, Kercnaj Uroùyb d Stylonickia; Stein y range les genres suivants : Stylamchia Ebxhg {Si. nqtUm pustulata^ hi8trio)f Onychodromus St., Pleurotricha St., Kerona EMf« Stichotricha St., Vroleptus Ehrbg, Psilotricha St., [Oxytricha Ehrbg et Urostyla Ehrbg. Ces genres se difierencient par la disposition et le nombre dei cirrhes, la forme du corps et l'absence de la présence d'une cuirasse.
F. Hbkkegut.
BiBUOGBÀPBiB. — EnRC!iBCRO. InfunoMtkterchem^ 1858. •— Duarinh. Zoophyteê cl Jmfmaim, 1841. — Ste». Organismm der Infuiioiutkiere, — Savillb-Kirt. Afamuil of ihê Imfiatrkit 1881. P. H.
OitTtJiUB (Oxyuris Rudolphi). Genre de Versi de Tordre des Nëmatoldes et de la famille des Ascarides.
Les Oxyui-es sout tous parasites. Os présentent les caractères suivants: corps cylindrique ou presque fusiforme, subulé en arrière cfaes les femelles; tôte inermc, avec la bouche trilabiée, ronde quand elle est au repos, triangulaire quand elle est à Tétat de protraction; œsophage charnu et musculeuxi offrant trois sillons longitudinaux qui en rendent la cavité triangulaire conune celle de la bouche; estomac globuleux ou turbiné; anus situé à roriginedeb queue chez les femelles, au centre de cet appendice, chez les mâles. Ceux-ci* (le très-petite taille, et toujours plus ou moins contournés en spirale, possèdent deux papilles pré;malo$, plusieurs papilles postanalcs et un spicule pénial simple, court et falcifornie. Les femelles au contraire ont l'extrémité post^enre du corps prolongée en pointe aiguë; elles présentent un utérus biloculaire» on vagin situé à la partie aul&riexit^ d\icor\}a et deux ovaires^
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L*e8pèce la plus importanle do genre est VOxyure de Vhomme (0. vermicu-- Ions Breins.), qni vit, en quantité souvent considérable, dans la partie inférieure du rectum de Thomme, surtout dans le jeune âge, et qu*on a observé dans toute l'Europe et en Afrique. C'est T'Aencapl; d'Hippocrate, d'Aristote, de Galien, V Ascaride petit et grêle d'Ajnbroise Paré, et YAtcaris vermicularis do Linné.
Cette espèce se distingue facilement de la plupart des Nématoîdes par sa petite taille et par sa couleur blanche, demi-transparente. La télé est ailée, c*est4-dire munie, en arrière de la bouche, de deux expansions membraneuses, laissées transversalement; ces expansions correspondent aux lignes dorsale et ventrale du corps et proviennent d*un boursouflement de la cuticule qui, au niveau de ces lignes, s'écarte du tégument sous-jacent, en circonscrivant ainsi» de liant en bas, deux cavités. Autour de la bouche sont trois nodules rudimen taires, comme dans V Ascaride lombricoîde. L'estomac, en forme de boule, est pourvu de fibrilles musculaires très-puissantes et de trois éminences coniques et rigides, revêtues de chitine, qu'on a assimilées à des dents, mais qui jouent simplement le rôle de valvules destinées à empêcher les aliments de remonter vers Toesophage. D'après certains auteurs, la dilatation stomacale elle-même jouerait le rôle d'une sorte de ventouse destinée à déterminer l'introduction des liquides dans le tube digestif. Dans le voisinage du cloaque existent six paires de papilles tactiles, dont les paires antérieure et postérieure sont plus grosses que les autres*
Les sexes sont séparés. Le mâle^ long de 2"''",5 à 3"*°*,3, a la queue enroulée en qpirale. La femelle^ longue de 9 à 10 millimètres, large de 0'"'°,4 à 0'°'",5, m rextrémité postérieure du corps très-amincie et prolongée en pointe aiguë.
Les œufs sont lisses, oblongs, non symétriques, longs de 0""»,53, larges de 0**9028. En général, ils n'éclosent pas dans le corps de la mère. Lorsqu'ils sont pondus, ils donnent naissance, dans un espace de temps plus ou moins long» déterminé par la température, à des embryons d'abord comparables à des iêtards, puis d'aspect vermiforme et doués de mouvements très-actifs.
Les embryons des oxyures éclosent très-rapidement sous l'influence d'une chaleur humide ; sur des œufs placés, avec quelques gouttes d'eau sucrée et de salive» dans un petit flacon placé sous son aisselle, lleller a vu Tembryon passer on peu d'heures (une i six) de la forme de têtard à celle de ver; si on le maintient 1 la température du corps humain, il présente des mouvements très-actifs et perce la coque sous l'œil de l'observateur. Si d'autre part on dessèche avec précaution les embryons des oxyures, on peut les faire revivre par l'humidité et h chaleur.
Voici comment les choses se passent lorsqu'un œuf a été introduit dans Testomac de l'homme, l'hôte habituel des oxyures. Sons l'action dissolvante du soc gastrique, la coque se ramollit, et, quel que soit le degré de développement atteint par Tembryon, celui-ci perce l'enveloppe vers le petit bout (au niveau de l'opercule admis par Leuckart ou du micropyle supposé par d'autres) et se trouve mis en liberté; il se déplace alors avec rapidité et passe dans l'intestin'; il grandit assex vite, sans distinction de sexe d'abord, puis subit une mue pendant laquelle se forment les organes génitaux ; on voit de très-bonne heure,
* Comme les oxyures n'ont été vus qu'exceptionnellement dans les vomisseinents» il est poiiihie que le ver ne se trouve mis en liberté que dans l'intestîn ; dans l'état actoel de la sdeaMi toute affirmation à cet égard serait prématurôe;
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chez le mâle, apparaître le spicule ; enfiD le jeune oxyure déchire la cuticule dans laquelle il était enfermé et s*accouple; cet accouplement a lieu ordirairement dans la partie inférieure de l'intestin grêle. On a cru longtemps que le nombre des mâles était inférieur â celui des femelles ; il n'en est rien, et les représentants des deux sexes se trouvent en nombre sensiblement égal.
Seulement, une fois l'acte de la fécondation accompli, nn grand nombre de mâles périssent. Les femelles éroigrent alors dans le gros intestin, accompagnées d*un certain nombre de mâles qui ont survécu et se tiennent particnlièremeut dans le caecum jusqu*â ce que leurs œufs aient atteint la outurité; elles passent alors dans le rectum et y opèrent leur ponte dans le mucus oa probablement dans l'épaisseur de la muqueuse. Les oeufs sont alors entrûoji au dehors par les matières fécales. Les femelles elles-mêmes sont entraîoées en grand nombre par les excréments ou glissent au dehors avec le mucus ami lors des évacuations gazeuses. Ce dernier mode de transport explique la préseme des oxyures au pourtour de l'anus et la possibilité d'une ponte d'œufs dans h même région.
Le mucus anal renferme, outre des oeufs et des femelles adultes, des embryons â divers degrés de développement; de même, dans le corps de femelles desséchées et collées aux poils du pourtour de l'anus, chez les persounes malpropres, on trouve des embryons plus ou moins développés. D'après Vix, il peut mte arriver que l'embryon, après avoir pris la forme vermiculaire asexuée, peree renvelop|)e de l'œuf et se trouve mis en liberté; ces faits sont encore contestés. En admettant toutefois leur réalité, est-il possible de supposer avec Vix que ks individus éclos dans ces conditions puissent regagner la partie supérieure de l'intestin et atteindre, dans l'hôte même oh ils ont pris miissance, l'état sexué? C'est une question encore fort douteuse. Ce serait cependant le malleor moyen d'expliquer la reproduction en quelque sorte indéfinie de ces parasites chez certains individus.
L'homme est le seul hôte de l'oxyure vermiculaire et toute son existence se passe dans le même individu. Quant à la manière dont se fait l'infectioD, il est probable que les œufs ou les embryons desséchés arrivent d'une manière ou d'une autre dans l'estomac de l'homme, avec les aliments, par exemple, pois se développent dans son intestin. L'homme peut s'infecter lui-même : ainsi il sufGt que les individus atteints d'oxyures se grattent pour que des œufs arrivent sous les ongles, et de là à la bouche il n'y a pas loin, surtout chei ks personnes qui ont l'habitude de se ronger les ongles. Zenker et Heller ont en effet découvert au microscope, chez plusieurs malades atteints d'oxyures, des œufs fixés sous les ongles ou sur leurs bords. Ce serait lâ encore un mojeo d'expliquer la repuluUation continue du parasite chez le même individu.
Un grand nombre de naturalistes n'admettent pas cette manière de foir. Selon eux, il est bien plus probable que les vers émigrés de l'anus d'un indinda se trouvent transportés sur un autre individu couché dans le même lit, pois que les œufs des oxyures transportés se développent dans le canal intestinal de leur nouvel hôte.
Quoi qu'il en soit, le développement de l'oxyure se fait très-rapidement; Leuckart et trois de ses élèves avalèrent des œufs de ce ver et virent qnin» jours après, dans leurs selles, des jeunes oxyures longs de 6 à 7 millioiètres.
Comme nous l'avons vu, les oxyures se tiennent dans le tube intestinal; ils sont le plus abondants, d'après Stricker, dans la partie inférieure de l'inlestÎB
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grêle et dtaâ le cacum, d*où ils peuvent même ëmigrcr dans Tappendice cœcal; Heller y a rencontre, chez un enfant de cinq semaines, de nombreuses jeunes femelles renfermant déjà des œufs ; d'après d'autres auteurs, ils s'accumulent en grand nombre particulièrement dans le rectum. C'est par centaines et par milliers qu*on les y trouve réunis.
Les oxyures se rencontrent surtout fréquemment chez les enfants, mais les adultes et les vieillards n'en sont pas exempts; d'après Frânkel, ils seraient au contraire moins fréquents chez les enfants que chez les adultes. On ne connaît guère les inOuences du régime et des saisons ; ils paraissent être plus communs an printemps et en automne; d'après P. Frank, ils seraient plus nombreux et plot vifs aux approches du printemps.
Us sont également répandus dans toute l'Europe, très-abondants en Egypte, les plus communs de tous les vers chez les Anglo-Américains ; on les a trouvés jusqu'à Tumale dans l'Afrique centrale. En somme il y a des oxyures partout où vit l'honmie et leur nombre peut être considéré comme proportionnel au degré de malpropreté de celui-ci.
Par leur présence dans le rectum, les oxyures déterminent une irritation Mmrde, des douleurs lancinantes, du ténesme, et à l'anus un prurit insupportable qui se propage quelquefois jusqu'aux organes génito-urinaires. Ces phénomènes présentent généralement une périodicité remarquable et presque loiqoars reviennent aux approches de la nuit, particulièrement au moment où les malades viennent de se mettre au lit. Lallemand a voulu expliquer cette périodicité si constante par le retour périodique des phénomènes digestifs qui se lerminent dans le gros intestin; mais, comme le fait remarquer Davaine, les heures des repas varient suivant les provinces, et cependant partout on a signalé l'existence des démangeaisons aux approches de la nuit.
Les selles des individus atteints de ce parasite sont ordinairement molles et fiStides, enveloppées d'épaisses mucosités et parfois striées de sang; la diarrhée est fréquente, et souvent les malades sont tristes et abattus.
En examinant l'anus, on trouve fréquemment des vers entre les replis du sphincter ou dans les environs; de plus la muqueuse du sphincter est rouge, tuméfiée, recouverte d'un mucus épais, parfois sanguinolent, et parsemée d'une multitude de petits points rouges, dus, selon Lallemand, de même que le prurit, i des piqûres produites par la queue des oxyures. Est-ce la tôte ou la queue qui en réalité produit ces piqûres?
Pour reconnaître la présence des oxyures, le simple examen à l'œil nu de la marge de l'anus ou des matières fécales ne suffit pas toujours; souvent eu pareil cas l'emploi du microscope fait reconnaître dans ces dernières la présence d'cBufs, k défaut de vers. L'emploi d'un vermifuge continué pendant plusieurs jours de suite est suivi de l'expulsion d'un certain nombre de vers, faciles à voir ensuite dans les selles fraîches; de plus les lavements froids, entraînant au ddiors des amas de mucus renfermant des vers ou des œufs, permettent de bien assurer le diagnostic.
Outre les phénomènes locaux dont nous vouons de parler, la présence des oxyures dans l'intestin peut provoquer des désordres sympathiques plus ou moins graves, attaques convulsives, chorée, épilepsie, catalepsie, etc., affections provoquées également par d'autres vers, tels que l'Ascaride lombricoidc, le ténia, etc. ; mais les oxyures entraînent parfois des phénomènes tout particuUerSy d'une grande gravité, du côté des organes génitaux.
sicT. me 1* s. IIX. 55
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Ii*exciUtion produite daus le reclam par les oxyures peut s'étendre anx organes génitaux et provoquer, surtout chez les enfants, des habitudes de masturbation funestes ; avant raènie le développement des parties sexuelles, le pénis présente des érections persistantes» accompagnées de sensations incommodes et douloureuses, qui provoquent des attouchements bientôt suivis d^habitudes vicieuses ; celles-ci peuvent même, selon Wichmann, Bremser, etc., prendre naissance chez des hommes d*un certain âge ; ou bien, sous Tinfluence de ces excitations, ils se livrent à des actes vénériens excessif, nullement en rapport avec leurs besoins et leur puissance, actes qui entraînent leurs conséquences ordinaires.
Enfm, la présence des oxyures, par leur action irritante continue sur la muqueuse rectale, avec propagation aux organes génito-urinaires, produit quelquefois des perles séminales involontaires. Lallemand a tracé de Félat de ces malheureux tabescents le tableau suivant :
c Les malades dont les pertes séminales sont provoquées par les ascarides conservent seuls des érections, des rêves erotiques et des désirs vénériens dios les dernières périodes de la maladie, quelles que soient la faiblesse et Talténtion de Téconomie ; mais tous ces phénomènes ont quelque chose de bizarre et d*irrégu1ier, qui ne permet pas de les confondre avec ceux qu'on observe à Tétat normal. Les érections sont énergiques, opiniâtres pendant la nuit; elles reviennent même souvent dans la journée d*uuc manière importune, dès que k ^4>rps est en repos, quoique Timagination ne soit occupée d'aucune idée lascive, mais elles ne reparaissent pas, du moins avec la même énergie» lorsque ces malades le désireraient le plus ardemment. Ainsi, malgré cette espèce de satjriasis, ils sont réellement impuissants... D*un autre côté, si les rêves de ces malades ont rapport à la génération, ils sont sales et dégoûtants plutôt qu'agréables, lis rappellent souvent des accouplements d*animaux qui ont étérelna^ qués pendant la veille, ou des rapports monstrueux, impossibles, des scènes de pédérastie, de bestialité, etc., et c'est au milieu de ces images repoussantes qu*ont lieu les pollutions nocturnes.
« Pendant la veille, l'attention de ces malades, leurs pensées habituelles, leurs préoccupations involontaires, ne sont tournées que vers des objets de même nature... J'ai toujours vu ces tabescents aflligés de la direction involontaire de leurs idées sans pouvoir les maîtriser tant qu'ils étaient tourmentés par des ascarides; ils no m'ont plus parlé de rien de semblable dès qu'ibeo ont été délivrés.
a Un autre symptôme remarquable, c'est la fréquence d'élancements douloureux qui partent de la base de la verge pour se terminer à l'extrémité d« gland, semblables à des coups de canif, entremêlés d'une espèce de rongemenl continuel vers la fosse naviculairc. Ces sensations ont de l'analogie avec celles que produit la présence d'une pierre dans la vessie, et elles poussent le malade à ^e tirailler le prépuce pour les faire cesser ou du moins pour en diminuer l'importunilé.
« 11 est clair que ces sensations ne peuvent être provoquées que par la piqûre de la partie du rectum qui tapisse la prostate et lu portion membraneuse de l'urèthre. Je n'ai pas besoin de dire que les pollutions nocturnes et dioraes sont dues à la même cause, dont l'action s'étend aux vésicules séminales.
(( J'ai parlé ailleurs des érections importunes, des rêves erotiques» des désir» vénériens qui persistent chez les tabescents malgré l'affaiblissement général de
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r^conomie, le trouble de toutes les fonctions et mâme la perte de la virilité. Ces phénomènes ne peuvent se concilier que par Faction des ascarides : aussi n*ezifttentrils simultanément que dans les cas où les pertes séminales sont entretenues par les oxyures : leur rapprochement doit donc faire soupçonner aux praticiens Texistence de ces parasites. »
Les oxyures ne se rencontrent pas dans les yomissemcnts aussi fréquemment que les ascarides lombricoïdes, par exemple, qui peuvent avoir pénétré erraiiquement dans l'estomac ; du moins les faits que Ton cite sont plus ou moins douteux et il ne nous faut rien moins que Taflirmation de Kûchenmeister et Zûrn» pour que nous admettions la possibilité du fait. Récemment Seligsohn (Berliner Uin. Wochenschr., 1878, n« 40) et Popper (Inaug.-Disscrl., 1878) ont va le cas d'une jeune fille de 10 ans chez laquelle des oxyures émigraient de la bouche tous les soirs ; ces vers se déplaçaient de la base de la langue vers Si pointe. Popper admet, mais sans preuve suflisante, que ces oxyures venaient deTintestin et traversaient Testomac et Toesophage.
En revanche, il est bien établi que les vers sortis de Tanus se répandent sur le périnée et les cuisses et peuvent, chez les petites filles, pénétrer dans la vulve et remonter le vagin. Dans ce cas, ils déterminent un prurit violent, une inflammatim intense, un écoulement leucorrhéique opiniâtre, avec rougeur et excoriations dn clitoris et des petites lèvres; le prurit excessif conduit les malades fatalemont à des habitudes pernicieuses et engendre môme des accès de nymphomanie*
Les cas de migration dans l'utérus et par Turèthre dans la vessie, cités par qoolques auteurs, paraissent plus ou moins invraisemblables. Cependant, d*après Benedetti et Kûchenmeister, on a trouvé des oxyures dans Tutérus, et selon eux ces vers peuvent y vivre quelque temps.
Fréquemment on a pris d'autres vers pour des oxyures : ainsi Davaine a vu ooavent à Paris les médecins prendre pour des oxyures les larves d'une mouche qui habite les latrines.
Le traitement des oxyures consiste dans Fadministration des médicaments mrmifttges et des purgatifs, mais il est bon de joindre à ces moyens des mmèdes locaux, les lavements d'eau froide, salée, vinaigrée, sucrée, d'eau de chaux, ou d'une décoction de plantes fétides telles que l'ail, l'absinthe, etc., additionnée d'huile camphrée ou empyreumatique, d'éther sulfurique (4 à 8 grammes, tous les jours, pendant plusieurs semaines), etc.; l'application de lo pommade mereurielle éloigne les oxyures de l'anus et calme les démangeaisons; les injections huileuses ont le même effet. Lallemand conseillait les douches ascendantes d*une eau sulfureuse naturelle. Le traitement doit être continué pendant plusieurs semaines, afin que les oxyures soient détruits au for et à mesure de leur éclosion, Encore ne réussit-on pas toujours à s'en débarniter d'une manière définitive.
-—Outre l'espèce décrite ci-dessus, legenre Oxyuris renferme cinq autres espèces qui sont : l'O. ambigua Rud., répandu chez le lapin et le lièvre; l'O. spirotheca Gyôry, trouvé dans Tintestinde VBydrophilus piceuiL. ; l'O. longicoUis Lelin,^ qfk^on rencontre dans le gros intestin des tortues terrestres ; l'O. blattœ Ilamm. , très-fréquent chez les blattes, et l'O. curvula Rud., qu'on trouve assez commu; nément dans le rectum et la portion csecogastrique du côlon chez le cheval et l'âne. Cette dernière espèce se distingue do l'O. vermicularit par sa tête un pen amincie, tronquée et dépourvue d'ailes latérales. liC mâle a de 9 à 16 millimètres, la femelle 29 millimètres de longueur..