ZÈ5K
a. Le vaisseau qui contient le liquide doit être ânes pen élevé pour que h main du malade y atteigne. Autrement la forée du eouraal «levcoanl trop grande, la contraction du toile produirait une ooclosion trop camplèlc, ce qui favoriserait l'entrée de l'eau dans l*oreiile.
Pour éviter les mouvements de déglutition, le malade doit tenir la langue hm de la bouche ; dès qu*il la rentrera^ il devra comprimer auisilôi le tuyau d'aeoèi du liquide.
Si les deux fosses nasales sont également permeabiest oo pratiquera la doodie alternativement de chaque côté. Si, au contraire, un côté est plus étroit, c'est par là que Tinjection sem pratiquée; autrement le liquide tendrait à pénétrer dans la trompe.
Le courant d'eau doit être dirigé horizontalement, parallèlemeat au plancher des fosses nasales. S'il était dirigé verticalement, il pourrait pénétrer dus les sinus frontaux et déterminer une céphalalgie plus ou moins persistante.
L'appareil de Weber a été remplacé par un appareil plus simple connu sans le nom de seringue anglaise, consistant en un ballon de caoutchouc, enferoyal dans son intérieur deux soupapes dont le jeu se (ait en sens inverse Tua de l'autre. Aux deux eitrémités d'un diamètre passant par les deux soupapes ioat deux tubes de 60 centimètres de longueur environ. L'un de ces tubes pkwge dans un vase contenant le liquide médicamenieux, l'autre, muni d'un emboet en os, est introduit dans une narine, il ne reste plus qu'a presser le balloa pour obtenir un jet intermittent. C'est cet appareil qui est mis en usage maintenant dans la clinique de M. Calmettes.
Quant au liquide, il doit être tiède ou même frais, et comme l'eau pure attaque l'épitbélium nasal, le gonfle et donne lieu à un véritable coryza artificiel, il faut employer de l'eau salée (une cuillerée à café de sel de cuisine par litre, d'eau). On peut aussi remplacer le sel par un grand nombre de médicameats en solution, tels qu'astringents, caustiques, antiseptiques. Michel a préconisé le clilorate de potasse (de une à trois cuillerées à bouche dans un litre d'etu).
Les irrigations se pratiquent d'abord 3 fois par jour, puis 2 fois, matin et soir, puis 1 fois seulement le matin. Au début, il faut de grandes quantité d'eau, jusqu*à 2 et 5 litres; plus tard un demi-litre devient suffisant. L'irrigation doit être continuée jusqu'à ce que toute odeur ait disparu.
Reste, une fois la cause de la fétidité disparue, à en prévenir la leproductioo. Pour cela, il fallait tâcher de remédier ù la conioraiation vicieuse du nez, qui est la condition permanente des reproductions incessantes de l'inûrmité, ou du moins d'en pallier les effets, à défaut de moyen curatif proprement dit. Zaufal avait exprime Tespoirque l'on pourrait obvier aux conséquences de cette conformatk» vicieuse par un moyen prolétique, en faisant une sorte de cornet inférieur artificiel. Golislein, de son côté, quoique dans une vue différente et dans la pensée que la présence d'un corps étranger dans les fosses nasales, en irritant légè^^ ment, mais d'une manière permanente, la muqueuse atropAteî?, déterminerait h production et Tentretien d*une sécrétion plus normale et plus régulière, a devancé, à cet égard, le projet de Zaufal, eu proposant et en mettant luinméflie en pratique l'usage d'un tampon de ouate, placé au niveau du cornet inférieur. L'expérience a démontré, en effet, abstraction faite de toute théorie, qu'on malade atteint d ozène, porteur d'un tampon de ouate bien placé, môuciie immédiatement les viscosités liquides et sans odeur. Le tampon se compose d'une mince couche de ouate, enroulée autour d'une
OZÈNE. 575
petite tige mince, une aiguille à tricoter, par exemple; il doit avoir la longueur des fosses nasales, de 5 à 6 centimètres, et environ le volume d*une petite plume, variable suivant la largeur constatée. Pour l'introduire, on le dirige d'avant en arrière dans la direction du cornet inférieur. U peut être introduit par le malade lui-même, à la condition de se conformer à Tavis qui lui aura ëlë préalablement donné de diriger le tampon en haut et en dehors dans la direction de Tangle externe de Tœil, ce qui permet de le placer aisément sur le cornet inférieur. Quand le manchon de ouate a disparu en entier dans la narine, on retire la tige et le manchon reste en place. On peut s'assurer s'il est bien placé, soit au moyen du rhinoscope, soit en engageant le malade à aotifiler par la narine coriespondante. Si le tampon n'est pas expulsé par cette expiration, c'est qu'il est bien placé.
Ce tampon est ordinairement bien supporté pendant quelques jours, jusqu'au moment où, chargé de mucosités et poussé par l'air expiré, il est chassé dans le mouchoir. 11 est bon, cependant, de le renouveler tous les deux ou trois jours. Le malade peut s'en débarrasser à volonté, au moyen d'une simple irrigation.
Tel est le traitement simple qui parait avoir donné, jusqu'à présent, des résultats très-satisiaisants aux médecins qui l'ont mis en usage, ainsi qu'en témoignent les observations publiées en Allemagne et celles qu'ont rapportées M* Martin, dans sa thèse, et H. Calmettes, dans les diverses notes qu'il a publiées mr ce sujet, et dans les communications orales que nous avons recueillies de sa bouciie.
Nous croyons utile d'en rapporter ici quelques spécimens; voici d'abord, prise an hasard, l'une des observations rapportées dans la thèse de M. Martin.
Augustine C, quinze ans, sans antécédents héréditaires ou scrofuleux, se rappelle avoir toujours mouché des croûtes. Elle avait huit ou neuf ans quand tes parents se sont aperçus qu'elle sentait mauvais du nez. Elle avait des maux de tète presque constants ; elle ne pouvait souffler et était obligée de respirer par la bouche. Le matin, en s'é veillant, elle éprouvait de loppression et des nausées jusqu'au moment où elle parvenait à expulser des croûtes jaune-verdàtres ayant la forme de cornets. Dans la pension où elle était, ses compagnes ne croulaient plus rester auprès d'elle.
Les fosses nasales sont extrêmement larges, surtout la droite; cette largeur est due à la petitesse du cornet inférieur, réduit à un bourrelet qui n'empêche pas de voir l'orifice pharyngien de la trompe. Le cornet moyen est plus petit qu'à l'état normal. Nulle trace d'ulcération ou d'hypertrophie en aucun point, ma» la muqueuse est très-rouge, même sur la cloison. Sur le cornet inférieur aile n*a pas son épaisseur normale. Pas de complications auriculaires.
Depuis six ans la malade a subi des traitements de toute nature, applications de topiques, fumigations, etc., et eu dernier lieu on lui cautérisait les fosses nasales plusieurs fois par semaine avec le crayon de nitrate d'argent, ce qui déterminait des douleurs atroces.
Le 20 déccmbi*e 1880, trais irrigations par vingt-quatre heures avec une aolution tiède de chlorate de potasse à 4 pour 100.
Le 22 plus de croûtes, ni d'odeur. La malade est très-soulagée. Continuation des irrigations matin et soir.
Le 25 plus de croûtes, plus d'odeur, plus de gêne au réveil, plus de maux de tête! On met un tampon d ouate dans la narine droite.
Le 27 même état, la malade mouche liquide.
57€ OZËNE.
15 jaDTier 1881, la malade change le timpon elle-même tons les trois oa quatre jours; elle mouclie liquide, n*a plus d*odeur et n'a plus besoin de (aire des in-igations.
Les trois obsenrations suivantes ont été relevées par moi-même à la clinique de M. Calmeltes sur trois personnes ozéneuses actuellement en Toie de traitement, que MM. Calmettes et Martin ont bien voulu soumettre à mon eiamen et cbei lesquelles j*ai constaté l'existence des conditions organiques de Tozène et les bons eflets du traitement institué.
La première est une femme de vingt-cinq ans chez laquelle Toiène s*est manifesté pour la première fois à Fàge de huit ans, étant en pension, d abord par l'odeur fétide qu'elle répandait autour d'elle et par la difficulté qn'die avait à se moucher, n'expulsant qu'à grand peine et avec de grands efforts des croûtes qui laissaient après elles de légères excoriations sanguinolentes de la muqueuse. Cette femme n'avait pas d'antécédents stnimeux, elle avait eu seulement une blépharite dans son enfance. Elle s'est présentée en septembre 1881 à la consultation où MM. Calmettes et Martin ont constaté à l'examen rhinoso»pique l'absence du cornet inférieur, l'élargissement qui s'ensuit dans la cavilé nasale, la vacuité presque complète des loges amygda tiennes.
Cette femme, soumiseaux irrigations et à l'usage du tampon, a pn à dater de ce moment se moucher comme tout le monde et elle n'a plus exhalé l'odeur fétide de punaisie qu'elle exhalait jusque-là. Ces soins ayant été continués jusqu'au mois d a\Til dernier, l'amélioration obtenue dès le début du traitoMt s'est maintenue pendant tout ce temps-là. Mais à cette époque, se considâant comme guérie, elle a cru pouvoir cesser l'usage du tampon. A dater de ce moment elle a cessé de se moucher, les croûtes se sont reproduites avec h punaisie. On lui a prescrit de reprendre sans l'interrompre l'usage du tampon. Elle le portait depuis quelques jours, lorsque je l'ai vue ; elle n'exhalait plus aucune odeur par le nez et elle moucliait aisément et liquide, j'ai pu constater chez elle Tétat de vacuité des loges aniygdalicnnes et un certain degré d'amiih cissement de la racine du nez.
La seconde ozéneuse qui a été soumise à mon examen est une petite fille de douze ans. A Tàge de huit à neuf ans, sans qu'on ait eu connaissance chei elk d'aucun antécédent morbide, elle a commencé à ne moucher que des croûtes et à sentir mauvais du nez, ce dont on s'est aperçu dans sa famille et à l'école. La considérant comme scrofuleuse, on lui avait prescrit l'usage de l'huile de foie de morue; à la consultation de Thôpital Sainte-Eugénie, on a pratiqué des cautérisations des fosses nasales avec le nitrate d'argent et a^ec la teiolon d'iode et des injections de décoction de feuille de noyer. Ce traitement ajanl été suivi pendant près de dix-liuit mois, sans aucun résultat, on l'a cessé. Le 51 mars dernier elle a été présentée à la consultation de M. Calmettes où, aprài avoir constaté latrophie du cornet inférieur et Tencombrement des fosses nasales par des cin)ûtes, on a pratiqué des irrigations avec de l'eau salée, jusque oeltoiement complet des fosses nasales, et l'application du tampon. Dèslespr^ niières irrigations Todeur punaisique a cessé. Depuis un mois qu'elle bit usage du tampon la mauvaise odeur ne s'est plus reproduite et l'enfant mouehe comme tout le monde. Chaque fois que le tampon tombe, on a soin de k réappliquer aussitôt.
La troisième est une jeune institutrice de dix-sept à dix-hnit ans, qui à l'âge de huit ans a été reconnue ozéneuse par ses parents et par ses camarades de
OZÈNE (bibliographie). 577
pension; à la diflicultë de se moucher se joignaient chez elle des maux de tête habituels. Elle a été traitée pendant cinq ans par les cautérisations avec le nitrate d'argent et par des aspirations d*eau de chaux et d*alcool camphré» sans aucun résultat. Amenée à la consultation en décembre i880, on a constaté chei elle une grande largeur des fosses nasales, avec atrophie du cornet inférieur, très-prononcé surtout à droite, accumulation de croûtes principalement dans le pharynx nasal. Aucune trace de scrofule d'ailleurs. Après un lavage abondant qui Ta facilement débarrassée à la fois de ses croûtes et de l'odeur fétide qui s'en exhalait, on lui a appliqué le tampon, qui est renouvelé chaque fois qu'il tombe ou qu'il est expulsé par le mouchoir. Depuis dix-huit mois que cette jeune personne est en traitement, elle n'a plus eu d'ozène et elle mouche comme tout le monde. J'ai pu constater également chez elle la largeur insolite des fosses nasales. Brochim.
BuLioGRAPHie. — Celse. De re medic, lib. V, cap. t, sect. I. Tradoct. Des Étahos. Paris. 1859. ^ Galien. Ed, Kûhn, t. XIX, p. 440. — Rhazès, lib. lY, tract. 2, De faetare narivm. — Atkerxe. De ukeribuê m na»o^ lib. III, cap. m et iv, tract. 2, édit. de 1595. — Fabrice ft'AQCAniiDCNTE. Cap. xvi. De ozœna narium ulcère, Lagd., 162S. — ScmiEiDEa. Dii$, de oite froniii. Viteb., 1650. — Fore&tds. De nasi affecUhuê, lib. XIIl. Roth., 1653. ^ Ferhel. Pathologia, lib. V, cap. vu, de morb. narium, édit. 1679. — Berger (J.-G.). Diuertatio de earyuif poiypo, <nœnà, in-4*. Witembergse, 1691. — Boxetus (Th.). Theiaur. med. praci. : Viogra marium. Genève, 1691, 1. 1, p. 104. — Gaherarids (E.-R.). Disterlai de ozœna, in-4*. TiibiiigSf 1692 — Rost. Diss^l.deozœna. Altd., 1711. — Voet. Diêuri. de ozœna Lugd. Bat., 1735. — UuNOBRTMARE (G.-T.). ProçTomma de o%œna venerea, in-4*. Lipsise, 1758. — Sao- TMBt. Nceohgie méthodique, t. III, p. 151 et 210, 1771. — Weiss. Disurl, de ozœna et polypo mmrimm. Tien., 1782. — Meter (F.-A.). Cammentatio de o%œna. Hambourg, 1785. — Bottchbr. Aibhandlung von den Krankheit. der Kuochen, Knorpel und Sehnen, Konigsb., 1787, 5 Th. — Welce. De morbi» êinuum frontalium, Gœtt., 1788. — Boter. Traité dei maladies ekirMtrgicalei, t. VI. — Deschaxps. Traité des maladiet des fosses nasaUê et de leur sinus, 1 vol. in-8*. Paris, li^04. — Percy et Ladrent. Art. Oii\E in Dict. des sciences médicales, Paris, 1819, t. XXXIX. — Samuel Cooper. Dict. de chir, praiiq. Traduct. de l'anglais sur la S* édition, 1826. — J. Cloquet. Mémoires sur quelques points de la physiologie cl de la patkol. de la membr, pitmtair. In Jowm, hebdom. de médecine, 1850. — Cazejiave (J.). Du eartfza chronique et deVozène non vénérien, in-8*, Paris, 1835. — liv m^e. Coryza chronique, punaisie, choix d'observat,, gr. in-8*. Paris, 1848. — Trousseau. Nouveau traitement de la pamais\e (ozène) et du coryui chronique. In Joum. des connaiês. médic-chirurgic. 18«T5, f* année, p. 203, et 3* année, p. 137. — Du HiJiE. Ozène morbilleux. In Joum, de méd, et de chir.pratiq., juillet 1854. — Ou hAme. De V ozène (Leçon clinique). \nGaz. des hôp,^ 18 (évrier 1860. — Du même. De f ozène et de son traitement. In Bull. gén. de thérap., juin Iges. . Du MÊME. Clinique médicale de PHôtel-Dieu de Paris, t. I, 2* édit., 1865. — LAfiscAO. Art. Oii.iE in Dict, de méd. en 30 vol., t. XXII, 1840. — Joseph Fraïie. Pathologie interne, Traduct. de VEncyclop. dei sciences médic, t. IV, p. 37, 1840. — Max Simoji. Note aMrVozène et son traitement. In Bulletin gén. de thérap., t. XXXIX, 1850. — Maisoii5Euti. KoU sur une nouvelle méthode d irrigations natales et sur son application au traitement de ttnène. In Bull. gén. de thérap., 15 janvier. 1854. — Galliziou. Traité curatil de Vozènê petr Vemploi d'une pommade au nitrate d'argent. In Gaz. med. Ital. Toscane, et Union wsêdie. de la Gironde, septembre 1856. — Henrt. Osène traité avec succès par des injections £uM£ solution de chlorate de potasse. In Bull. gén. de thérap., 15 mai 1857. — Th. PiedpoiL. Des ulcères dei fotses nasalet. Thèse, 1857. — BodCe (de Liège). Traitement de l' ozène pmr la teinture diode et le nitrate d'argent. In Presse médic, belge, mai 1860. — Ukoencs. JHê Stinknase, Ozœna, In Deutsche Klinik, 1861, n* 28. — Gaillbtox. Du traitement de razène et des ulcérations de la muqueuse du nez par les douches nasales. In Mém, et Compt, rend, de la Soc. dei tciences médic, de Lyon, t. V, 1865-1866. — Dbsaitre. Observât, tmr les ulcères iimples de la membrane de Schneider. Thèse, 1805. — Valleiz. Guide du wsêdee. jn-aticien., t. I, p. 123, 139, 153 et 191, 2* édit., 1866. — Cousim. Études sur tozène, lu Bull, gén, de thérap,, n* 15, 1868. — Thouvehir. Ozène du iittui maxillaire guéri par ées ittjectiom de permanganate de potasse. In Bull, gén. de thérap., 15 octobre 1868. — BniiOf. Art. Gortza in Nouveau Dict. de méd. et de chir. pratiq., t. IX, 1869. — Rouge (de Lanaanne) et Dubois. Nouvelle méthode pour le traitement chirurgical de Vozène, in-8*. In BM. de la Soc. médic. de la Suisse romande, octobre et novembre^, 1872, jaof . 1873. —
MCT. IHG. T f. XIX. 57
9K OZONE (cniKie).
Pkisiuu. CemiMraLtmr le»ieoiUmenUmii«Bixetp¥raleHtt^M^!Spmrmï!a^ 1873. — ^*QLU^ et DUP1..I. Traité de pathologirexlente, t. lïl, p. 7»l, in-8*, 1874. — Drnm. Coryta coMéfia. Ibicl.. p. 800. — Cunu [l,-Solis|. Sur U Imilemrnl de Coiètir. Ttiéx clinic., arril t87i. — E>s«i.ein. Du Irailetnent de lo'-ine par le efiloralc de palam. Il DtuUoAe Zeilmlir. f. prakl. mtdiein. I8T4. u' 41. — WiKmHTm ILiwu». Sur l'osint. U Saial4ieorge* Hoef. Hep., 1. VIII, IH74-I87G, p. 131-133. Quatre Ob*. d'opter, de Rrnifc, doiiL trois otènea. ~ Auhbdji (b'|. De l'oiine et de ton trailemml, 1S74. Tbèse. — Citin*. Traitraioit de to^ène par deH Injertiont de chloral. Compt. rend, de la Sac. de thérop., iG Boit, gia.de thirap., U juillel 1874. — Zioni. De» anomalie» daui la fiirmedet cvruli duma. lu Mrtilichet Correipondetti-BlaU fur B&luneH, n* 23. 1874. — l'iin. (Lorultnl»!. A'ote tur Cirrigation aaiale ou luuo-pharyngienin et de toit appliailïon au Irailemeil ém affeetiom aîgoii et cliroHïq- des fiiaei natalet. In Bail. gi'n. de IhA-ap., 30 loAt 1E>7. ^ Cwiiunu. ifts» affection» de la cloâoH de» foitti ntualri. Thtae, 1876, — Aunoviu. Oflm lympltmial. d'une nécrott partitlle du maxUl. tupér. gauc/te. In Bail, de I» Soc. aint. DOnuibre 1870. — Tiuioi. Qiènr par corpa étranger dara le* fouet natalet. In (MKfl, rend, de la Soc. de diir., et Ca:. det Mp., t87<l, p. 94. — Bioiitit [B.). OUnr farfufs- Irachéal. In Seultehe med. Woclu-tuchr.. II, 35: SotMé médic. de Berlin, 17 mi ~ Berlin. Uin Woc/untclir.. n- 37, p. 537, 187S. — Beilrag lur iehre iion der 0:a Honmann. Deuliehe med. HWAiii>eAr., n- 13, 1878 (nulopsie). — Gottctid (J.). De roxta dune méthode trtt-simple de h traiter. In Berlin, klin. fPoctiéntchr., a' 37. p. 354. If suptemlire 1878. — Zidfil. De l'applieatioii du eerre-naud à rapéiation det polffa i* MCI. -1878. Tlole. p. T. — Rimani. Trailemrnl de Coûne. lu il Murgagni, mai 187& — SwwrwitisE», Beiu: olinmat. de calarrlir chroHÏq. dr la muq. taTyngu-lrarhéaU. ti> flr<, kli». Voehenicltr., a' U. p. 150. 1878. — Michel, Maladie» du net et du pkarnoz mul Berlin, tSÏS. Trudact. rrnntnise de Cnfipnrt. Bruxelles. 1879. — Tillot. Da calarrtiedirtini. et delmtm. Ann. de» mal- de l'or., mai 18719. p. M. — Conouna. 0:ine. 1d Hit. Mmdel «r. nml. Kaptet. 1879. — Gansir.». Bre»laueT amil. Ztittchr.. n- 17 et IfCIPi
— Ziw. /)r la lilennorrhie du nn et de te* »inu». In MomUichrifl fàr OtavmluMi ' Barlin, »vrjl 1K8B. — ïi;c»ei.i.™i.. Wiener mediciniicke Jahrbûcher, ISXO. — UTiu.ft In »Ug. mt-d. Untr.-Zeit.. 1880. 540. — Kbu. Nanoraliiliea. Hpilb. XÏV. 3S7. 34<, IH 1
— fivi. Otasna. In Witn. med. Preue. XXd, «75, 1000, 1071, 1881. — Kiiiku. FuotSr I riaèiM.tK the Dublin Journ. ofmrd. ic, p. Sll.juîn 18RI. — Gurrcrais. Dr*if^Airi> fotmt» derhinitet et de leur traiteineiil par U tamponaêmrat. In Berlin. Iclin.V tf 4. 1881. — ScuKrrci. Monalttcla: f. Ohrenheilk.. XI. 57, 05. 1881. Con et «ue forme «linicke. nipolj. 1881. — Hirtii («Itred). D» loiine rrai. thèieéttwk | 1881. flimiarqiiEsci'iliqiiesvur celte llièsc par E. Krwnkel. Sitwl .€rUl. Zeiltckr.. II.M- J
— Tïimn.imi. L'otène vrai [théorie de ZaufeU]. la Bull. gén. de thérop.. SO mnSl tML— J Kinaiini Kiuirsi. Deux aulopuiet d'oiaievrai.\ii Virchme'tArch., luût 1881. — Ciuml " Dt iBièiK lirai. In Annie taédîeaU da ti' Bournevillr pour 1879, et Aeme dta m médicale» da prbf. G. Hagem. M Xïril 188». Ibid., Progrè» médical, 8 octobre lgR;'4 Cimsuher en outre toui les traités de palUologie aux articles Ciutzi ou Oiêie.
OZCRETSKOWSKI. Yoy. OjEHETSILOnSKl.
•KO!KG. O'O^O*. g I. cbiiBi*. Le giz oiygËDB dans lei)UL-l oflil ilËgager un grand nombre d'cliiicellcs électriques acquieitdes proijri velles; il pieud tiue odeur phosithoreuse piirtiuuliëre, (;elle que r>-)«ulaDC macliiiie electni|ue en actîvilé el bien coaauL' des plijsïciens, (]ef)iii£ l>nibliu^ qui l'ubâerva le |ireniier; il acquiert une activité uLimique bien plus cauùd^ lable, ce qui lui permi:t d'opêrei- des oiydatious et des dikoai)iusilioiis i"* I l'oxyf;èiie ordinaire e&t incapable de l'éaliser. Uerielitis lui aTail douuù UtM l d'oxygène allotropique. Becquerel el Frémy celui d'oxygène clectrisJ. *l Sdiôubtin le iioiu d'osune, à cause desoti udeur caiacU-ristique ((Îw.jbm '
L'ozone pi'cud naissance dans plusieurs circonstances : par l'osydation W d'une vapeur combustible dattj l'air r un bâton de phosphore humide mi) <l lond d'un grand ballon retid au bout de peu d'heures l'air de ce ballon Joilf nient ojcoiiisé. Des vapeurs d'étber mêlées à l'air produiseoL en &'oiydanl, n cwtact d'une b;igueUe de «evtii duiuCt^, une notable quantité d'oione. U i^
OZONE (chimie). 579
même probable que lozouc prend naissance toutes les Ibis que Toxygèue entre dans une combinaison à quelque température que ce soit ; quand elle est basse, on peut souvent constater sa présence par les réactifs. L*ozone qui existe dans Tatmosphère provient probablement en grande partie de loxydation lente des matières organiques en décomposition répandues en si grande quantité à la siir&ce du sol. Quand la combinaison se fait avec élévation de température, I*ozone formé est immédiatement détruit, on peut cependant constater sa formation en approchant le plus près possible de la flamme de Thydrogène brillant dans Toxygène ou simplement de la llamme d'un bec de Bunsen la pointe effilée d*un tube de verre froid, et en aspirant rapidement Tair ambiant de la flamme cet air renferme de notables proportions d*ozone. Il y a également formation d*ozone toutes les fois que l'oxygène se dégage à froid : ainsi, en traitant le hioxyde de baryum par de l'acide sulfurique, en ayant soin d'empêcher l'élévation de la température, l'oxygène qui se dégage est fortement ozonisé ; cette réaction peut même servir à la préparation de l'ozone. L'électrisation de l'oxygène est cependant l'une des sources principales de l'ozone, c'est par elle que l'ozone a été découvert.
Préparation, Par les bâtons de phosphore. Nous avons vu que l'air qui a •éjoumé pendant quelque temps sur des bâtons de phosphore humide prendra rôdeur et les réactions de l'ozone. Il ne faut pas prolonger le contact de l'air avec le phosphore plus d'une heure, car l'ozone formé serait détruit rapidement. Le gaz doit être lavé avec une solution légèrement alcaline pour retenir l'acide phosphoreux qui s'est formé.
Par le bioxyde de baryum. L'action de l'acide sulfurique sur le bioxyde doit avoir lieu à froid, on recueille le gaz sur Feau. Dans la composition de Tappareil il ne doit entrer ni bouchon, ni caoutchouc.
Par Vélectrolyne. L'oxygène provenant de la décompositon de Teau par la pile est toujours plus ou moins ozonisé. Les meilleures conditions sont la décomposition à une basse température de l'eau fortement acidulée par de l'acide chromique, par des électrodes minces en platine iridié.
Par l'électrisation de Voxygène, Le meilleur moyen pour préparer l'ozone GOQsisle à soumettre Toxygène à des décliarges obscures, au moyen d'une bobine d'induction dans des tubes de verre. M. Ilouzeau a proposé l'instrument suivant qui remplit parfaitement son but. Un tube de verre étroit dont l'épaisseur des parois ne doit pas dépasser un dixième de millimètre, et d'une longueur de 40 à 45 centimètres, est travei*sé dans lu longueur par un gros fil de platine, à Textérieur le tube est recouvert d'une gaine conductrice, une feuille d'étain ou une spirale de fil de cuivre. On fait communiquer l'un des rhéophores de la bobine d'induction, qui doit être de moyenne force, avec le ûl intérieur, et l'autre avec l'armature extérieure, et on fait passer très-lentement un courant d*oxygène pur et bien sec à travers le tube, de manière qu'un litre de ce gaz prenne au moins une heure pour traverser le tube. La quantité d'ozone produite est dautant plus grande que la température est plus basse. A une température iKe — gg degrés, MM. Ilautcfeuille et Chappuis ont pu obtenir un mélange renfermant plus de 50 pur 100 d'ozone.
Propriétés physiques. Le mélange d'ozone et d'oxygène que seul on a pu obtenir jus(|u'à présent parait incolore en couches minces, mais en interposant entre l'œil et une surface blanche un tube de i mètre de jongi iniversë par UQ courant d'oxygène ozonisé par son passagi daM «■ fftV^ ^ 'ottiàTe, la
su OZONE (ciiiN.E)-
couleur que possède alors le gaz rappelle la couleur bleue a^iel d'autatit plus foai^ que le mélange renferme plus d'oione ; en arrèlant l'eflluv!, le gaz. qui n'est plus alors que de l'oxygcDe pur, devient incolore. Cette colnntioD bleue denent encore bien plus intense quand on soumet un mélange trèiriche en ozone et oblenu à la température de — 55 drgrés, à une compression lenle dans des tubes capillaires. Dès les premiers coups de [liston le tube capillaire devient bleu d'azur, celte couleur s'accentue à mesure que la couipressiati augmente, et à la pression d'une dizaine J'almosphèi-es la couleur devient bleuindigo. Si, après avoir soumis le gaz h une pression de 75 atmospliâres. on lui fait subir une brusque détente, on voit apparaître momentanément un broniilard assez intense, preuve de la liquéfautiou, on même de la saUdilicatiou k l'itzonc.
L'ozone possède une otleur csracti^rislique, une odeur pliosphorée comparable i celle des combinaisons nitrées; cette odeur est tellement pénétrante qu'on li perçoit encore dans de l'air qui ne coutiendi'ait qu'un millionième d'uzooe. Il laut même se garder de respirer sans précaution l'ozone concentré, il proioqw subitement une inllammation des muqueuses, des bronches. Il possède une saveur sut ijenerit très- sensible, qui i-appeDe celle du homard ; sa densîlé ni plus grande d'un liera que celle de l'oxygène. La densité de l'hydrogène élut = 1, celle de l'oxygène =^16, celle de l'ozone est =r 34. Il est assez solublediia l'eau et lui communique son odeur et sn saveur
Propriéléi ckimviue*. L'ozone esl un oxydant des plus énergiques, il convertit le mercure en bioxyde, et l'argent en bioxyde noir, à la temjiéralUK ordinaire. Il décompose l'iudure de potassium en solution étendue en oiclUnl l'iode en liberté et en &e combinant avec le potassium pour former de U polaae qui rend la liqueur alcaline; l'iode mis en liberté se reconnaît racilenaenl par l'empois d'amidon, nu mieux avee du papier amidonné qui bleuit à son coalKi' Il décolore une solution d'indigo et leînt en bleu intense la teinture de £■!>(■ Le phosphore, l'arsenic, sont transformés rapidement A son contact en leiiiti i pltosphorique et arsenique, les gaz acides sullliydriqne et sulfureux sonl Ifu*formés en acide sulfurique, il change le bioxyde d'azote, les acides a/olnuti Iiypoazoliqiie en acide azotique. En piésence des alcalis il oxyde même Ytixlt, et forme instantanément de l'azotate d'ammoniaque avec l'ammonitqut. 1 son contact les sulfuies de plomb et de zinc sont changés en sulfates; ilCùl passer à ùu degré supérieur d'oxydation les sels de protuxyde de mangiDW et de fer.
L'essence de térébenthine l'absorbe i'acilementel acquiert alors des ^npiUi^ oxydantes énergiques. Cette essence acquiert les mêmes propriétés [ur «d contact prolongé avec l'oxygène ou l'uir atmosphérique, il y a alors fonniliHi d'ozone qui prend naissance simultaucmenl avec l'oxydation des n^^ d'essence; on constate cette formation en ajoutant ii l'essence de la teialan^ Gayacqui bleuît instantanément. Une température de 350 degrés eDiiroDdtinil l'ozone et le change en oxygène ordinaire; son volume augmente alon * moitié.
Il existe une certaine relation entre l'ozone et l'eau oxygénée; l'oioac n' pas directement sur l'eau, mais l'éllii^r absorbe l'ozone facilement on secoue fortement cet élher ozonî', il aliamlonne le bioxyde d'hydrogène l'eau. Il ^e forme encore de l'eau oxygénée quand l'oiODO est décompo^ une OMlière oi;|dable en çv^Keiue de l'eau.
OZONE (xéréoROLOGiB). 581
État naturel. Il est admis généralemeut aujourd'hui qu'il existe de l'oione dans Tair, on en a constaté la présence, quoique en quantité minime et variable (1/500000 au maximum du poids de Tair], par Faction qu'il exerce sur nn papier amidonné imprégné d'une solution faible d'iodure de potassium. Ce papier (papier ozonoscopique) reste blanc tant que de l'iode n'a pas été mis en liberté, mais si l'ozone, le chlore ou des vapeurs nitreuses, viennent à opérer cette décomposition, immédiatement le papier bleuit plus ou moins suivant la qoaiitité du corps décomposant. Pour prouver que c'est bien l'ozone et non du dilore ou des vapeurs nitreuses qui décompose l'iodure alcalin, on a fait un pipkr ozonoscopique avec du papier de tournesol rougi par un acide et imprégné d'une solution d'iodure de potassium ; ce papier rouge exposé surtout au printemps à l'air de la campagne bleuit au bout de quelque temps, preuve qu'il y a en formation de potasse libre : or le chlore ou les vapeurs nitreuses auraient latnré cette potasse et le papier serait resté rouge, il n'y a donc que l'ozone qui ait pu opérer cette décomposition. Il y aurait peut-être une objection à faire à celte conclusion, c'est que, suivant mes expériences, sous l'influence de l'air et de l'humidité, l'acide carbonique de l'air décompose aussi l'iodure de potassium. Quoi qu'il en soit, l'ozone, ce corps si peu stable que tous les corps organiques combustibles détruisent si rapidement, ne peut pas exister en quantité considérable dans l'air toujours chargé de poussières de toute nature qui y sont sospoidues.
Constitution. De l'oxygène fortement ozonisé augmente de volume quand on l'expose à une température de 250 degrés, et tout ozone a disparu.
Par contre, de l'oxygène ozonisé par des décharges électriques obscures diminue de volume. De là il résulte que l'ozone est de l'oxygène condensé : mais dans quel rapport' cette condensation a-t-elle lieu? l'expérience suivante va iKms mettre sur la voie. L'ozone, avons-nous dit, mis en contact avec le mercure, fonnait l'oxyde de mercure IlgO. Mais en même temps l'ozone revient à l'état d'oxygène ordinaire et une partie seulement en est employée pour oxyder le mercure. Quand l'oxydation est terminée, le volume de l'oxygène régénéré est le même que le volume d'ozone employé : or la composition de l'oxyde de mercure est connue, on sait par conséquent le volume de l'oxygène disparu, ce lolame est égal à la moitié de celui de l'oxygène rendu libre. Trois volumes d'oxygène se sont donc condensés pour foimer deux volumes d'ozone. Il résulte de lî que l'ozone est un oxyde d'oxygène
On avait pensé que l'ozone n'était qu'un peroxyde d'hydrogène en vapeurs ; mab MM. Becquerel et Frémy ont préparé l'ozone en électrisant de l'oxygène parfaitement sec et pur enfermé dans un tube de verre, qui par sa destruction ne donne pas la moindre trace d'eau. Cependant tout le monde n'est pas d'accord ior ce dernier fait, la question est encore controversée, et nous nous contentons de donner l'opinion qui a généralement prévalu. Lutz.
g II. MéCéoroloffIc. i° OrIGIME ET DOSAGE DE l'oZONE ATMOSPHÉRIQUE.
On a VU dans le chapitre précédent que de l'ozone se forme dans les oxydations lentes et en général dans les oxydations à froid. Ces oxydations jouent probablement aussi un rôle dans la formation de l'ozone almos\)Vi&t\cyGL^. Cx^^xv^^wX.
1>6'2 OZONE (h£tkoroi.c)gie|.
ce dernier |)reiul enrare uaissance dans dos urconslances parfois didicil»! d(!tiTiniiicr, qui inûrilerit d'âhe ^todiéea de plus pr^.
On n considère, entre autres, cornait? une îniporlante source d'oioue. It fonclinn clilorophyllienue des plantes. Scoutetlen (de Helz), le premier, idrnit on 1856 «jue l'oxygène qui se dégage des plantes sou» l'influence des mlutiuiii solaires est de l'ozone. Il plaçai! une cloche de verre blanc, porUnl k rinl^ricot un papier ozonoscopique, sur une loufTe de Irèfle, sur du blé ecmé eu automne ou h la fm de février, sur l'berbe d'une prairie, sur une branche de liUs, el il crut conftaler, yrâce il la coloration du papier réactif, que tous ces vé;;éUin dégagent de l'ozone, sauf quelques variations qu'il attribua & des modîBcatiaiii du l'iiclivil'î vitale correspondant à la période d'accroissement de ces végélji». Voici l'ordre des phénomènes observés : d'abord on voit apparaître, sou* !» cloclie, une vapeur aqueuse qui ne tarde pas & se déposer en goullelellesmrle parois de ce vase ; puis lu papier se colore légèrement ; ectle coloration augmeslt pour s'arrêter vers trois ou quatre heures ùe raprès-midî (l'eipérîence commotçait d'ordiuaire à huit heures du malin); les vapeur* d'eau cessent li leur IoutïI les gouttelettes qui descendent rendent au verre su transparence.
Scoutelten varia les expériences pour mettre hors de doute que la prodoctû» d'ozone n'était pasdue à une action terrestre, la terre étant également une source puissante d'ifleclridté.
Mais encore la même année Cloez combattît les assertions de Scoutetldt tl chercha à prouver que la coloration des papiers, dans ces conditions, n'âiit <be qu'à l'acltun conilinéc de l'oxygéue humide el <le la lumière. En 1863, fvj reprocha â Cloez d'avoir, dans ses expériences, privé de l'aeliondclalumièraiKUseukment les réactifs, mais encore les plantes, et d'avoir ainsi entravé la Dnttionclilorophyllienue. Tout se trouvait donc remis en quostiou. Eul87A, BallBMÎ j repril les expériences de Cloez. en en variant les conditions opémloires. f une cloche de verre munie de deux tubulures auxquelles il adapta dons ti dont la portion horizontale était recouverte d'un papier noir dans U moiUJa longueur- Il introduisit sous cette cloche successivenienl une plante en put cl branches coupées ; le résultat devait être le même, puisque la fonction d pbyllieune s'a';complIt dans les deux cas. Après avoir placé un papier de S belu dans la portion horizontale des deux tubes, il adapta i l'un d'eux non, râleur destiné k produii'e te renouvellement de l'air dans la clochi.-, puii3 exposa tout l'appareil S la lumière solaire. Les papiers se colorèrent diwl"» deux portions éclairées des tubes et ne se colorèrent dans aucune dfii ion portions soustraites à la lumière. Cétail la confumatlun des résulLaliol' par Cloez. (In peut eu eR'et conclure des expériences de Dellucci que lacolo du papier rêactU' n'est pas due à l'ozone, jiuisiju'eHe ne se produit p» dalM ptrlie non éclairée, et d'autre part qu'il n'y a pas eu dégagement d'oi la plante, puisque la coloration est hi même et dans le tube d'entrée et Ji tnhe de sortie.
Harié, en )8^D, voulut coulrâler ii son tour ces résultats et tenta d'évalociér] poide, par le procédé de dosage ordinairement employé il HonlMuris, U pi* portion d'oionc dégagé par les plantes, si toutefois ce dégagement etisle. c" qu'il pouvait vérifier par le même moyen.
Une cloche à deux tubulures était destinée à contenir la pluiitd mise tntif^ i rience ; à chacune do ces tubulures était adapté un barboteur conlciunl m» liqueur destinée i \a Vow ^ rftVeRw v^w*. Vomue cl à peimeltrc de le doser. h
des barbotou» était en rapport avec une pompe deslioée à aspirur l'air aL à le renouveler sous la clœhe ; il devait recueillir l'air après son passage aur la pbiile. cel air étant préalablement (tépouillé d'ozone atmosplii'iiquti pan l'autre barbuleur, el montrer s'il y avait dégagement d'ozone par celle-ci, et en quelle prnporlion- Uarié a opéré successivement sur des branches feuillues de oor- DOiiiller, d'acacia et de gerbe d'or, ainsi ijne sut des pieds de blé. Dans tous oes cas, non -seulement il a été impossible de constater d'ozone dans le second barboteiir, mais le résultat y a été constamment négatif, ce qui amène h »ipposer qae la plante c:iliale des vapeurs réductrices en quantité plus grande ipi'il ne Krait nécessaire pour délruire l'ozone formé, s'il s'en forme réellement. Il est donc permis de conclure que, si les plantes, dans leurs condition» normales d'eiistcnce, dégDgeaieot de l'ozone, cet ozone serait incessammeut délruil par d'autres produits eilialés en même temps.
Hom nous sommes étendu a.ssez longuement sur ce sujet, parce que l'opinion qui considère la l'uricUon chlorophyllienne des plantes comme une sourae abondante d'ozone est encore universellement répandue elqueduns les mailleurs lÎTres elle est énoncée tout au plus sous une forme dubitative.
Est-ce à dire que les végétaux ne peuvent devenir une source d'ozone? U'oi'l vient que l'atmospLèrc est plus riche en ozone dans les forêts que dans les lieux découverts? L'humidité plus grande des furets permet, il est vrai, d'expliquer en partie ce fait, comme on le verra plus tard ; mais il est néanmoins ti'àa-probahle qu'en présence des cisudalions résineuses abondanles, particulièrement dans les bois de sapins et de pins, l'oxygène s'ozonise par suite d'un phénomène analogue à l'ozonisation sous l'inHueiicc de la térébenthine. Voici comment on Optique ce phénomène : dans l'action de l'oxygène sur la térébenthine (et probableaient les résines) se forme un principe résineux oxygéné, dont la pi'ésence diDt la térébenthine exposée à l'air est depuis lougtemps connue; ce princigw aUorfaerait de nouvelles proportions d'oxygène, mais en ne formant que des tDotbioaison^ instables; les atomes d'oxygène, ainsi faiblement combinés, se dégageraient facilement et en s'unissant h des molécules d'oxygène libre:^ for- OKnienl de l'ozone. C'est un fuit analogue à celui qui se passe dans l'oxydation leole del'éther. de l'alcool, de l'huile de lin, etc. ; on admet que dans cette eoBlbiittian lente tes molécules d'ouygène ne sont i|u'iucompléleiiient utilisées et <|iu les résidus, les atomes restants, s'unissent à des molécules- d'oxygène iMfaMa entières pour former de l'ozone.
Quant au principe résineux oxygéné qui se forme dans la térébenthine, on peut encore le comparer au composé explosif décrit par Houzeauot Renard sous kaoni d'ozobeuziae, et qui ne constitue qu'un agrégat de molécules en état de séparation imminente.
D'après Scoutclteo, il se formerait également de l'ozone dans l' évaporât iuu de l'au; d'une série d'expéiieoces il conclut que l'ozone obtenu. dans ce casn'est lut dû à la décomposition de l'euu, mais au dégagement de l'oxygène que . cette eau tient en dissolution ; il pense avoir démontré en outre que l'oxygène, lui se dégage, s'éleclrîae par la réaction clnmique opérée quand, l'eau, se vapolifeet abandonne les sels qui s'y trouvent dissous. Si leau. est pure, elle ne linjmit ni oxygène, ni électricité libre. Le fait découvert parScoulollcnestinoon- Mable, mus l'explication qu'il en a donnée n'a pas été admise par tous \et 'ttaats; d'après Gorup-Bcsanez et Dellncci, lors de l'évaporation de l'eau et des ^iutions salines, il y a production d'électricité par le fiollemenV Atî, ^
U4 OÏO.VE («KiÈoHoLuuï)
T>pori£tes et électrîsation de l'oxygËiie au contact avec dies. CeA ùnn ipt s'eipliqueiait en particulier l'eiiElence d'une forte proportion dotoa» dant l'atmospliêrc au voisinage des bâtiments de graduation et des cascades; il ut possible (|uc la richesse de l'air en oxone près des lacs, des lleuveï, des niootagucs et des l'oriïls humides, puisse s'iulerprëterde la même mauicre. de mèin» la production d'ozoue h la surface d'un sol humide, ce qui explique les propriétiis blanchissantes d'une couche de neige on de ros^.
Quelle est l'influence de l'électricitë atmosphérique sur la production de l'aioml On sait depuis longtemps que, lorsque la foudre tombe sur un édifice, on |ierçoil dansun certain périmâtre une odeur particulière analogue i celle que dévoloppeal les machines dleclriques; celte odeur est celle de l'ozone, formé par électrisato f de l'oiygène atmosphérique, Uouzeaua vu souvent du reste augmenter la proço^
I lion d'ozone dans les orages. Mais on a pu voir plus haut que le uidlleur dm]»
pour préparer l'ozone consiste à soumettre l'oxjg^ne à des décharges obscsni. ; Il est probable que la formation de l'ozone atmosphérique reconnaît des caoM
I analogues, au moins pour une grande partie, peut-<^lre pour la plus grande
partie. 11 ne s'agit plus ici de production accidentelle d'ozone comme daoslo ' décharges violentes qui accompagnent les orages, mais d'une productioa a
i quelque sorte continue d'oxjgéne éleclrisé sous l'influence récipnMjue <l«él«-
tricités de nom contraire entre la terre et la nue, ou pour mieux dintonf l'iofluence des faibles tensions électriques qui se développent incessanimuil dans l'atmosphère ; un fait qui corrobore cette manière de voir, c'est que lool nomment, en 1870, Uertlielot a démontré par des expériences la fomulii» de l'ozone snus l'influence de faibles tensions électriques.
11 est cerlniu que la présence des matières organiques et d'azote dam fur diminue la proportion d'ozone qu'il i-enferrae gritce à leur ozydation soiu M inlluence, mais l'ozone se trouve constamment régénéré par l'action de* mon* mcnts électriques dont l'atmosphère est le siège, de sorte que la propcflioo d'ozone qui s'y trouve est le résultat d'un équilibre mobile entre lescauuadi production et les causes de destruction.
Si par les temps de pluie, de neige, et par la rosée, la quantité d'ozone itni»" gpliérique se trouve augmentée, cela tient non-seulement à ce que l'honnifij favorise la production d'ozone {voy. plus haut), mais à ce que les sub5tuini organiques et inorganiques susceptibles il'absorber l'ozone ou de le détruiirx trouvent abattues par l'humidilé. Lorsque les orages sont suivis de pluiesilm*itaules, l'augmentaliou de lu proportion d'ozone persiste plus lougtcmpt p^r les mêmes raisons.
D'après tout ce qui préi'ide, noua sommes donc en droit de conclure qu'iocuM raison scientifique ne s'oppose à ce <|u'uq admclle la présence de l'onoe ^ l'air et même que ce gaz y existe normalement.
lin grand nombre de ci ■'constances font varier les proportions de l'ow atmosphérique et peuvent même le faire disparaître totalement. Ces circoualiMj méritent d'être étudiéeideplusprès;maisauparavantilest nécessaire d'eii la valeur des pi-océdés ozonom étriqués qui ont été proposés (iwy. Oioao
Les papiers réactifs te plus ordinairement employés sont celui de et celui tle llouzeau. Le papier de Schonhein consiste en bandelettes Ae [ Bcrzelius enduit d'un empois d'amidon préparé avec 100 gramme) d'tsm a fait dissoudre 1 gramme d'iodure de {lotassium, puis dclnyé |fl gr d'amidon ; on \v\\ stcWt ces WtiMtVVa^ et on les conserve îi l'abri de \'
OZONE (xétéorulouë). SS5
dt U lumière. Pour s'en servir, on le suspend d'ordinaire pendant douze heures au-dessous d'une assiette creuse renversée horizontalement, destinée à le mettre i l'abri des radiations solaires et de la pluie ijui fausseraient les résultats; on Terra à l'article Ozohoïëtiiie comment i l'aide de ce papier et d'une échelle de coloration on peut arriver à déterminer la proporlion d'ozone que renferme l'almosplière. Nous ajouterons ([ue de nombreuses modifications ont été proposées lanl pour la fabrication des papiers que pour la construction de l'échella des lùnt^; Dous n'entrerons pas dans le détail de ces m odili calions, le principe restant toujours le même.
iplo) du papier de Sclionbein présenle de nombreux inconvénients et des d'erreur variées. La coloration varie nécessairement avec le temps d'expoytion. la vitesse de l'air, la direction du veut, le degré d'humidité de l'air, température, etc., sans compter que les ozononiètres des dinérents observasont loin d'être identiques, que l'appréciation des teintes donne lieu à erreun de lecture, que les degrés de l'échelle elle-même sont arbitraires. «nque la chaleur est tr&s-grande et l'air très-humide, de l'iode de t'iodure l'sniidon formé peut s'évaporer, et on sera amené à conclure faussement que Potone manque par les températures élevées, par exemple. Maiié a conslaté I diverse* reprises, avec l'ozonoj^'raplje enregistreur de Salleroo, à Montsouris, que les dicolorations peuvent se produire dans diverses circonstances. Itappelons ^oe dans les modifications de Bérigny et de Salleron on tient compte du tempi nécessaire pour produire une teinte type ; Bérigny a choisi pour point de utnnpBniisoii le quatriâme ton du premier violet de la gamme Chevreul.
Pinni les causes d'erreur, il faut signaler encore l'action perturbatrice des mtrites. de l'acide hyponilrii|ue, du nitrate d'ammoniaque, du carbonate d'am- HMiaque, qui agissent sur le papier amidonné ioduré comme l'ozone ; on a nlaie démontré la présence dans l'air d'eau oxygénée (Schôae), dont l'HClioD sur iipapier est identique à celle de l'ozone. Cependant d'après Wolffliùgel ces Vincipes, qui n'ei^islenl du reste dans l'atmosphère qu'en quantité trSs-miuime, laderraient pas être considérés comme des causes d'erreur, d'autant plus que ^peUrôdcr et Carius ont fait voir qu'ils se forment précisément (acide nili'eux, Idde nitrique, eau oxygénée) par l'action de l'ozone sur l'ammoniaque ; Carius Htuidère même cette oiydation de l'ammoniaque comme le principal rôle de Yonne dans la nature.
Qunl au papier de Uouzeau (papier de tournesol, coloré en ruuge vineux par un adde faible et imprégné dans la moitié de sa longueur d'une solution à 1 pour 100 d'iodure de potassium), les causes d'erreur auxquelles il est soumis uni moins nombreuses; en effet, si c'est l'ammoniaque, par exemple, qui produit la réaction, le papier bleuit dans la moitié qui sert de témoin; si ce sont lea acides nitreux libres, il rougit franchement dans cette même partie; cepenital, comme on l'a vu dans le chapitre consacré â la chimie, sous l'influence de l'tiretde l'humidité l'acide carbonique décompose également l'iodure de poLislincn (Lutz), sans que la moitié témoin subisse d'altération ; de plus, l'eau Rygénée eu vapeur met l'iode en liberté et détermine en outre la Ibrraation lie potasse caustique, cause importante d'erreur d'après Schone. qui a reconnu h présence de ce composé dans l'atmosphère. Ajoutons que le réactif de Uouzeau Mmoins sensible que celui de Sclioubein.
On a encore proposé un papier réactif au sulfate de manganèse; l'ozone wunit ce papier en déterminant la prorluclion d'oxvde man5an\(\wa >krf^* -,
5S< OZONF: (M£TKonflt.o<:>E).
mais, d'après Sclioiie, <le faibles ijuantitës de carbonate d'ammoniac pour provoquer celle réaction, et, comme on le suit, ce corps existe presque Ionjours dans l'atmosphère.
Le piipicr Bcrzelius imbibii U'unc solution de probxydc de thallium brtmit également sous l'indueDce de l'ozone par suite de la formation de iwroijde de lliallînm ; on l'a ipielquerois préféré aux papici-s iodurés à cause de U faibW inDuonce que l'humidité de l'air eiercc sur luî ; mais ici, comme loujouri, h réaction s'explique tout aussi bien par la présence du peroxjde d'Iijdn^ène qu par celle de l'ozone dans l'atmosphère.
Eniin WolfTIiiigel emploie le papier de SchÔnbein, mais dans certaines MW ditions destinées & le mettre h l'abri des mouvements de l'atmosphère «t à empêcher l'évapomlion de l'iode de l'iodure d'amidon déj& formé ; son proctt consiste essentiellement à placer le papier réactif dans un tube de verre natrd fermé, et h faire passer dans le tube un courant d'air d'environ 50 litres ou mi peu plus par heure au moyen d'un gazomètre ou d'un aspirateur ; tout l'appireS est pincé dans un endroit frais k l'ombre et loin des écuries, des fumiers, etc. Wolffliûgel le fuit ordinairement fonctionner pi^ndant quatre heares en fÛMl passer 250 litres d'air. Foi employait un procédé analogue S celui de WoIfUiûgel. mais plus compliqué; il se servait du papier de llouzeau et ûltrait l'air sur M quadruple réseau de fil de platine destiné en même temps h protéger onln l'action de la lumière. Quand il s'agit simplement de déceler l'oioiie on fehm Schone l'eau oxygénée, on peut avoir recours à ces divers réactifs: mût ta général on accorde, malgré leurs imperfections, la préférence au papier inJuié amidonné ou au papier de tournesol ioduré. Ajoutons que le seul réactif s5( de Vr.zoïie xeu/, selon Schune, serait l'argent métallique qui noircit sous l'influenoeli ce gaz. Or on n'a encore pu obtenir de réaction avec l'argent eiposé i l'air, U que Becquerel et llouzeau. expliquent par la très-faible proportion de l'iUM atmospiiérique ; Schône n'admet pas celte explication, la réaction devint» produire, (i l'ciposîtionâ l'air est suffisamment prolongée, et conclut quecca'ot pas de l'ozone, mais bien de l'ean oxygénée, qui existe dans l'atmosphère II nt faut pas oublier que dans de l'ail' renfermant de l'acide sulfliydriqne l'uiltll noircit; cette réaction, due â la production d'un sulfure, n'a aucun rapport iw k présence ou l'absence d'ozone dans cet air.
Lorsqu'il s'agit non plus de reconnaître simplement la présence de l'oumcBM de doser ce gaz, on est obligé d'avoir recours !> des procédés particuliers f>'<* trouvera indiqués brièvement h l'article OzoMOufTRiG ; l'un d'eus, qti "^ employé actuellement â l'Observatoire de Montsouris, mérite d'étit H/*^ avec quelques détails :
f Le principe sur lequel il repose est la transformation par l'oione tic \v^ nite de potasse en arséniate de la même base. On emploie deux hatioum activés par une pompe spéciale débitant environ 80 titres d'eau et 3W lil* d'air par heure. Chaque barboteur reçoit 20 centimètres cubes d'une dîssolaûot
titréed'arséniledepotasseà i^ïnïjet ) centimètre cube d'iodure de polassiami
3/100. Après l'action de l'air sur la liqueur, on dose le volume d'inilik
restant nu moyen d'une liqueur titrée d'iode i ......,, et l'on en conclut par Ji"*'
rencc le poids d'arsénite transformé en arséniate et, par suite, U f"''^ d'oiygèuc fourni par Voioiie. .^^^^^^J
OZONE (iiét£orologib). 587
c La liqueur d*ai*sénile à rrjTjr renferme une quantité de sel telle que
i centimètre cube exige 8 millièmes de milligrammes d*oxygène pour se transformer en arséniate. Le titre d*uDe solution aussi étendue s*altérant rapidement doit être vériûé chaque jour. D*un autre côté, cette liqueur n*aurait sur Tuzone de rair.qu*une action insignifiante pour le retenir en totalité, si elle n'était pas additionnée d'iodure de potassium. Ce dernier ne jouant qu'un rôle d'intermédiaire entre Tozone et Tarsénite et n'intervenant pas dans l'opération du dosage, on peut Xorcer un peu sa proportion sans inconvénients.
c Manuel opératoire. On retire du verre des barboteurs le bouchon qui porte le tube de platine, on égoutte ce dernier sur un support d'attente. On verse alors dans le verre iO gouttes d'une solution saturée de carbonate d'ammoniaque destiné à faciliter les réactions et à les rendre plus nettes et i centimètre cube d'empois à 1 pour iOO. On porte ensuite le verre sons une
burette graduée contenant une dissolution d'iode à jKKfi • Tiode est versé goutte
à goutte en agitant jusqu'à l'apparition d'une coloration bleue persistante et en ayant soin d'espacer convenablement les dernières gouttes pour ne pas dépasser la teinte sensible. On remet en place le tube de platine et on le lave avec la liqueur transformée en arséniate. Une ou deux gouttes suffisent pour ramener la teinte sensible bleue.
f Pour faire la correction due à cette teinte, on verse dans un verre semblable
*an premier 1 centimètre cube d'iodure de potassium, 10 gouttes de carbonate
!d*ammoniaque, i centimètre cube d'empois et de l'eau distillée jusqu'à un
iniveau égal à celui qu'atteint la liqueur à corriger, et l'on verse de l'iode jusqu'à
apparition de la teinte sensible. D'après la formule O'ie poids d'oxygène obtenu
doit être multiplié par 5.
f Des deux barboteurs, le premier retient tout l'ozone, le second mis comme contrôle ne retient rien : aussi au bout d'un an d'essais comparatifs, ayant reconnu son inutilité, on l'a supprimé. Aujourd'hui on n'emploie qu'un seul barboteur.
f Berthclot ayant montré que, par une simple action de présence prolongée pendant plusieurs mois, le platine transforme l'acide arsénieux et l'arsénite de fonde en acide arsénique et en arséniate, on pouvait se demander si cette action de présence ne fausserait pas les résultats.
f Mais l'absence même d'ozone dans le second verre a permis à Albert Lévj d'affirmer que dans les conditions dans lesquelles on opère, c'est-à-dire «rec nn contact du platine et de l'arsénite naturellement limité à vingt-quatre heures, il n'y a aucune action appréciable sur l'arsénite, ce qu'il était important de vérifier » .
Le grand avantage du procédé de dosage précédent, c'est qu'on opère toujours anr un volume d'air parfaitement déterminé; avec les papiers ozonoscopiquos il en est tout autrement. De plus, dans les barboteurs l'iodure de potassium se trouve dissous, l'iode mis en liberté repasse à l'état d'iodure en oxydant l'acide arsénieux ; sur le papier, au contraire, l'iodure de potassium est sec, son état bygrométriquc varie comme celui de lair, l'iode n'est retenu que par l'amidon avec lequel il forme une combinaison peu stable; enfin, comme nous l'avons déjà dit, l'échelle de graduation est absolument arbitraire.
Cependant, vu le maniement facile des papiers, on a cherché à établir une
588 OZONE (MÉiÉORoiours). 1 table approchée de concordance entre leurs iodicstions et celles qni i nies par le dosage. Celle table a été dressée par Albert Ury. iU observations failes durant une année à l'observatoire de Montsouris tableau dans lequel on trouvera en regard des degri's de rjcliclle ozon les poids d'oïone correspondants.
0ZO%F. PF.fi ET P\riEII OZOXOVÉTniQUF.
i'*i'iEii
^u^^BRK
i-oi n m «ÈTiiEs «DES d-iihJ
ufs' .
«!» 1 *.fi (
Ml lï
lî
ta
II
isis u,i
15,5 1!.0 IR.6 U.9 Î0.7 19,4 80,1 H),l il, fi 2T,S 30.9 t!T,8
«M 33, « Oi,B
U ne faudrait pas cependant accorder â celte table une confiance d ne s'agit là que de résultais approximatifs. Te qui en ressort nettcn dant, c'est que les deuï séries d'indtcalions marcbeni généralem«( roâme sens.
Avant lie quitter ce chapitre, nous attirerons encore l'atleDlioD sW d'erreur qui peut se présenter surtout dans certains centres indusl la présence accidentelle dans l'atmosphère des principes cbiniiqut d'influencer les réactifs et partie al ièremeot du chlore. Par des ol précises, on fera toujours bieu de s'assurer si ralmospbèrc oe renia principe de cette nature.
2" Yahiatioks tiK l'ozose AmospnKBiQiE. La proporliou d'oions dans l'air est toujours eitrémement faible; l'atmosphère n'en renl*
plus de „ „ ^qa de son volume. A Paris, la proportion ne dépasse
4 milligrammes en équivalent d'oxygèoe, ou 9 à 12 en poids loul d' 100 mètres cubes d'air, ce qui constitue 1 dix millionièine en poidi moins que la proport\oii i'oioïie wçahle d'affecter l'odorat; l'odcaï
OZONE (MÉTiOROLOGlB).
ne devient guère perceptible que loin des villes et dans des conditions spéciales, après les orages, par exemple.
Les variations diurnes et annuelles de Tozone ont été étudiées avec soin par on grand nombre d*observateurs; mais les résultats obtenus sont loin d*être ooncordants. Ainsi, d'après Boeckel, la proportion d'ozone serait plus abondante la nuit que le jour, selon Meymott Tidy, surtout vers le lever du soleil, plus considérable l'hiver que l'été, moindre en automne ; pendant l'été les moyennes diurnes se rapprocheraient de celles de la nuit et les dépasseraient même pendant quelques mois. Poey, en i863, admet également que la quantité dozone remporte toujours et partout la nuit. Mais, outre que ces résultats sont contestables à cause des procédés défectueux employés et de l'influence perturbatrice exercée par l'humidité plus grande la nuit que le jour, d'autres observateurs, Huisinga et Schône entre autres, ont trouvé que l'air renferme au contraire plus d'ozone le jour que la nuit. Enfin, d'après certains auteurs, l'air renferme plus d'ozone la nuit que le jour dans les villes, et plus le jour que la nuit dans les campagnes. La question reste dès lors douteuse. Faut-il penser que ce qui est vrai à Strasbourg où observait Bœckel ne l'est plus à Moscou où expérimentait Schône? La région du globe a-t-elle une influence sur les variations diurnes et nocturnes ? C'est ce qu'il n'est pas possible de dire dans l'état actuel de nos connaissances.
Les saisons influent également sur les variations ozonométriques. D'après les observations de Bérigny et de Houzeau, la quantité d'ozone atteindrait son maximum au printemps, en mai et juin, pour diminuer sensiblement en été et en automne; elle tendrait de nouveau à s'élever vers la fin de l'hiver et deviendrait surtout appréciable en mars. Ces résultats ne sont nullement d*accord avec ceux qu'avaient obtenus antérieurement Bœckel et Scoutetten, au moyen du papier de Scliônbein. Voici quels sont les résultats obtenus à Montsouris ces dernières années par le dosage eu poids.
OZOKE DOSé A MONTSCCRU