‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. DechambreChapitre 46 sur 72 · OZONE · texte numérisé non relu

OZONE

Seitz cl quelques-uns île ses collègues prirent eux-mêmes sur ilu sum de l'huile de l^ii'benlliiiie ozoïiée, à lu dose de 5, II) et 15 gouUes; elle pruta^m uue seusution île fioiil et de picotement sur lu lunguc uvec un peu d'ipnlt'i la siiile. augmenta faiblcmenl la «alivntioii, détcniiîna un peu de rUIeur i l'estomac, accéléra le pouls et accrut un peu la chaleur cutanée. Appli>iuée îur la peau, elle produit une douleur vive et cuisante et laisse de la rougeur et du gonflement au lieu d'application; ces syuiptânics persisteut penilaut une licure environ.

Seitz a emplojë l'Imile de lérébenthine ozonée contre les catarrhes clirom^ des voies uniiaires. les incontineuces d'urine et même les hématuries, ivre succès, d^cUre-l-il. Appliquée sur la peau, elle parnît s'Alre montrée ulik contre la iciatique. la goutte, le rhumatisme.

Thornson, en 1^01, et uprès lui Alîsun, ont de leur côté Tante les hail« grasses ozouées contre U phthisle pulmonaire ; on ohserveroil un raleatiSHnieiil du pouls coïncidant avec une amélioration générale des malades. Hais on peut faire observer aver Baldwin c{ue huile ozonée, huile oxydée, huile ranœ, wdI des termes synonymes, et 11 n'y a plus à s'étonner d^ lors que d'autres màliKiiLS □'aient tiré aucun proiit particulier de ce genre de médication.

[léeemment Lcnder el Krebs (de Berlin) ont remis l'ozone en vogue cU I» réclame aidant, l'ont transformé en une panacde de tous les maux. L'tuonilibi'rapie berlinuUe, lorame la qualifie ironiquement lUger. guérissait a«c I'wk gâteux et avec l'euu ozonisée. Or il est prouvé aujourd'hui que le pnUaifa ozone gazeux u'éluit que de Toxygéne, ordinairement impur et par celi di'IK nuisible. Quant ï l'eau ozonisée, son mode de préparation Tut d'xbord Un secret. Cependant Lender a fait connaître, en 1875, qu'il l'abtieQt ea MlW d'nbordd'oxtgt^ne pur de l'eau qu'il fait ensuite traverser par un counotiTi^ duction de deux à trois éléments de Bunsen. On a ainsi, ^lon lut, une salaliw de 1 pour 100 d'ozone absorbé.

Malheureusement l'eau ozonisée ne contient pas d'ozone, soit parce qB> gaz n'est pas soluble dans l'eau, comme le prétendent ta plupart des dûmi'» (d'autres assurent que l'eau froide en dissout à la pression ordinaire MiÎtm 1/120 de sou volume), soit parce qu'il s'y transl'urme presque immédiiltDi«l en oxygène ordinaire, ai l'on admet la faible solubilité que nous laun d'indiquer.

Du reste, l'eau ozonisée du commerce a été examinée successiietueul fU Bâllger {Pharm. CenlralUnlle, 1871), qui n'y trouva point d'( peu d'acide azoteux, par Ilager et Krenier [ibid,, 1872), qui y décuinrinai''*' traces d'euu oxygénée, par BelucnsetJocobsenfiScienft'/'. Amur., 51 ju*.(^'^)' qui y constatèrent, ii défaut d'ozone, la présence d'acide hypochloreui. uifin yi^ Itammelsberg (ibid.), qui y l'encontra du clilore, et cependant tous cMcJûttui" avaient opéré sur un produit qui aurait dû toujours être identique i loi-niat' puisqu'il provenait de la même maison. Il faut en conclure que les prooid»''! fabrication différaient d'une aimée à l'autre ou que les produili iloal o'' servait étaient impurs : ainsi, pour expliquer la présence de l'ucide hypidil»n* ou du chlore, on peulsupposer que les fabricants se servaient d'acide su ll^ttf'4'' et de permanganate de potasse souillé d'un peu de perchlorate, etc.

Il ne faut pas confondre l'eau ozonisée berliuoise avec celle des ~-, , anglais, qui n'est autre chose qu'mie solution à 1/100 de pertiuag*oiU *J potasse dans l'cAu.

OZONE (BIBLrOGRAPHIl). COQ

D'après Hager, l*eaii dissout réellement l'ozone, et cette solution concentrée serait toxique à la dose de 50 grammes, en même temps que ce serait un désinfectant supérieur au chlore. Nous donnons cette opinion sous toute réserve.

Enfin Binz assure avoir trouvé à Pozoue une action hypnotique ou du moins calmante sur le système nerveux central; d'après lui, il suspendrait l'activité des cellules cérébrales en sa qualité de corps à l'état naissant. G*est en raison de ces propriétés (plus ou moins hypothétiques) qu'il en conseille l'emploi prudent dans l'asthme et les affections nerveuses.

En somme, que faut-il penser de l'ozone comme agent thérapeutique? Que son emploi est, sinon dénué de toute efOcacité. au moins bien incertain. Gomme k fait remarquer Liebreich, si l'on fait pénétrer l'ozone dans les voies respiratoires par pulvérisation, par exemple, cet ozone est détruit au contact des muqueuses; si on l'introduit dans les voies digestives sous forme d'eau ou d*huiles ozonisées, il sera encore détruit dans le pharynx, l'oBSophage et sûrement dans l'estomac, s'il existe encore au moment où le liquide qui lui sert de Téhîcule pénètre dans cet organe. Il est donc bien certain que l'ozone ne peut être amené dans la circulation, et, si l'on se rappelle les tliéories physiologiques modernes relativement au rôle ozonogène de l'hémoglobine, il paraîtra éminemment probable que de ce fait il est fourni plus d'ozone à l'organisme qu'on ne pourrait jamais lui en fournir. Du reste, en admettant qu'il arrive dans le sang, il s'y décomposerait en oxygène ordinaire ; le sang renfermerait ainsi on excès d'oxygène et ce gaz formerait des embolies dans les vaisseaux et tuerait par asphyxie, à moins qu'on n'admette avec quelques auteurs que l'hémoglobine pounait s'emparer de l'ozone introduit pour l'utiliser aux combustions intra-organiques, ce qui nous parait infiniment peu probable.

Cependant les tentatives faites par Jochheim pour combattre la diphthérie au moyen de l'ozone paraissent moins absurdes. Les propriétés désinfectantes et destructrices des matières organiques que possède Fozone les autorisaient parfaitement. Malheureusement les expériences que Gnândinger a faites à la clinique de Widerhofer n'ont pas justifié les espérances de Jochheim, et ici encore il a fallu renoncer à voir dans l'ozone un agent capable de détruire le champignon de la diphthérie, d'arrêter l'extension des fausses membranes et d*empècher l'afTaiblissement graduel, toutes qualités que lui attribuait cet auteur. L. Hahx.

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#îfiOX031ÉTRIE. Le papier ozoiioscopi([ue, amidonné iodtird, dont il a ëlé ijuestion dans l'ailicle Ozuxe, peut servir nun-si:uleiiient à reconnaître la [)rolOioc de Tozone dans lui milieu {gazeux, mais encore, Juhju'ù im certain point, à le doser, grâce à la couleur Lieue plus ou moins foncée que prend ce papier ■lis en présence de quantités d*ozone plus ou monis grandes. Sclionbein s*est %tt\ï de l'intensité comparée de la coloration des papiers pour former une sorte l'ûulrument destiné à mesurer la quantité d ozone renfermé dans l'air; il a loonë le nom à^oxonomèlve à cet instrument qui consiste en une échelle compiaraiife iormée de 10 liaudes placées Tune à coté de l'autre, et colorées de -<.'lle àorle quelles représentent 10 nUiUices de bleu, dont la dernière ^\t<i&*

6151 . iDDENDi.

pond au maximum d*iatensité de la coloration du papier oxonométrique, et le 0 correspond au blanc ou à l'absence d*ozone.

On dose encore Tozone en décomposant par ce corps une solution étendue d*iodure de potassium, chassant par l'ébullition l*iode mis en liberté, et déterminant par Talcalimétrie la quantité de potasse mise en liberté.

On peut aussi se servir d*une solution titrée d*acide arsénieux que Ton bit passer d*une manière incomplète à Tétat d*acide arsénique, par Toione à titrer^ et complétant Toxydation par une liqueur titrée de permanganate de potasse (voy. Ozone). Lun.

OCELOT. Voy. Panthère*

OGEli-LES-BAlKS (Eau MINÉRALE de). Prototkermole, (unétallitet fem^* neuse faible, carbonique faible, dans le département des Basses-Pyrénées, diitt Tarrondissement d*01oron, dans la vallée de TEscou, émerge une source d*ime couche de terrain calcaire marneux noirâtre, ayant une formation très-r^liirei appartenant à la craie inférieure et à un banc de roches d*opbite. L'eau de c^ source est claire, limpide et incolore, elle est traversée par un petit nombre de bulles gazeuses assez grosses ; son odeur est nulle et son goût ferrugioeni pes prononcé ; elle n*a aucune action sur les préparations de tournesol ; sa tempéntate est de 22 degrés centigrade et son débit de 16,524 litres 20 centilitres eo vingt-quatre heures. M. Jules Lefort a dit, dans un rapport qu*il a lu dans h séance du 9 novembre 1880 de TAcadémie de médecine, que 1000 grammes de Teau de la source d'Ogeu examinée dans le laboratoire de chimie de cette aodâé savante ont donné les résultats qui suivent :

Bicarbonale de chaux 0,140

— soude O.OÎo

maçnésie 0,020

Chlorure de sodium 0,102

Sulfate de chaux 0,013

Silice 0,012

Oxyde de fer 0,005

Total des matièuks fixes 0,315

La quantité de gaz acide carbonique nécessaire pour transformer les carbonttes en bicarbonates et de gaz en liberté, à la source, n*a pu être dosée à distiooe: aussi l'analyse que nous donnons, faute d'en avoir une autre, est loin d'ètit définitive.

L'eau de la source d'Ogeu est administrée en boisson et en bains dans tf petit établissement assez peu confortable, qui suffit cependaut aux habitiotide la contrée qui \ieunent s'y traiter d'anémies, de dyspepsies et d'accidents inlestinaux et vésicaux (\u\ oui «lS^MW^mw forces. A. Hotubea».

OMJlK BE^ Alil Eli HOUSlil (Aboul-Cassem). Originaire de Mossoul, comme l'indique sou suraom, Omar se rendit en Egypte, où il se fixa. Livre spécialement à Tocnlistique, il se fit un renom comme praticien et comme opérateur, et dédia au calife Hakem, de sinistre mémoire et qui régna de 996 à 1021 de l'ère chrétienne, un livre sur les maladies de Toeil intitulé : El mountakhab (Extrait ou Précis). Voilà tout ce qu*en dit Ebn Abi Ossaïbiali. Quelques exemplaires de Thistoire de la médecine portent le nom d'Omar, altéré sous la forme Ammar ou Amman. Voilà pourquoi Omar a été méconnu, notamment par Wustenfeld, qui ne lui a pas consacré de notice, et qui Va relégué, tout comme s'il s'agissait d'un autre, et d'après Casiri, dans ses Incertœ sedis. Omar est cependant bien connu : son livre eut du crédit chez les Arabes et il nous est parvenu. Nous croyons même qu'il a fourni le fonds d'une traduction latine que nous a léguée le moyen âge.

L'ouvrage d'Omar existe à l'Escurial, sous le n<* 889. Gasiri en rend compte, I, 517, et fait observer que sa thérapeutique des affections de Tœil est surtout chirurgicale. Mais Casiri n'a pas tout dit. Dans ce volume est aussi contenu un second traité d'oculistique attribué à Eben Ouafed (notre Eben Guefith), et les feuillets de l'un et de l'autre ont été reliés pêle-mêle, de sorte qu'il est difficile de faire sa part à chacun des auteurs.

Eu tout cas nous pouvons attribuer à Omar le morceau le plus- intéressant du recueil, où il est question de l'opération de la cataracte, soit par le procédé ordinaire, soit par succion ; le passage est reproduit sous le nom d'Omar dans un traité d'oculistique, le Noureïouyoun, la Lumière des yeux, composé au treizième siècle de notre ère par Salaheddin ben Jousef, et qui existe à la Bibliothèque nationale, n® 1042, du supplément arabe. Le Mountakhab d'Omar est très-souvent cité par Salaheddin.

Nous savons d'autre part qu*Eben Ouafed n'a aucun titre à revendiquer l'opération de la cataracte |)ar succion. Son compatriote Abulcasis en avait déjà parlé comme usitée dans l'Irak, mais inconnue en Espagne.

Omar se dit l'inventeur de l'opération par succion. Nous croyons qu'il modifia plutôt qu'il n'inventa, car il est question de la méthode avant lui. D'autres aussi modifièrent soit en courbant l'aiguille, soit en la construisant en verre. Quoi qu'il en soit, nous allons reproduire sommairement le passage où il décrit le procédé opératoire : « L'aiguille creuse (Mikdah) est introduite de la même manière que l'aiguille pleine, seulement on agit différemment une fois qu'elle a pénétré. On fait de même aussi l'abaissement. Une fois opéré et l'extrémité de l'aiguille aperçue dans l'intérieur de l'œil, on s^assure quel est le côté percé de l'extrémité triangulaire de l'aiguille (ce qui était indiqué par le manche), on la fait peser sur la cataracte et on recommande à l'aide de sucer fortement. Dès qu'elle est engagée dans l'instrument vous la retirez, tout en recommandant à l'aide de continuer à aspirer jusqu'à sa sortie. »

Une autre question se pose maintenant.

Le Traité d'oculistique d'Omar ben Ali el Mousli nous fait penser à un autre qui nous est arrivé en traduction latine sous un nom d'auteur altéré, celui de Canammali. On sait quelles métamorphoses ont subies les noms des auteurs arabes sous la plume des traducteurs et des copistes. Il ne serait pas impossible qu'Omar ben Ali el Housli se fût transformé en Canamusali. Nous avons fait d'autant plus volontiers ce rapprochement qu'aucun des oculistes arabes à nous connu ne s'y prête aussi bien. Voilà pourquoi nous croyons à propos d'en

eii addenda;

parler ici. Mais, si le rapprochement est permis, la question d*identhé n*«lpas tranchée. Puiir qu*c]le puisse être positivement aflirmée, il faut qu'elle résnik de la comparaison de 1 original et de la traduction. Eh bien, Tidentilé ne ressort pas formellement de la comparaison, et il ne pouvait guère en être autrement. D*une part l'original, qui ne nous est connu que par le mairnscril unique de rEscurial, se présente en désordre, de l'autre la traduction aoai offre une étrange distribution des matières. Pour faire passer Tidentilé il faudrait admettre cette hypothèse que la traduction s'est faite sur un ronaniement et une réduction de l'original, accompagnée de rintroduction d'élémenls étrangers. Les ressemblances que nous avons constatées ne portent que sur ia formules de médicaments composés, et cela n'est pas probant. Laissons donc Omar pour ne nous occuper que de Canamusali.

Son opuscule, que nous n'avons pu trouver sous la forme manuscrite, lëk imprimé dnns des Recueils h la suite de Guy de ChaulJac, d'Abulcasis et d'Ali ben Issa. On en fit plusieurs éditions à Venise dans les dernières annésda qninzième siècle. La Bibliothèque nationale en a de i490, où Canamuili occupe les folios de 267) à 270.

Tel est le début : Incipit liber quem compoîuii Canamusali philofOfàut êe Baldach svper rerum preparationihus que ad ocuJorxim medieinat facimU,

11 est d'alord question de matière médicale, puis de Tanatomie de Ittil. puis encore de formules. Les opérations occupent peu de place et l'opératioide la cataracte n'est pas très-déf aillée. Il en distingue quatre Tarictës. L'oimap est divisé en livres et en chapitres. Les chapitres commencent par des prologoei 01^ l'auteur se met en scène. Il nous apprend qu'il s'est donné beaucoup de peine à consulter les écrits des Anciens, Grecs, Arabes, Chaldéens et roèse Indiens. Il nous apprend qu'il pratiqua deux opérations de cataracte avec sncrè*, à Bagdad, en présence d'un émir.

Iliile, dans son travail sur Ali l)enlssa (Dresde, 1845,) page 45, parle ainsi de Canamulassi : Atmenicmj philosophus et wediats saracenicus de BaJàaA, vixit paulo ante quam hœciirbs à Tataris a, i258 est expttgnata, SidieUorn d'après cela que Tauleur était rwÉr/*om<»Yaw (J. asiat., août 1847). Cependant,! Ton s'en rapporte à un passage de la traduction, il semblerait plutôt clirrtia. Nous lisons en effet, à propos de l'opération de la cataracte : Facial sibiiigïïm crucis et postea magiater percutiat cataracium. 11 est encore un autre pa5Sige que l'on peut mettre, dans la forme du moius, sur le compte du traducteur. H s'agit de coquillages porphyrisés pour être employés en collyre : Becipe àatt magnas conrulas qtiœ fenmtur a Sancto Jacobo et ferunt IXomipete « *■** capellix. Voilà sans doute ce qui a fait soupçonner à Bille que Gérard de Crémone était Tauteur de la traduction. Mais il y a là une impossibilité chrono)^ ^que. Nous inclinerions plutôt à croire que la traduction latine a été faite pir un juif converti, d'après une version hébraïque, probablement reDMoniée, le nom de la cataracte conserve par le traducteur n'étant pas arabe, mais plotM hébi*eu.

Un autre passage pourrait venir à l'appui de l'opinion de Hille, qui fait fitit Ganamusali quelque temps avant la prise de Bagdad par les Tartares : A' coUirivm fecit magnvs macomatvs phiiofophuf de Arahia procàlipko è Baldach y qui sieierat ])er très annos qvcd non viderai. Nous ne cannaîssofli pas d'autre calife à qui ce passage puisse s'appliquer que Nasser lidin .Allah, eu » mourut en VSSs eV fet «WciiA At cécité dans ses dernières années.

Nous ignorons d'après quelle autoritë Hille a fait de CanamusaK un Arménien d*origine. L. Leclebc.

ONCE. Yoy. Pâmthere.

O RATAGE. Afin de satisfaire au renvoi de Limie à Orange, nous dirons que sous les noms de Lumies coniques, Citrons doux, Lumies saccharines, on désigne, dans certaines contrées, les fruits d*une variété du Limonier, appelée par Risso Citrus Limontim Lumia. Ces fruits tiennent à la fois des citrons par leur forme, et des oranges par leur pulpe douce et sucrée. D.

ll^jtlRE (Les). Famille médicale distinguée de la Franche-Comté. Nous pouvons signaler :

Ordinaire (Claitde-Nicolas). Né à Salins en 1736, il fut chanoine de Riom, et mounit bibliothécaire de la ville de Clermont-Ferrand, le 15 août 1809. On lui doit une Histoire naturelle des volcans, contenant les volcans sousmarinSj ceux de boue et autres phénomcnes analogues, Strasbourg, 1802, ni-8®. Ce livre présente une théorie fondée sur les faits de la formation des Tolcans, et des différents accidents qui accompagnent ce pliénomène. On y trouve, en outre, des remarques sur les volcans les plus connus, tirées des voyageurs et des naturalistes qui les ont visités à diverses époques. Il est accompagné d'une mappemonde volcanique très -intéressante, gi-avée par Tardiou, pour servir à l'histoire des volcans, contenant la carte de la majeure partie du Mexique et du Pérou.

Ordinaire (Desirk). Né à Besançon, eu i 773, mort dans cette ville eu 1847; il fut docteur de la Faculté de médecine de Strasbourg. Sa thèse inaugurale porte ce titre : Dissertation sur rin/luence de Vliahilude sur les facultés physiques et inorales de Vhomme, 5 mai 1808, in-i*" de 33 pages. II était fils de P.-F. Ordinaire, juriconsulte et maire de Besançon. Il professa particulièrement riiistoire naturelle, fut recteur do l'Académie di3 Strasbourg, inspecteur général de TUniversilé, directeur de l'Institut des sourds-muets, et s'est fait connaître par un bon Essai sur l'éducation du sourd -muet (Paris, 1830, in-S*^).

Ordinaire (Pierre-Casimir) . Natif de Morcz (Jura), docteur en médecine delà Faculté de Strasbourg (2 août 1820), ex-interne de l'Hotel-Dieu de Lyon, secrétaire de la Société d'horticulture de MAcon, fondateur du journal La Mouche de Saône-et-Loire, ce médecin ne s'est pas contenté d'écrire une excellente thèse inaugur.ile (Essai sur l'accouchement qui néaessiie F emploi des ùutrumentM chirurgicaux, Strasbourg, 2 août 1826, in-4*, 57 pp. Planche), il 8*est fait connaître comme poète, (^est dans La Mouche de Saône-et-Loire qa*on trouvera la plupart de ses poésies. 11 a eu Pidée délicate et nouvelle de publier aussi dans cha(]ue numéro du Journal d'horticulture un article sur les propriétés des végétaux, et une fable se rattachant au sujet traité. Phèdre, La Fontaine, n^avaient fait parler que les bêtes; le docteur Ordinaire a senti tout le parti qu'on pouvait tirer du babillage des plantes. Notre poète médecin a rimé aussi un grand nombre de toasts; dans ce genre il n'y a que l'embarras du choix. Nous recommandons surtout le Toast aux jardiniers, que nous avons inséré presque tout entier dans h Parnasse médical français, p. 399-400.

616 ERRATUM

ORPIX. Applications médlealeai. On Utilise dans la médecine populaire des campagnes les feuilles du Teïephium vulgare comme ▼ulnéraire banal. Lei noms qu'on lui donne souvent à'herhe aux coupures^ d'herbe aux ckarpentierif de repriae^ ou orpin reprise, indiquent suffisamment ses usages habituels comme topique pour hâter ou faciliter la cicatrisation des plaies simples.

Le Sedum telepfiium passe encore aux yeux des habitants des campagnes pour un remède excellent contre les cors aux pieds.

Si nous ajoutons que son suc a été préconisé contre les hémoptysies et la dysenterie, contre les hémorrhoîdes, nous aurons énuméré les principales applications médicales de Torpin signalées dans quelques traités.

La science n'a malheureusement pas vérifié toutes ces assertions de Tempirisme le plus vulgaire, de sorte que Torpin est resté à Tétat de remède villagQoif usité surtout parmi les guérisseurs ruraux.

Maintenant on peut se demander si cette plante offre réellement des avantages pour le pansement des plaies simples, ou bien si elle est inutile ou dan^ reuse, car il n'y a pas lieu de s'arrêtera examiner si elle a quelques propriétés contre l'hémoptysie ou la dysenterie.

Eh bien, ces avantages n'ont pas été démontrés jusqu'à présent, et je crois que le suc d'orpin, en raison de son âcreté, est tout au plus bon à irriter la coupure récente sur laquelle on l'applique. Il ne vaut pas à mon avis le simple morceau de linge trempé dans l'eau fraîche. Sur les brûlures il est encore inférieur à la ouate, qu'on trouve partout. C'est donc un vulnéraire à laisser de côté.

Guérit-il les cors aux pieds? mais pas davantage. Je reconnais cependant qu'il possède quelques bonnes propriétés contre cette désagréable afTectioo. 0 ramollit 1 épidémie, facilite l'exfoliation des cors et supplée ainsi à l'art do ]>édicure absolument inconnu dans les campagnes.

En dehors de a*tte petite application qu'on peut lui conserver, je ne IrouTe plus rien à dire de Vherbe aux cors, si ce n'est qu'on la fait entrer dans ronguont/>o/>ii/^'{/m, cet excellent agent si utile contre les tumeurs hémorrboidales. Ermest Labbée.

ERRATUM

Au\ articles OBSTÉTRIQUE, p. 1^6, et OFTHALMOLOfilE, p. 15, deox des gloires de l'Ecole française de Strasbourg, Stollz et Stœber, ont été rangés dans les Allemands, par suite d*une confusion regrettable. Nous nous faisons im devoir de rectifier ici cette erreur. Stollx est actuellement doyen lionoraire de notre faculté de Nancy; Stœber mourut à Strasbourg le 5 juin i871 (voy Siœhfr).

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