PI5 DE LA LETTRE O
PJlAH. Nom donné dans le langage tamoul à TArëquier (Areca Catechu L.). Pl.
rJLAN. Nom indien donné au Bétel, Piper Bétel L. Pl.
rJLAPBTA. Nom donné, dans son pays d*origine, à la fève Saint-Ignace, Strychnos Ignatii Lam. Pl.
PAAIV (Pibter), quelquefois écrit Paauw ou Pauw, en latin Pavius. Célébra anatomiste, le premier de la série de ceux qui ont illustré les Pays-Bas, naquit à Amsterdam en 1564. 11 commença ses études médicales dans sa ville natale et y fit des progrès si rapides qu*en 1580, à l'âge de seize ans, on Tenvoya à l'Uni- Tersilé de Leyde ; là, il eut pour maîtres Bontius, Heurnius et Dodonaeus, et se lia d'amitié avec le célèbre littérateur Lipsius. En 1584, il passa à Paris, où il étudia sous Louis et Jean Duret, et se livra particulièrement à Tanatomie sous la direction de J. Faber. Après quoi, il se rendit à Orléans; mais il ne tarda pas à quitter la France, alors en proie à des troubles politiques graves, et alla à Rostock étudier Tanatomie sous le célèbre H. Brucaeus. C'est là qu*il fut reçu docteur à l'âge de vingt-trois ans. Bès ce moment il se mit à enseigner Tanatomie, mais après peu de temps il se rendit à Padoue pour entendre les leçons de Fabrice d'Aquapendente et de J. Antoine Cortusius. Cependant la nouvelle de la mort de son père le détermina à quitter l'Italie au bout de trois mois. Il revint à Amsterdam, puis en 1589 passa à Leyde où il était nommé professeur extraordinaire d'anatomie ; il devint en 1592 professeur ordinaire et fut eliargé en outre d'enseigner la botani(|ue. Pendant les premières années de son enseignement il dirigea le Jardin des plantes de Leyde, emploi où il fut ensuite remplacé par le fameux Charles de l'Écluze. En 1597, Paaw surveilla et dirigea la construction qui fut faite, à grands frais, de l'amphithéâtre anatomique de Leyde. Il avait obtenu depuis peu l'autorisation de disséquer les cadavres des condamnés à mort; il disséqua ainsi, toujours en hiver, 60 cadavres humains durant les vingt-deux ans que dura encore son enseignement depuis cette époque. En un mot, Paaw a été le fondateur de l'École anatomique de Leyde, si Hérissante par la suite. Avant lui l'enseignement était tout théorique et ne s'aidait que de planches très-défectueuses.
En même temps il pratiqua avec le plus grand succès l'art de guérir. Il fut témoin de l'épidémie de peste qui ravagea la contrée en 1600; il y déploya le plus grand zèle et le plus noble courage ; il a écrit sur cette épidémie un traité intéressant que la mort l'a empêché de publier, mais qui fut mis au jour
eig PACA.
par les soins de Jean Paaw, son fils, nw^decîn à Alcmar, et de Henri-Florenl.
Picler Paaw, que Meibomiiis a dépeint ainsi : Melancholicim, valuit acriingfnio et memoria valida: il est morlen 1617.
Parmi les autres ouvrages de Paaw, tous intéressants à divers titres, le plus remarquable est son Traité d'o^téologicj le meilleur de son temps ; on y trouve déjà indiquées, entre autres, les difl'érences qui caractérisent les crânes d»* diverses races humaines. Turcs, Groënlandais, Abyssins et Éthiopiens.
Nous terminerons par une particularité curieuse rapportée par Banga(l, 798:: c'est que Paaw racontait à ses auditeurs qu'un grand nombre de sages-femmcîî hollandaises avaient riiabitude d'exercer une pression sur la symphyse pubienne dts enfants nouveau-nés du sexe féminin, dans le but de déterminer un relàchemenl des ligaments du bassin et de faciliter ainsi les accouchements ultérieurs.
On connaît de Paaw :
I. Mmitiae anatojnicae de humani corporiê onxibus. Lugduni Batav., 1615, 163S, m-i*: AinsteloOami, 1G53, in 4*. — 11. Andreae VesaU ejùtomc anatomica, opuM reditimmaii accemere notae ac commeutarii Pciri Paaw. Amsteloiiami, 1016, 1(»33, iu-i*. — UI. Bertm publient Academiac Lugduno-Iialavae, ejun ichonotjraphia^ dencriptto, tuw. bigdQiii llatav., 1601, in-12 ; lOir», KViO. in-S*. — IV. Succeriiuriatui anaUmticuê, contimemcmmn' taria ht llippocrattrm de rapilixvulneribu*. Lugdiini Datav., 1016, in-4*, pi. ^?. JkPi/niii inteêiini epitlolae duae, Opprnhcimii, 1619, in-4" (avec la 1" centurie des obsenr. de Fibiice de Ililden). — VI. De prsir tractuiu9, cum lienrici Florrntii ad shujula ejtudem traciihi rapita additamentia. Liigiluni Hatav., 1636, in-P2. — VU. Le recueil ô* Hist, anotmùfM de BarUiolin renrcrme plusieurs observations de Paaw. LBs.
PACA. Le genre Paca {Cœlogenys F. Guvier) appartient à Tordre to Rongeurs {voy> ce mot). H. P. Gervais en faisait le type d'une petite tribOi celle des Cœloqéniemj qu'il plaçait dans la famille des Ilystricid^ eatre b Gaviens et les Dasyproctiens [voxj, les mots Porc-ki'IC, Cariai, Agoiti); iM aujourd'hui on associe plutôt ce petit groupe au genre Agouti ^/ki^proda) pour constituer la famille des Dasyproctidés (Da^yproctidae) distincte à U te des Hystricidés [Uy<triridae) et des Caviidés (Caviidae),
Les Pacas s()nt des animaux de taille assez faible et bas sur pattes, init ((uatre doigts aux pieds antérieurs et cinq doigts aux pieds postérieurs, diiBtk pouce est d'ailleurs rudimentaire. Chacun de ces doigts est muni d'un 0B|k épais, ressemblant à un petit sabot. La tète des Pacas est très- volumineuse, |V suite du renflement de Tarcade zygomatique sous Laquelle s'enfonce une poche qui communi(pie avec la bouche et dont on ne connaît pas encore bien Tusa^; les oreilles sont petites et arrondies, les yeux très-grands, le corps est tssu épais, la queue se réduit à un simple tubercule et les mamelles sont au oombie de deux paires situées l'une en avant près de l'aisselle, l'autre dansUrégi» pubienne. En examinant le crâne dépouillé delà peau et des muscles, ou apei\ûit nettement la disposition anatomique à laquelle nous avons fait allusion touli l'heure et qui a valu aux Pacas leur nom généri(jue de Cwloyenys (Ménkaeâ animal à mâchoires creuses, de xoîXoç, creux, et t"v«, mâchoire). On ^t)iltf effet une large expansion osseuse formée par l'arcade zygomatique ctsurtoulf la branche zygomatique du maxillaire. Celle expansion, dont la surface eiW* est fortement rugueuse et réticulée, de même que les portions voisines de T» frontal, est creusée sur la face interne d'une caverne de 5 centimètres deh* sur r> centimètres de large environ, caverne qui est tapissée par un repli de h membrane muqueuse. En avant de cette abajoue osseuse se trouve la perfonli* sous-orbilaive avec uu tîxmX ^wVkxAvw ^ur le nerf. Les dents incisiTe» ^
PàGâL 619
dépounrues de sillons, et les dents molaires, de même grosseur aux deux mâchoires, ont deux racines distinctes et présentent, quand elles sont légèrement usëes, un cercle d*émail enloui*ant des replis et des ellipses qui pénètrent dans Tivoire : toute» les molaires supérieures, à l'exception de la troisième, ont trois plis externes et deux plis internes, tandis que les dents inférieures ont un seul pli externe et trois plis internes.
Parmi les particularités anatomiques du genre Cœlogenys on' doit signaler encore^ d'après M. Gervais, d'une part, la longueur assez considérable de l'intestin <jui mesure plus de 9 mètres et qui est pourvu dun caecum Irès-développé, de l'autre, la présence d'armatures singulières sur l'organe mâle.
Le Paca brun {Coelogenys paca L.), le représentant le mieux connu et peutêtre l'unique représentant de ce groupe, mesure environ 66 centimèti*es de long sur 53 centimètres de haut et porte une livrée brune lavée de jaunâtre sur le dos -et sur la face externe des membres et passant au blanchâtre sur le ventre et le dedans des pattes. Sur les parties foncées du pelage, le long des flancs, se détachent cinq rangées de taclies claires, de forme ovale ou arrondie.
Ces Rongeurs se trouvent dans les Antilles méridionales et dans une grande partie de l'Amérique du Sud, depuis la Guyane jusqu'au Paraguay. Ils vivent isolés ou en petites familles à la lisière des forêts et se nourrissent de feuilles, de fleurs et de fruits qu'ils vont, à la nuit tombante, cliercher dans les bois et dans les plantations. Pendant le jour ils se tiennent cachés dans des terriers, profonds de 1 à 2 niètres, et c'est là que la femelle met bas son petit, au milieu de Télé.
La peau des Pacas est trop mince pour être utilisée et leur pelage, presque ras, ne peut être employé comme fourrure; mais à certaines saisons leur chair est chargée de graisse et fort succulente : aussi les Indiens et les habitants d'origine européenne font-ils à ces animaux une chasse très-active. Au Brésil, ce genre de gibier est fort estimé, comme l'indique le nom vulgaire de gibier rayaL
Des Pacas bruns ont vécu et vivent encore en captivité dans divers jardins zoologiqurs de Hollande, d'Allemagne, de France et d'Angleterre; ils montrent un naturel pacifique et indolent, donnent ou se tiennent cachés pendant une grande partie de la journée, n'attaquent personne, mais ne se laissent point molester et font pour se défendre de cruelles morsures. E. Oustalet.
fini.KmAFiiiE. — F. CrviFB. Antiafei (fu Mmévm^ J807, t. X. p. 203. — P. Gehvais. Histoire deê Mitmmifh-eê^ 1*^54, t. I, p. .'SSS. — E. Alsto». On the Order dire*. In Proc. Zool. Soc. Mjtmd,, 1X70, p. 96. — Lbehm. Vie des Animavx, trad. franc, de Z. Gerbe, Mammifères, U II, p. 317 et fig. 96. £. 0.
PAC'AB. Nom donné en Chine au Lis du Japon, Lilium ChamUchaceme Ttiunb. Pl.
PACAE. PACAES. Nom donné au Pérou aux Iruits comestibles de Ylnga huignii Kunth. Pl.
PACAL. D'après Honardes, on donne ce nom à un arbre d'Amérique, dont les cendres, mêlées au savon, sont employées contre les dartres. Pl.
BfHJOtMran. •>* MoiriftiMe». Drogna, 176. Pl.
PACANB. PACAVE.
fruit du nover pacauier.
PàCCUIOSI.
1 Jonnc le nom île :
PAC'AKiEB. Nom donné à v •lirœformis Mich, {voy. Noïkb).
i e&pèue de uoyer d'Âniériiiue, le iv^lam
PAC.%0-BB:«D0. Nom indigène d'une fongére de Sunialra, dont ud mioçr les jeunes pousser. C'est le Pncu-ulan de Riunpliius {Amboin., VI. (iï, Ug. iVi:
PACCHlontI (AfiTOïKB). Ce médecin, justemenlreoommi!, naquiliRf^n, duns le Milanais, le 13 juin 1665. Il lit ses premières études dans a patne cl s'appliqua enauile i la philosophie el aux mathémBliijues. Il étudia ensuite It médi^cine et, dès qu'il eut obtenu le lauiier doctoral, il se rendit à Ilonie.oiiil i'atlaulia îi Halpiglii, qui le lança dans la pratique. L'estime de ce savaalmillft lui pi-ocuia la ronûatice des habitants de Tivoli, où il exerça son ai-l ane niech pendant plus de six ans. Rappelé à Rome, îl s'y lit connaître si aTAuIageu^emeiit de Lancisi, que ce médecin l'associa à ses travaux. Il s'y occufka beaucoup de dissection ; la dure-mère fut le principal objet de ses reclierches a[utomii|ue!. Il a décrit, des glandes i:onglobées duos les environs du sinus longitaiiiiul : Nuck en niait positivement l'existence, et Halpiglii, ce scrutateur atlEOtiI' ik> glandes, n'en avait point parle. Mais ce point, examiné ci*âprès, u'cst pu nl'V sur lequel il a eu le plus à se détendre ; son sentiment sur la structure DUculaire de |j dure-mère a été combuttu par plusieurs anatoinist«s. et on ptieulicr par Duglivi, Bazani et Fantoni. l'acclnoui est mort à Hnaje. ItS*' vembre 1726, â^é de soixante et un ans. On a trappe une oiùlùlteaBiM lionueiir. Rothscholtz en adonné la description. Nous le copions : A... LeMl. Idbc. .\iitomcs PACmonus hegier. med. et. anit, Roxaxus. a», lx. -— B> (b enfant est conduit par un génie auprès d'Apollon, qui montre un aux pieds duquel un entant est assis, tenant un micruscupc. Oani le loif un temple, lusc. Non incLotiiosus ibis.
On a de Pacchioni les ouvrages suivants :
I. De durie meaiiigii fabrica et ufu iHtquiiilio anatomica. Ronue, 1701). jn-g-, — 11. B^V- (afio epittolarit de glandulU conglobà duret mtngngit humanm, imte^itt Mil IfmfUif ad piam meni/ngcm prodactît. Roms, 1 705, in-l". — III. DUttrtatione» biaa, ai f>^ laiimum virw» D. Ja^annem FaiiloBum, cHin tjutdem reipanaùmt iUutlraiii'' *" meiii/ngii ejuigue glandulariun itmclurm algue luibut canrinualie. Roma-, (Tt ■*'- ~ tV. Dùiierlationet phyicv-analomicce de dura mangnge hunano, noeit fzftrafi'' * lucubraliombutaiKUrelinialratie. Roiaic. 1721, in-8'. — V. Op«ra omitia, noiv.l1i<
PACcmOKi (Gla.>dks de). Les glandes ou corpuscules, ou gni de Pacchioni, sont de petits corps d'un blanc jaunAtre contenus dans les eutd du ceiveau et répandus presque eiclusivemeul le loug du sinus lau^loi supérieur. On en trouve éj^aleiuent à l'extrémité antérieure du sinus droit [f Cru veill lier J. lU n'existent pas chez les fœtus; et, quand lisant comuieucéla railre, ils augmentent de volume avec les progrès de l'âge, au poiul dent des empreintes sur les o^ du crâne. Jusqu'à les perforer quelquerois. Qiudl sont três-coiUlueuts, ils forment des plaques dures, inégales, puunot ^ tenir de la maUfevc cTèUtfea. Bea.\n:Q«ç deviennent pédicule».
PACGHIONI. 621
détacher; ils sont totalement dépourvus de vaisseaux. Il parait aujourd'hui démontré qu'ils peuvent exister chez certains animaux, tels que le cheval et le bœuf (Leyh).
Paocbioni croyait ces corpuscules de nature glandulaire et destinés à sécréter le liquide des méninges. Ruysch leur attribuait une nature graisseuse; Luschka n'y voit que des franges arachnoïdiennes analogues à celles des membranes séreuses. L'histologie démontre qu'elles sont formées de tissu conjonctif. c Les mailles principales, dit Rindfleisch (Hvttol, palh,), se composent d'un tissu conjonctif strié, pauvre en cellules, qui provient directement d'une couche de tissu embryonnaire sous-épithélial, peu épaisse, mais sans cesse renouvelée. L'épithélium qui les recouvre est stratifié, contrairement à l'épilhélium normal de l'arachnoïde. Meyer (L.) observa même de véritables granulations épi- Ihéliales dans le voisinage de ces tumeurs, de sorte que la participation active de l'épilhélium est hors de doute, quoique le tissu conjonctif soit l'élément prédominant de la formation, i H. Frey, Kôlliker, Horel et Mathias Duval, émettent les mêmes opinions, du moins quant à la composition fondamentale des corpuscules. H. Faivre enfin les considère comme des produits de sécrétion et de dépôt.
Les glandes de Pacchioni siègent, avons-nous dit, sur les membranes d'envel(q)pe du cerveau : mais quel est leur siège précis, leur siège d'origine? A laquelle des membranes appartiennent-elles d'abord? Comment prennent-elles naissance? Pour M. Faivre, elles occupent primitivement le feuillet viscéral de l'arachnoïde, et c'est par lui qu'elles seraient sécrétées. Key, Retzius, les font naître dans le tissu cellulaire sous arachnoïdien, parce qu'une injection poussée sons l'arachnoïde les distend, vient sourdre à leur surface, et, traversant l'endothélium de la dure-mère, se déverse finalement dans les sinus. Tout'récemment, M. Gh. Labbé, aide d'anatomie de la Faculté de médecine de Paris, a émis l'opinion que les granulations ont leur siège originel, non dans l'arachnoïde ni dans les tissus sous-arachnoïdiens, mais dans la dure-mère, et plus spécialement dans l'intèrieui* de ces lacs sanguins de dérivation, formés par un dédoublement de la duremère, qu'on rencontre principalement de chaque côté du sinus longitudinal supérieur. Il existe, il est vrai, des amas de corpuscules indépendants des lacs de dérivation, mais, suivant C. Labbé, on constate au-dessous de ces amas des faisceaux entre-croisés de tissu conjonctif: d'où l'on peut induire qu'on est en présence de cavités oblitérées par le développement progressif des granulations. • En poussant une injection solidifiable dans le sinus longitudinal supérieur, on peut toujours retrouver la communication primitive de l'ampoule veineuse avec k sinus f (Thèses de Paris, 1882). Dans un travail plus récent (Le$ lacunes veineuies de la dure-mère, Gand, 1883), M. Yandenven a combattu également l'interprétation de Key et de Retzius. On voit que l'accord n'est pas fait sur ce point d'anatomie pathologique.
Il en est à peu près de même quant à la cause de la formation des corpuscules. L. Meyer la place dans les mouvements du cerveau qui tendent à en appliquer lâ partie supérieure contre le crâne; et Rindfleisch, qui semble adopter cette explication, n'en tire pas nécessairement la conséquence que les granulations se produisent sous l'influence d'un processus irritatif. « Nous n'avons aucune raison, dit-il (en parlant de toutes les tumeurs qui émanent delà surface libre des cavités du système nerveux et dont les glandes de Pacchioni sont pour lui le type physiologique), pour les considérer (ces tumeurs) comme des éléments
6^ PAGHIRA.
formés sur place par une irritation formative des cellules oonjoactiTes. AbsUiOp tion faite du manque de preuve d*une division de cellules conjonclires, la ma* nière dont se coinporle le tissu conjorictif milite contre cette opinion. Les tiainëcs fibreuses de ce lissu restent longtemps intactes à reodroit ok liége h néoformation, etc. »
C'est aussi à la tliéorie de la pression que se range M. Vandeuven. i Oosod les hyperémies se ré pèlent souvent, ou que Tëlasticité des parois ailérielki diminue par les progrès de Tâge, le liquide cé[ihalo-rachidiûn se trouTe de phi en plus refoulé... 11 ne s'écoule pas dans le canal rachidien déjl rempli die l»eut refluer dans les ventricules déjà gorgés également, ni dans les cols-dMir des invaginations durales dont les parois sont aussi distendues... Le timiQDftjonclif de IVspace sous-arachnoïdien presse rarachnoïdc contre le feuillet viieéml délicat de la dure-mère et refoule ce dernier à son tour dans respaceiobdfr rai; le feuillet viscénd suit par son élasticité ce bourgeon refoulé, mais par B mémo il se forme bientôt a sa base un collet ou pédoncule. La vésieale iedéie> lop[)e dans le sens de l'espace lacunaire et le remplit parfois compleleoMfll, k dépasse même, jK^rforc le feuillet pariétal de la dure-mère et mine enfin Voi lui-nicni(\ C'est en efiel un fait constaté qu'il existe à la surface concave^ h plupart des crânes des fossettes glandulaires en plus on moins grand nonke qui sont les vestiges visibles de ce processus. »
D'un autre c<Hé, M. Faivre ne voit qu'un effet des progrès de Tâge, dun b dép<>t auquel il attribue la formation des corpuscules, et M. C. Labbé,phcHl coux-oi dans les lacs sanguins, leur assigne pour point de départ des dépék librineux, qui ne constitueraient pas le noyau des granulations, maispnTOfNraient dans les feuillets des lacs nn travail irritatif duquel naîtraient directiMil des granulations de nature conjonctive.
On voit (!n ({uoi cette dernière opinion diffôre des précédentes et quant is siège et ({iiant au mode de formation des corpuscules. Sans nous croire autoni à y adhérer formellement, nous devons dire qu'elle a, à notre connaissanœ. b faveur de (pielques anatomistes français. D.
PACFOIVG. Alliage de cuivre, de nickel et d'étain. D.
PACHaRA (AiBL.). Genre de plantes, de la famille des ALilvacées, série te Bombacées, (|ui a de grandes analogies avec les Fromagers et qui se duûagtt principalement par ses fleurs à calice court, gamosépale, denté ou i pespfff entier. Los pétales, bien plus longs (|ue le calice, insérés hypogyniqiie0eBt,ea légèrement pcrij^ynes, quand le n'»ceptacle est un jmîu concave, sonltflritt** in volutes, souvent chargés de duvet en dehors. Le nombre des étamioes eit indéfini ; leurs filets sont inféricurement unis en un tube commun, bifide la ô-x -adelplie, et les divisions ultimes portent chacune une anthère réoilorseï uniloculaire, s ouvrant vers le bord par une fente courbe. L'ovaire est lihti^ o lo<çes ûc -ovnlées, et le slyle, claviforme à son sommet, s'y partage en 5 loto stigniatifères courts. Le fruit est coriace ou ligneux, oblong ou presque iph^ riquc, loculicide, à 5 valves glabres en dedans. Les cloisons peuvent dispanitt* en totalité ou en partie. I^es graines ont un albumen peu abondant on nul, et 0 embryon à cotylédons charnus, involutés, repliés sur eux-mêmes, plisi^ ^ enveloppant le radicule qui est droite. Les Pachira^ souvent désignés auni «•• le nom de Carofineu^ soui des arbres, fréquemment élevés, nus à la base* '
. PACHYDERMES. eS5
dme ëpaisse, à feuilles alternes, digitées, avec 5-9 folioles entières et des stipules caduques. Les fleurs, ordinairement grandes et belles, sont axillaires, soUtaires et pëdonculëes* Il y en a une quinzaine d'espèces qui habitent TAmérique tropicale ; on a indiqnë avec doute ce genre à Madagascar.
Le p. aqualica Aubl. (Carolinea princepê L. f»)j bel arbre, assez souvent cultivé dans nos serres et qui y fleurit quelquefois, a des graines comestibles, considérdes comme fortifiantes. A la Guyane, on les mange cuites sous la cendre. Les Carolinea insignis Sw. eimacrocarpa Schlchtl ont, dans rAmériqne centrale, des usages analogues. Le P. Barrigou Sbém., de 1* Amérique du Sud, sert à fabriquer des cordages. Le P. fastuosa (Carolinea fastuosa DC.), du Mexique, est un arbre médicinal dans ce pays. Il sert à traiter les maladies du poumon, les stomatites, les flux intestinaux. La plupart des Pachira ont les feuilles émollienles ; elles peuvent servir aux mêmes usages que celles de nos Mauves. Jeunes, elles se mangent dans plusieurs parties de rAmérique tropicale.
H. Bn.
BiBLiooBiPiiiE. — AiiBL., Pi. çuiatî.y 725, t. 291, 292. — DC, Prodr.^ I, 478. — Scuott et fixDL , Meletem., 35. — Mr. et Del., Dict, Mat. méd„ II, 113; V, 150. — Spach, Suit, à Buffon, III, 423. — Eudl., Gen., n. 5298. — Bektii. et IIooi. F., Gm.^ I, 210. — Roseuth., Synop. plant, diaphor.y 717. — II. Bu, in Payer Fam. nat., 286; lIi*L de$ plant.^ IV, 99, 15f . H. Bh.
PACHYCÉPHALE. Dans la classification de Virchow, variété de brachycëfibalcs, caractérisée par une tête épaisse. Il y a syuostose des pariétaux et de J'écaille occipitale (voy. Crâne, 486). D.
PACHYDEBMATOCÈLE. Épaississemeut de la peau en forme de tumeur. La lésion à laquelle Valentine Mott a donné ce nom est congénitale ; elle se présente d'abord sous forme d'une tache brimàti'c de laquelle s*élève une tumeur molle, plissée, peu vasculaire, indolente, sans changement notable de couleur à la peau, et dont l'ablation est quelquefois suivie de récidive.
La nature de cette tumeur reste douteuse. Ce n'est ni un mycosis, ni im molluscum, ni même un éléphantiasis très-locaiisé. La tache cutanée qui marque le début de l'excroissance pourrait rapproclier celle-ci de certains naevus, mais de notables différences Ten sépareraient. Peut être est-elle simplement analogue à €68 excroissances, également congénitales, de la peau, qui ont reçu les noms d'acrochordon^ wyimfcie^ à surface lisse, et qui ont reçu le nom de tumeurs moliuscoidcs. Quoi qu'il en soit, la pachydermatocèle de Valentine Mott paraît conaister en une hypertrophie du tissu conjonctif(vo^. Molliscum, Hycosis, N^vus).
PACHYDERMES. Âpres avoir décrit les Mammifères de l'ordre des Édcnlés, G. Cuvier, dans la première édition de son Règne animalf faisait observer que parmi ces quadrupèdes, terminant la série des Onguiculés, il y en avait quelquesuns dont les ongles élaieut assez développés pour envelopper toute Textrémité des doigts et pour former une sorte de sabot. « Cependant, disait Cuvier, ces Édentés ont encore la faculté de ployer ces doigts autour de divers objets et de aaisir avec plus ou moins de force. L'absence entière de cette faculté caractérise les animaux à sabots; se servant de leurs pieds uniquement comme de soutiens, ils n'ont jamais de clavicules; leui's avant-bras restent continueUement dans
nCUÏDKHMKS.
l'état dcproiiatioii. el Us sont ii^duils ît paître les vt^éUiu; leurs formescniDiiW leur genre de vîp nllre beaucoup moius de variélée ({ue celles de.t Oagnioilps el l'on ne peul (ju^re y iStablir i|ue deux ordres, crut (|ui rumiDeot «I «at qui ne ruminent poinl ; mnls ces decnierii, que nous désignons en romman so\ii le nom do jmrliydermet, admetlent quelques divisions en lainill». ■ ùs ramilles, que notre grand nalunilisle passait successivement en renie, AùenI lu nombre de trois e( comprenaient : 1° les Pacliyderraes à trompe el à dtfttia ou Proboscidiens;2* tes Padiydermes ordinaires; S'IesSolipMes. Udiitintli» enire ces trois groupes éUit établie au moyen de caractères tirés d'abord de U conformation des pieds et ensuite de la dentition. Ainsi les Prubosâdiens itiîeSi décrits comme des Pachydermes pourvus, à tous les piods, c de ciuq dngtf tellement encroi^L^s dans une peau calleuse qu'ils n'apparaissent au debonqiM par les ongles attachés sur le bord de celle espèce de sabot; ■ les PaclitilenBH ordinaires étaient signalés comme des Mammifères munis tanlAt «le trait doijlt. lantâldc deux ou de quatre doigts i chaque pied et ayant, dans ce demitr oh, le pied fourchu comme les lluniinants; enfin les Solipèdes élaicot déftiaU comme des quadiii[i^dcs pourvus d'un seul doigt apparent et d'un senlnlnti l'exlrémité de chaque membre, mais portant sous la peau, de chaqua cdl£ il leur métacarpe et de leur métatarse, des stylets pour représenter le latéraux.
C. Cuvier indiquait en oulrt, chez les Proboscidicns, l'absence de a d'incisives proprement dites et le développement eilraordmnire d'une défenses implantée dans les os incisiTs, la position anormale tics niriiwv; la portion osseuse se trouve rejetée vers le haut de la face, mais ifiii » gcnt dans l'animal vivant en une trompe cylindrique. Il mentionnait les grands vides ou sinus que l'on observe dans les ns du crJlne chef ct^ maux, la longueur de leur intestin, la forme simple de leur estomac, l.-i de leur CLCCum et la situation de leurs mamelles, au nombre de toujours placées dans la région pectorale.
En un mot, dans sa cl assili cation, G. Cuvicr n'emplopil que des ( de l'animal adulte et ne faisait point entrer en ligne de compte te mie M développement. Au contraire les naturalistes qui lui ont succédé onl Midipour la plupart, une grande importance aux difTérences que l'on con^tiU in les relations du fœtus avec la mère, el se sont servis do pnrtîculirilo ^ pfésente la disposition du placenta pour rèpnrlir les Hammilèi-es en un crd» nombre d'ordres. En ayant recours à des considérations de cette nature. ih<*l été conduits à augmenter l'importance des Proboscidiens, qui se disliiifMil! autres Pachydermes par l'existence d'un placenta zooaire. associélll allantoïde lobé, et, dans leurs classifications, ils ont placé dans un ordtl les Ëléplinntset les Mastodontes ftxjy. les mois Phoboscioiens et ËiintST'}'] même les Damans tHi/raj-) qui occupaient jadis, à titre de simple gwin. les Pachydermes ordinaires, une situation intermédiaire entre leslthimc^ l'époque actuelle et les Palieolherium de la période tertiaire, let disons-nous, onl été mis d'abord p:iv M. P. Grvais, i, titre de flmtll^ fl le nom d'Hi/racidés, dans l'ordre des Jumentés ivoy. ce mol el le ninl Ot puis ils sont devenus, pour H. Alph. Miloe-Edwards, l'ordre dts Bfi iimy. ce mol). Les Damans, en effet, sont sulipluntigrades cl poss^enl un pi zonaire et un nllant^ûde médiocre, tandis que tes Chevaux de méoM f*"| Porcs font digitigrades el n'ont Jamais le placenta lonaire. Par m J»'**']