CEYLAN GÉOGRAPHIE
augmenter la séparation des deux terres, mais, auraient au contraire, dans une longue suite de siècles, pour conséquence forcée, leur jonction.
Hydrographie. Il résulte presque nécessairement de la configuration du sol de Ceylan, telle que nous l'avons décrite, que la voussure centrale, constituée par le massif montagneux, est le point d'origine des principaux cours d'eau, qui arrosent le pays. En effet, de ces hautes régions, et se dirigeant vers tous les points de l'horizon, descendent des courants, d'importance inégale, non-seulement selon leur situation, mais même selon les saisons de l'année. Formant dans la partie montagneuse, où leur direction est forcément dessinée par d'innombrables accidents de terrains, des torrents tantôt élevés en cascades qui animent les admirables paysages de cette incomparable nature, tantôt à demi-cachés au fond des étroites crevasses que bordent de gigantesques pans de gneiss ou de granit, ils redeviennent dans la plaine de paisibles rivières, dont les affluents, à demi-desséchés pendant une partie de l'année, leur fournissent, dans la saison des pluies, un tribut considérable. Beaucoup de petits cours d'eau, qui prennent naissance, soit dans les derniers contre-forts des montagnes, soit dans la plaine elle-même, se rendent directement à la mer.
Le plus important de tous ces cours d'eau est la Mahavelli-Ganga, qui prend sa source non loin du pic d'Adam, dans la région sud-ouest des montagnes ; comme son cours suit une direction moyenne du sud-ouest au nord-est, il setrouve qu'elle traverse une grande partie de la région montagneuse avant de gagner la plaine. Elle reçoit, sur sa roule, un certain nombre d'atfluenis, et à quelque distance de la mer, elle se divise elle-même en plusieurs branches qui forment une sorte de delta, au fond d'une petite baie, non loin et au sud de Trincomalie. La Kalu-oya est un grand cours d'eau, qui, prenant naissance dans la partie méridionale des montagnes, se dirige de l'ouest à l'est presque directement, tantôt torrentueux dans les pentes rapides, tantôt calme sur son fond sablonneux, abrité par de grands arbres, à travers les plaines fortement ondulées du Saffragam. Pendant la saison des pluies, elle peut, comme toutes les rivières de l'île, voir grossir ses eaux au point de déborder, et d'inonder les campagnes.
Sans entrer dans plus de détails, nous donnerons, d'après Emerson Tennent, Je tableau du parcours et de la superficie des bassins, des dix principaux cours d'eau de l'île.
NOMS
DES riv;eres.
Mahavclli-Ganga. . .
Kirinde
Wellaway
Neivalle
Trois cours d'eau .
Gindura
Kala-oya
Kalany
Malia-oya
Déderu-oya