DD COURS
EN
KILOMiïTRES.
Sources minérales . Il existe dans l'île de Ceylan, quelques sources minérales
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chaudes, mais elles sont peu connues, et peu utilisées. Non loin de Nillawelli, à quelques kilomètres à l'intérieur et un peu auN.-O. de Trincomalie, dans un lieu dédié àKannea, l'une des divinités du pays, sont des sources chaudes, dont la composition chimique a été autrefois étudiée (voy. Asiatic Anmial Register, pour 1800, p. 8 ; et docteur Davy, an Account of Ceylon, etc. p. 45). Leurs propriétés thérapeutiques ne sont pas inconnues aux indigènes, qui les ont élevées au rangde fontaines sacrées, et viennent dans certaines circonstances, prévues par les rites y célébrer des cérémonies rehgieuses. Ils n'en font guère usage que contre les douleurs rhumatismales et les affections cutanées. Près d'elles, se trouvent des constructions délabrées qu'on suppose être dues aux Hollandais, ainsi que les murs d'enchambrement des sources et les conduites d'eaux. Le docteur Davy, qui releva la température de ces sources, constata qu'elle varie de l'une à l'autre de 30" à 42° centig. environ; il constata, de plus, d'importantes variationsdans le courant d'une même journée. Elles émettent continuellement de grandes quantités d'acide carbonique. Malgré le voisinage de la mer, ces sources ne sont nullement salées, et les habitants s'en servent pour les usages domestiques. Cette observation s'applique également à quelques autres sources thermales qu'on trouve dans l'île, et notamment à BaduUa, à Kitul, près de Biiitenne, ainsi qu'à Yavi-outo, dans le district de Vedda.
, Climatologie. L'île de Geylan, qui, par tant de côtés, se rapproche du continent indien, à ce point qu'on l'a souvent considérée comme une portion détachée de la péninsule, en diffère beaucoup sous le rapport du climat. Les influences météorologiques extrêmes lui sont épargnées ; elle semble jouir, vis-à-vis du continent, des adoucissements qui sont, en ce genre, le propre des climats des régions maritimes, comparés à ceux des pays intra-continentaux. Il faut, sans doute, attribuer ces avantages à des causes multiples, au nombre desquelles nous citerons l'élévation de ses montagnes intérieures, la forme régulière de ses côtes, la température uniforme des mers environnantes, etc. En somme, les conditions du climat, comparées à celles du continent indien, sont très-modérées. Elles présentent surtout cette particularité, que presque tous les éléments qui les constituent peuvent être prévus à l'avance. C'est ainsi que les mouvements de l'atmosphère se font avec une régularité presque mathématique. L'île est située dans cette portion de l'Océan soumise à l'influence de ce qu'on nomme les moussons, c'est-à-dire les alizés alternes. Les moussons soufflent dans deux directions opposées ; venant tantôt du nord-est, tantôt du sud-ouest, chacune d'elles dure sensiblement la moitié de l'année. Ainsi les grands changements atmosphériques ont lieu seulement deux fois par an. Gomme ce sont les moussons qui amènent les pluies, on peut assez aisément les prévoir et s'en préserver. Ces changements d'ailleurs se font assez lentement, et c'est par beaucoup de transitions qu'on passe d'un état à un autre. Lorsque l'année commence, la mousson du nord-est, qui souffle déjà depuis deux mois environ, est à peu près au milieu de sa durée. Ce vent, qui vient des régions septentrionales, oii il a pu se charger d'une certaine quantité d'humidité, est à une température assez élevée pour que l'air reste presque toujours au-dessous de son point de saturation, et la pluie est assez rare. Il en résulte que pendant le mois de janvier, c'est en définitive une grande sécheresse qui règne, dans presque toute l'île, abstraction faite des différences selon les localités, et que nous expliquerons plus loin. A Colombo, pendant ce mois, il n'y a guère en moyenne, que trois jours de pluie, donnant moins de 8 centimètres d'eau; il est vrai qu'à Trincomalie sur la côte opposée, la moyenne serait plutôt
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de dix jours de pluie ; mais, il s'agit ici d'ondées courtes, suivies de chaleurs brûlantes qui évaporent rapidement ce que la terre a reçu. Le vent est moins fixe dans le courant de février, pendant lequel il passé fréquemment du nord-est au nord-ouest; les nuits sont plus fraîches qu'en janvier, et l'air pendant l'après-midi, est assez souvent absolument calme ; la pluie est aussi rare qu'en janvier, sur la côte occidentale, et même plus rare sur d'autres points ; mais la température est assez mobile, et peut varier de 8 à 10 degrés en vingt-quatre heures. Vers la fin du mois, et dans tout le courant de mars, les chaleurs continuent d'augmenter; elles deviennent accablantes; le vent alterne entre le nord-ouest et le nord-est; mais la sécheresse est partout. C'est le moment où les habitants des plaines, dans l'intérêt de leur santé, autant que de leur agrément, émigrent vers les forêts qui avoisinent les plantations de café, ou au Sanatorium de Neuera-EUia. Là, en en effet, ils échappent aux influences miasmatiques, et trouvent une température plus clémente. A la fin du mois, et dans la première moitié du mois d'avril, la température est intolérable, même dans l'intérieur des maisons ; elle atteint presque 52" G. en moyenne pour le maximum; elle ne descend guère au-dessous de 26° C. Vers la fin du mois, apparaissent enfin les premiers symptômes d'un prochain changement ; le vent commence à tourner du nord-ouest au sud-ouest, et les flots, soulevés par la brise dans cette direction, donnent le signal du grand mouvement qui caractérise le mois de mai. C'est alors que commence la mousson du sud-ouest, qui va régner, sans interruption, jusque dans le courant du mois d'octobre. La pluie encore si rare en avril, arrive en abondance; les orages assez courts, mais dune violence sans pareille, accompagnés des plus terribles retentissements de la foudre, apportent l'eau à torrents ; à Colombo, il tombe jusqu'à 34 centimètres d'eau dans le courant du mois. Sur la côte orientale, la quantité deau est beaucoup moins abondante. A la fin du mois, une végétation splendide se développe, les champs se couvrent d'une épaisse verdure, au milieu de laquelle bruissentdes milliers d'insectes ; des oiseaux aux plus riches plumages remplissent l'air de leurs chants. Tout cela continue pendant le mois de juin, lequel, en somme, est sensiblement moins chaud que le précédent ; la densité de l'air augmente un peu, les orages restent fréquents, mais ils diminuent déjà dans le mois de juillet, qui du reste, ressemble au mois de juin, ainsi que le mois d'août, malgré une légère augmentation de la température moyenne. C'est vers la fin de septembre que rinstabihté de la brise de mer, fait pressentir le changement de mousson, qui va ramener lèvent du nord-est. Les nuits sont claires et fraîches, les pluies quelquefois assez abondantes, moins pourtant qu'en octobre. Quand novembre arrive, la mousson du sud-ouest est remplacée définitivement par celle du nord-est ; mais le changement est moins brusque qu'au mois de mai, et beaucoup moins sensible. Les crêtes des montagnes sont souvent couvertes de nuages ; les pluies, devenues plus abondantes, et se continuant en décembre, maintiennent dans l'air une certaine fraîcbeur.
Ce que nous venons de dire relativement aux pluies ne s'applique pas exactetement à toute l'île; la présence des montagnes exerce sur ces phénomènes atmosphériques, une influence en raison de laquelle, les pluies de la mousson du sudouest font presque défaut sur la côte orientale. Les nuages, chargés de vapeur, sont poussés contre le massif central, où les vapeurs se condensent en pluies abondantes sur le flanc de la montagne, arrosant les coteaux et les plaines du sud-ouest de l'île. C'est ainsi que, dépouillés de leur humidité, ces vents arrivent sur la côte opposée. Aussi, il pleut à peine, bien souvent, à Trincomalie, pendant que les
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cours d'eau débordent autour de Colombo ou de la pointe de Galle; et les deux flancs d'une même montagne peuvent présenter, sous ce rapport, le contraste le plus complet. L'inverse arrive pendant la mousson du nord-est ; mais le pbénomène est moins marqué, à cause du plus grand éloignement des montagnes, parrapport à la côte; aussi, presque toujours, il pleut simultanément des deux côtés du massif. Le même fait s'observe sur le continent, à cause de l'action des chaînes des Gathes; et, tandis que la côte de Malabar est saturée de pluies, souvent celle de Goromandel est dessécliée, et réci[)roquement. Ces variations se peignent dans le tableau suivant, qui indique le nombre de jours de pluie par mois, à Colombo, sur la côte 0. ; à Trincomalie, àl'E. ; et à pointe de Galle, au S.; ainsi que la quantité de pluie tombée à Colombo et à Paredenia, près de Kandy, au centre de la région des montagnes.
AOMS
DBS MOIS.
J.inviDr. . .
Février . .
Mars. . . .
Avril. . . .
Mai ....
Juin. . . .
Juillet. . .
Août. . . .
Septembre .
Otobre. . .
Novembre .
Diicemlire .
VEiNTS.
K.-E. ;ilN-0.
N.-O. fi S.-O.
S.-O. et N.-E.
iN.-E.
NOMBllE DES JOURS DE rmiE.
Colombo.
Trincomalie.
Pointe de Galle.
QLASTITli DE PLUIE TOMBEE.
Co!oml)0.
Paredenia,
O^.lOl
En somme, la quantité totale de pluie, qui tombe annuellement à Geylan, est moindre que sur le continent. Elle excède rarement 1 mètre 90 cent., tandis que dans rindoustan, elle est de 2 mètres 70 cent. De plus, ces pluies sont inégalement réparties suivant les diverses époques de l'année ; il y a deux maxima, l'un en avril-mai, l'autre en octobre-novembre.
Le climat, est, sous tous les rapports, plus modéré que celui du continent, comme le sont en général les climats insulaires. Étawt plus modéré, il estcoa^équemment pins salubre. La température y est moins variable, et ses variations plus limitées. Ainsi, à Colombo, la plus élevée des moyennes mensuelles des maïima de Tannée est, au mois d'août, de 51 ",4 centigrade; et la plus faible moyenne mensuelle des minima, est, au mois de janvier, de 20°, 6 centigrade; la moyenne annuelle est de 27" centigrade ; à Paredenia, près de Kandy, elle est de 24<',3 centigrade ; à Trincomalie, de 27», 4 centigrade. Au nord de l'île, la province de Jaffna qui, au point de vue géologique est si complètement distincte du reste du pays, ne s'en sépare pas moins par ses conditions climatologiques. L'absence complète de montagnes, la nature poreuse du sol, etc. lui donnent une physionomie à part. Il n'y pleut que rarement, et la totalité de l'eau tombée annuellement n'est guère que de 70 centimètres; la végétation y est pauvre et rare, et la température plus élevée que partout ailleurs, à Jaffna même, le thermomètre monte quelquefois jusqu'à 57° centigrade; la moyenne des maxima y est de 52°, 2 centigrade et celle des minima, de 21°,1 . Partout, même dans ce district si mal partagé, la brise de mer aide puissamment à supporter les rigueurs de ce brfilant climat. Nous
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résumons tlans le tableau suivant quelques indications relatives aux moyennes mensuelles des maxima, minima, et moyennes journalières, observées à Colombo, Trincomalie et Paredenia, c'est-à-dire à l'ouest, à l'est et au centre de l'île, ainsi que la température la plus élevée observée pendant chaque mois dans cette dernière ville.
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