‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.14Chapitre 34 sur 77 · MAXIMA · texte numérisé non relu

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On voit, en jetant un coupd'œil sur ce tableau, combien, dans Ja région montagneuse, les excès de la température peuvent, à certaines heures du jour et à certaines époques de l'année, être agréablement compensées. Les habitants aisés de l'île, notamment les Européens, qui se retirent dans les vallées du massif central, au moment des fortes chaleurs, agissent avec grande sagesse et grand avantage. A Paredenia, le thermomètre centigrade peut descendre jusqu'à il», et la moyenne des températures minima y est tout à fait au-dessous de celle des côtes. A Trincomalie, la moyenne des minima est, presque dans tous les mois, supérieure à la température mensuelle moyenne de Paredenia. Aussi Kandy, ville située non loin de Paredenia, et au milieu du même massif, avec ses élégants cottao-es, son lac en miniature, ses grands pics couverts de forêts, est une ville aussi a"réablè par ses richesses naturelles que par la douceur relative de son climat. Elle présente cette remarquable particularité que le maximum de la température ' diurne se trouve de dix à onze heures du matin, au lieu d'arriver entre deux et trois heures comme presque partout ailleurs, à Ceylan. Malgré cette fraîcheur passagère de la température, la neige y est aussi inconnue que dans le reste du pays; par fois, il y tombe de la grêle, dont les grêlons sont souvent très-gros ; ils fontl'étonnementdei indigènes qui ne sont pas éloignés de leur attribuer des propriétés médicinales. A Trincomalie, l s conditions climatologiques sont autres, la température y est plus élevée ; en moyenne, elle dépasse souvent le maximum à Paredenia; elle peut atteindre 35" centigrades, et tout, dans cette ville, rappelle bien plutôt Madras et la côte du Coroniandel. La chaleur, sans les brises de mer, Y serait souvent insoutenable. Le climat de Colombo se retrouve à peu près à Galle; pourtant, en raison de la position plus méridionale, et d'une exposition plus é^alc aux deux moussons, la température est un peu plus modérée; elle s'abaisse souvent notablement le matin et le soir. La régularité périodique des moussons

amène, dans la direction des courants maritimes, le long des côtes orientale et occidentale, une alternance également périodique. Ce fait n'est pas sans influence sur les conditions climatologiques de Geylan ; par la suite des âges, il en a eu une très-considérable sur la configuration des côtes, notamment aux environs des embouchures des fleuves, lesquelles se trouvent presque toutes former de petits deltas, très-irréguliers, par l'accumulation d'alluvions sablonneuses auxquelles se mêlent, dans certains endroits, des dépôts corallilères. Mais l'énergie avec laquelle la végétation se produit est telle que quelques années suffisent pour couvrir de plantes variées, d'arbres et de riches prairies, ces dépôts arénacés qui sembleraient, à première vue, voués à une éternelle stérilité. Il est inutile d'insister davantage sur ces faits, quelque intéressants qu'ils soient ; nous les retrouverons lorsqu'il s'agira de la péninsule, où ils se reproduisent sur une plus grande échelle. Flore. Malgré d'assez nombreux et importants travaux, tout est lom d'avoir été dit sur la flore de l'île de Geylan ; la statistique générale et le tableau n'en ont pas encore été faites, et même certaines portions de l'île ont été, à ce point de vue, très-incomplétemeut explorées. D'un autre côté, les analogies presque complètes entre la flore de l'île et celle de la péninsule indienne, nous imposeraient d'inévitables redites, si nous ne réservions pour l'article relatif à cette province, les études de détails. Pour ces motifs, nous nous contenterons, après un coup d' œil d'ensemble, de faire ressortir les particularités qui donnent à ce tableau luxuriant de la plus splendide végétation, une physionomie qui conserve son originalité, même à côté des flores voisines de l'Inde péninsulaire. L'ouvrage, depuis longtemps annoncé, de Thwaites, Enumeratio plantarum Zeilaniœ, etc. , nous eût permis de tirer plus hardiment des conclusions précises relativement à l'indépendance et à la spécialité de la flore de l'île ; mais nous ignorons s'il a paru. Les travaux, dont Linné, en 1747, a donné le signal, les publications du docteur Gardner, de Hermann, de Moon, etc. Les nombreux mémoires relatifs à la flore de l'Inde, et du grand archipel indien, permettent déjà d'embrasser, dans ses grandes lignes, la géographie botanique de Geylan, et ont fourni à M. E. Tenuent la matière de l'un de ses plus intéressants chapitres.

Quand l'observateur se trouve transporté en présence de cette luxuriante nature, d'une fécondité si prodigieuse, il est aisément sujet à une erreur d'appréciation difficile à éviter. Il confond volontiers le nombre avec la variété, et ses premières conclusions relatives à la richesse en espèces de la flore qu'il étudie, sont presque toujours exagérées. Gela est arrivé précisément pour la flore de Geylan. Le savant docteur Gardner, directeur du jardin botanique de Kandy, estimait à 4,000 ou même 5,000, le nombre des espèces phanérogames de l'île ; mais, son successeur en 1856, a établi que le nombre total des espèces phanérogames connues n'était que de 2,670, et que leur nombre ne dépasse probablement pas beaucoup 3,000. Sur les 2,670 espèces connues, 2,026 appartenaient aux Dicotylédonées, et 644 aux Monocotylédonées; il faut ajouter à ce nombre, 247 espèces de Fougères et de Lycopodiacées.

Nous avons dit déjà que la flore de Geylan diffère en quelques points de celle de la péninsule ; certains faits d'observation sont venus corroborer cette opinion ; c'est ainsi que plusieurs plantes, dont l'acclimatation dans le Bengale a été essayée vainement, ont pleinement réussi à Geylan. D'autres, au contraire, comnmnes dans l'Inde, comme hPhcenix paludosa qui couvre le Delta du Gange, font défaut dans l'île, dont les rivages offjent à l'œil de grandes hgnes àe Bmguiera gymnorhiza {ïihizophoraCandelaria).

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Malgré une étendue modérée, la richesse botanique des diverses parties de l'île, n'est pas la même, et la végétation est beaucoup plus puissante sur la côte occidentale que sur la côte opposée, en raison de la plus grande abondance et de la plus grande régularité des pluies dans ces régions. Aussi, à peine a-t-on quitté le rivage que l'on traverse les groupes épais et serrés ieSonneratia acida, d'aoicennia, auxquels se mêlent les Pandanus, aux sommets couronnés de grandes feuilles, entre lesquelles se montrent les longues grappes de leurs fruits ; plus à l'intérieur, on pénètre dans les jungles, oiî les mélanges d'arbres épineux et de lianes grimpantes rappellent tout à fait la flore des jungles du Carnatique, dans l'Inde. Rien ne peut donner une idée de la variété et de la richesse de ces inextricables mélanges de lianes puissantes, de parasites, embrassant jusqu'aux dernières branches des grandes arbres, ou vivant fixés sur leur tronc ou leurs rameaux. De nombreuses variétés de Bujnonia, à'Ipomœa, de Capparis, des Fougères, des Orchidées, etc. s'entremêlent ainsi sur un même arbre. Les arbustes, déjà si riches et si variés, disparaissent souvent eux-mêmes complètement dans les entrelacements de Convolvidus des plus variés, de Cissus edulis, de Vitis indica, dont les longues pousses vont se mêler aux grandes lianes de Cocculus cordifolius, de Toddalia acubata, et retombent avec elles en festons étincelants de couleur et de lumière, soutenus par le même rameau, parfois sur une étendue de 40 ou 50 mètres. Dans les clairières, les grands cocotiers entourent les habitations. Mais, si Ton s'avance davantage vers le Nord, la flore change et prend l'aspect de celle des côtes du Coromapdel. La pauvreté du sol, le défaut d'humidité de l'air favorisent la prédominance des Euphorbiacées et des plantes grasses, qui couvrent de vastes plaines au milieu d'arbustes rabougris, entre lesquels s'élèvent divers acacias [Cassia fistula, Feronia elephantum, Salvadora persica) , rébénier,le tamarin, et quelques palmiers, notamment le Pa/Hij/ra {Borassus flabelliformis) qui prend la place du cocotier, si répandu dans le Sud, et dont toutes les parties sont utilisées par les habitants. C'est un autre palmier, le tiilpat ou talipat {Corypha umbracuUfera) qui sert à confectionner les longues bandes de feuilles qui servent à l'écriture ; tandis que le Caryota urens doiuie sa sève et sa moelle employées comme aliments. Un autre- palmier, YAreca catechu donne des feuilles que l'on mâche, comme la coca au Pérou et le tabac presque partout.

Dans les régions du Sud-Ouest, surtout dans les parties basses et voisines des côtes, où le climat est en moyenne beaucoup plus humide, les acacias disparaissent, et nous retrouvons les grandes forêts, remplies d'Hibiscus, deButeas, et de mille variétés de plantes qui donnent au paysage son admirable richesse. Çà et là quelques caneliiers témoignent du voisinage des vergers cultivés, et mêlent aux mille nuances des fleurs, leur brillant feuillage.

La flore de la région montagneuse a été peut être mieux étudiée que celle des plaines. Elle n'en diffère guère qu'à partir d'une altitude moyenne de 700 ou 800 mètres. Au dessus de cette limite, les arbres s'abaissent, leur feuillage s'amincit et s'amaigrit; au milieu d'eux, s'élève le bois de fer {Mesiia ferrea) qui trouve là, les conditions les plus favorables. L'arbuste à thé y a été importé et réussit bien. A une altitude plus élevée, beaucoup d'espèces disparaissent, et à 2,000 mètres, c'est-à-dire à la hauteur du Sanatorium de Neuera EUia, la végétation devient presque misérable ; le sol est couvert de buissons chélifs, les arbres sont envahis par la mousse. Au miUeu d'eux s'élèvent les Fougères arborescentes, et notamment VAlsophila gigantea. Puis viennent les Rhododendrons, avec le port et les dimen-

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sions de véritables arbres, les Michelia, qui sont les magnolias de ces contrées, le Gordonia Ceylanica. Mais, que sont ces minces et uniformes ornements, près des splendeurs des régions moyennes, oij les plus grands arbres couvrent de leurs floraisons sans égales, des provinces entières, oîi le Bombax malabar iciis, marie les corolles campaïuilées qui couvrent ses rameaux, aux fleurs de ï'Erythi'ina indica, si cher aux poètes sanscrits, ou aux grandes grappes des inflorescences du Jonesia asoca ; où les immenses Fiais, enlaçant de leurs mille bras, arbres et rochers, étonnent, par leur masse et leur invincible vitalité, des séries de générations. Les principaux sont le Ficus indica, l'arbre des banians, leF.repens; le F. religiosa, sacré entre tous, le F. elastica. C'est dans ces grandes Ibrêts qu'on trouve en abondance le Strychnos nux vomica, des fruits duquel on extrait la strychnine. Les plantes aquatiques elles-mêmes nous offrent des espèces d'un grand intérêt. 11 noussuffira de citer les lotus {Netumbium speciosum, etc.) et les Nymphéa [rubra; stellata, etc.).

Parmi les productions végétales qui font la richesse de Ceylan, nous avons indiqué tout d'abord la cannelle, les produits du cocotier, des palmiers, etc. Nous devons mentionner aussi tout spécialement le café dont les plantations, si nombreuses aujourd'hui, sont concentrées surtout dans les provinces du centre ; le riz, qui suffit à j)eine à la consommation ; une espèce d'ipecacuanha, etc.

Faune. La faune de Ceylan a déjà été l'objet d'assez nombreux travaux; elle est loin d'être connue dans tous ses détails ; beaucoup de ses représentants ont été à peine observés ; néanmoins, ce que l'on en sait permet déjà, comme pour sa flore, d'en dresser le tableau général, d'en esquisser tous les caractères, et d'en apprécier la richesse. Dans ses caractères principaux, cette faune est bien la même que celle de la péninsule ; mais, l'étude des détails semble jusqu'ici venir corroborer l'opinion émise relativement à la flore, et qui prétend établir des caractères distinctifs desquels il résulte que ces deux contrées, si rapprochées à tous les points de vue, ne se sont jamais confondues complètement.

La classe des Mammifères y est assez riche, tant en espèces qu'en individus. On y trouve, en quantités extrêmement considérables, cinq espèces de singes, dont les nombreuses troupes', animent de leurs cris et de leurs ébats, les grandes forêts du centre, surtout dans les altitudes moyennes ; entre autres le Macacus pileatus, particulièrement apprécié pour sa prestesse et sa gentillesse. 11 faut y joindre un loris, le Semur gracilis, dont l'île possède deux variétés. Les ours sont nombreux à Ceylan ; on les rencontre particulièrement dans les régions basses et sèches du Nord et du Sud-Est, où ils excitent, plus que tons les autres animaux féroces du pays, la terreur des habitants. Autour des verts pâturages, qui leur fournissent une proie facile, les léopards rôdent timidement, fuyant l'approche de l'homme, et ne s'attaquaiit guère qu'aux troupeaux de moutons et de daims; mais, on ne rencontre dans Tîle, ni tigres, ni loups, comme dans la péninsule ; le chacal (Felis aureus) exerce ses maraudes dans presque toute l'île, qui possède .uissi une espèce de civette {Viverra indica) elunees\)èce voisine, le Parodoxurus typus, ainsi que plusieurs variétés de mangoustes {Eerpesles griseus, H. vitticollis, etc.). On y compte huit genres et plus de quinze espèces Je Chéiroptères, Dans les forêts, d'innombrables écureuils, appartenant à diverses espèces et variétés [Sciurus; pteromys) s'agitent gracieusement dans les grandes lianes, sous lesquels, dans les arbustes, nichent plusieurs espèces de. rats ( Mus rufescens ; M. nemoralis) dont la plus désagréable {Golunda Ellioii) dévaste les plantations de caféier ; tandis qu'une variété de por c-épic {Hystrix lecurus) dé-

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truitsurlout lesjeuiies cocotiers. La chair duBaiidicol (M. bandicota) estappréciée par les indigènes. Une seule espèce de pangolin {Manis pentadacLijla) représente l'ordre des Édentés. L'e bœuf y est très-répandu, comme dans l'Inde, ainsi que le buffle qui se rencontre dans toute l'île, et à l'état sauvage, surtout dans les sobtiides du Nord et de l'Est. La gazelle et l'antilope font complètement défaut; l'élan fréquente particulièremtat les rives boisées des cours d'eau. Deux animaux seulement représentent l'ordre des pachydermes, l'éléphant et le sanglier. Il est inutile d'insister sur l'importance du premier qui est, pour l'île, une source de grande richesse, en même temps qu'un des plus curieux ornements de ses forêts. Le rôle que ces animaux ont joué dans toute l'histoire de Ceylan et de l'Inde, est du domaine commun; nous ne nous y arrêterons pas. On en rencontre, à Ceylan, deux variétés.

De même que dans toutes les régions intertropicales, les oiseaux, les insectes et les reptiles sont très-répandus. Les oiseaux de Ceylan, bien qu'inférieurs, par les richesses du plumage, aux oiseaux de la péninsule, et surtout à ceux de l'Amérique méridionale ne sont pas moins le plus bel ornement du pays, aux magnifiques paysages duquel ils donnent une animation extraordinaire. Le lon"^ des cours d'eau, autour des forêts, des basses terres et des bois marécageux, les grands pélicans guettent leur proie du haut des rochers, pendant que des myriades de grives, de gobe-mouches, de bul-bul [Pycnonolus hemorrhoûs), etc. vont et viennent sous les rameaux entrelacés chassés du haut des airs par l'aigle pourtant assez rare dans l'île, les éperviers, les faucons et les crécerelles. Les perroquets, souvent en troupes nombreuses, étalent aux yeux eurs riches vêtements, et remplissent l'air de leurs cris étourdissants ; le lon"^ des ruisseaux silencieux, abondent les marlin-pêcheurs ; douze ou quinze variétés de pigeons habitent le sommet des arbres; d'immenses bandes de corbeaux parcourent les campagnes. On trouve aussi, à Ceylan, l'hirondelle salangane, dont le nid est l'objet d'un certain commerce. Citons encore l'oiseau de paradis, la poule des jungles [Gallus Lafayelti), diverses variétés de canards, etc. Jusqu'ici, plus de trente espèces ou variétés paraissent spéciales à l'Ile de Ceylan.

La classe des reptiles est largement représentée non-seulement par plusieurs espèces de lézards, d'iguana, par le caméléon {Chamœlio vulgaris) et quatre ou cinq variétés de Gecko, mais par les crocodiles, appelés à tort alligators par les Européens résidant à Ceylan, et par les serpents. Il y a deux espèces de crocodiles, le crocodilus biporcatus, qui habite spécialement les embouchures des fleuves, et le crocodilus palustris, qui ne se rencontre que dans l'eau douce. De nombreuses tortues, dont quelques-unes employées pour l'alimentation, sont répandues dans les basses plaines du nord et du sud-ouest, particulièrement. On s'est beaucoup exagéré et le nombre des serpents, qui se rencontrent à Ceylan, elle danger qu'ils présentent. Il résulte d'études plus exactes que, sur vingt espèces, quatre seulement sont venimeuses, dont deux peuvent, par leur morsure, causer la moi t, le daboia elegans et la cobra de capello {Naja tripudians) . Ces serpents, d'ailleurs, dont beaucoup d'espèces sont assez petites, se cachent presque toujours à l'approche de l'homme, et les voyageurs peuvent parcourir les grandes forets, pendant des journées entières, sans en apercevoir un seul. Les grands serpents {Boa, Python) y sont assez communs, ainsi que les serpents d'eau {Hydrophls) et cet étrange animal intermédiaire entre les serpents et les batracjens, la Ccecilia glutinosa. Diverses espèces de grenouilles, les unes de dimensions exlraoïdinaires, peuplent les basfonds et les marécages des diverses parties de l'île. D'iimombrables poissons rem- DICT. ESC. XIV. 40

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plissent les couis d'eau ; mais ils n'ont pas été jusq\i'ici l'objet de classifications scientifiques. On y a reconnu diverses variétés de perches, de carpes, etc. Deux espèces, un apogon et un ambassis, vivent dans le bassin des sources chaudes de Kannea, dont la température atteint 37° centigrade.

Les insectes sont innombrables à Ceylan; on en a déjà classé des milliers d'espèces, il en leste des milliers à étudier, et chacune d'elle est représentée par des myriades d'individus. Aussi le spectacle qu'ils offrent est-il un de ceux qui fiappent le plus l'Européen à son arrivé dans le pays. De toutes côtés, étincellent les brillantes élytres des coléoptères ; des papillons de toutes nuances sont suspendus aux corolles des fleurs; c'est, dans les grandes herbes, un bruissement incessant. Les abeilles sont très-répandues, et le miel est d'un usage journalier dans la vie des indigènes. Nulle part, on ne trouve les fourmis en aussi grande quantité et en autant d'espèces.

Parmi les annélides, nous citerons les sangsues, dont la présence, dans tous les lieux bas et humides, est un désagrément inévitable ; parmi elles, on a trouvé une espèce médicinale.

Ethnologie. La population de Ceylan, lors du recensement de 1857, était de 1,697,975 habitants, non compris 5,450 militaires, tant Européens que Malais, et environ 20,000 étrangers, habitant l'île à un titre quelconque. Voici, d'après E. ïennent, la répartition de cette population, suivant la couleur et suivant les diverses provinces de l'île :

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