‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.14Chapitre 38 sur 77 · C. Plaque de tnélal terminant la brauche · texte numérisé non relu

C. Plaque de tnélal terminant la brauche

postérieure, et devinée à être glissée

en entier ou par l'une de ses extré- OU engage l'anueau SOUS la paupière malade, la

D. Annelï Î^I^f LTaïrS: P'^f "^ Correspondant :', la face cutanée, et la

rieure : on engage la tumeur au tumeur au centre de la partie engagée de l'an-

cTam.eau'''''"''^'''^'"'"''^'*' "^«"J P"'» OU fait basculer la paupière, de

E. \is servant à' rapprocher l'anneau de manière à en rendre externe la face conjonc-

la plaque (Desmarres). [^^3]^^ après avoir, d'un coup de doigt frappé

sur la vis de rappel E, serré l'anneau contre la jdaque, dans le but d'exercer autour de la timieur une pression suffisante pour empêcher le sang d'arriver jusqu'aux parties qui doivent être divisées. L'opération se fait ainsi avec la plus grande facilité. Il faut dire cependant que, l'appli-

CHALAZION.

cation de la pince étant assez douloureuse, il faut s'en passer dans les cas où l'on jugera pouvoir le faire sans inconvénient, ce qui est souvent possible quand on opère par la face conjonctivale. Quand c'est un chalazion externe qu'il s'agit d'opérer, c'est la plaque qui doit s'introduire, en tout ou en partie, sous la pau[jière, tandis que l'anneau s'applique sur la peau bien tendue ; l'instrument placé et bien serré, on ouvre largement la tumeur au moyen d'une incision transversale faite avec une lancette, on la vide par pression ou en allant en chercher le contenu avec le manche de l'instrument, puis on cautérise en prenant les mêmes précautions que ci-dessus, pour éviter d'intéresser les bords delà plaie et d'y donner lieu à une cicatrice plus prononcée qu'il n'est nécessaire.

Le second procédé est l'énucléation; il ne s'applique guère qu'aux chalazions externes ; la pince à pression étant appliquée de façon à comprendre en son milieu la tumeur qui en est devenue saillante, on fait, avec un petit bistouri, une incision transversale de la peau recouvrant le kyste, sans intéresser celuici, et le dépassant sensiblement de chaque côté ; on dissèque avec soin de chaque côté et Ton met ainsi le sac à nu {voy. fig. 8). La dissection est poussée jusqu'au contact du cartilage tarse. Arrivé là, on ouvre la tumeur, on y introduit une des branches d'une pince à mors larges, dont l'autre s'appuie à sa face externe, et l'on attire le sac à soi, pour permettre d'en faciliter le plus possible la dissection en arrière ; s'il cède, ce qui arrive rarement, on peut faire une énucléation complète; s'il résiste, on l'excise au moyen d'un bistouri conduit parallèlement au cartilage tarse, ou d'un coup de ciseaux, en ayant bien soin de ne pas traverser le cartilage, ce qui conduirait droit à une perforation de la paupière, d'outre en outre, ce qu'il faut éviter. Dans le premier cas, on termine l'opération par la suture de la plaie au moyen de fils trèsfins, métalliques ou de soie, ce qui donne évidemment les meilleurs résultats et les plus prompts. Dans le second, on cautérise le fond de la plaie, ainsi qu'il a été dit plus haut, et l'on attend l'élimination de l'eschare, qui se fait du troisième au quatrième jour.

La pince de Desmarres suffit dans l'immense majorité des cas ; toutefois, elle est trop étroite quand il s'agit d'opérer des chalazions volumineux, tels que celui qui a été décrit plus haut {voy. fig. 5). On peut, à la vérité, en taire de plus grandes que celle du modèle; mais, en se bornant à suivre celui-ci, on en arrive àavoir alors une plaque dépassant les dimensions propres à en permettre l'introduction facile entre les paupières. Or, l'anneau étant limité à la largeur de la plaque, le champ d'opération s'en trouve rétréci d'une manière fâcheuse. Pour éloigner cet inconvénienl et étendre les applications de la pince de Desmarres, qui a servi de modèle à tous les blépharospathes en usage, nous en avons fait faire un à plaque extensible en écail {voy. fig. 9). Celle-ci, au moment de son introduction sous la paupière, a la largeur indiquée par la ligne pointillée (28 millimètres) ; arrivée à

Fig. 8.

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