EAD POUR CE.NT
Les données contenues dans ce tableau sont d'une haute importance au double point de vue de l'hygiène et de la physiologie générale. Elles montrent, en effet, qu'à poids égal et à Vétat naturel, les matières alimentaires grasses fournissent à l'économie plus de chaleur et de force disponible que les matières sucrées ou amylacées, et ces dernières plus que les viandes de bœuf, de veau, de porc et de poisson.
Séduits par les théories de Liébig, généralement convaincus que la puissiince musculaire provient tout entière de la chaleur développée par la combustion des matières albuminoïdes préalablement assimilées et converties en fibres contractiles, les hygiénistes ont fait effort pour modifier profondément le ré"ime alimen-
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taire des populations ouvrières; il fallait à tout prix fournir à l'économie le ^ éléments nécessaires à la léparatioii des pertes incessantes occasionnées par la contraction musculaire, chercher à accroître ou du moins à maintenir la quantité de force disponible de chaque ouvrier. Les conséquences de la théorie de Liébig étaient évidentes, le seul moyen d'atteindre ce but était de faire prédominer de plus en plus les matières azotées, les viande.», dans le régime alimentaire. Ce n'est pas icile lieu d'aborder cette grande question d'hygiène publique ; les exemples ne nous manqueraient pas pour montrer que, dans les pays oiî, comme en France, les populations ouvrières consomment une trop forte proportion de matières alimentaires empruntées au règne végétal, cette réforme du régime alimentaire, contenue dans de justes limites, produit d'excellents résultats.
Ce n'est pas seulement de nos jours que les inconvénients de la privation de la viande ont été signalés. Les fâcheux résultats d'une alimentation exclusivement vénétale sont très-nettement indiqués dans le passage suivant de Haller qui, pour raison de santé, avaitcru devoir se condamner àce régime : « in imiversum tamen sunt sua incommoda victu vegetabili. Saepe tentavi, obpodagram; ob bilem putrescibilem, quae fticiebat, ut carnes non ferrem absque agrypnig. Semper semi debilitatum universum corpus, ad venerem inertius, » — Dans ses remarquables lettres sur les substances alimentaires, M. Isidore Geoffroy-Saint-IIilaire a montré qu'en portant atteinte à son activité physique, le régime trop exclusivement végétal énerve l'énergie morale, affaiblit les facultés supérieures de l'homme. « Que de grands faits dans la vie des nations, dit-il, auquel les historiens assignent des causes diverses et complexes, et dont le secret est au foyer des familles ! Voyez l'Irlande ! voyez l'Inde ! L'Angleterre régnerait-elle paisiblement sur un peuple en détresse, si la pomme de terre, presque seule, n'aidait celui-ci à prolonger sa lamentable agonie? Et par delà les mers, cent quarante millions d'indous obéiraient-ils à quelques milliers d'Anglais, s'ils se nourrissaient comme eux? Les Brahmes, comme autrefois Pythagore, avaient voulu adoucir les mœurs ; ils y ont réussi, mais en énervant les hommes. »
Les bons elfets de la présence d'une certaine proportion de matière azotée dans les aliments consommés n'est donc pas contestable et, d'ailleurs, l'observation est ici parfaitement d'accord avec les indications de la théorie. Les tissus des végétaux, comme ceux des animaux, contiennent à la fois des matières organiques ternaires, non azotées, et des substances quaternaires, albuminoïdes ; seulement les ma tières sucrées, grasses et amylacées prédominent dans les premiers, et les substances azotées dans les seconds. Quel que soit le régime alimentaire adopté, végétal, animal ou mixte, les produits préparés par la digestion sont donc au iond de même nature ; une seule chose varie, la quantité absolue et relative de matières albuminoïdes introduite dans le torrent circulatoire. Enfin l'observation nous apprend qu'à chaque instant, les parties constituantes azotées des organes, usées, ramenées à un état de simplification qui les rend impropres à l'entretion des fonctions, sont rejetées au dehors ; nous savons, d'autre part, que pour faire face à ce travail moléculaire incessant de dénutrition, l'animal ne dispose que des matières alimentaires azotées qui peuvent, seules, servir au développement et au renouvellement de ses tissus.
Dieu que les matières alimentaires les plus riches en azote soient en réalilé les plus nourrissantes, l'hygiéniste doit se garder avec soin de conseiller l'usage exclusif des matières albuminoïdes ; il ne doit jamais oublier que, dans tout leur régime alimentaire, les matières ternaires sont nécessairement associées, dans des
proportions convenables, aux substances albuminoïdes. La science nous apprend a nous tenir en garde contre toutes ces exagérations; en parfait accord avec les •résultats de l'observation, elle nous dit : Il faut aux populations ouvrières un régime alimentaire mixte, contenant : d'une part, assez de matières ternaires pour fournir, en chaleur de combustion, toute la force disponible consommée par les pertes de chaleur et par le travail extérieur; d'autre part, la proportion de matériaux exigée par l'entretien d'un système musculaire puissamment développé.
^ M. Joule est le premier qui ait fait intervenir les principes de la théorie mécanique de la chaleur dans l'explication des phénomènes de la vie. Dès 1843, dans une note de son mémoires sur les machines magnéto-électriques, il attribuait à la combustion des matériaux organiques du sang non-seulement la production de la chaleur animale, mais encore la production de la puissance mécanique des animaux. Chaleur et force motrice, tout découle pour lui des combustions internes ; chez l'animal au repos ces combustions ne produisent finalement que delà chaleur sensible; chez l'atiima! en mouvement elles produisent à la fois de la chaleur sensible et de la force motrice. « Dans une conversation avec M. J. Davy, dit-il, j'ai appris que ce savanl avait pensé autrefois qu'une partie de la chaleur animale était due au frottement du sang contre les veines et les artères ; mais qu'ayant trouvé une idée semblable dans le physiologiste iïaller, il avait cessé de s'en occuper. II est hors de doute que ce frottement produit de l'a chaleur, mais on doit regarder la force mécanique absorbée par le frottement comme produite par la combinaison de l'oxygène et du sang, de telle façon que la chaleur totale da système peut toujours être rapportée à des actions chimiques. Mais si l'animal était occupé à faire mouvoir une machine ou à gravir une montagne, je pense quen proportion de l'effort musculaire dépensé, il y aurait diminution de la chaleur développée dans le système par une quantité donnée d'action chimique. »
En 1845, J. B. Mayer dévelo[)pa ces idées avec beaucoup de clarté et de grandeur dans son beau mémoire sur le mouvement organique dans ses rapports avec la nutrition. Repoussant l'idée, défendue par Liébig, d'une force spéciale dominant et réglant tous les phénomènes de l'économie, J. B. Mayer n'admet que l'intervention dei'action du système nerveux et de l'affinité chimique. « Pour transformer dit-il, la force chimique en mécanique, les animaux sont pourvus d'organes spéciaux, qui manquent aux plantes, ce sont les muscles. L'activité d'un muscle dépend de deux éléments :
(( 1" L'influence d'un nerf moteur comme condition ;
« 2» La transformation de matière ou la nutrition (les combustions internes) comme origine du travail.
« Tout l'organisme dans son ensemble doit être considéré sous deux points de vue : le côté psychique et le côté physique. Il en est de même de chaque organe : le muscle est soumis à l'influence nerveuse, et il dépend de l'acte chimique. L'influence intellectuelle, sans laquelle le navire ne se mettrait pas en marche ou se briserait sur le premier écueil, ne suffit ni pour virer ni pour avancer ; le mouvement a aussi besoin d'une force physique, le charbon, sans laquelle le vaisseau resterait inerte, quelle que fût la volonté du pilote. »
A partir de cette importante publication, la doctrine de la transformation des forces a définitivement pris place dans la science physiologique, et son importance y devient tous les jours plus considérable.
Longlemps avant ces publications de Joule et de Mayer, deux hommes de génie, dont les travaux tiennent une grande place dans l'histoire de la respiration, se sont montrés préoccupés de cette question de l'origine de la puissance musculaire.
Dansson beau mémoire de 1789, après avoir mesuré l'influence du mouvement et ' de l'exercice sur la consommation d'oxygène, après avoir constaté que l'exagération des combustions observée pendant le travail ne s'accompagne que d'une élévation sensiblement négligeable de température, Lavoisier se livre à des réflexions qui montrent quel rôle immense il assignait aux combustions respiratoires dans les phénomènes de la vie.
« Ce genre d'observation, dit-il, conduit à comparer des emplois de forces entre lesquelles il semblerait n'exister aucun rapport. On peut connaître, par exemple, à combien de livres en poids répondent les efforts d'un homme qui récite un discours, d'un musicien qui joue d'un instrument, on pourrait même évaluer ce qu'il y a de mécanique dans le travail du philosophe qui réfléchit, de l'homme de lettres qui écrit, du musicien qui compose. Ces effets, considérés comme purement moiaux, ont quelque chose de physique et de matériel qui permet sous ce rapport, de les comparer avec ceux que fait l'homme de peine. Ce n'est donc pas sans quelque justesse que la langue française a confondu, sous la dénomination commune de travail, les efforts de l'esprit comme ceux du corps, le travail du cabinet et le travail du mercenaire. »
Nous avons déjà vu comment, dans les dernières années du dix-septième siècle, J. Mayovkf avait su déduire de ses travaux sur la composition du sel de niire, une théorie complète de la respiration et de la calorification ; pour lui, la respiration avait pour but de séparer un des éléments de l'air, Vesprit nitro-aérien, de l'introduire dans l'économie, de le mêler au sang ; la chaleur animale était le résultat de la fermentation déterminée par l'action réciproque de cet esprit nitro-aérien et des parties sulfureuses (combustibles) du sang. J. Mayow ne s'arrêta pas là dans son analyse des phénomènes physiologiques. La contraction musculaire attira fortement son attention. Dans son traité De motu-miisculari, il démontra l'inanité des explications données par ses prédécesseurs ; il précisa beaucoup mieux qu'on ne l'avait fait avant lui le mécanisme de l'action du muscle et s'arrêta définitivement à celte idée que la contraction est le résultat de la réaction réciproque de partimlesde nature différente mises en présence dans l'intérieur du muscle lui-même.
Analysant avec une sûreté et une sagacité remarquables les phénomènes de la circulation, il commence par établir que le système musculaire reçoit plusdesang artériel que les autres parties de l'économie, et que cet afflux continu de sang, toujours plus abondant que ne l'exige la nutrition, augmente pendant les mouvements violents du corps ; de ce premier fait d'observation bien établi, il n'hésite pas à conclure que le sang artériel apporte au muscle un des éléments nécessaires à la mise en jeu de la contractilité. A l'appui de celte proposition, il invoque la belle expérience par laquelle Sténon avait montré qu'il suffit de lier l'artère nourricière d'un muscle pour faire cesser les contractions volontaires. Pour lui, le sang artériel est riche ei\ particules motrices dont la chair musculaire s'empare ; ces particules motrices, fixées dans les muscles, sont consommées et incessamment renouvelées par l'afflux continu du sang artériel. 11 se hâte de faire observer que tout animal engraisse lorsquil est tenu au repos, et maigrit lorsqu'il travaille. De ce rapprochement, J. Mayow conclut (\w&\&i particules motrices, cédées au muscle parle sang artériel, sont des substances sulfureuses (combustibles) de la. no.lure delà graisse. La consommation de ces particules motrices, de ces élé-
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ments sulfureux (combusliljles) du sang augmente donc à mesnre que les contractions musculaires sont elles-mêmes plus souvent répétées, jilus intenses et plus prolongées ; de là résulte la nécessité reconnue de proportionner la matière alimentaire fournie aux animaux au travail qu'on leur impose; car, ajoutef-il, cruoris massa ah alimentis quotidie renovatur.
Mais la contraction musculaire ne dépend pas seulement des parficw/es motrices cédées par le sang artériel ; le muscle ne peut entrer en action qu'à la condition de rester soumis à l'influence des esprits animaux, car la section ou la simple iigaturj d'un nerf suffit pour rendre impossibles les contractions volontaires du muscle dans lequel il se distribue. J. Mayow cherche alors à pénétrer la nature de ces esprits . animaux distribués à l'économie tout entière par les ramifications du système nerveux ; il fait effort pour donner une signification précise à cette expression vague adoptée par les physiologistes de son temps; il n'hésite pas à affirmer que ces esprits animaux ne sont autre chose que des particules de cet esprit nilro-aérien, agent reconnu de toute fermentation, de toute combustion. — Dans les poumons, l'air cède au sang son esprit nitro-aérien; le cerveau fixe, emmagasine les particules d'esprit nitro-aérien du sang que lui apportent les artères, et, par l'inteimédiaire des nerfs, les distribue à l'économie sous le nom d'esprits animaux. — La contraction du muscle est le résultat du conflit des particules motrices, sulfureuses (combustibles) et des esprits animaux (particules d'esprit nitro-aérien) que lui apportent, d'une part, les artères et, d'autre part, les ramifications nerveuses.
Si la respiration s'accélère, pendant le travail, c'est que l'air doit fournir au sang une plus forte proportion d'esprit nitro-aérien pour renouveler les esprits animaux à mesure qu'ils sont dépensés. — Si l'animal qui travaille a besoin de prendre une nourriture plus abondante, c'est que la contraction musculaire entraîne nécessairement une consommation plus considérable de particules motrices, sulfureuses (combustibles) du sang.
La lecture attentive des travaux de J. Mayow nous autorise, en définitive, adonner les propositions suivantes comme résumé exact de ses doctrines physiologiques.
Le sang fournit les matériaux de toute nutrition ; les éléments constitutifs du sang sont sans cesse renouvelés par les matières alimentaires modifiées, préparées, absorbées dans les voies digestives.
Dans les poumons, l'air cède au sang un de ses éléments, l'agent de toute fermentation et de toute combustion, l'esprit nitro-aérien ; au moment où s'opère ce mélange, le sang change de couleur, de noirâtre devient rutilant, de veineux devient artériel.
A quelque période de son développement qu'on le prenne, l'animal ne peut continuer à vivre qu'à la condition de respirer ; le fœtus du poulet respire dans l'œuf, le fœtus du mammifère respire dans la cavité utérine.
Le placenta est l'organe de la respiration du fœtus; c'est un poumon utérin.
La chaleur animale est le produit direct de la fermentation du sang déterminée par le conflit de Vesprit nitro-aérien et des éléments sulfureux (combustibles) du sang artériel.
La contraction musculaire est le résultat du conflit dans l'intérieur du muscle des éléments sulfureux (combustibles) du sang artériel et des particules d'esprit nitro-aérien distribuées par les ramifications nerveuses aux masses musculaires sous la dénomination d'esprits animaux.
Ainsi donc J. Mayow rapporte les trois grandes manifestations dynami'ques des
animaux (la production de clialcur, la coutractilité des muscles, l'action du système nerveux) à l'aclion réciproque de l'esprit nitto-aérien de l'air et des matières sulfureuses (combustibles) du sang, c'est-à-dire à ce que nous appelons aujourd'hui Vafjînité chimique. Il rejette toute intervention d'une force spéciale, indépendante, occulte, dans l'accomplissement des phénomènes de la vie; sa pensée est nettement traduite dans la phrase suivante de son traité De molu musculari.
« Quoad artificium autem machinaî animalis, illud in eo consistit, quod partes corporis tanta concinnitate formentur, ut a causis vulgaribus effectus plane stupendi in eadem producantur. »
11 ne faut pas s'attendre à trouver dans les publications de J.Mayow les preuves expérimentales, irrécusables de la vérité de ces belles propositions de physiologie générale; ajoutons même qu'il serait injuste de les exiger de lui. La science, à sou époque, n'était pas assez avancée pour lui permettre d'asseoir ses doctrines sur de telles bases. Un siècle devait s'écouler avant que Lavoisier vînt constituer la chimie à l'état de vraie science et donner aiix physiologistes les moyens de déterminer avec exactitude le rôle joué par les actions chimiques dans le travail de la nutrition.— Sans doute, les obscurités de langage, les hypothèses gratuites, les explications inadmissibles, erronées fourmillent dans les divers écits de J. Mayow ; le jeune et grand chimiste anglais ne peut donc pas revendiquer le titre de fondateur qu'on a voulu lui décerner. Mais le fond de sa doctrine physiologique est vrai; on ne saurait lui contester, dans la science, le rang de véritable précurseur. On ne peut s'empêcher d'admirer tout ce qu'il lui a fallu de rectitude dejugement, de puissance d'intuition et de génie pour, avec le peu de matériaux dont il disposait, pénétrer si avant dans l'analyse des phénomènes de la vie*. J. Gavarret.
CHALIN DE VIIVARIO (Piaymo.nd). Une des réputations médicales du quatorzième siècle, dont la nationalité a donné lieu à quelques débats. Était-il Français, était-il Italien? Suivant Astruc, qui lui consacre un long article {Hisl. de laFac. de méd. de Montp., p. 195-203), il était de Vinas, petit village du diocèse de Béziers, ou peut-être du Vivarais et alors il faudrait lire Vivario au lieu deVinario. Henschel reproduit les assertions d'Astruc {Janus, 2""^ série, t. II, p. 403). Malacarne, de son côté {Dell opère de medici, etc., p. 36, Torino, 178G, in-4"), pense que Ghalin était deVinai, localité célèbre par ses bains médicamenteux dans la vallée de Stura d'oii les surnoms de Vinurio ou Vinadio. Renzi, dans son histoire de la médecine en Italie (t. II, 85), et Bonino, dans sa biographie médicale piémontaise, ont naturellement adopté l'opinion de Malacarne.
Quel est donc ce personnage ? Suivant quelques auteurs, il fut médecin et chapelain de trois papes à Avignon, et Marini croit qu'il fut médecin de Clément VU (1342-1352), le confondant ainsi avec un Raynald de Vivario, qui a aussi écrit sur la peste; était-ce le même?... Au total Ghalin de Yinario ne nous est connu que par un traité sur les terribles pestes du quatorzième siècle, dans lequel il décrit celles de 1548, 1361, 1373 et 1382. Outre l'influence sidérale, idée classique de l'époque, il donne encore pour causes les exhalaisons putrides, la peur, la contagion; il a remarqué que les personnes vivant dans la misère, la malpropreté, la débauche succombaient en bien plus grand nombre; à la fin de son livre, il examine les maladies qui peuvent s'unir à la peste et la compliquer. En-
' Cet article est exclusivement consacré à l'histoire de la chaleur animale dans l'étal physiologique. L'étude de la chaleur animale dans Vdtnt pathologique est faite à l'article Theh-
9^ CHALONNES (EAU mi.éraoe i.e).
fin chose digne de remarque, il fait voir que ces quatre pestes allèrent toujours en décroissant d uitensité, soit du commencement à la fin d'une même épidémie soit d une épidémie à l'autre. Sa crédulité, qu'on lui a reprochée, est celle de son temps; amsi l'histoire qu'il rapporte d'une bague en topaze, que lui avait envoyée le pape, et à 1 aide de laquelle il guérissait les morsures de serpent et les piqûres de scorpion, prouve ou sa superstition, ou bien une basse flatterie, quoique d'un autrecôté il ne ménage guère les courtisans du pontife. Ce livre de la peste écrit en latm barbare, a été déterré par le célèbre Daléchamp qui le mit en meilleur latin et le publia avec un ouvrage de. lui sur le même sujet :
De peste Libri III, in quitus etiam continetur Raymundi Chalin de Vinario de veste in latinam linguam conversas. Lugd., 1552, in-12. . E Bgd
CHALLES (Eau minérale de). Voij. Aix-les-Bains.
CHALMERS (Lionel) . Né en Ecosse dans la première moitié du dix-huitième siècle, se fit recevoir docteur à Edimbourg, puis il alla pratiquer la médecine dans la Carohne du Sud, qui appartenait alors à l'Angleterre, et se fixa à Charles -Town On lui doit un certain nombre de publications et de mémoires relatifs surtout aux maladies particulières, qu'il observait dans le climat et la contrée où il avait étabh sa résidence. '
On a de lui :
I. Essays on Fevers, more particularhj those of the Common ContimjprJ n„rJ l„ fi^ ^nde, ^Uer^ ajen, and SuccesfuU Ithod ilpropoZZ'. ÏÏ ifoS n g^'!!'^!
Ofthe Opisthotono and Tétanos. In Med. Obs. and Inquiries t I n 87 1771 , a\ CauUet de Veaumorel, in Ree. choisi des meill. obs., lie ^' ' e Bol ^""
CHALMETOnr. Voy. Chaumette.
CHALMOPTÈRES. Voy. Lépidoptères,
CHALOmES (Eau minérale de). Cette source est très-connue dans le pays sous le nom de fontaine Sainte-Maur.lle. Dans le département de Maine-et-Loir dans 1 arrondissement d Angers, émerge la source de Chalonnes, dont l'eau claire et limpide laisse déposer sur les parois de son bassin de captage et du ruisse-iu oui la reçoit une couche notable de rouille; elle n'a aucune odeur, et son «où tes sensiblement ferrugineux; sa température est de 12o,8 centigrade. MM Menière et Godelroy ont trouvé, dans 1 ,000 grammes, les principes suivants • '
icaibonate de chaux q 043
— magnéôie o!o58
« >f . ~I u "">°Sanèse 0,030
BUliate de chaux 0 075
— alumine 0 033
Chlorure de calcium '. . . . 0067
magnésium \ , \ o,'o75
Matière organique '.'.'.'. 0033
Total des matières fixes ï~504~
Si les auteurs de cette analyse avaient indiqué les quantités de sels de soude et de potasse, on pourrait comparer cette eau à une eau potable ordinaire Nous ii'n disons un mot ici que parce que les habitants des campagnes voisines l'emploien assez souvent pour se guérir de certains troubles de leur? organes digestifs et dl leurs maladies où la faiblesse est le symptôme prédominant. T R