CIIAMBO.N (EAU MINÉRALE DE
simple levier fenêtre, puis vieimetit deiix brandies unies par un pivot qui est rivé; dans une troisième forme le pivot est libre et peut être reçu dans une ouverture correspondante de l'autre branche; enfin dans une quatrième forme, qui semble être le point de perfection auquel le forceps soit arrivé entre les mains des inventeurs, un cordon passant par deux trous serre et fixe l'instrument quand il est en place. Telle est sans contestation possible l'invention des Cbaraberlen.
A ce que nous venons de dire se borne à peu près tout ce que l'on sait de certain sur cette famille, on sait aussi, et Mauriceau le constate, qu'ils acquirent une fortune très-considérable par la pratique de leur art et l'emploi de leur secret.
On a de Hugues Chamberlen :
I. Pracliceof Midwifery. Lond., 1665, in-8«. — II. Translation ofMauriceau's Midwifery. Ibid., 1683, in-8», 8' éd., ibid., 1775. E. Bgd.
CHAMBOiv (Eaux minérales de). Dans le département du Puy-de-Dôme, dans l'arrondissement d'Ambert, dans la commune de Chambon, émergent cinq sources qui ont reçu les noms de source de la Pique, de source d'au-dessus de Vouassière, de source de la Garde, des deux sources de Chaudefour, et de source chaude du Ravin.
1» Source de la Pique. La source de la Pique a son griffon au bord d'un petit ruisseau qui coule au-dessous du hameau de Vouassière; son eau, claire, limpide et transparente, sort des interstices d'un rocher, sur lequel elle laisse un dépôt ferrugineux. Son goût est agréable; des bulles gazeuses, en grand nombre, la traversent et viennent s'épanouir au-dessus du verre qui la contient ou s'attacher à ses parois intérieures. Elle n'a pas d'odeur ; sa température est de i 2° centigrade. 1,000 grammes de cette eau, analysée par M. Nivet, professeur à l'École secondaire de médecine de Clermont-Ferrand, ont fourni les principes suivants •
Bicarbonate de chaux 0,5892
— soude 0,5709
— magnésie 0,1820
— fer quant, minime.
Chlorure de sodium 0,0300
Sulfate de soude ............ traces.
Silice 0,0600
Perte 0,0663
Total des matières fixes 1,5184
2» Source d'au-dessus de Vouassière. Cette source émerge sur la rive droite du ruisseau, au pied d'un escarpement granitique. Son eau, un peu* moins gazeuse que celle de la source de la Pique, a à peu près les mêmes caractères physiques que cette dernière. Elle n'a jamais été chimiquement examinée.
3" Fontaine de la Garde. La source qui alimente cette fontaine émerge à une assez petite distance de la route qui conduit au Mont-Dore, au milieu de prairies où elle se mêle à des suintements d'eau ordinaiie. Il est difficile, dans ces conditions, de pouvoir rendre compte de ses propriétés physiques et chimiques. Ce qu'on sait le mieux, c'est que le dégagement très-abondant d'un gaz qu'un examen sommaire a découvert être de l'acide carbonique, a lieu au point où elle sort de terre.
4" Sources de Chaudefour. Les deux petites fontaines de Chaudefour, alimentées par les deux sources de ce nom qui sortent entre le terrain primitilet le trachyte, ont une eau ])arlaitement limpide, quoiqu'elle laisse déposer aussi une couche notable de rouille. Des bulles de gaz la traversent sans cesse, et coniri-