CHAMBRE CLAIRE
On a de lui :
I, Traité de l'Anthrax ou de la pustule maligne. Neuchâtel, 1781, in-12. — II. Maladies (les femmes en couches et à la suite des couches. Paris, 1784, in-12, 2 vol. — III. Maladies des fd les, pour servir de suite aux maladies des femmes. Ibid., 1785, in-12, 2 vol. — IV. Des maladies de la grossesse. Ibid., 1785, in-12, 2 vol. - V. Maladies, des filles, des femmes et de la grossesse, et maladies chroniques à la suite des couches, 2» édition, avec correct, et addit. d'articles qui n'ont pas paru dans dans les précédentes. Ibid. 1799, in-8°, ■è^o\. — ^\. Des moyens de rendre les hôpitaux' utiles à l'instruction. Ibid., 1787, in-12. — VII. Traité de la fièvre maligne simple et des fièvres compliquées de malignité. Ibid., 1787, in-12, 4 vol. — VIII. Observationes clinicœ, curationes morborum, et phenomena ipiorum in cadaveribus observata, referentes. Ibid., 1789, in-4». — IX. Maladies des enfants. Ibid., 1798, in-8°, 2 vol. — X. Recherches sur le croup. Ibid., 1806. — XI. Traité de l'éducation des moutons. Ibid., 1810. in -8°, 2 vol. — XII. lettre à M. C, sur les calomnies répandues contre moi, comme maire de Paris, et renouvelées de ce temps. Ibid., 1814, in 8°. — Xlll. Comparaison des effets de la vaccine avec ceux de la petite-vérole inoculée par laméthode des incisions. Ibid., 1821, in-8°. H. Mr.
CHAMBRE (De la). Voy. Cureau.
CHiiraBRE CLiUiBE OU CAMERA LUCIDA. Cet appareil inventé par Wollaston, en 1807, permet de prendre des vues' de paysage, de monuments ou de dessiner fidèlement des objets observés au microscope.
Le principe de cet appareil consiste à faire arriver à l'œil, suivant des directions parallèles, des rayons émanés directement de la feuille de papier sur biquelle on vaut reproduire l'image et des rayons émanés de l'objet à reproduire et qui, en réalité, parviennent dans une autre direction, ou qui, s'ils arrivent parallèlement aux rayons directs, sont à une trop grande distance de ceux-ci pour pouvoir pénétrer avec eux dans l'œil, à travers la pupille.
S'il s'agit de dessiner un paysage vivement éclairé, on peut se contenter de placer entre la feuille de papier et l'œil une lame de verre à faces parallèles inclinée à 45" sur l'horizontale et dirigée vers la partie que l'on veut reproduire. On pourra voir, directement à travers la lame, le papier et la pointe du crayon, et l'on verra, par réflexion, l'image du paysage qui semblera être horizontale et placée au-dessous de la lame de verre. En interposant une lentille convenable sur le trajet des rayons émanés du paysage avant qu'ils ne rencontrent la lame de verre, l'image pourra sembler à la même distance que celle à laquelle se trouve le papier, et l'on en pourra suivre les contours avec le crayon : sans celte précaution, l'œil ne pouvant s'accommoder a la fois pour les deux distances, il ne serait que difficilement possible de reproduire l'image obtenue.
On conçoit que cette disposition présente divers inconvénients, au premier rang desquels il faut placer la faible intensité de l'image vue par réflexion, même avec un éclairage assez fort. Le même inconvénient ne se présente pas si l'on fait usage, au lieu de la lame de verre, d'un prisme rectangle isocèle dont une face est placée verticalement en face de l'objet à reproduire que nous supposons envoyer des rayons horizontaux ; ces rayons se réfléchissent totalement sur la face hypoténuse sur laquelle ils arrivent en faisant un angle de 45», supérieur à l'angle limite, et sortent du prisme verticalement sans subir de déviation à leur passage à travers la face horizontale. On pourra recevoir ces rayons qui donneront une image assez vive ; si l'on a placé l'œil au-dessus de l'arête du prisme, tandis que ces rayons pénétreront par une moitié de la pupille, des rayons émanés du papier sur lequel on doit dessiner arriveront directement à l'œil à travers l'autre moitié. On verra donc à la fois sur le papier l'image et la pointe du crayon, et l'on pourra