‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.15Chapitre 22 sur 98 · CHAMBRE NOIRE · texte numérisé non relu

CHAMBRE NOIRE

suivre les contours des objels; il va sans dire que, comme dans le cas prccédo.it Il aura fallu obvier à la différence des distances ; d'autre part, il importe qu'il n'I ait pas une trop grande différence d'intensité lumineuse dans les deux faisceaux de rayons qui arrivent à l'œil. On arrive à peu près à l'égalité en interposant sur le trajet du faisceau le plus éclairant des verres teintés en bleu.

En réalité, dans la chambre claire de Wollaston, le prisme employé est à ba^e quadrangulaire ; la face hypoténuse du prisme que nous venons d'étudier est remplacée par deux faces faisant entre elles un angle de 135»,. chacune d'elles étant inchnée de 67° i snr la face adjacente. La théorie est tout à fait semblable a celle que nous avons donnée, si ce n'est qu'il y a deux réflexions totales, une sur chacune de ces nouvelles faces, et que, par suite, l'image est redressée.

Des modifications diverses ont été apportées à la disposition de la chambre claire suivant les usages auxquels on la destinait. Nous citeronsentre autres la chambré claire d'Amici dans laquelle les rayons subissent deux réflexions successives- la première se produit sur un miroir métallique qui les renvoie sur une lamède verre à faces parallèles sur laquelle ils se réfléchissent de nouveau, mais alors mv réflexion totale. Pour avoir une lame dont les faces soient bien parallèles Amici employait un prisme d'un petit angle qu'il coupait perpendiculairement aux arêtes et dont il superposait les deux moitiés.

La chambre claire est d'un usage fréquent pour obtenir la reproduction de. objets observes au microscope ; on peut employer avantageusement dans cecas la chambre claire de Nachet dans laquelle les rayons venant du papier, subiss deux reflexions totales sur les deux faces opposées d'un prisme à base parallélogramme, tandis que les rayons venant de l'objet arrivent en ligne droite à l'œil en traversant une lame de verre à faces parallèles, lame obtenue en accolant sui' 1 une des faces du prisme précédent, un autre petit prisme dirigé dans le sens oppose mais ayant le même angle.

Pour tout ce qui regarde le mode d'emploi de la chambre claire dans les observations microscopiques, nous renvoyons au mot Microscope. C.-M. G.^

CHAMBRE IVOIRE ou CHAMBRE OBSCURE. Cet appareil est destiné à recueillir sur un écran l'image réelle d'objets éclairés que l'on désire reproduire en gênerai par le dessin ou la photographie. Son invention est atlribuée i i--ii. Porisi {Èlagie Jinhirelle, ^b60).

La chambre obscure réduite à sa forme la plus simple consiste en une chambre hermétiquement fermée (fig. i) dans l'un des volets de laquelle on a percé une tres-petite ouverture Les objets éclairé, situés en face de cette ouverture se trouvent reproduits sur la paroi opposée ou sur un écran; ils sont mis en perspective avec leurs couleurs naturelles, mais renversés. Le principe sur leque est basée X ication de cette expérience est celui de la propagation de la luiière en ligne dioite. de chacun des points lummeux qui constituent l'objet que l'on veut reproduire part, entre autres, un rayon qui va passer par l'ouverture que nous avon indiquée et va éclairer sur la paroi opposée un point situé en ligne droite avec le point lumineux et l'ouverture. Tous les rayons ainsi considérés s'e croient a cette ouverture, et c est cet entre-croisement qui produit le renversement de limage. On peut dire encore que les rayons émanés d'un corps lumineux et passant par 1 ouverture constituent un cône dont la seconde nappe formée" par les prolongemen's des rayons qui constituent la première, se trouve dans la chambre obscure; en coupant ce cône pnr un plan, on a une image lumineuse

CHAMBRE KOIRE.

semblable à celle que l'on aurait obtenue en coupant la première nappe par un plan parallèle, c'est-à-dire semblable à la perspective du corps lumineux.

Il est facile de voir que, dans la production de ces images, les grandeurs linéaires de l'image et de l'objet sont proportionnelles aux distances de jl'orifice à la paroi sur laquelle se fait l'image et à l'objet.

Pour que l'image réelle formée sur la paroi soitvisible, il importe que les rayoïn reçus par cette paroi soient diffusés dans toutes les directions avec une intensité

Fig. 1.

suflisante; il faut donc que celte paroi soit autant que possible blanclie, et que sans être rugueuse, elle ne soit pas une surface po/ie. Mais il faut en outre que l'intensité des rayons qui viennent frapper la paroi oii se produit l'image soit assez considérable. Cette dernière condition est incompatible avec une ouverture très-petite par laquelle pénètrent les rayons ; on est donc conduit à augmenter les dimensions de cette ouverture, et tant qu'elle n'est pas très-grande les images formées sont assez nettes. Pour expliquer ce fait, Maurolycus (De lumine et timbra, 1573) faisait remarquer que de chaque point de l'objet part un cône de rayon ayant pour base l'orifice par lequel ces rayons pénètrent dans la chambre obscure. Chacun de ces cônes est coupé par la paroi opposée suivant une figure lumineuse semblable à cet orifice, de telle sorte que si l'orifice est un cercle ou un triangle, à chaque point de l'objet correspondant sur l'écran un cercle ou un triangle éclairé; la superposition de ces figures éclairées donnera une image par di] fusion de l'objet, image qui pourra être suffisamment nette si ces cercles ou ces triangles de diffusion sont assez petits.

On ne pourrait cependant augmenter notablement les dimensions de l'orifice sans que l'image ne devienne très-confuse. On arrive à obtenir une netteté suffisante en même temps qu'une clarté assez grande en plaçant une lentille convergente dans l'ouverture. En donnant à cette lentille un grand diamètre, on peut recueillir un grand nombre de rayons lumineux, d'une part; et comme, à peu, près, tout se passede même que si les divers rayons concouraient au centre optique de la lentille, on évite les cercles de diffusion. Cette lentille a reçu le nom d'objectif.

L'emploi de la lentille n'est pas cependant sans présenter aussi quelques inconvénients ; il y a lieu de se préoccuper des aberrations de sphéricité que l'on corrige à l'aide de diaphragmes et en employant des lentilles d'une faible amplitude, et des

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