‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.15Chapitre 23 sur 98 · CHAMBRE NOIRE · texte numérisé non relu

CHAMBRE NOIRE

aberrations de réfrangibilité que l'on évite par l'emploi de lentillesacliromatiques.

Mais, en outre, on conçoit que l'image d'un objet produite par une lentille se produit à une distance de cette dernière, conjuguée de la distance de l'objet à la lentille, de telle sorte que pour un objet donné, l'écran devra se trouver à une distance déterminée de l'objectif. Si donc on a des objets à diverses distances, il sera impossible d'obtenir en même temps une image nette de chacun d'eux ; c'est là un inconvénient auquel on ne peut remédier. Remarquons toutefois que lorsque les objets sont situés à une certaine distance de l'objectif, les rayons qui arrivent vers celui-ci peuvent être regardés comme sensiblement parallèles, et, à partir de cette distance, les images vont toutes se former sur le plan focal principal' et sont nettes pour toutes les distances plus considérables.

Dans l'expérience que nous avons citée, si la paroi où se forme l'image est translucide, si c'est une lame de verre dépoli, uneieuille de papier huilé, l'image réelle formée sur cet écran est visible de l'extérieur, à la condition que l'intensité de la lumière ambiante ne s'oppose pas à ce que cette image puisse être perçue: elle est fort nette si, à l'extérieur, l'observateur se trouve dans une obscurité à peu près complète.

On conçoit que lorsque l'image réelle est produite sur la paroi, on peut en suivre les contours avec un crayon et faire le dessin de l'objet. On se sert quelquefois, à la campagne, de la chambre obscure pour reproduire un paysage. Dans ce cas, l'appareil consiste en une tente faite d'étoffe opaque et dans laquelle se trouve placée, horizontalement, une planchette sur laquelle on tend un papier. Au sommet de la tente est une ouverture dans laquelle est enchâssée l'objectif au-dessus duquel est un miroir ou un prisme à réflexion totale, qui fait tomber sur la lentille les rayons dans une direction convenable, en même temps que, par suite de la réflexion, les images sont redressées ; la distance de la planchette à l'objectif doit être égale à la longueur focale de cette lentille et peut varier dans de certaines limites.

Dans quelques cas, on emploie un prisme à réflexion totale dont la face d'incidence et celle d'émergence sont taillées suivant des surfaces sphériques de manière à éviter l'emploi d'une lentille.

Le plus souvent l'observateur se trouve en dehors de la chambre obscure dont la paroi opposée à l'objectif est formée par un verre dépoli; c'est le cas des appareils spécialement employés pour la photographie. L'objectif est en général composé de deux lentilles achromatisées dont on peut faire varier les distances ; l'une de ces lentilles pouvant être mue à l'aide d'un pignon et d'une crémaillère, on peut ainsi faire varier la distance focale du système dioptrique. L'écran en verre dépoli fait partie d'une sorte de tiroir glissant dans la partie antérieure de la boîte qui forme la chambre obscure et peut ainsi se placer à distance convenable de l'objectif; quelquefois cet écran est relié à la partie antérieure par des parois à soufflet qui permettent de plus grandes variations de distance. Pour observer 1 image il faut se placer derrière l'écran, et se placer la tête sous une étoffe épaisse qui empêche la lumière directe extérieure de masquer l'image vue par transpa-

* La formule des lentilles convergentes

ll' = a^

donne ''= y! si donc on a l^Kip, il vient ^'=1; c'est-à-dire que la distance de l'image

au plan focal principal est K fois plus petite que la distance focale, si la distance de l'objet au foyer est K fois plus grande que cette distance focale,

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