CHARLES
d'opérations, 1757 (5« édit ), aux pages 786 et suiv., il donne de curieux détails sur quelques charlatans célèbres. — Hahn (J.-D.). Oratio de medico speculatore, 1765, in-8°. — Bourdelin. Lait latrujue, poëme en quatre chants. Amiens, 1776, in-8°. — Lassus. Le charlatan, ou le docteur Sacrotoii. Comédie-parade en un acte et en prose. La Haye, 1780, in-8». — Lioullt (P.-J.). Les charlatans dévoilés, l'aris, an VIII, in-8°, 84 pages.— Eyerel (A.). Die Pfuschereii m der ... [Le charlatanisme en tnédecine). Breslau, 1801, in-8». — Fenner (II. -G. -M.) Ueber die Pfuschereij, etc. Giessen, 1804, in-8°. — Rademacher (I.-J.). Lettres adressées aux médecins et au public sur le charlatanisme médical, et sur sa nécessité dans l'État (en allemand). Colog-ne, 1804, in-S". — Rostan (Léon). Essai sur le charlatanisme. Thèses de Paris, 15 mai 1812 (n" 74). — Cadet de Gassicoubt. Dict. des sciences médicales en 60 vol. 1813, art. Charlatanisme. — Richart (L.-T.). Dangers de se traiter soi-même ou de se confier aux soins des charlatans. Thèses de Paris, 17 juin 1815 (n''67). — Raulin (Mc.-Urb.). Dangers de la médecine exercée par les charlatans et les gens à secrets. Th. de Paris 11 avril 1818 (n- 181). — Dupont (F,ucien). Du charlatanisme médical en France. Lille, ISjsi in-8°, 39 pages. — Société acad. de Nantes. Rapport sur les voies et inoijens proposés pour réprimer le charlatanisme médical et pharmaceutique, 1841, in-8». — Flavard (Eugène) Des consultations médicales et du charlatanisme. Montp., 1842, in-8°, 38 pages. — Arnault (A.-V.). Encyclopédie moderne, 1847, art. Charlatanisme. — Les charlatans femelles. In Union média., 1849, n» 189. — Le charlatanisme devant la législation anglaise. In Union rnédic, 1S50, n° 243. -7- CoiE>f (Arsène). Du charlatanisme, ou véritables moyens de parvenir dans la pratique de la médecine. Paris, 1852, in-8», 82 pages. — Dechambre. Du charlatanisme médical. In Gaz. hebd. de médecine, t. I, 1853, n° 7. — Piogey (G.). Du charlatanisme médical, et des moijens de le réprimer. Pans, 1853, in-8°, 67 pag. — Serré (Victor). Des préjugés et du charlatanisme en médecine. Paris, 1856, in-8°, p. 45.— Tardieu (Arabr.)! Du charlatanisme médical qualifié et puni comme délit d'escroquerie. In Gaz. hebd., t. III,' 1856, n° 16 et 17 ; Union médicale, 1856, n»» 48, 49 et 51. — A. Dechambre. Sur la publicité médicale extra-scientifique. In Gaz. méd. de Paris, 1846, p. 561 et 613. — Du même. Du charlatanisme médiccd. In Gaz. hebd. de méd.. 1853, p. 85. — A. Trébuchet. Jurisprudence de la médecine, de la chirurgie et de la pharmacie en France. Paris, 1834, in-8». — GiiiTARD Science et empirisme [prose et vers). In Gaz. méd. de Toulouse, 1858, p. 183.— Tjllé. Le charlatanisme médical (186 vers). Niort, in-8°, 8 pages. A. C.
CHARLES (Claude). Savant médecin français du dix-septième siècle, né à Paris en 1576, mort dans la même ville, le 21 juin 1631, et enterré à St-Méry. Il y a une cinquantaine d'années, on pouvait lire encore, sous le portail donnant rue de la Verrerie, une inscriptiou funéraire en sa mémoire. Claude Charles était delà Faculté de Paris; reçu docteur le 12 juillet 1606, il fut nommé doyen en 1610 et continuéeu 1611. Son décanat est célèbre dans l'histoire de la compagnie. Ce fut grâce à son énergie que Héroard, premier médecin de Louis XllI, ne put réussir dans une ténébreuse entreprise qu'il avait conçue, à savoir d'exercer une espèce d'intendance sur l'exercice île la médecine et de la pharmacie dans tout le royaume, voire même de recevoir les chirurgiens et les apothicaires, et de viser les drogues et les marchandises de ces derniers. Claude Charles a eu encore le grand mérite de fane porter par ses collègues un décret contre les empiriques de toutes sortes qui pullulaient à Paris, et de participer à l'impression du catalogue de tous ceux à qu'il était permis d'exercer la médecine dans la capitale, catalogue qui était distribué aux quatre gardes apothicaires. Ce décret enjoint encore à tous les docteurs de signer et de dater leurs ordonnances. On ne doit pas encore oublier que ce médecin fut très-passionné pour l'anatomie, qu'il s'acquit l'amitié de Riolan, et que tous deux iorcèrent la Faculté à obéir à des lettres déjà anciennes de Charles IX, qui enjoignaient à la compagnie de se bâtir un théâtre anatomique; ce qui eut lieu, en elïet, eu 1617.
Claude Charles eut aussi l'honneur de remplir au collège royal, une chaire de chirurgie, à laquelle il fut nommé le 18 décembre 1607, et qu'il remplit avec honn<^ur jusqu'en 1623, époque où il rabandoniia au proiit de Henry Blacuod. Il avait épousé Geneviève Piètre, fille du médecin Simon Piètre ; il en eut quatorze
enfants, dont nous avons pu relever les actes de naissance sur les registres de la paroisse St-Méry, brûlés dans les récents désastres de Paris.
Si l'on en excepte les tlièses qu'il a composées dans son stade scholaire, nous ne connaissons de ce médecin qu'un seul ouvrage. Encore est-il resté manuscrit (Bibl. nat. j¥SS., n»6352) et porte ce titre: Delue venereâ. Il ne serait pas indigne de voir le jour. i^ q^
CHARLES (René). Voy. à la page H2 de ce volume.
CH/iRLXOiv (Gautier). Médecin anglais, très-savant, très-travailleur, mais rêveur, dilfus dans le style, attiré sans cesse vers les idées théoriques, et dont les nombreux ouvrages sont peu lus aujourd'hui. Il naquit, le 2 février 1619, à Slieptonmallet, dans le comté de Sommerset. Après avoir étudié la philosophie à Oxford sous le fameux Jean Wilkins, il embrassa la médecine, et se fit recevoir docleur en 1642. Charles l'''' le prit bientôt pour son médecin. Charlton conserva cette place jusqu'à la mort violente de ce prince; et étant alors venu à Londres, il se fit. agréger au collège des médecins de cette ville, et en fut même nommé président (1689). Deux ans après, Charlton était retiré à Jersey, et c'est là qu'il termina sa laborieuse carrière, en 1707. Voici la liste des principaux ouvrages se rattachant à notre profession, qu'a laissés ce médecin, lequel établit la physiologie toute entière sur les bases d'une doctrine mécanique absolue, et qui n a qu'un grand mérite, celui d'avoir chaudement défendu la circulation du sang, et d'avoir ainsi dépouillé le foie du rôle trop important qu'on lui faisait jouer dans l'hématose :
I. Spiritus Gorgonicus vi suâ saxiporâ exifus, sive de causis, signis et sanatione lithiaseos, diatriba. Leyde, 1650, in-12°. — II. The Darkness of Atheism discovered by Ihe Light ofMlure. Londres, 1651, in-4°. — III. Phijsiologia epicuro-gassendo-charltoniana, or a Fabric of Natural Science upon the tnost AntieiU Hypothesis ofAtoms. London, 1634, in-fol.
— IV. OEconomia animalis, novis anatomicorum inventis, indeque desitmptis modèrnorum medicorum hjpolhesibus physicis superstructa, etmeckanicè explicata. Londres, 1658, in-4"
- V. Kalural Histonj ofNiilrilion, etc. Londres, 1658, m-4°. — VI. ExercUationes 'pat/iologicœ, etc. Londres, 1061, in-8". — VII. Chorea gigantum, or the most Famous Antiquities of Créât BrUaiii, Stonehengc, restored ta the Daiies. Londres, 1663, in-4°, — VIII. Inquisitiones duce anatomico-phydcœ : prior de fulmine; altéra de provrietatibus cerebri humam. Londres, 1665, in-4°. — IX. Onomasticon zoicon, plerorumqùe animalium différent tias, et nomina propria plurimis linguis exponens. Qui accedunt mantissa anatomica et quœdam de variis fossilium generibus. Londre.s, 1668, in-4». — X. De scorbuto liber sinqw larm, etc. Londres, 1671, in-8°. — XI. Natural History of Passions. Londres, 1674, in-S»! — XII. Thrcc Anatomical Lectures on the Motion of the Blood through the Heart and Arteries, the Organic Structure ofthe Heart, and the efficient Cause of the Heart's Pulsation. Londres, 1680, iii-4°. — XIII. Inquisilio physica de causis catameniaruin et uteri rheumatismo, in quâ probatur sanguinem in animali fermentescere nunquam. Londres, 1685, in-8». A. C.
CHARLlVOODlilL {voy. Cordyline). Genre d'Amaryllidées.
CHARME. Carpinus L. Genre de plantes Dicotylédones, appartenant au groupe des Amentacées de Jussieu, et à la famille des Cupiilifères. Les espèces de ce groupe sont des arbres plus ou moins élevés, monoïques, mais dont les 'fleurs mâles et femelles sont placées sur des chatons distincts. Les inflorescences mâles sont allongées, cylindriques et composées d'écaillés^ ciliées à la base, portant dans leur concavité huit à quatorze étamines. Les chatons femelles sont beaucoup plus lâches et portent sur leur axe de grandes écailles trilobées, à l'aisselle desquelles est placé un ovaire ovoïde, denlelé au sommet, surmonté de deux styles et divisé en deux loges, dont une avorte à la maturité. Le fruit est une petite nucuie ovale,