SOURCE SOURCE
BEM^CER. BUCKEL.
Chlorure de sodium 3,200 5,263
— magnésium 0,078 0,066
— polassium 0,010 0,010
Sulfate de soude ■ • • • 0,086 0,088
— magnésie 0,050 0,070
— chaux 0,020 0.024
Bicarbonate de soude 0,050 . 0,050
— chaux 0,110 0,320
— magnésie 0,270 0,198
— fer 1
manganès'e '. '. '. ". ". ! '. '. ! ." } O'O"» «.021
Bromures, ioduros alcalins ) ^^^^^^ ^o" î ""aces fort
î sensibles. I sensibles.
Matière organique unie à un peu de fer, silice
et silicate d'alumine 0,020 0,020
Total des matières fixes 4,21i 4,151
Gaz ( ^"^'^ carbonique libre traces. traces.
I — sulfhydrique traces sens, moins sens.
M. Chevallier a signalé de plus l'existence de l'arsenic, et M. Nicklès celle d'un fluorure dans les eaux des deux sources de Chàtenois.
Emploi thérapeutique. L'eau de Ghâtenois est exclusivement employée en boisson à la dose de quatre à dix verres, pris le matin à jeun et de quart d'heure en quart d'heure. Nous croyons ne pouvoir mieux faire que de renvoyer pour les détails de leurs effets sur l'homme sain et sur l'homme malade, à l'article A'î'ederbronn, dont les eaux, situées dans le même département d'ailleurs, ont une grande analogie d'action physiologique et curative avec celles de Ghâtenois. Disons seulement que ces eaux sont purgatives, diurétiques, qu'elles augmentent l'appétit, qu'elles développent un sentiment de soif très-marqué, qu'elles coiigeslionnent les organes contenus dans le petit bassin et principalement le rectum et l'utérus. Ces eaux sont légèrement excitantes du système nerveux; en bains, elles rendent la peau plus rugueuse et plus âpre, elles favorisent la perspiration cutanée et elles activent la circulation capillaire de la peau.
Elles sont prescrites avec le plus de succès dans l'embarras gastrique habituel, dans la dyspepsie, dans la constipation, dans certains engorgements du foie et de la rate, dans les affections calculeuses de l'organe hépatique ; mais c'est dans les accidents produits par le lymphatisme et la scrofule, dans l'obésité et dans les suites de congestion ou d'héinonhagie cérébrales que l'action reconstituante et purgative de l'eau de Ghâtenois donne les meilleurs résultats. A. Rotureac.
CHATOUlLLEMEi^T. Les sensations de chatouillement qu'on éprouve dans certaines maladies de la peau rentrent dans le prurit {voy. Prurit). La sensation de chatouillement provoqué par le contact de corps étrangers, par des titillations, varie considérablement dans les diverses parties du corps. Les parties les plus sensibles sont la plante des pieds, la paume des mains, les orifices et l'intérieur des cavités nasales, la luette, le bord des lèvres, le conduit auditif externe. Le chatouillement continu et prolongé peut occasionner des mouvements conviilsifs et même la mort. Il a été employé comme supplice, notamment sur les Trembleurs des Cévennes. Les médecins tirent quelquefois parti des effets du chatouillement dans la syncope, dans la mort apparente. On chatouille la luette pour provoquer le vomissement.
CHAUDESAIGUES (eaux minérales de). 505
L'élymologie la plus plausible du mot chatouillement est celle qui le (ait dériver de catus, chat. Ou dit encore en Picardie catouiller. D.
CHiiVDES (EAUX) voy. Eaux-Chaudes (Eaux minérales de). i
CflArDESAIGIIES (Eaux MiiNÉRALES de). Athermales, hypothennales ou hyperthertnales, amétallites ou ferrugineuses faibles, iodurées et bromurées carboniques moyennes, dans le département du Cantal, dans l'arrondissement de Saint-Flour, à 32 kilomètres de la ville de ce nom, sur la route de Rodez à Saint- Flour, arrosé par le ruisseau le Remontalou, dans un petit bassin en forme d'entonnoir borné à l'ouest par des coteaux en amphithéâtre qui montent jusqu'au pied du Cantal, au nord et au midi par des collines stériles et abruptes adossées à des plateaux fertiles dominant à l'horizon les longues crêtes de la Margeride, Chaudesaigues, à 650 mètres au-dessus de la mer, est entouré de monta'rnes arides, dont les versants sont couverts de bruyères ou de genêts rabougris; au midi seulement, de grasses et vertes prairies, couronnées de bois, montant en gradins jusqu'au pittoresque château de Couffour, reposent un peu la vue.
La ville de Chaudesaigue?, Calentes baice ou calidœ aquœ, est bâtie à la limite méridionale du département du Cantal dans une gorge sauvage au pied des montagnes qui séparent l'Auvergne du Gévaudan ; elle est peuplée°de 2,130 habitants ; ses rues sont mal tenues étroites et escarpées ; ses maisons sont couvertes de lames de gneiss ou d'ardoises, ce qui en rend l'aspect peu agréable et le séjour assez triste. La température y est variable comme dans un climat de montagnes ; aussi les baigneurs, les rhumatisants et les catarrheux surtout doivent-ils^voir à leur disposition des vêtements épais et chauds. L'intérieur des habitations de Chaudesaigues est chauffé pendant l'hiver par les eaux minérales, qui y arrivent par des conduits de bois, qui alimentent un réservoir, établi à leur rez-de-chaussée, dont le trop-plein se rend au Remontalou. Pendant l'été, où la haute température des sources serait un inconvénient, si ce n'est un danger, un barrao-e est établi dans chaque canal et les eaux chaudes sont directement déversées dans le ruisseau. Les habitants de Chaudesaigues utilisent aussi l'hyperthermalité des sources pour leurs besoins domestiques, pour préparer les aliments; cuire les œufs, ou pour leur incubation artificielle ; épiler les animaux ; plumer les volailles, mais encore pour laver et dégraisser les laines qui en sortent d'une excessive blancheur. M. Berthier a calculé que la chaleur naturelle des sources de Chaudesaigues faisait aux habitants le même profit, que 4,640 kilogrammes de houille" ou que 9,359 kilogrammes de bois, c'est-à-dire celui d'une forêt de chêne d'une superficie de 550 hectares. Un des usages de la Ihermalité élevée de ces eaux minérales qui surprend et amuse le plus les étrangers, c'est la manière, dont les habitants da Chaudesaigues se procurent presque instantanément de la soupe. Un vase rempli de pain coupé par tranches, d'un peu de beurre et de quelques légumes est rempli de l'eau d'une source chaude, il séjourne immergé pendant un certain temps dans le ruisseau thermal de la maison : le potage est prêt, sans qu'il ait été besoin de s'en occuper autrement. Le bassin de Chaudesaigues est dans une situation très-heureuse, l'air y est pur, calme et sec ; il ne manque à Chaudesaigues que des promenades plantées d'arbres, qui procureraient de l'ombre et de la fraîcheur et permettraient aux baigneurs d'aller, par une pente doucement inclinée, jouir de l'atmosphère oxygénée des points élevés, ou de pouvoir s'abriter dans l'intérieur de la ville. Les quais qui bordent le ruisseau nivelés et sablés seraient aussi
526 CHAUDESAIGUES (eaux aiinérales de).
très-appréciés des liôtes de Chnidesaigues, surtout pendant les heures de la fin de la journée. La petite ville de Chaudesaigues est tiès-bien approvisionnée de viandes, de poisson et de légumes. Le mouton et la truite y sont excellents. Les touristes et les étrangers visitent avec intérêt les vitraux et les ogives de l'église, les riches dorures de la petite Chapelle de Notre-Dame et les châteaux gothiques perchés sur les mamelons ou les pics qui dominent Chaudesaigues. La saison commence vers le 15 mai et finit vers le 15 septembre. Quatre ou cinq cents baigneurs y suivent chaque année un traitement thermal.
Ces sources connues depuis la plus haute antiquité, ainsi que le prouvent les ruines, les vieux conduits, les piscines, les baignoires, les voûtes que l'on retrouve à chaque endroit de la ville, étaient très-probablement exploitées déjà à l'époque gallo-romaine. Complètement abandonnées pendant la première révolution, elles furent un peu tirées de l'oubli sous le premier empire, mais elles n'ont commencé à être fréquentées que depuis 1850, époque à laquelle M. Barlier attira de nouveau l'attention sur elles. Six sources émergent d'un terrain primitif, au voisinage du plus méridional des soulèvements volcaniques du massif central de la France. Ces sources se nomment : la source du Par, la source de la Bonde du Moulin, la source de la Grotte du Moidin du Ban , les sources Felgère, les sources du Bemontalou et la source de La Condamine. Le débit de toutes ces sources réunies est de 974,900 litres en 24 heures.
l" Source du Par. Cette source est la plus chaude et la plus abondante, elle marque, en effet, 81» centigrade et elle débite 375,000 litres en 24 heures. Elle sort, au centre de la ville et dans sa partie la plus élevée, par une large saillie du teriain primitif enduite d'une couche d'un brun foncé. Un ruisseau couvert la mène à un bassin de pierre dans un réservoir d'oii elle se distribue à la plus grande partie des maisons delà ville. Les canaux partant du réservoir d'alimentation sont quelquefois obstrués par des dépôts de rouille et quelquefois diminués de calibre par des incrustations très-dures, dont la structure est fibreuse, elles sont formées d'arragonite et de silice colorées par un sel à base ferrugineuse. Berthier a trouvé dans un gramme de ces incrustations : '
Carbonate de chaux 757 milligrammes.
— magnésie 25
— oxyde^ de fer 45
— silice. 103 —
— eau 70 —
M. le professeur Nivet y a en outre constaté la présence de quantités minimes de strontiane et des traces d'arsenic.
En donnant les propriétés physiques et chimiques de l'eau de la source du Par, nous devons prévenir que toutes les autres en diffèrent à peine, il sera donc inutile d'y revenir après avoir fait connaître leur description sommaire.
L'eau de la source du Par est transparente, incolore et sans odeur sensible ; sa saveur un peu fade, n'est pas désagréable. Elle cuit très-bien les légumes et dissout le savon ; elle est onctueuse au loucher et elle ne s'altère point, lorsqu'on la conserve dans des vases hermétiquement fermés. Des chapelets de bulles gazeuses la traversent sans cesse et viennent s'épanouir à sa surface qui se couvre au contact de l'air d'une pellicule irisée. Elle n'altère presque pas les préparations de tournesol ; elle est un peu plus pesante que l'eau distillée. M. Blondeau, de Piodez, a fait, en 1850, l'analyse chimique de l'eau de la source du Par; il a trouvé que 1,000 grammes contiennent les principes suivants :
CHAUDESAIGUES (eaux minérales de). 527
Carbonate de soude 0 471
— chaux o!o50
— magnésie 0,010
— oxyde de fer 0,001
Sulfate de soude 0 048
— cliaux 0,'oU
— magnésie 0,006
Sulfure d'arsenic , . .
fer ' " ' } traces.
Chlorure de sodium 0 063
— magnésium 0,007
Bromure de sodium 0,020
lodure de sodium 0,018
Silicate de soude 0 082
Acide silicique 0^013
Alumine 0 001
Matières organiques 0,010
Total des matières fixes 0,811
Gaz dégagé ( acide carbonique . ... 77 parties.
par l'ébuUiiion l oxygène 4 —
d'un litre d'eau ( azote 19
Formant un volume de 0 lit. 405
M. Chevallier a conclu de ses expériences de 1850, que l'eau du Par contient par litre, environ un quart de milligramme d'arsenic.
2« Source de la Bonde du Moulin. Cette source émerge près de la partie supérieure du réservoir de la source de la Grotte du Moulin du Ban et à une petite distance de la digue qui lui a donné son nom. Son débit est de 21,600 litres en 24 heures. Sa température est de 73° centigrade. On a remarqué que, de temps en temps et surtout pendant les jours d'orage, l'eau de cette source a une odeur manifestement sulfureuse. Aussi M. Chevallier y a t-il trouvé, le 1" juillet 1828 une petite quantité de gaz hydrogène sulfuré. Il nous paraît inutile de donner les analyses faites par M. Chevallier, avec l'eau des cinq autres sources de Chaudesaigues.
3° Source de la Grotte du Moulin du Ban (Bain) Cette source s'échappe par plusieurs griffons autour d'un fdon de quartz dont les fissures sont incrustées d'une matière d'un brun presque noir. La plus grande parlie des filets' de la source de la Grotte du MouHn du Ban, ont été captés dans un réservoir, d'où leur eau est^ conduite, par des tuyaux de bois, dans quelques maisons qui en sont rapprochées. L'eau de cette source fait monter la colonne du thermomètre centigrade à 62°; son débit est de 46,080 litres en.24 heures.
4° Sources Felgère. Les sources Felgère sont au nombre de quatre; elles alimentent l'établissement de ce nom ; leur débit, en 24 heures, est de 27 460 litres ; la température de la première est de 70» centigrade, celle de la seconde de 62» centigrade; celle de la troisième de 57° centigrade et celle de la quatrième de 31» centigrade.
5° Sources du Remontalou ou du Ruisseau ou de Lestende. Leurs griffons sont nombreux ; l'un d'eux connu sous le nom de source de Lestende, est conduit dans la cuisine de l'hospice où on va boire son eau. La température des sources du Remontalou varie de 35» à 53» centigrade, certaines même atteignent 72» centigrade. Ce sont elles qui font que, quand on plonge superficiellement la main dans l'eau du ruisseau, elle éprouve une sensation de froid d'abord, puis un sentiment de brûlure qui oblige à la retirer promptement, lorsqu'elle atteint les couches profondes presque exclusivement composées d'eau hypcrtliermale.
528 CHÂUDESAIGUES (eaux miniShales de).
6» Source de la Condamine. Nous ne citons que pour mémoire le nom de celte source qui n'a point été analysée et qui est en dehors, pour ainsi dire, des applications tliér^ipeutiques du régime des eaux de Chaudesaigues. L'eau de La Condamine, en effet, est athermale et franchement ferrugineuse.
Mode d'administration et doses. Les eaux hyperthermales de Chaudesaigues sont administrées en boisson, en bains, en douches et en éluves. Si l'on se souvient de la haute température de la plupart des sources de cette station, on ne sera pas étonné que les malades soient obligés de porter à la main pendant un certain temps les verres, qu'ils ont puisé aux fontaines, avant de pouvoir les boire. Elles sont ordinairement conseillées pures et à la dose de deux à dix verres pris le matin à jeun, de quart d'heure en quart d'heure. Si la thermalité de ces eaux empêche de les ingérer aussitôt après qu'elles sont puisées, elle empêche bien davantage de les employer, avant qu'elles soient de beaucoup refroidies. Les trois petits établissements thermaux de Chaudesaigues laissent beaucoup à désirer sans doute dans l'installation de leur matériel balnéaire, mais aucune de leurs sections n'est aussi défectueuse que celle des refroidisfoirs. Aussi les b^ins, les douches et les étuves sont-ils à un degré de chaleur en général trop élevé. Il est rare que les baigneurs puissent rester dans l'eau pendant plus de 30 à 40 minutes, que les douchés supportent le jet pendant plus de 5 à 10 minutes et que ceux qui sont plongés dans la vapeur, puissent y séjourner plus d'un quart d'heure , et encore il n'est pas de saison, où plus d'un ne sorte de son étuve demi-syncopé par une température insupportable et par les émanations carboniques des eaux.
Emploi thérapeutique. Les eaux des sources hyperthermales de Chaudesaigues, qu'elles soient employées à l'intérieur ou à l'extérieur, ont une action très-marquée sur la peau qu'elles ne tardent pas à mettre plus ou moins en transpiration, suivant leur mode d'administiation et surtout suivant la température à laquelle on les ingère ou on les supporte en bains, en douches ou en étuves. Il est assez fréquent même que l'emploi externe des eaux ou des vapeurs continué pendant un certain temps et sans interruption, occasionne le phénomène dont nous avons déjà parlé, la poussée. M. le docteur Dufresse de Chassaigne a noté enfin que les eaux de Chaudesaigues diminuaient les battements du cœur et les pulsations artérielles de ceux qui les boivent, ou qui s'y baignent, circonstance que leur hyperthermalité était loin de faire prévoir a priori et qui l'a conduit à des applications thérapeutiques dont nous allons bientôt parler.
Les eaux de Chaudesaigues, sont particulièrement indiquées, dans les affections rhumatismales, les névralgies, les bronchites et les laryngites, même lorsqu'elle^) sont encore dans leur période inflammatoire, dans les scrofules, dans certaines maladies de la peau, dans les accidents syphilitiques secondaires et tertiaires, et enfin dans les maladies organiques du coeur ou de ses enveloppes, venues à la suite d'une ou de plusieurs attaques d'un rhumatisme articulaire aigu.
Les rhumatismes, traités avec le plus de succès à Chaudesaigues, sont ceux qui affectent exclusivement les muscles; il est bien rare alors que les bains d'eau, d'ctuves et les douches ne fassent pas disparaître les douleurs qui siègent dans lo trajet des faisceaux musculaires de la vie de relation. Il est remarquable, en effel, que les rhumatismes viscéraux soient moins utilement traités par ces eaux à l'intérieur et h l'extérieur, que par celles d'un assez grand nombre de stations qui, comme celle de Bourhon-Lancij , par exemple , ont un rapport marqué avec la composition élémentaire, l'action physiologique et curative des eaux de Chau-
CHAUDESAIGUES (eaux minérales de). 539
desaigues. Le rhumatisme articulaire, lorsqu'il a laissé un gonflement et un endolorissement des articulations, se trouve aussi, en général, très-bien d'une cure extérieure par les eaux hyperthermales. Les sciatiques, les douleurs d'estomac et d'intestin qui sont sous la dépendance du rhumatisme, cèdent aussi proraptement, et par les mêmes moyens balnéaires, que la diathèse qui les a produites et les entretient. Les eaux de Ghaudesaigues comme presque toutes les autres eaux hyperthermales d'ailleurs, sont appliquées avec succès en bains et en douches d'eau dans les suites de grands traumatismes, entorses, luxations, fractures, etc. Dans les scrofules, dans les maladies de la peau, dans les accidents syphilitiques secondaires et tertiaires, dans les bronchites et dans les laryngytes même aiguës, dans la goutte et les engorgements du foie et de la rate consécutifs à des fièvres intermittentes, ce n'est plus le traitement externe qui occupe la place principale, il ne doit être que l'accessoire alors, et les eaux des sources de l'hôpital et de Lestende sont celles qui, en boisson, contribuent le plus à la guérison ou à l'amélioration de ces affections. N'oublions pas de faire remarquer ici que les eaux de Cliaudesaigiies, à l'intérieur et à l'extérieur, agissent comme celles de Néris et de Wildbad {voy. ces mots) et plusieurs autres, en calmant la surexcitation nerveuse de malades pathologiquement irritables. Elles conviennent peut-être mieux que toutes les autres aussi aux personnes d'une constitution pléthorique que le médecin ne doit pas craindre d'affaiblir avec des eaux très-chaudes, qui au lieu d'augmenter le nombre et l'énergie des pulsations du cœur et des artères les diminuent et les affaiblissent. Cette action physiologique remarquable, des eaux de Ghaudesaigues a amené M. le docteur Dufresse de Chassaigne à essayer leur usage dans les affections du cœur, du péricarde, et de l'endocarde, venues à la suite d'accès aigus d'un rhumatisme articulaire. Le bruit de frottement, les intermittences, les battements précipités du cœur, l'oppression, l'œdème des membres inférieurs, ont diminué, et même disparu, dit ce confrère, après un traitement theraiominéral qui a toujours été appliqué sans qu'aucun accident sérieux se soit montré pendant la durée de la cure.
La durée de la cure doit être de 15 à 20 jours; mais il est presque de règle à Ghaudesaigues que les malades y suivent deux traitements dans la même saison, ordinairement espacés par un intervalle d'un mois ou de six semaines. On n'exporte pas les eaux des sources de Ghaudesaigues. Ce que nous venons de dire de la haute thermalité des eaux de cette station, de leur action physiologique et thérapeutique fait vivement regretter que l'installation balnéaire de ce poste thermal destiné, nous n'en doutons pas, à devenir l'un des plus suivis de la France, réponde aussi peu à sa destination et ait si peu participé aux progrès qu'ont fait depuis une vingtaine d'années surtout, l'installation et l'aménagement des établissements thermaux. Nous ne pouvons nous empêcher de croire, que le jour n'est pas éloigné peut-être où une société de capitalistes intelUgents tirera de l'oubli injuste oîi elles sont placées des eaux qui, avec celles de La Bourboule et du Mont-Uore, sont destmées à occuper le premier ran» des sources de l'Auvergne. A. Rotureau.
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550 CHAUD-FONTAINE (eaux minérales de).
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CDitun-FOIMTAINE (Eaux MINÉRALES de), anciennement Chauveteau-Fontaine et Guoz Fontaine, hyper thermales, amétallites, carboniques moxjennes. En Belcif|ne,(lans la province de Liège, clans le canton deFléron, à 8 kilomètres de Liège et à 20 kilomètres de S|ia, sur la rive droite de la petite rivière de la Vesdre et dans la charmante vallée de ce nom, est une station du chemin de fer de l'Est-Belge de Bruxelles à Cologne. Ces sources étaient connues déjà en 1250 et elles étaient fréquentées, eu 1339; les auteurs anciens nous apprennent que deux sources existaient alors, l'une d^elle appelée le Gadot n'est plus utilisée. Une source, celle de Vhôtel des Bains, est seule employée aujourd'hui « elle est située vers l'extrémité nord-ouest d'une grande dislocation du sol qui, sans avoir produit un soulèvement considérable, s'étend du sud-est vers les hautes fagiies dans la région volcanique de VEifel jalonnée par les sources minérales de Spa, de Blanchimont et de Malmédy » (G. Dewalque). « Le système de roches d'où ces eaux semblent jaillir est composé de calcaire antraxifère, de schiste argileux et de psamraite » (C. Davreux).
L'eau de l'hôtel des Bains de Chaud-Fontaine est claire, limpide et inodore. Il paraît qu'autrelois elle avait une légère odeur sulfureuse. Elle n'a ni couleur ni saveur tranchées. Sa température n'est pas constante, elle varie de 32°, 5 centigrande (Lafontaine, 1818), 34° centigrade (Delvaux, 1834), 34»,1 centigrade (Delwalque, 1866) à 35%3 centigrade (Ghandelon, 1867). Sa densité est de 1,005 à 15° centigrade, suivant M. le docteur Delwalque, et de 1,001 à 23» centigrade, d'après M. le professeur Ghandelon. Ce dernier a trouvé en faisant une évaporation lente de 1,000 grammes de l'eau de Chaud-Fontaine qu'elle donne, ainès dessiccation à 100» centigrade, un résidu composé des matières suivantes:
Bicarbonate de chaux 0,2013
— magnésie 0,0451
— lithine. traces.
Chlorure de sodium 0,1073
Sulfate de chaux (anhydre) 0,0440
— soude (anhydre) 0,0093
— potasse 0,0020
Silice 0.0180
Total des matières fixes 0,4270
CHAUPFAGE. ..,
^^ Elle contient aussi, comme principe gazeux : acide carbonique libre 0 gramme
Le petit établissement thermal de Chaud-Fontaine est très-bien installé- on v trouve une buvette et des cabinets où l'on peut prendre des bains chauds et frokll et des douches également chaudes et froides.
Emploi thérapeutique Les eaux de Chaud-Fontaine s'administrent en boisson en bains et eu douches d eau mais la vapeur des sources n'a point enco e é^ utilisée. Le bain est le mode d'administration le plus fréquent à cette station ther-
Emploi thérapeutique. L'action physiologique principale est d'assouplir la peau et déformer avec la persp.ration cutanée un savon, Jui la nettoie pa£t ment et lui donne un velouté que les baigneuses apprécLt surtout. Ce e ux nyperthermales sont fréquentées par les rhumatisants, les herpétiques, les dispen tiques, les gas ralg,ques, les scorbutiques, les graveleux, les scrofuleix, les anémiques et les chlorotiques qu'y envoient chaque année les médecins de Lié^e et des environs. Ajoutons encore que les eaux de Chaud-Fontaine en bains et en injections vagmales sont utilement employées dans les maladies utérines
C'est la cure interne qui convient surtout aux malades, souffrant'de l'estomac de intestin, du foie, des rems, à ceux qui sont en puissance de diathèses ou d'é.a ^ dont 1 aglobulie du sang est le résultat pathologique. C'est le traitement par les bains et par les douches d'eau, en attendant un\vemr procham où draprareH
C aud'Fon it 'i "P"'' T"* '"^'^"^^ ' l'établissement thermal de
Chaud-Fontaine, qui est presque exclusivement suivi dans les manifestations divei-ses dn rhumatisme et les diltérentes formes des maladies cutanées et ut "es Lamed,cation interne et externe combinée doit être prescrite aux graveleux aux scroluleux et aux herpétiques. giaveieux, aux
La dtcrée de la cure peut être à peu près aussi longue qu'on le veut, parœ nue usage prolonge de 'eau de Chaud-Fontaine ne produ.t pas les phénomène de sa tt air ' '"^""^ "^ établissements alimentés pL des el^x hyp-